Affichage des articles dont le libellé est Médecine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Médecine. Afficher tous les articles

vendredi 5 août 2022

Le virus de Knock

M.Biden a le covid, mais aucun symptôme, lisais-je l'autre jour. 

Cela m'a fait penser au "Tout homme bien portant est un malade qui s'ignore" de Knock.  

Knock était prescient ? La médecine business s'est emparée de la société et nous a asservis ? N'est-ce pas déjà le cas des personnes âgées ?

Prédiction auto réalisatrice ? Un ami me disait que sa jeune fille avait eu je ne sais quelle maladie, qui avait requis une intervention d'urgence, et qui était due à l'isolement : son système immunitaire ne s'était pas préparé à l'agression qu'il a subi lorsqu'il est sorti de confinement. Il paraît que le phénomène est courant. D'ailleurs, la BBC parlait d'un autre mal, du même type, qui aurait tué plus de deux cents enfants anglais. 

Apparemment, l'école serait un échange incessant de virus entre enfants. On y construirait au moins autant des systèmes immunitaires que du savoir ? Peut-être est-ce aussi le cas de la société ? 

Et si l'état naturel de l'homme bien portant était d'être malade ? Et s'il ne pouvait l'être qu'en société ? 

mercredi 6 avril 2022

La vie est trop importante pour être laissée au médecin ?

Les plus de 75 ans doivent être vaccinés contre le coronavirus, entendais-je l'autre jour. 

Cela m'a fait penser à ce que me disait un anthropologue, qui avait séjourné en EHPAD. (Billet.) Les personnes âgées y sont entre les mains de l'industrie médicale. Elles représentent de "gros enjeux" pour elle. 

L'industrie médicale, d'une manière générale, s'est emparée de notre vie. Nous sommes, à proprement parler, ses "vaches à lait". Une source de revenus, toujours croissante. 

Elle invente des procédures tayloriennes, dites "scientifiques" (comme le marxisme), et prétend qu'elles s'imposent à nous, sans que nous ayons le moindre mot à dire. La "prévention", en particulier, est devenue un very big business. La médecine nous a transformés en produit d'une chaîne de fabrication. 

Serait-il temps d'en sortir ?

vendredi 28 janvier 2022

Guerre des variants

D'après un graphique que j'ai vu passer, il semble qu'il n'y ait de la place que pour un variant du coronavirus à la fois. Je n'ai pas trouvé d'explication. 

Un genre de sélection naturelle ? Est-ce qu'un variant pourrait protéger des autres ? Il y a quelques semaines il était question d'une étude qui concluait que le rhume protégeait du coronavirus. Si j'ai bien compris, cela tenait à ce que tous les deux sont des cousins. Cela irait dans le sens de mon hypothèse.

Seulement, ce qui serait à l'oeuvre ne serait pas un anticorps, apparemment le principe de tous les vaccins actuels, mais les "lymphocytes T" (des globules blancs). Le lymphocyte T (article) ne serait pas trompé par les variants, contrairement à l'anticorps. Il interviendrait aussi dans les cancers. 

D'après ce que j'ai cru comprendre, les vaccins à ARNm étaient initialement prévus pour traiter, justement, le cancer, une maladie qui peut rapporter gros. Mais l'occasion du coronavirus a fait le larron. Ne faudrait-il pas, maintenant, repartir de zéro : non des solutions dont nous disposons, mais du problème ? 

(A noter que le mécanisme du vaccin traditionnel semble ressembler à ce que j'ai écrit ici : on injecte une souche atténuée de la cause de la maladie, et le corps trouve la solution à ce problème réduit, ce qui lui permet de résoudre le problème global. Une idée à creuser ?) 

mardi 16 mars 2021

Médecine de marché

France Culture n'arrête pas de s'interroger sur la déroute de la recherche médicale française. Mais, est-elle surprenante ? C'est le privé qui produit le médicament et il recherche ce qui rapporte le plus, apparemment des traitements de certains cancers, dans le cadre d'une médecine individualisée. Le vaccin intéresse peu, en conséquence.

Les vaccins viennent en grande partie de start up, mais c'est une gigantesque injection de fonds publics qui leur a permis d'accélérer mise au point et production. D'ailleurs, ces start up aussi semblaient avoir pour cible initiale le cancer !

On a dit un temps que le marché était la rationalité ultime. Mais, la recherche en "économie comportementale" observe le contraire : il y a même quelque-chose d'aléatoire dans les choix du marché. 

Certes, il est manipulable, par la spéculation, comme on le voit actuellement avec GameStop, mais la spéculation n'est pas un art exact, et elle donne rarement ce que l'on en attend (GameStop est une spéculation contre des spéculateurs, qui eux-mêmes trouvent qu'il y a quelque-chose de malsain dans un cours boursier !). 

Cette envie permanente de le manipuler, et le profit que l'on peut en tirer, serait-il ce qui le rend imprévisible et extraordinairement dangereux, en particulier pour des nations de second ordre comme la nôtre, dirigées par des apprentis sorciers ?

samedi 20 février 2021

Allongement de la vie

Proust raconte la mort de la grand mère du narrateur de son roman. Elle ne se sent pas très bien. Les médecins se contredisent. Elle a un malaise. Elle tombe dans le coma. Elle meurt. La fin de Proust lui-même ressemble à cela. En ces temps, on mourrait plus jeune, mais plus vite, qu'aujourd'hui ?  

Ne serions nous pas victimes d'une forme d'acharnement thérapeutique qui change la nature de la vie ? Bergson parle de deux formes de temps. Il y a le temps linéaire de la physique et de la science, le temps intersidéral, et notre temps, le temps réel de la vie, peuplée d'événements. Il semble que la science nous impose de plus en plus son temps. Y avons nous gagné ? 

jeudi 15 octobre 2020

Vaccin social

Combien la grippe fait-elle de morts, chaque année ? La réponse de l'OMS (2017) :

"Les nouveaux chiffres, compris entre 290 000 et 650 000 décès, reposent sur des données plus récentes issues d’un groupe de pays plus large et plus divers, incluant des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, et excluent les décès dus à des affections autres que respiratoires."

L'OMS (qui mettait en avant le chiffre de 650.000) insistait sur la nécessité de s'attaquer à ce fléau.

Comme je le disais dans un précédent billet, des pays comme la Mongolie prennent le danger au sérieux. Ils utilisent ce que nous appelons la "distanciation sociale". C'est efficace : les mesures sanitaires adoptées par les pays de l'hémisphère sud pour endiguer le coronavirus auraient éliminé la grippe saisonnière. (Voir billet antérieur.)

Pour une "médecine comportementale", comme il y a une "économie comportementale" ? Une médecine qui préviendrait les maux en choisissant des organisations sociales qui les évitent ? 

mardi 4 février 2020

Les urgences peuvent-elles être en grève ?

France Info, il y a quelques jours, interviewait un urgentiste du 15. Selon lui, il était honteux que le ministre de la santé ait dit aux populations inquiètes du coronavirus chinois d'appeler le 15, car il était débordé. La médecine n'avait pas de moyens, et lui-même était en grève. Et, d'ailleurs, pourquoi faisait-on autant de bruit avec ce coronavirus, alors que la grippe tue quinze mille personnes par an ?

Le coronavirus est-ce la même chose que la grippe ? Tout le monde peut être atteint par le coronavirus, et il tue une proportion importante de ceux qu'il touche. Le seul moyen de s'en protéger est de s'isoler. C'est un peu comme s'il y avait un tueur fou dans la ville.

Il y a, surtout, quelque-chose de curieux dans ces déclarations. Ne choisit-on pas la médecine par dévouement, par amour de l'humanité ? C'est un sacerdoce. On peut protester quant à ses conditions de travail, mais l'intérêt général est premier. D'ailleurs, c'est ce que l'on attend du médecin : si vous tombez à côté de lui, il doit vous prêter secours sans se préoccuper de ses intérêts.

Que la médecine fasse passer ses intérêts avant ceux de la population est un grand changement.
Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque. (Serment d'Hippocrate.)

mercredi 21 août 2019

Urgences médicales

Le mal des urgences ne serait-il pas celui de la société ?

Comme d'habitude, je suis tombé malade en été, et j'ai pu constater qu'il n'y avait plus de médecins. Même SOS médecins soit ne répond pas, soit répond qu'il ne se déplace pas. Les centres médicaux dits d'urgence sont "exceptionnellement" fermés pour quelques jours. Sans mes voisins et un parent médecin, je ne sais pas ce que j'aurais fait.

Quant aux pharmacies de garde, trop souvent dévalisées, on y a accès par le biais des commissariats, dont peu sont ouverts. Ce qui ne rend pas facile la vie du malade, par définition incapable de se déplacer.

Je déduis de cette expérience que le monde médical fait passer son intérêt avant celui de ses patients. Faudrait-il ajouter quelques lignes au serment d'Hippocrate ? Mais, n'en est-il pas de même de la société ? Comme le montre mon cas, le système médical n'est-il pas, en premier lieu, constitué de nos proches ?

Et voilà pourquoi on finit si souvent aux urgences. Et elles, elles ont été les victimes, je crois, de deux idéologies, soeurs ennemies.
  • Le travail est un mal. Réduction des heures. (Vous trouvez que c'est un mal de soigner les autres, d'enseigner, de construire des voitures... ?)
  • Le libéralisme. Laissons au marché le soin de réorganiser les hôpitaux. (Pensez-vous que les entreprises, qui se réorganisent souvent, laissent faire le marché ?) 
(Si vous cherchez une pharmacie de garde : http://www.3237.fr)

jeudi 22 novembre 2018

Santé navale

J'ai appris, bien longtemps après sa mort, que mon père avait été reçu au concours de santé navale, probablement en 1945. Je n'imaginais pas mon père médecin. En revanche, il aimait la mer.

En lisant wikipedia, j'ai découvert que santé navale menait au moins aussi souvent aux colonies qu'à l'océan. La marine navale apportait la médecine moderne à l'empire français. C'était déjà les "French doctors". Mais sans prétention à la gloire. Ils ressemblaient, surtout, aux missionnaires. Gens de devoir et de dévouement. Cela aurait convenu à mon père.

mardi 16 juin 2015

Sommes-nous devenus délicats ?

IRM. J'ai eu l'impression de revivre 2001 Odyssée de l'espace, en ambiance techno. Boum, boum, boum... Mais ce qui m'a le plus surpris est l'attitude du personnel soignant. Elle me semble avoir évolué en quelques décennies. En effet, alors que l'examen est relativement bénin, le principal désagrément étant l'injection d'une sorte de colorant, il m'a semblé s'attendre à ce que je sois inquiet. Ce qui était inquiétant. 

D'où cela vient-il ? De la société, qui craint de plus en plus de souffrir ? Des médecins, de plus en plus prévenants ?...

lundi 15 juin 2015

La médecine chinoise est-elle l'avenir de la nôtre ?

Je me suis émerveillé de la médecine chinoise. En effet, la psychologie a découvert récemment que l'homme appartenait à un groupe, et que cela était la cause majeure de ses maux psychologiques. Elle est devenue systémique. Or, la Chine le savait depuis plus de trois mille ans. Et elle avait porté cette idée bien plus loin que nous. Ce qui laisserait entendre qu'elle pourrait être notre avenir. 

D'ailleurs, la médecine chinoise a eu des milliers d'années pour se mettre au point. Cependant, est-elle réellement efficace ? Ceux qui sont les premiers entrés en contact avec la civilisation chinoise ne semblent pas avoir été frappés par sa santé. En fait, le peu que je vois de cette médecine montre de très importants aspects culturels. On y parle de réincarnation (le rêve vient de la vie avant la vie), des "cinq éléments", le corps est infiniment divisé en Yin et Yang... Est-ce la santé du patient qui la motive ? Ou l'équilibre social ? Or, l'équilibre social est bien plus important pour l'homme que sa santé. Sans société l'homme n'est rien. La médecine peut donc avoir une fonction, comme la magie, qui n'est pas son objet évident. Par exemple d'éviter à l'homme de prendre peur et de troubler l'ordre public. Ou encore affirmer la supériorité de la civilisation chinoise. (La médecine peut, aussi, faire vivre une classe de parasites, comme à l'époque de Molière.)

C'est peut-être là que la démarche scientifique occidentale a un intérêt. En cherchant à savoir ce qui est culturel (et donc non transférable) ou non, on pourrait, qui sait ?, faire évoluer notre médecine. 

Crise de la médecine

Le Malade imaginaire, vu par Honoré Daumier.
« Le Malade imaginaire » par Honoré Daumier — art database. Sous licence Domaine public via Wikimedia Commons.
Depuis que je suis adulte j'ai eu à faire quatre fois appel à la médecine. A chaque fois le processus a été identique. Première étape, le généraliste. Diagnostic faux. Dramatiquement. Par exemple un "volvulus du cæcum" (occlusion intestinale liée au détachement de l'intestin) a été diagnostiqué à répétition comme une appendicite. Un interne me disant même que c'en était une en dépit du fait qu'il n'y avait aucun de ses symptômes... Finalement, quelqu'un de compétent voit de quoi il s'agit. Mais la dite personne est de plus en plus difficile à trouver. Peut-être parce qu'elle est en voie de disparition. En outre il faut la chercher. Et elle est de mieux en mieux cachée. Ou de plus en plus rare. J'en déduis que la médecine est sur une mauvaise pente. 

Et si c'était une question d'état d'esprit ? De motivation du médecin ?
  • Il affirme. Le médecin est supposé savoir. Et il est, de plus en plus, assisté par ordinateur. Qu'aurions-nous à gagner à ce qu'il écoute ? D'automate, il deviendrait homme. Et l'homme est capable d'apprentissage. Le médecin s'améliorerait sans cesse. Et la médecine avec. 
  • La médecine est obnubilée par l'argent. Le gouvernement donne un très mauvais exemple. Il ne parle que de réduction de coûts. C'est d'ailleurs pour cela qu'il échoue (cf. la réforme en cours de l'APHP) : s'il partait du besoin, il concevrait un système efficace. (Cf. la réinvention de certaines procédures de soin par les Indiens.)
  • Impossible de trouver un médecin en mai. Urgences vacances. Nos "libéraux" ont les vices de l'assisté. 
  • Les critères de sélection du médecin ne semblent pas bien corrélés à l'exercice du métier. Arbitraires ? Leur rôle : protéger les privilèges d'une corporation? Lui permettre de s'accaparer un savoir qui devrait être, pour ses bases, public ? 
Des idées de réforme ? 

dimanche 12 octobre 2014

Calme avant la tempête ?

En Italie, M.Renzi tente de faire passer des réformes. Il veut convaincre Mme Merkel de sa bonne volonté. Afin qu’elle fasse un geste. Sinon, c’est la chute libre. La France, elle, ne fait même pas semblant. Ce qui énerve considérablement ceux qui se sont serré la ceinture. Particulièrement les petits pays. La Grèce a une énorme économie souterraine. Le meilleur moyen de la faire se dissoudre serait une reprise de la croissance. Ebola tue en Espagne. Les économies budgétaires auraient-elles affaibli son système de santé ? Partout Ebola fait peur. Si bien que l’on prend des mesures qui pourraient bien accroître les risques. (Par exemple en interdisant certains vols, ce qui amène les voyageurs à adopter des moyens de transport que l’on ne contrôle pas.) En Ukraine, la paix est guerrière. Mais personne n’a intérêt à ce que le conflit reparte. Si c’est le cas, ce sera le chaos. En attendant, l’Ukraine et le Vénézuéla devraient connaître la faillite. A Hong Kong, le gouvernement chinois espère que le temps va endormir les manifestants. Mais ceux-ci auraient la population de leur côté. En Belgique, un nouveau gouvernement est nommé. Le parti séparatiste flamand ne demanderait plus l’indépendance, mais des réformes économiques. La situation reste explosive. Le Moyen-Orient était fait de régimes féodaux. La disparition des pouvoirs centraux (victimes du printemps arabe ou de l’Occident) a laissé libre cours aux guerres de milices. En Chine, l’expérimentation de la zone de libre échange de Shanghai aurait accouché d’une souris. Les bureaucrates locaux, pris de panique par la campagne anti-corruption de M.Xi seraient paralysés. D’une manière générale, le pays semble dans la situation du Japon des années 80. Il ne parvient plus à gagner en productivité. Les Israéliens rêvent de Berlin. La vie y est moins dangereuse et moins chère que chez eux. M.Obama a tellement peur des conséquences imprévues de ses actes, qu’il ne fait plus rien. Ce qui aura des conséquences graves, dit un de ses proches.

Enfin une bonne nouvelle pour l’Europe ? Le dollar s’enchérirait. Ce qui serait bon pour nos exportations. Mais mauvais pour les pays émergents, que les investisseurs pourraient fuir. Mais l’Amérique pourrait accuser l’Allemagne, grande bénéficiaire et hyper excédentaire, de lui voler des emplois. Le Luxembourg n’est pas qu’un paradis fiscal. Il présente beaucoup d’intérêts pour beaucoup de gens riches. Les milliardaires français construisent des musées privés.

L’adoption de la télémédecine serait bloquée par le fait qu’elle demanderait la réorganisation de la médecine. Ça va mal pour l’industrie pétrolière. Les prix du pétrole baissent, les coûts augmentent. Alors elle abandonne ses mégaprojets (forages en eau profonde et Arctique) et parie, comme un seul mouton, sur le gaz de schiste. Pas de chance, car « si le prix du pétrole continue à baisser, pas même le miracle américain du schiste en sortira indemne ». Ça va mal pour l’industrie automobile. Comme un seul mouton, elle parie sur le haut de gamme. Malheureusement, « les automobilistes n’apprécient pas assez la marque des constructeurs de masse pour vouloir leur acheter plus que des modèles de base ». 

vendredi 16 mai 2014

Médecine : marche arrière d'un siècle ?

"C'est terrifiant par son étendue. C'est un problème de santé publique majeur, qui commence juste à émerger." dit un médecin d'un rapport. Les antibiotiques deviennent, très rapidement, impuissants. Raison ? "Cette crise est la conséquence de plusieurs décennies de suremplois du traitement, et une pratique de prescription irresponsable, et aussi de son usage systématique dans l'élevage des animaux". Il faut une action concertée, mondiale, de l'ampleur de celle qui serait nécessaire pour combattre le réchauffement climatique (Article.)

Où l'on découvre les limites du principe du marché, et de l'individualisme ? Nous sommes tous dépendants les uns des autres ? Et seule l'union peut faire notre force ?

mardi 6 novembre 2012

The Economist vote Obama, pour le reste rien ne change

The Economist vote Obama. « M.Romney a un projet économique qui ne marche que si vous ne croyez pas à ce qu’il dit (…) Et, en dépit de tous ses défauts, M.Obama a tiré l’économie américaine du précipice, et a fait du bon travail en politique étrangère. »  L’ouragan Sandy aussi : il rappelle à l’Américain que, dans les moments difficiles, l’Etat est utile. De même que les drones. Ils donnent l’image d’un président martial, dont les robots liquident les terroristes apparents, sans demander d’autorisation à qui que ce soit.
En Europe, l’Etat est à nouveau interventionniste. Et l’Allemagne, pour une fois, suit l’exemple de la France. (Investisseur toujours aussi avisé : 150m de la BPI, supposée financer le Mittlestand français, vont renflouer l’armateur CMA CGM.)
Depuis que la Birmanie a basculé dans la démocratie, elle opprime ses minorités. Lien de cause à effet ? (Situation une nouvelle fois héritée du diviser pour régner de la Grande Bretagne coloniale ?)

Les compagnies pétrolières occidentales quittent l’Iraq, trop instable et mal équipé. Elles s’installent au Kurdistan, qui aimerait installer des pipelines en Turquie, qui serait heureuse d’ennuyer son ennemi iraquien, mais qui s’inquiète de sa minorité kurde. En Iraq, la Chine remplace l’Occident.

Le capital grossit, les salaires régressent. Partout dans le monde. Les entreprises réduisent leurs coûts, et n’investissent pas. Réflexes conditionnés ? Elles tendent aussi à grossir au-delà du raisonnable. Pourquoi ? Parce que ça flatte l’amour propre du dirigeant ; parce qu’il surestime les bénéfices d’une acquisition ; mais aussi parce qu’il est rentable d’être un monopole ; et que l’Etat accorde une garantie implicite aux grandes entreprises (comme l’a fait récemment l’Etat français avec la banque de PSA).

Science. Le lac de Genève est propice aux tsunamis (provoqués par des effondrements de sédiments) ; la nouvelle science de l’épigénétique laisse penser qu’une femme peut hériter des poumons en mauvais état d’une grand-mère fumeuse ; éternelle lutte de l’homme contre la nature, les poissons d’élevage sont victimes de nouvelles épidémies, que l’on cherche à éviter en repérant les génomes qui semblent y résister ; dans le même genre, on serait en passe d’inventer la médecine bactérienne, elle crée des bactéries artificielles qui soignent l’écosystème bactérien qu’est l’homme.  

dimanche 3 juin 2012

La médecine doit gagner en productivité

De plus en plus de vieux et de maladies chroniques : le système médical traditionnel ne tiendra pas le choc.

Il faut faire gagner en productivité le médecin. Réserver son intervention aux cas les plus complexes, et, pour le reste, faire appel à des personnels moins qualifiés, et à des machines. Nous serons bientôt équipés de capteurs, et suivis à distance.

Pour le moment, la corporation médicale s’oppose au changement.

L’article : Squeezing out the doctor

mardi 15 mai 2012

Copiez, n’innovez pas !

Les fortunes ne vont pas à l’innovation mais à la copie. Apple, par exemple, n’a rien inventé, il n’a fait qu’améliorer. Et les exemples sont légions. (Pretty profitable parrots)

D’ailleurs des gens comme Pasteur ou Fleming n’ont-ils pas été à l’origine de la médecine moderne ? Qu’est-ce que ça leur a fait gagner, en comparaison avec ce que les laboratoires pharmaceutiques en ont tiré ?

Et c’est vrai de tous les scientifiques : leur vie se résume souvent à la découverte d’une formule, qui est enseignée à des bambins même pas reconnaissants ! Et que dire des artistes ?

Voici un vice du capitalisme que n’avait pas vu Marx ? Ce qui motive l’inventeur est la reconnaissance (posthume !) de la société, pas l’argent. Le capitalisme fonctionne sur le principe de l'exploitation, qui, par définition, n'est pas durable ? 

jeudi 7 avril 2011

Résistance aux antibiotiques et économie de marché

Nos antibiotiques ne sont plus efficaces. Cela signifie que nous sommes mal protégés d’anciennes maladies, et que beaucoup d’opérations, qui ne peuvent être faites que parce que nous savons nous garantir des infections, peuvent devenir impossibles.

Ce regrettable état de fait semble un effet imprévu de l’économie de marché (The spread of superbugs) :
  • La médecine libérale fait tout ce qui est en son pouvoir pour plaire au client. À commencer par lui donner ce qu’il réclame, même quand il n’en a pas besoin. Du coup il développe des germes résistants aux antibiotiques qui iront infecter ses semblables.
  • Le gros des antibiotiques sert à accélérer la croissance des animaux industriels.
  • Les laboratoires n’investissent plus dans la recherche de nouveaux antibiotiques, parce que ça rapporte peu, et surtout qu’ils guérissent ce qu'ils soignent. Les maladies chroniques sont bien plus rentables. 
Compléments :

    samedi 26 mars 2011

    Médecine : chiffres trompeurs

    Pour mesurer l’efficacité d’un système médical on prend souvent le taux de survie à tel ou tel cancer.

    Il semblerait que les statistiques soient trompeuses. En effet, un pays qui détecte plus tôt un cancer qu’un autre, même s’il ne le soigne pas mieux que ce dernier, aura un meilleur taux de survie que lui…

    Décidément, il faut se méfier de tout. 

    dimanche 20 mars 2011

    L’Européen en meilleure santé que l’Américain

    L’espérance de vie des européens progresse de concert, et distance celle des Américains.

    Raisons : abandon du tabac, et probablement des améliorations de l’hygiène de vie qui se diffusent d’un pays à l’autre par effet réseau, en dépit de systèmes de santé différents. (billet)

    Une médecine de haute technologie que produit le « marché », à l’américaine, serait-elle mauvaise pour la santé et pour l’économie ? Prévenir, adopter des comportements sains, n’est il pas préférable à guérir ? Mission de service public ?