mardi 30 novembre 2021

Modeste Espagnol

Discrète Espagne, championne de la vaccination, sans recours à la contrainte !, mais qui ne s'en vante pas...

Pourquoi ? 

  • Un terrain favorable : pas d'indisposition vis-à-vis du vaccin, confiance dans l'Etat, et un secteur de la santé proche de ses patients. 
  • Le respect de toutes les opinions. 

Quand on se refuse d'imposer, on devient intelligent ?

L'article de Politico.eu, de mardi dernier : 

Secret to success: So why has Spain succeeded in vaccinating so many, without having to impose restrictions on the unjabbed? Illa said it had a lot to do with public trust — in the state and in vaccines. “In the case of Spain, there is a culture in favor of [all] vaccines that has been worked very hard on for years.” He also revealed that internal health ministry data showed “those regions with stronger primary health care” had higher vaccination rates and a more effective COVID response — probably because GPs and local health centers were able to contact each patient directly. 

Facts over feelings: Illa said it was important for leaders to be clear about the scientific evidence in favor of vaccines, which “is overwhelming.” While politicians should “respect people who do not see it that way,” they should also tell skeptics “they are wrong.” Good luck, as they say, with that.

Gloire sociale

Pitoyable !, me dis-je souvent, en rencontrant un ancien ministre ou un ancien dirigeant. 

Tout le prestige dont il profitait lui a été donné par la société. Pour une personne qui se croit importante, il est terrible d'être à "portée de baffes". 

Etrangement, c'est l'envers de ce que l'on nous a dit. Où est la "guerre des talents", qui fait les "premiers de cordée" ? 

Le phénomène est nouveau. Dans ma jeunesse, un ancien ministre ou un grand patron conservaient l'estime publique quoi qui leur arrive. En outre, il y avait des gens qui semblaient "toujours s'en sortir", et pouvoir repartir de zéro, s'il le fallait. Des aventuriers.

Serions nous dans une société sans qualité, dans laquelle le seul talent est celui de parvenir aux meilleures places, et d'y vivre de ses rentes ? 

lundi 29 novembre 2021

Résistants allemands

Je lisais un article d'une ambassadrice canadienne en Allemagne, qui avait été choquée par la réaction violente des Allemands à la vaccination. Mais où est l'Allemagne que l'on admire tant ? 

Pour ma part, il me semble que c'est une réaction culturelle. Le changement se fait, en Allemagne, par construction de consensus. C'est ce que l'on vient de voir avec la constitution du gouvernement allemand. Cela prend des mois. Mais, ensuite, c'est durable. Et, pourtant, cela contient des carpes et des lapins. 

A chaque fois que Mme Merkel ou ses prédécesseurs ont voulu passer en force, à la française, ils ont commis de graves erreurs. 


La route vers la servitude

Hayek a écrit "la route vers la servitude". Pour lui les régimes d'après guerre nous y menaient. 

Lorsque l'on entend ce qui est dit sur les réseaux sociaux, on pourrait se demander si ce n'est pas leur programme. En effet, apparemment, tout ce programme consiste à nous rendre dépendants de leurs produits. 

Un espoir ? La BBC disait que les jeunes générations auraient une sorte de ras le bol post confinement qui les conduirait à reprendre goût à la vie réelle. 

dimanche 28 novembre 2021

Peu résistant Français ?

Quand on voit les manifestations que suscite ailleurs la vaccination, on ne peut que constater que la France résiste peu, en dépit de sa réputation sulfureuse.

Il a suffi de menacer le Français de le priver de vacances pour qu'il cède, sans condition ? 

Du pain et des jeux ?

Le coq est un tigre de papier ?

Boris Johnson, le dirigeant qui déraille

Cette semaine, on parle beaucoup du "chaos" qui règne dans la tête de Boris Johnson. (Il se trouve qu'il semble avoir perdu le contrôle d'un de ses discours.)

Est-ce dangereux d'avoir un tel homme à la tête d'un pays ?

Son équipe faisait savoir qu'il n'était pas seul. 

Mais il est surtout possible que ce comportement soit le résultat de la sélection naturelle. M.Johnson ne serait pas là s'il n'avait pas quelques qualités. Et être chaotique en est une, parce que cela rend imprévisible. 

samedi 27 novembre 2021

Des mérites de l'antivax

S'il n'y avait pas d'antivax, il faudrait les inventer ? Car tant qu'il y en a, on peut toujours dire que c'est leur faute si le virus se répand, et mute, sans arrêt. Et cela évite aux gouvernements de chercher un "plan B". A moins que leur "plan B" soit d'attendre que la société s'adapte, en jouant la montre ? 

Grand classique, et grand piège, du changement. C'est ce que j'appelle le "déchet toxique". Tout problème a une solution évidente. Mais elle est incorrecte. Seulement, puisque l'on croit le problème résolu, on ne cherche plus ! Le "déchet toxique" est la ruse des systèmes. Ils créent, par exemple, des partis politiques ennemis pour nous faire croire que c'est l'un ou l'autre qui a raison, alors que les deux ont tort, et ne font que défendre les valeurs du dit "système", qui a fait son temps. 

(C'est aussi la question du "bouc émissaire" en philosophie (wikipedia).)

Désunion nationale

Une étude récente parlait de "désunion nationale". C'est le sentiment qu'ont, en très grande majorité, les Français. Il estiment que le débat est devenu impossible. L'air est irrespirable. 

L'étude que je mène avec les interpreneurs donne, pour l'entreprise, exactement le même résultat. La faiblesse, grave, de notre économie vient de ce que nos entreprises "ne chassent pas en meute". A l'envers, c'est la force de l'Allemagne, qui n'est, quasiment, que collectif. La surperformance de ses entreprises en résulte naturellement. Le talent de ses patrons n'est qu'un facteur très secondaire. 

Nous n'avons pas trouvé d'autre nation dans notre cas. 

Et cela peut prendre des aspects subtils, et extraordinairement inquiétants. Notre déficit extérieur devenu endémique provient très probablement du fait que les grandes entreprises n'achètent pas français. En outre, contrairement à ce qui s'est passé ailleurs, elles n'ont pas emmené avec elles leur sous-traitance lorsqu'elles ont "délocalisé". Idem pour l'innovation qui, pour décoller, a besoin de préférence nationale. 

Le phénomène n'est probablement pas nouveau. Michel Winock lui a consacré un livre. Il étudie les guerres civiles récentes qui ont ébranlé notre pays (qui semble, depuis toujours, être en guerre avec lui-même). Son explication ? Le catholicisme. Le Français est un fou d'absolu. 

Reste à trouver comment faire coopérer ces gens pour éviter à la nation de terminer sa dégringolade dans le sous-développement. Il se trouve que "réconcilier la France" était le sous-titre du livre de notre Président...

vendredi 26 novembre 2021

La globalisation victime du virus ?

Les organismes internationaux de la santé s'inquiètent de la possibilité que la nouvelle variante du virus échappe aux vaccins, dit le Financial Times. 

Cela m'a fait penser à une opinion entendue au début de l'épidémie de Sida. Selon elle, tout se passerait comme pour les maladies vénériennes : on ne pourrait pas l'éliminer, mais on parviendrait à vivre avec. Effectivement, l'épidémie a été contrôlée, mais pas arrêtée. Et on y est arrivé en maintenant en vie ses victimes, mais, surtout, par un changement de comportement. 

Le ressort de la globalisation était le très faible coût du transport. Il permettait de mettre en concurrence les nations. Entre élevage, congélation, découpage, conditionnement, consommation, un poulet pouvait être transporté dans plusieurs pays. Aujourd'hui, dépendre d'approvisionnements étrangers devient dangereux. Le virus semble avoir trouvé le talon d'Achille de la globalisation. 

Pour éviter les effets des variants du virus sur le transport international, leurs conséquences, et, surtout, l'incertitude qu'ils créent, le circuit des échanges et des déplacements humains devrait être amené à évoluer radicalement dans les prochaines années. 

Le changement de rupture, c'est maintenant

On parle de changement incrémental et de changement de rupture. L'histoire de la grenouille que l'on porte à ébullition illustre ces deux changements. Cela s'applique-t-il à notre cas ? Prise de conscience que la situation s'est, insensiblement, transformée, et que ce qui en résulte n'est pas bon ?

C'est M.Macron qu'on assassine ? "Premier de cordée" et travail que l'on trouve en "traversant la rue", sont-ils d'actualité ? Le petit ne veut plus des conditions de travail qu'on lui infligeait, et le grand se trouve, finalement, fort dépourvu. Les industries qui ont subi les premières ce phénomène, qui n'est pas nouveau, se sont adaptées aux aspirations de leurs personnels. Le rapport de force s'inverse ?

M.Macron va-t-il changer ?