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lundi 31 janvier 2022

Exercice d'éthique en Angleterre

Une jeune cousine me parlait des exercices d'éthique qu'on lui faisait faire. Il s'agissait de choix entre des décisions qui ont pour conséquences de tuer plus ou moins de personnes. 

A en croire la BBC, le gouvernement anglais est en face d'un tel choix. Une partie importante du personnel médical refuse de se faire vacciner (77.000 personnes, je crois). Le gouvernement a décidé de le licencier. Seulement, le NHS est fragile, et perdre autant de monde pourrait causer plus de dégâts que ceux évités par la vaccination. Que faire ? 

Peut-être ce que l'on n'enseigne pas à ma petite cousine. Le gouvernement anglais dit maintenant que la variante Omicron, bien que le vaccin soit efficace contre elle, cause moins de dommages que prévu...

(Au passage, on notera que, contrairement à ce que l'on dit, l'Anglais est bien plus coriace que le Français. Le Français : une grande gueule, mais pas méchant ?)

mercredi 26 janvier 2022

Vaccin et Aristote

Etes vous "vac" ou "antivac" ? Aristote dirait probablement que la question n'a aucun sens. 

Une émission de France Culture que cite ce blog raconte l'histoire des vaccins. Il y a eu des hauts et des bas. Le vaccin a eu des succès retentissants. Mais, on a cru aussi, comme durant la guerre de 14, qu'il pouvait faire des miracles. Et il a tué. 

D'ailleurs, cela s'applique à Pasteur, il se pourrait que l'on ne considérerait pas les pratiques qui ont fait la gloire du vaccin comme étant acceptables aujourd'hui. En ces temps, les dangers n'étaient pas les mêmes, pas plus que le prix de la vie. D'ailleurs, comme le rappelle un ami, ce n'était pas qu'une question de vaccin. Le vaccin faisait parti du "progrès", et l'on était prêts à mourir pour le progrès ! 

Bref, comme le disent les philosophes pragmatistes, il n'y a pas de certitudes,  il n'y a que des choses "qui marchent", et d'autres pas. Aristote parlerait de "juste milieu". Sa particularité est d'être entre les extrêmes, et de devoir se chercher au coup par coup...

vendredi 17 décembre 2021

Enigmatique virus

On me raconte l'histoire suivante : réunion de 17 personnes. 6 atteintes par le coronavirus. Dont certaines passent deux ou trois semaines au lit. Avec des symptômes dont je n'avais pas entendu parler : pas de fièvre, mais grand froid, difficulté à se déplacer et à penser, voire amnésie, grande fatigue. 

Pourquoi ces 6 là ? Surtout pourquoi autant de différences dans les conséquences du mal ? Le vaccin ne semble pas expliquer grand chose. Mon interlocuteur, sérieusement touché, était vacciné. Parmi ceux qui n'ont rien eu il y avait des non vaccinés. 

Cette question ne paraît faire l'objet d'aucune étude. En tout cas, il semble que ce que l'on entende (pas assez fort ?) soit juste : éviter les rassemblements, et les pièces fermées. 

dimanche 12 décembre 2021

Vaccination obligatoire

Comment un Occident ultra-libéral peut-il imposer une vaccination obligatoire ? A l'époque où il y avait des manifestations en France, je me suis demandé s'il ne s'y trouvait pas une partie de l'électorat de M.Macron.

L'Allemagne est, d'ailleurs, extrêmement surprenante. Le vaccin semble y avoir tué la culture du consensus. Et la réaction est extraordinairement violente : il y aurait des appels au meurtre des "provax", disait la radio ! 

Voilà un des paradoxes qu'aime ce blog. Comment l'expliquer ? L'amour de la liberté individuelle du libéral ne s'applique peut-être qu'à lui. Selon la formule des nobles d'antan, ce qui compte est son "bon plaisir". Il impose aux autres ce qui est bon pour lui. C'est sa définition de la liberté. Elle est logique. 

En fait, le principe du libéralisme est qu'il n'y ait pas de chef humain. C'est une forme d'anarchisme. Dans le cas du libéralisme économique, c'est le marché qui règle la société, sans intervention de l'homme. Par conséquent, le paradoxe n'est qu'apparent. On ne peut pas être à la fois libéral et chef d'un gouvernement. 

jeudi 2 décembre 2021

Caillot et virus

On aurait trouvé la cause des caillots provoqués par les vaccins Astra Zeneca et Johnson et Johnson, disait la BBC, ce matin. (Vaccins à adénovirus, ce n'est pas la technique de l'ARNm.) Mécanisme tellement complexe, que je n'ai rien compris. En tout cas, cela pourrait permettre de faire évoluer le dit vaccin, au moment où les mêmes informations de la BBC annonçaient qu'il faudrait probablement que la vaccination soit annuelle. 

Dans ma jeunesse de programmeur, on disait que corriger un bug en ajoutait trois... Mais la médecine n'est pas l'informatique. 

En tout cas, on est bien dans le monde de la complexité d'Edgar Morin. Un monde qui désarçonne notre "pensée simplifiante", et pour lequel, il n'y a qu'une règle de conduite : l'humilité. 

(Article ici. Une protéine du sang serait attirée par un composant du vaccin, ce qui produirait une réaction en chaîne dans le système immunitaire.)

mardi 30 novembre 2021

Modeste Espagnol

Discrète Espagne, championne de la vaccination, sans recours à la contrainte !, mais qui ne s'en vante pas...

Pourquoi ? 

  • Un terrain favorable : pas d'indisposition vis-à-vis du vaccin, confiance dans l'Etat, et un secteur de la santé proche de ses patients. 
  • Le respect de toutes les opinions. 

Quand on se refuse d'imposer, on devient intelligent ?

L'article de Politico.eu, de mardi dernier : 

Secret to success: So why has Spain succeeded in vaccinating so many, without having to impose restrictions on the unjabbed? Illa said it had a lot to do with public trust — in the state and in vaccines. “In the case of Spain, there is a culture in favor of [all] vaccines that has been worked very hard on for years.” He also revealed that internal health ministry data showed “those regions with stronger primary health care” had higher vaccination rates and a more effective COVID response — probably because GPs and local health centers were able to contact each patient directly. 

Facts over feelings: Illa said it was important for leaders to be clear about the scientific evidence in favor of vaccines, which “is overwhelming.” While politicians should “respect people who do not see it that way,” they should also tell skeptics “they are wrong.” Good luck, as they say, with that.

samedi 27 novembre 2021

Des mérites de l'antivax

S'il n'y avait pas d'antivax, il faudrait les inventer ? Car tant qu'il y en a, on peut toujours dire que c'est leur faute si le virus se répand, et mute, sans arrêt. Et cela évite aux gouvernements de chercher un "plan B". A moins que leur "plan B" soit d'attendre que la société s'adapte, en jouant la montre ? 

Grand classique, et grand piège, du changement. C'est ce que j'appelle le "déchet toxique". Tout problème a une solution évidente. Mais elle est incorrecte. Seulement, puisque l'on croit le problème résolu, on ne cherche plus ! Le "déchet toxique" est la ruse des systèmes. Ils créent, par exemple, des partis politiques ennemis pour nous faire croire que c'est l'un ou l'autre qui a raison, alors que les deux ont tort, et ne font que défendre les valeurs du dit "système", qui a fait son temps. 

(C'est aussi la question du "bouc émissaire" en philosophie (wikipedia).)

dimanche 31 octobre 2021

Et ce vaccin, est-il efficace ?

Une étude constate que "celui qui est vacciné est aussi contagieux que celui qui ne l'est pas". (Etude.)

C'est un rien contradictoire, car elle dit aussi que les proches d'un contagieux ont 38% de chances d'attraper la maladie, s'ils ne sont pas vaccinés, et seulement 25% s'ils le sont. Ce qui semble signifier que le vaccin rend un peu moins susceptible d'attraper le mal, donc un peu moins contagieux... 

Le vaccin, mais ce n'est pas nouveau, rendrait moins sensible aux complications, et sa durée s'atténue dans le temps. 

Alors, ce vaccin, inefficace ? Il est beaucoup moins efficace que ceux contre le tétanos ou la tuberculose, mais il agit tout de même comme un vaccin : il affaiblit l'attaque virale, pour permettre au corps de reprendre ses esprits, et de trouver la bonne solution. Mais ce n'est pas lui qui la trouve. Et ce n'est pas le miracle attendu, et qu'espèrent les actionnaires des fabricants de vaccins : il y a 160 morts par jour au Royaume Uni, soit plus que les féminicides d'une année. 

Et l'écart avec les taux d'Europe continentale s'explique probablement plus par l'absence de distanciation sociale en Angleterre que par la dissipation de l'action des vaccins ?

(Pour nous, Européens, le Brexit aura peut-être eu du bon ?)

mardi 26 octobre 2021

Les leçons du virus

"Le vaccin protège à environ 50% de la contamination. Parmi les personnes positives, il y a donc des personnes vaccinées. 50%, c'est à peu près autant que le vaccin contre la grippe. C'est un peu moins qu'espéré, mais cela contribue quand même à contrôler l'épidémie. En revanche, quand on regarde les gens hospitalisés, il y aura beaucoup plus de non-vaccinés" (Faut-il craindre un nouveau rebond de l'épidémie ? France Culture.). 

N'a-t-on pas parlé de 95% de protection ? Mais, peut-être était-ce 95% d'autre chose, par exemple de production d'anti corps ? Pas plus efficace que le vaccin contre la grippe, qu'on juge inefficace, mais où est le miracle annoncé ? D'autant qu'il y a plus d'un million de cas en Angleterre, et que l'épidémie ferait rage en Europe de l'Est. 

A moins que le seul moyen de s'immuniser ne soit pas le vaccin, mais d'attraper la maladie ? Le vaccin aurait pour intérêt principal de ramener le nombre de morts quotidien à un niveau "acceptable", ainsi que la charge de travail des hôpitaux. 

Grande leçon d'humilité ?

vendredi 17 septembre 2021

Insaisissable virus

On me raconte l'histoire suivante : une jeune femme, vaccinée, attrape le coronavirus. Elle est contaminée par un de ses enfants. Pas d'assistance respiratoire, mais forme particulièrement carabinée. Ses enfants sont à peine touchés, son mari, non vacciné, pas du tout. 

Un article explique en partie ce phénomène : il faudrait "huit fois plus d'anticorps pour une personne vaccinée pour bloquer le variant (delta, par rapport à ce qu'il fallait pour bloquer le variant alpha)". Ce qui explique la relative faible protection qu'apporte les vaccins actuels ou une infection par une souche antérieure. 

J'en déduis deux choses. Il serait une mauvaise idée, particulièrement dans les milieux médicaux, de ne plus faire de tests. Et il serait intéressant de chercher à comprendre pourquoi certains sont touchés et d'autres pas. 

samedi 21 août 2021

Le paradoxe du vaccin

Le vaccin Astra Zeneca semble avoir des effets durables, ce qui ne serait pas le cas de celui de Pfizer. (Article déjà cité.)

Cela pourrait tenir à leur principe : l'ARN messager ne passe pas par le noyau pour programmer des cellules périphériques, ce n'est pas le cas d'un vaccin classique. Ce qui semblerait dire que le système immunitaire a besoin de cet apprentissage. 

Le paradoxe est que les craintes que suscitait l'ARNm venaient de ce que l'on avait peur qu'il pénètre le noyau et atteigne et modifie notre ADN, alors que c'est justement parce qu'il ne le fait pas qu'il ne serait pas efficace à long terme. 

Si c'est le cas, ce serait une mauvaise nouvelle pour l'industrie de l'ARNm.

Citation : “When you deliver RNA, like the Pfizer vaccine, you deliver a finite number of mRNA molecules which are eventually cleared from the system,” he said. “But when you deliver the adenovirus, as AstraZeneca does, you deliver a template which then keeps producing these mRNAs that then produce the spike protein, so there’s no ceiling.

jeudi 19 août 2021

Drôle de vaccin

Dans ma jeunesse, il y avait un magicien qui ratait ses tours. En est-il de même avec le vaccin anti covid ? Apparemment, il n'empêche ni d'attraper, ni de diffuser la maladie. Au mieux, il réduirait sa dangerosité et l'engorgement du système médical. (Ce qui est peut-être tout ce que demandent nos gouvernants.)  Mais, il y a beaucoup de confusion quant aux résultats des études qui sont menées. Et la confiance ne règne pas. (La troisième injection, que recommandent certains n'aurait-elle pas des enjeux financiers ? lit-on.) - Article de Financial Times.

Pourquoi ce vaccin ne marche-t-il pas aussi bien que le BCG ?

Peut-être parce que c'est un des premiers vaccins qui donne, tout de même, des résultats face à un virus. Le virus, jusque-là, défiait le vaccin. 

Qu'il continue à jouer au chat et à la souris avec celui-ci montre probablement que nous ne comprenons pas comment fonctionne le corps humain et ses mécanismes de défense. Voilà qui devrait être un passionnant sujet de recherche !

("A rise in vaccinated people becoming infected with coronavirus has cast doubt over the lasting efficacy of Covid-19 vaccines, according to new studies, including one that found protection gained from the BioNTech/Pfizer shot declined more rapidly than that from the AstraZeneca jab.") 

mardi 10 août 2021

Vaccin et infertilité

Ma fille pense que le vaccin rend infertile, me dit-on. Je n'en reviens pas. Je tiens une théorie du complot. 

Eh bien pas tant que cela. Il y a du sérieux à l'origine de cette rumeur. (Article LCI.) Deux médecins "le Dr Mike Yeadon, qui jusqu'en 2011, est l'un des responsables de Pfizer et le Dr Wolfgang Wodarg, qui, lui, est un épidémiologiste allemand" estiment que les vaccins à ARN messager pourraient attaquer certaines protéines nécessaires au placenta. Ce que démentent vigoureusement d'autres médecins. 

Ce n'est pas tout. La mère ajoute : je suis de la génération Distilbène. Ma mère a été traitée avec ce médicament. Ma soeur a fait des crises d'épilepsie et subit un traitement médical contraignant depuis qu'elle a 14 ans, elle n'a pas pu avoir d'enfants. 

Alors, je trouve ceci : "Le scandale du Distilbène. Le Distilbène est une oestrogène de synthèse qui a été prescrite à 200 000 femmes enceintes en France entre 1948 et 1977 pour prévenir les fausses-couches. Mais chez les filles qu'elles portaient, cette molécule a provoqué des malformations génitales, des problèmes d'infertilité, des grossesses compliquées et des cancers particuliers du col de l'utérus, du vagin et du sein." (L'Express.)

Comment reprocher à quelqu'un qui a connu le "scandale du Distilbene" de craindre que demain il puisse y avoir un "scandale de l'ARN messager" ? Comme le disait Monsieur Macron : "Je ne peux pas vous demander d’avoir confiance en moi après qu’on vous ait menti si longtemps en ne partageant pas les informations, c’est vrai, et donc je pense que la confiance, ça se construit en disant tout, en partageant la totalité, en étant beaucoup plus transparent".

Les pasionarias de la théorie du complot ne feraient-elles pas bien de faire preuve d'un peu de mesure ? 

dimanche 1 août 2021

Le vaccin : dangereuse illusion ?

Qu'est-ce que l'expérience du monde a à nous apprendre de la lutte contre le virus ? (Article.)

Cela n'a pas filtré dans la presse (pourquoi ?), mais les scientifiques ne s'attendaient pas à ce que le vaccin arrête l'épidémie. Il ne pouvait que réduire le nombre de cas graves. Le vaccin cherche à protéger l'individu, il n'arrête pas la propagation. A Singapour, qui est en première ligne, trois quarts des personnes infectées sont vaccinées. La force du variant delta, résultat de la sélection naturelle ?, est qu'il se diffuse beaucoup plus rapidement que les versions précédentes. Curieusement, il semble s'être adapté au vaccin...

En effet, la mesure la plus efficace pour éviter que l'épidémie se répande demeure la "distanciation sociale". Or, les vaccinés se croyant protégés, vivent comme avant. (La meilleure raison de se faire vacciner : se protéger du comportement irresponsable des vaccinés ?)

Voilà qui ne va pas simplifier la communication de notre gouvernement.

jeudi 22 juillet 2021

Drôle de vaccin ?

Le vaccin est-il efficace contre le coronavirus ? Une étude dit que c'est mieux que rien. Le vaccin n'empêche pas totalement d'être contaminé ou d'être contaminant, loin de là. Mais, si une grande part de la population est vaccinée, cela devrait significativement ralentir la diffusion de la maladie. 

Voilà qui est nouveau, et qui explique peut-être bien des réticences. On pensait que les vaccins étaient totalement efficaces. On en découvre un qui ne l'est pas. Et il va falloir faire avec les variants, qui lui demanderont probablement de s'adapter (s'il y parvient ?)... Quelques observations :

  • Le "bug" de la communication du gouvernement, et de la presse, vient peut-être de là : elle est extraordinairement agressive, accusant les récalcitrants d'arriération, alors que le vaccin n'est qu'un pis aller, quasiment un aveu d'impuissance. Dans ces conditions, l'humilité ne serait-elle pas le principe de communication le plus efficace ?
  • Notre science est peut-être en train d'arriver à ses limites. L'économie parlerait probablement de "rendements décroissants". Il va certainement falloir envisager d'autres champs de recherche que ceux que nous labourons depuis quelques siècles.

dimanche 4 juillet 2021

Refus d'obtempérer

Une coiffeuse me disait qu'elle s'en serait bien passée, mais que, vus les risques de son métier, elle avait jugé plus prudent de se faire vacciner. 

Je me demande si elle ne représente pas mieux le comportement du Français que la théorie que véhiculent les médias : son peu d'enthousiasme pour la vaccination serait lié à une forme d'arriération. 

En effet, qu'entend-on ? Que le corps médical est réticent. Or, qui est mieux informé que le corps médical, plus scientifique, et même plus dévoué à l'intérêt général ? Certainement pas le journaliste, qui nous fait la leçon. (D'ailleurs, lui, est-il vacciné ?)

Même les nouvelles ne sont pas franchement favorables au vaccin. On lit que l'on n'est pas sûr que les vaccinés soient protégés. Peut-être croit-on que si suffisamment de gens sont vaccinés, l'épidémie s'arrêtera, même si le vaccin n'est qu'imparfaitement efficace. Mais cette théorie est-elle solide ? Et si son principal intérêt était une forme de paresse intellectuelle ? L'élu a-t-il demandé à être élu pour résoudre des problèmes complexes, ou pour jouer les grands seigneurs ? Le changement c'est pour les autres ?

Et si le doute vis-à-vis du vaccin était le rêve des Lumières ? Des citoyens qui pensent par eux-mêmes ? Et si cela changeait le rôle de gouvernant ? 

(Politico, jeudi premier juillet : "si le nombre total de nouveaux cas de contamination est en forte baisse, la part du variant Delta — qui a d’abord émergé en Inde — a doublé en l’espace d’une semaine pour en représenter désormais 20%. Le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, l’a dit hier matin sur France Inter : il s’attend à une quatrième vague à la rentrée, “beaucoup plus nuancée que les trois premières”, certes. Ses effets devraient en effet être largement atténués par la couverture vaccinale. Le variant Delta fait en effet des ravages en Russie, où la part de personnes vaccinées est trois fois inférieure à celle de la France. Plus près de nous, il inquiète le Royaume-Uni, où il est attrapé par des personnes immunisées, même si la vaccination semble permettre d’éviter hospitalisations et décès." En Israël aussi.)


vendredi 18 juin 2021

Anti anti vac

Lorsque j'ai entendu parler des "anti vac", il s'agissait d'Américains. Pas surprenant, ai-je pensé. Ils sont nombreux à croire que la terre est plate, et qu'elle a été créée il y a 5000 ans. De telles croyances sont incompatibles avec le vaccin. Ridicule.

Mais, j'ai lu des études, scientifiques cette fois, qui montrent que la mise au point des vaccins n'a pas été une lutte du bien contre le mal, comme me l'avait dit l'école, mais, au contraire, un processus pas très propre, et très idéologique, qui a connu bien des échecs peu glorieux. L'homme a joué les cobayes.  Et il l'a parfois payé de sa vie. Même Pasteur tombe de son piédestal. 

Puis il a été question d'effets indésirables, notamment dus aux adjuvants. Et il y a le risque de toute innovation. Ainsi que le dit, en substance, le PDG de Moderna : si vous voulez connaître les effets à 10 ans des vaccins à ARN messager, il va falloir attendre dix ans. Or, ils sont nombreux les médicaments qui ont produit des effets secondaires graves. 

Dans cette affaire les anti anti vac ont été un rien schizophrènes. En effet, ils sont issus des milieux intellectuels, méfiants vis-à-vis du progrès, mais, en même temps, ce sont eux qui ont attaqué vigoureusement les anti vac, et, probablement, ont fait monter l'inquiétude de la population, qui a découvert qu'il y avait quelques raisons scientifiques d'être anti vac.

Ces anti anti vac auront contribué à nous réveiller de notre rêve de modernité. Le progrès scientifique n'a pas que du bon. Ici comme ailleurs, comme prendre la route par exemple, toute décision est en partie un acte de foi qui n'est pas sans risque. 

dimanche 30 mai 2021

Le vaccin et le brevet

Pour que les populations démunies soient vaccinées, faut-il priver les vaccins de brevet ? 

Cela ferait un fâcheux précédent. 

Mais, d'un autre côté, comment expliquer que, lorsque cela va mal, les Etats sauvent les entreprises, et que, quand cela va bien, elles les laissent s'enrichir au delà de toute limite ? Les fabricants de vaccins peuvent-ils être de nouveaux "profiteurs de guerre" ? 

Les lois ne sont pas immuables, quand elles paraissent injustes, il est de coutume de les changer. La démocratie, c'est le pouvoir du peuple, pas du marché. 

mercredi 5 mai 2021

Le Français résiste au vaccin

 


Anne-Marie Moulin et Gaëtan Thomas, pour La vie des idées, analysent notre résistance à la vaccination. Conclusion de leur article :

"À travers le refus ou la temporisation à propos de tel ou tel vaccin, les citoyens manifestent leur besoin irrépressible d’explications. Prendre l’hésitation vaccinale comme la simple résultante d’un illettrisme médical et de l’empire des réseaux sociaux sur des populations passives pose problème. Car cette hésitation vaccinale peut être, dans beaucoup de cas, la preuve d’une attitude critique vis-à-vis des pouvoirs publics, et correspond à une attente, une demande légitime, à laquelle il faut effectivement prêter une attention respectueuse."

dimanche 28 mars 2021

Vaccin et changement

Finalement, il semble bien qu'il y ait un risque de thrombose lié au vaccin Astra-Zeneca, et il serait mortel, rarement. (Le Figaro.) La presse américaine, quant à elle, dit et redit qu'Astra-Zeneca aurait trafiqué ses tests, en ne retenant que ceux qui lui étaient favorables... 

N'y aurait-il pas là de quoi alimenter la théorie du complot ? D'autant que l'on disait le Français dubitatif face au vaccin. Et que n'a-t-on pas entendu sur l'incompétence de Sanofi et son amour du gain ? Astra-Zeneca : n'est-ce pas pire ? Pourtant, rien. 

Leçon de changement ? Il a fallu quasiment une semaine à une (jeune) amie pour se remettre de son injection du dit vaccin. Elle faisait pitié à voir. Mais qu'était-ce en comparaison avec l'espoir de pouvoir enfin sortir du confinement ? Il n'y a pas d'idiots résistant au changement, tout est une question de conditions ?