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mercredi 7 septembre 2022

Gauche de progrès

Les mots jouent un rôle essentiel dans le changement. 

Le terme "gauche de progrès", par exemple. Qu'entendez-vous par "progrès" ? Probablement pas grand chose de très clair. Mais, qui est contre le progrès ? 

Et la gauche de progrès, qu'entend-elle par là ? A l'observer, il est probable qu'elle considère qu'il y a deux types d'êtres humains. Ceux qui inventent un monde joyeux de start up et "d'idées socialement avancées", l'élite ; et les esprits enténébrés, irrécupérables. 

Or, il est possible que la gauche ait toujours été de progrès. Et c'est peut-être pour cela que l'on n'a pas vu venir sa transformation. 

Quel était le sens original du mot ? On ne peut pas dire, à la naissance, ce que donnera un être humain, la société doit l'aider à "progresser", à "se réaliser", selon la terminologie de Maslow ?

Ne nous faisons pas payer de mots ?

lundi 2 mai 2022

Consécration ?

M.Mélenchon est devenu le leader de la gauche. 

Il a fait le même coup que Mme Le Pen. La gauche a abandonné le socialisme. Il l'a récupéré. Et elle est obligée de s'aligner derrière lui. Qui va à la chasse perd sa place. 

Même si je le connais peu, cela semble confirmer une de mes intuitions. M.Mélenchon est un Trotskyste. Et le Trotskyste est un ultra-libéral de gauche. Un individualiste forcené. Il ne craint rien tant que l'emprise de l'Etat. D'ailleurs, beaucoup de trotskystes ont basculé dans le néo libéralisme. 

Et c'est pour cela qu'il ne peut pas y avoir de parti trotskyste. Car tout trotskyste est, par construction, un "chef". 

Bref, je pense que M.Mélenchon a toujours voulu être le "chef", mais n'a pas réussi à prendre la tête des socialistes. Alors, il a créé son mouvement. Et, ce fut long, mais il a gagné. Aurait-il inventé une nouvelle version, géniale ?, de "l'entrisme", la tactique du Trotskiste ?

Et il a adopté, je soupçonne, un positionnement qui est propre à la France : celui du conflit. C'est le paradoxe de Jaurès. Jaurès était modéré. Il avait vidé le Marxisme de sa substance. Et c'était un pacifiste, qui est mort pour la paix. Or, quand il a fallu unifier la gauche, il a cru que la violence populaire était légitime - contrairement à Clémenceau. C'est une solution de facilité. 

(Histoire des trotskistes : ici.)

mercredi 13 avril 2022

Du social à l'idéal

La gauche a totalement évacué la question "sociale". C'est étrange de se nommer "socialiste" dans ces conditions. Elle s'est passionnée, en particulier, pour de "grandes idées".

Or, si l'on en croit les sondages, les partis qui portent ces "idées" représentent moins de 10% de l'électorat ! 

Ce qui fait la séduction des régimes dit "autoritaires", c'est qu'ils ont les pieds dans la réalité ? 

(PS. Article écrit avant les élections. Elles ont montré que les "grandes idées" étaient appréciées par bien moins de 10% des votants.)

dimanche 13 février 2022

Le changement et la gauche

Pour ma génération, la gauche, c'était la lutte des classes. C'était Marx, les Misérables, Germinal, camarade... Maintenant, celui qui parle au nom du peuple est un "populiste". (Le terme n'a pas toujours eu sa connotation actuelle.)

En fait, mon étonnement ne ressortit pas tant à une question d'éthique, qu'au bon sens calculateur de l'intérêt à court terme : comment prétendre se faire élire, Mme Clinton, lorsque l'on se coupe de sa base, et d'autant d'électeurs ? 

Le changement c'est maintenant ?
France Culture consacrait à cette question une émission. Le sociologue interviewé définissait la "domination" moderne par la position que nous occupons au travail. Celui qui exécute, le "dominé" (dans sa définition mise à jour), représenterait 48% de la population. Il est plus souvent employé qu'ouvrier. La classe moyenne, dans une situation guère plus enviable, transmet les ordres, et le reste les donne. (Mais où sont les chefs d'entreprise, les indépendants, les agriculteurs et autres précaires, passablement "dominés" ?)

Paradoxalement, ce serait l'arrivée de la gauche au pouvoir qui aurait amorcé ce décalage vers la droite. A chaque élection, les promesses étaient trahies, et le mouvement s'accélérait. La gauche est dominée par des diplômés méprisants. Pour eux, nous sommes "la France moche". 

Qu'en penser ? Je me souviens d'une dame du seizième qui me disait, en 81, que les ministres de gauche étaient inquiétants car ils n'avaient pas fait d'études. C'est tout le contraire aujourd'hui. 

La classe des (hauts) diplômés a pris le pouvoir et, comme l'aristocratie, elle agit selon ses intérêts ? Cette classe a redéfini ce que "gauche" signifiait ? La gauche ayant "le monopole du coeur", pourquoi devrait-elle avoir des scrupules ?

lundi 8 novembre 2021

LRPS

Pourquoi les Républicains ne sont-ils que l'ombre d'eux mêmes ? se demandait France culture samedi matin. On pourrait aussi se poser la question pour le PS. A eux deux, un temps, ils se partageaient quasiment l'ensemble de l'électorat, à l'américaine, ou à l'anglaise. Ils étaient les vainqueurs de l'enterrement du projet de De Gaulle. 

Ce qu'il y avait de curieux dans le débat, c'est que l'on cherchait toutes les causes possibles, sans en voir une qui semble évidente : la personnalité des chefs du parti. Les candidats qui se portent bien dans les sondages semblent croire à ce qu'ils disent. Ceux de l'UMPS paraissent chercher les courants porteurs. Et si c'était, justement, cela que les électeurs avaient voulu "dégager" ? Et si l'UMPS avait été tué par sa masse, par son succès même : à la tête d'un appareil, il n'y a que des hommes d'appareil ? 

vendredi 27 août 2021

Ténébreuse gauche ?

Emission sur la gauche "anti lumières". Cette gauche particulièrement influente accuse les idées des Lumières de tous les maux. Problème : la gauche, traditionnellement, était le parti du "progrès". Or, ces thèses l'amènent à reprendre des idées de la philosophie allemande, compromise avec le nazisme (aussi anti Lumières), à s'aligner sur l'extrême droite réactionnaire, et à refuser la révolution, donc à donner raison à l'Ancien régime ! 

Tout ceci semble être une réaction à la guerre. En fait, j'en ai identifié plusieurs autres :

  • Un courant lié à la systémique, pense que ce qui compromet notre avenir est une science fondée sur la croyance en l'individu, dont le triomphe est la physique, et qui détruit la société, qu'elle ignore. Il faut créer une science de la société, des systèmes et de la complexité (cf. Edgar Morin). 
  • Un autre courant (H. Arendt, A. Camus...) pense que le mal est le "nihilisme", qui provient de la croyance (de l'intellectuel, en particulier) en des absolus. Sa conséquence est le totalitarisme. 
  • Un troisième courant, dominant, a estimé que la guerre avait une origine économique, la crise de 29, due à un manque de réglementation. D'où les accords de Bretton Woods.
Et si tous ces gens voyaient midi à leur porte ? Et s'il était dommage qu'ils n'aient pas pensé à parler entre eux ? Et si les lumières, c'était le dialogue ?

mercredi 19 mai 2021

La gauche et l'Allemagne

On parle beaucoup de l'incapacité de la gauche à s'unir. Mais on ne s'interroge pas sur la cause de cette désunion. 

Je me demande si, pour la comprendre, il ne faut pas regarder vers l'Allemagne. L'Allemagne est un pays de coalitions. Cela signifie que l'on y adopte des compromis. Or, il me semble que ceux-ci ne proviennent pas d'un calcul, mais résultent plutôt de la conviction que l'autre n'a peut-être pas totalement tort. 

Les groupements d'entreprises semblent obéir à un phénomène similaire. Celles-ci ne se regroupent pas tant parce qu'elles ont beaucoup à y gagner que parce qu'elles sentent qu'elles partagent quelque-chose de fondamental avec leurs concurrents. 

Le respect mutuel serait-il la condition nécessaire de toute union solide ?

mardi 11 mai 2021

Panne d'idées

Jacques Attali : pourquoi la gauche est-elle en piteux état ? C'était, à peu près, la question posée ce matin par France Culture. (Emission.)

Réponse : panne d'idées. On les a toutes épuisées en 81. 

Ces idées, si j'ai bien compris, sont de l'ordre des "droits". Il propose, après le droit de la femme, celui de l'enfant. 

Il y a des attentats, des gilets jaunes, des guerres dans tous les sens, des populations qui crèvent de faim, la Chine veut envahir Taiwan, le monde est ravagé par des épidémies, dues à l'hybris humain... et la gauche ne voit pas où trouver des idées ? 

Hier, on disait à M.Mitterrand qu'il n'avait pas le "monopole du coeur". N'est-ce pas là le drame de la gauche ? Elle n'a plus de coeur. Elle n'est plus qu'une tête (et pas bien brillante ?). 

(Au passage : J.Attali explique pourquoi la gauche historique n'aimait pas le passé de F.Mitterrand. Terrible réquisitoire !)

lundi 10 mai 2021

Risible gauche ?

L'élection de François Mitterrand fut-elle le chant du cygne de la gauche ? Aujourd'hui, elle est en miettes, constatait la revue de presse de France Culture, ce matin. 

Cela m'a fait penser à François Hollande et Ségolène Royal. Ils ont beaucoup de choses en commun. D'abord d'avoir eu plusieurs enfants ensemble, et d'avoir grandi dans l'ombre du président Mitterrand. Ensuite d'avoir été deux des champions du PS. Ils l'ont représenté à deux élections présidentielles. Finalement, qu'une forme très particulière de ridicule leur soit attaché. Quelque-chose qui paraît très rare. Pour trouver mieux, il faut peut-être remonter à Valéry Giscard d'Estaing. 

Faut-il en appeler à Bergson ? Le rire, dit-il, est un signal d'alarme. Est risible ce qui est "contre nature". La gauche, emmenée par son couple vedette, aurait-elle décollé de la réalité ? Elle sera à nouveau puissance politique le jour où elle ne sera plus risible ? 

samedi 24 avril 2021

Culture du paradis terrestre

Il était dit, il y a quelques années, que la politique de la gauche était la "culture". Cherchait-elle à réaliser le programme de Marx ? Marx aurait vu, comme dernier état de développement humain, une humanité qui ne se serait occupée que de "culture". 

Les Lumières, dont Marx et son maître Hegel sont les héritiers auraient-ils eu l'aristocratie comme idéal ? Car l'aristocratie possédait ce après quoi couraient les philosophes de l'époque : la véritable liberté : la liberté de l'esprit. Le noble digne de ce nom se rit des conventions, de la société, de la morale, des biens, et de son existence, qui ne compte pas. Mais l'aristocratie avait aussi créé une culture raffinée, qui rayonnait de France. C'est à dire une société qui s'épanouissait dans les jeux de l'esprit. Louis XIV aurait-il été la tentative la plus réussie de créer le paradis sur terre ? L'idéal de Marx ?

Et pourquoi pas ? Un jour peut-être l'homme aura cessé de se disputer. Il n'y aura plus des cultures, mais une culture universelle. Une culture  fruit de la raison, c'est-à-dire, comme au temps de la Chine à son heure de gloire, ou de Versailles, un monde artificiel, arbitraire, qui enchante l'esprit cultivé. Rêvons ? 

jeudi 22 avril 2021

Les dangers du militantisme

Les pathologies du militantisme. "Quelle que soit leur obédience, les organisations d’extrême gauche ont en commun d’être des « institutions voraces » ou « dévoreuses » (greedy institutions), d’exiger un engagement total

On découvre que les organisations plus ou moins humanitaires qui font l'opinion maltraitent leurs membres : "Deux éléments constitutifs les orientent vers la « voracité » et l’engagement total : leur aspiration à aller « à la racine » des maux qu’ils prennent en charge pour un changement en profondeur de la société les incline à l’intransigeance ; leur position en marges, qui les désigne comme subversifs pour l’ordre (social, politique ou sexuel), favorise sentiment d’adversité et repli sur soi déjà en germe dans leur volonté de rupture. La dynamique s’est vérifiée pour les groupes d’extrême gauche des années 1970 ; elle pourrait aujourd’hui se cristalliser avec la montée des polémiques stériles tout autant que caricaturales portées contre certaines causes. "

On n'est pas loin de la secte. La société devrait-elle s'inquiéter dès qu'elle voit apparaître de tels phénomènes ? 

dimanche 18 avril 2021

La gauche est-elle de gauche ?

La gauche essaie de s'unir entend-on. Mais tout la pousse à se diviser. Car, il lui faut un chef, et chaque prétendant a tout intérêt à faire de la surenchère. (Sans compter que chaque parti, à l'exemple des écologistes, n'a pas toujours un chef naturel...)

D'ailleurs, qu'y a-t-il de commun entre tous ces gens qui se disent de gauche ? Qu'y a-t-il de commun entre la gauche des "mal lotis", et celle des Bobo ? L'une est du côté du FN l'autre de LREM. 

mardi 6 avril 2021

Gauche brahmane

Thomas Piketty, hier, parlait de "gauche brahmane", gauche intellectuelle, très riche, et qui a oublié le peuple dans son programme. Cela m'a rappelé l'époque de la bulle Internet : il a fallu attendre qu'elle éclate pour que l'on puisse dire que c'était une bulle. 

Nous vivons au temps de ce que l'on appelle, dans le monde des affaires américain, les "modes de management". Des idées apparaissent de temps à autres, qui s'imposent à la société, et qu'il est interdit de discuter. Ce sont des sortes de révélations, au sens biblique du terme. 

Qu'est-ce qui les explique ? Nous avons besoin de croire au père Noël ? "The trend is our friend", disent les Anglo-saxons : elles sont attisées par des intérêts ?... Ou, tout simplement, lorsque l'humanité est protégée des réalités, elle invente des fantasmagories ? 

Le virus sera-t-il fatal à la mode ?

samedi 20 mars 2021

Islamophobie et islamo gauchisme

Islamophobie, islamo gauchisme. Encore des trucs d'intellectuels ?  

Il suffit de tendre l'oreille pour entendre certaines personnes prétendre que l'Islam conspire contre l'Occident. L'islamophobie, c'est cela. Et certains courants intellectuels ont choisi de mener une croisade contre ces gens ?

N'était-ce pas déjà la même chose avec le mariage pour tous ? Les, jusque-là champions de l'union libre, défiaient les valeurs d'une partie de la population ? Cathophobie ? 

Frères ennemis ? Xénophobes : ils n'aiment pas "l'autre" ? Mais, ne sont-ils pas, aussi, bien souvent, les "suiveurs" d'un "influenceur" ? Pas à l'aise avec l'autre, signifierait-il que l'on n'est pas à l'aise avec soi-même ? 

Voilà qui se guérit peut-être ? Et qui mériterait d'être étudié ?

mardi 20 octobre 2020

La gauche, c'est fini ?

On entend parfois qu'il y aurait un "peuple de gauche". Or, les courants classés à gauche ne sont pas compatibles entre eux. Le plus fort, les écologistes, n'est pas de gauche ! (Article.)

Cela semble confirmer une précédente étude qui constatait qu'une partie des électeurs écologistes étaient des urbains victimes de la hausse des prix de l'immobilier, sortes de "gilets verts". 

La gauche n'est peut être plus rien, mais ses idées n'ont jamais été aussi dominantes ! Et si c'était ces idées qui l'avaient perdue ?

mardi 31 mars 2020

Gramsci trahi ?

Gramsci a eu un gros succès posthume, on s'est revendiqué de lui d'abord à gauche, puis à l'extrême droite. Ce qui nous permet de comprendre ce que l'on nous a raconté ces dernières années. Notamment ce fameux "bon sens" qui m'était si désagréable durant l'ère Sarkozy.

On a interprété la pensée de Gramsci ainsi, si j'ai bien compris. Le peuple ne peut pas comprendre son intérêt. Si l'on veut le faire changer (pour son bien, cela va sans dire), il faut donc instrumentaliser son "bon sens" pour le faire aller, sans qu'il s'en rende compte, là où il ne veut pas aller. Autrement dit, masquons nos intentions. C'est la post vérité.

Il est difficile de savoir ce que pensait Gramsci. Cette pensée était subtile, c'était un dirigeant du parti communiste italien opposé aux Bolchéviques, et en évolution permanente. Il a même refusé de laisser une synthèse de son oeuvre. Mais, je crois que c'était le contraire de ce qu'on lui a fait dire :

J'ai l'impression qu'il était proche de Proudhon. Tout d'abord, il estimait peu les intellectuels, qui n'avaient jamais rien apporté au peuple. Il espérait faire sortir du peuple, par l'éducation, d'autres intellectuels, qui défendraient les intérêts des leurs.

Les Gilets Jaunes seraient une application de ses idées  : une prise de conscience par le peuple qu'il s'est fait flouer. Ainsi que la réaction de l'intellectuel : il a dénoncé le Gilet Jaune comme un fasciste.

(France Culture : avoir raison avec Antonio Gramsci.)

dimanche 15 mars 2020

Pourquoi l'écologie municipale est-elle un égoïsme ?

Surprenant, dans ma commune, le maire en place affronte deux listes écologistes, quasi impossibles à distinguer l'une de l'autre. Elles annoncent une transformation de la ville en parc. En étudiant attentivement leurs documents, j'ai découvert que l'une d'entre-elles était un regroupement des partis de gauche. La gauche aurait-elle abandonné les luttes sociales pour la défense de l'arbre ?

Pierre Veltz explique que ce phénomène est national. Pour le citoyen, la commune est un dortoir. Sa vie active se passe ailleurs. C'est pourquoi il cherche à la cultiver comme un jardin.

La commune, en fait, ne correspond plus à rien, l'échelle de notre vie est l'agglomération :
Il faut passer à l’élection au suffrage universel direct d’une ou d’un maire d’agglomération. C’est simple et cela changerait tout. On pourrait alors multiplier les parcs urbains sans escamoter les questions décisives pour l’avenir de nos villes et de nos sociétés, y compris les questions écologiques.

vendredi 1 novembre 2019

De la démocratie en Amérique : Zozos contre Totos ?

Les USA sont divisés en deux, par l'éducation. D'un côté, le pauvre, mal éduqué, mal payé, mal nourri, qui vote à droite. De l'autre, le "Bobo", le diplômé, de gauche, riche, bien portant, et donneur de leçons.

Progressivement le Bobo est devenu Toto, "une élite intellectuelle convertie aux nouvelles idéologies totalitaires de la gauche radicale"."Persuadée de sa supériorité morale, cette nouvelle gauche fait régner, depuis déjà plusieurs décennies, sur les campus, comme dans les médias, un climat intellectuel délétère. Les étudiants ne sont plus invités à débattre, mais à assumer des identités, de préférence victimaires. Et à empêcher, à interdire, à proscrire tout ce qui s’écarte d’un Politiquement Correct, conçu de manière de plus en plus restrictive." (Une enquête de la journaliste Laurence Simon, citée par France Culture.)

Les prochaines élections américaines : Trump et les Totos ?

mardi 29 octobre 2019

Instabilités politiques et classe moyenne

L'Amérique du sud est mécontente. D'après ce que j'ai entendu, cela viendrait d'un basculement d'une partie de la classe moyenne dans la pauvreté. Les gouvernements de gauche ont profité d'une conjoncture favorable. Puis, quand les choses ont commencé à mal tourner, on a pensé que la droite ramènerait la prospérité, mais c'était une erreur.

Aristote estimait que la classe moyenne était la garantie de la stabilité d'une société. Ces derniers temps, on parlait plutôt de "défense des minorités", qu'elles soient pauvres ou riches ("les créateurs de valeur"). Que l'on se préoccupe à nouveau des classes moyennes est un changement.

Que faire ? Probablement ni gauche ni droite, ni bons ni mauvais. Une société qui fonctionne reconnaît l'utilité de chacun, et ne condamne personne ?

samedi 8 juin 2019

Droite / gauche n'est pas français ?

Les partis politiques français traditionnels connaissent ce que Kurt Lewin a appelé la "phase de dégel" du changement. Ils ne savent plus à quel saint se vouer. Les Républicains sont touchés, après le Parti socialiste.

Après étouffement de leurs alliés, les (ex) socialistes et les (ex) gaullistes occupaient tout l'espace politique. Ils reproduisaient le modèle anglo-saxon : démocrates et républicains ou travaillistes et conservateurs. De potentiellement 100% de l'électorat, ils en sont arrivés à moins de 15% aux dernières élections.

Le personnel politique n'ayant pas été renouvelé, le changement ne fait que commencer. Mais c'est, avant tout, le programme qu'il faut inventer. La question que l'on peut se poser est : n'y a-t-il pas quelque chose qui ne va pas avec le concept droite / gauche à l'anglo-saxonne? Et, ce qui fait le succès relatif du couple Macron / Le Pen n'est-il pas, justement et fondamentalement, un principe mieux en conformité avec notre culture nationale ?