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jeudi 11 août 2022

Réseau asocial

Pour des raisons associatives, je dois passer du temps avec Linkedin. Mais je n'aime pas, du tout, ce que j'y vois. Pourquoi ? J'ai identifié deux raisons :

  • Le principe des messages est le "framing", une technique de manipulation, qui cherche à orienter, sans qu'il en ait conscience, le comportement du lecteur. "Je représente le bien, si tu ne penses pas comme moi, tu es le mal." Mais, qui est-il, face à la complexité du monde, pour croire qu'il existe un bien absolu, et qu'il le connaît, sans même l'avoir cherché ? Pour ma part, j'en suis resté aux Lumières et à leur esprit "critique"
  • Plus simplement, le billet affirme que la personne est "importante" : regardez qui je côtoie ! Je donne des conférences !... Malheureusement, à l'heure où tout le monde est Bac+5, plus personne n'est important ! 
Et si c'était par là que devait commencer le changement de notre société ? L'apprentissage de l'humilité ?

vendredi 29 juillet 2022

Friendly shoring

Après "off shoring" il y aurait "friend shoring". 

On ne commercera plus qu'avec les pays qui ne risquent pas de faire défaut. On parle même d'un internet fragmenté... Après la société de la performance et de la "supply chain" du moins disant, on entre dans la société de la confiance ? 

Il serait intéressant d'étudier la question sous son aspect théorie des réseaux. Il est possible que ce qui fait leur résilience tienne aux liens de chaque noeud avec ses voisins immédiats. Ce n'est que lorsque chaque écosystème est solide qu'il peut envisager avec confiance d'établir des contacts un peu plus distants : il sait que ses risques sont limités ? 

lundi 29 novembre 2021

La route vers la servitude

Hayek a écrit "la route vers la servitude". Pour lui les régimes d'après guerre nous y menaient. 

Lorsque l'on entend ce qui est dit sur les réseaux sociaux, on pourrait se demander si ce n'est pas leur programme. En effet, apparemment, tout ce programme consiste à nous rendre dépendants de leurs produits. 

Un espoir ? La BBC disait que les jeunes générations auraient une sorte de ras le bol post confinement qui les conduirait à reprendre goût à la vie réelle. 

vendredi 19 novembre 2021

Stupéfiant Facebook

Discussion de radio. Le métier de Facebook et des autres réseaux sociaux est de nous rendre dépendants. Le sujet fait l'objet de recherches très sérieuses. Et les dommages sur la santé de leurs victimes sont patents. 

La justice devrait-elle s'en inquiéter ? (Je note, au passage, que la Chine a pris des mesures pour protéger sa population.) Mark Zuckerberg = Pablo Escobar ? 

(Un précédent billet disait que la Mafia investissait ses fonds particulièrement intelligemment. A-t-elle "pivoté" vers les réseaux sociaux ?)

samedi 6 novembre 2021

Fake book

Plus un contenu est apprécié, plus il génère de revenus publicitaires. Ce que demande vraisemblablement Facebook à ses algorithmes d'intelligence artificielle, c'est de susciter le maximum d'intérêt de la part du public. 

"N'ayant pu faire les mal habiles sages, (la fortune) les fait heureux, à l'envi de la vertu" écrit Montaigne.  La sagesse ne paie pas, autrement dit. Or l'IA cherche à nous rendre heureux...

Dans cette histoire, qui est le plus coupable ?   

lundi 17 mai 2021

Délation


Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j'ai reçu trois messages comme celui-ci. Mes publications sont jugées illégales. Avec menace de fermeture définitive d'un blog qui représente 12 ans de travail. 

Cela m'est apparu comme tellement ridicule que j'ai cru à une opération de piratage. Jusqu'à ce que je reçoive trois autres messages me disant que mes billets avaient été jugés dignes d'être remis à leur place. 

Mais, surtout, il y a la phrase "nous a été signalé". Voilà qui aurait fait frémir mon père. Voici la belle société, le paradis numérique que l'on nous a promis : une société de la délation et de la censure, dans laquelle des anonymes, devenus justiciers par le simple fait qu'ils sont salariés d'une multinationale étrangère, décident de votre sort ? 

mercredi 10 mars 2021

Qu'est-ce qu'un "influenceur" ?

J'entendais une personne raconter qu'elle lisait régulièrement ce que plusieurs autres personnes publiaient sur les réseaux sociaux. Suiveur et influenceur. 

Quel plaisir trouve-t-on à "suivre" ? Rêver. S'imaginer que l'on vit l'existence de "l'influenceur". C'est du moins ce que j'ai cru comprendre. 

Cependant, le champ d'influence de l'influenceur semble limité. J'entendais que, dans une discussion entre influenceurs et porte-parole du gouvernement, les suiveurs avaient jugé qu'ils étaient mal représentés. De même, on croyait que les vedettes avaient un gros pouvoir d'influence, on a constaté que leurs opinions n'étaient pas suivies par la population. Quand on admire Zorro, on peut avoir envie d'acheter son costume, mais, s'il ne se comporte plus comme Zorro, il n'est plus rien ? 

dimanche 21 février 2021

Anti communauté

Les réseaux sociaux sont des questions de "communautés". Qu'est-ce qu'une communauté ? 

Définition négative ? C'est quelque-chose dans lequel je ne suis pas à l'aise. C'est surprenant : j'ai passé ma vie, privée et publique, à organiser et à animer des événements sociaux. Déjeuners, dîners, clubs, compétitions sportives, conférences... Point commun ? Pas de leader. Chaque individu reste un individu. Il n'y a pas de pensée commune. Les rapports sont polis, mais l'approbation n'est jamais gagnée. Le silence manifeste le désaccord. 

Une communauté, par contraste, est un renoncement à la pensée ? Une bulle, qui s'est inventé une réalité, en marge de la réalité ?

mardi 14 juillet 2020

L'ubérisation disruptée par la démocratie ?

France Stratégie a réuni les "plates-formes" citoyennes. Ces plates-formes organisent des débats entre Français, afin de savoir ce qu'ils désirent, puis font connaître leurs sentiments. (France Stratégie procède de même.)

J'en retiens que ces plates-formes répondent à une attente nouvelle. Le citoyen, là où il se sent légitime, veut être entendu. Ces plates-formes expriment fortement le refus de l'infantilisation auquel il a été soumis traditionnellement par le pouvoir politique. Il en ressort que leurs participants veulent des gouvernants qui décident vite et bien, mais après avoir consulté la collectivité, et qui s'expliquent clairement (le citoyen aurait "perdu le fil" de ce que fait l'Europe, par exemple). "L'Etat autoritaire" : non.

Sont-elles représentatives des Français ? Certainement pas. Il suffit de voir leurs animateurs pour constater qu'ils appartiennent à un cercle extrêmement étroit. On a même l'impression qu'ils viennent de la même classe (au sens scolaire du terme). En revanche, ce besoin d'expression pourrait être commun à toute la population. D'ailleurs, il était dit que le Français est un peuple qui s'intéresse, beaucoup plus que d'autres, à la politique, même s'il vote peu. (Au fond il aime son pays, et c'est pour cela qu'il lui en veut de ne pas être à la hauteur de ses attentes ?)

Ce besoin d'expression rencontre le désir du politique, qui encourage ces initiatives.

Serait-on au "début d'une réforme démocratique" ? Demain, le "bon gouvernement" de Pierre Rosanvallon ? Quel sera le rôle qu'y joueront les plates-formes ?

S'il y a un paradoxe dans cette affaire, c'est qu'après avoir été asservissement de l'homme par l'homme, avec Uber, elles deviennent lien social...

dimanche 19 janvier 2020

Facebook, le justicier

Plus prompt que l'éclair, Facebook m'envoie la note comminatoire suivante :
Diantre. Je me découvre grand criminel. J'enfreins les "Standards" avec un S majuscule, de la "communauté" (je croyais que Facebook était une société à but lucratif...). 

De quoi s'agit-il ? Dans une réponse à un commentaire, j'ai copié un lien vers un de mes billets. (J'ai ensuite publié le dit billet sur Facebook, sans encombre.) 

Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive. Un commentaire innocent produit une condamnation sans appel. Le jugement de l'intelligence artificielle. 

A tort ou à raison, cela me fait croire que l'on vit dans un monde de justiciers. Mais, étrangement, le justicier ne s'en prend qu'au misérable. Dans le monde de surhommes de la Silicon Valley, la vie du peuple est gouvernée par des robots ?

mardi 22 octobre 2019

La puissance occulte des réseaux sociaux

Ma radio dit que le réseau social fait peur. C'est le terrain des fake news et des forces des ténèbres.

Mais, à qui la faute ? Les journaux officiels refusent tout ce qui semble contredire un temps soit peu leur ligne officielle. Ce faisant, ils privent de parole la grande majorité, qui pense presque comme eux, et ils font des excités une cinquième colonne incontrôlée.

jeudi 3 octobre 2019

Twitter et Lubrizol

Peut-on se renseigner en consultant Twitter ? Chaos. Avant d'arriver à une information originale, il faut passer par des quantités de tweets d'inconnus qui la commentent ou qui expriment des opinions de peu d'originalité ou d'intérêt. Twitter ne nous informe pas, il nous renforce dans nos certitudes ?

En ce qui concerne Lubrizol, j'observe que la communication du gouvernement est noyée. Si on en entend parler, c'est parce qu'elle est reprise pour être ridiculisée. Plus curieux, peut-être, est le cas de la presse "intellectuelle", sérieuse. Elle n'a rien trouvé de mieux à dire que de dénoncer des "fake news". C'est peut-être méritoire, mais ça laisse entendre qu'elle est imperméable à l'angoisse humaine. Quant à Lubrizol : rien ?

lundi 9 septembre 2019

Les hasards de Twitter

Ce blog parle de changement et est un exemple de changement. Il existe depuis 11 ans. Sa forme et son fond ont beaucoup changé. Puis, l'un et l'autre se sont stabilisés. La forme d'abord. Quant au fond, il a été soumis à des "restructurations" radicales, à des "changements de rupture" diraient peut-être les universitaires, à mesure que ma vie se compliquait et que je devais réduire le temps que je lui consacre, et, surtout, que je consacre aux sources qui l'alimentent.

Récemment, il a connu un petit changement de forme. J'intègre dans mes billets des représentations de tweets. Cela ne me demande pas beaucoup d'efforts, leur donne un peu couleur, et, du même coup, intègre le lien de l'article que je cite.

Cette idée est le fruit du hasard. J'ai toujours cherché à avoir une revue de presse d'articles de fond. C'est l'usage que je fais des réseaux sociaux. Et ça marche plutôt mal. Donc, j'avais programmé Twitter pour cela. Mais je ne le regardais pas. Jusqu'à ce que je ferme les commentaires de ce blog (parce que l'intelligence artificielle me reconnaît comme un robot, et m'empêche d'enregistrer mes réponses à commentaire), et qu'Hervé Kabla se mette à commenter mes billets sur twitter. J'y suis donc venu, et ai constaté que je pouvais y trouver des idées et des illustrations...

mercredi 26 juin 2019

La démocratie menacée

"Les résultats (de l'enquête) montrent que les démocraties occidentales tendent à voir les réseaux sociaux, l'industrie financière et les Etats Unis d'Amérique, comme des menaces contre la démocratie. Le pays dont les citoyens disent que l'Amérique a eu l'impact le plus négatif sur la démocratie dans le monde sont l'Autriche, l'Allemagne, le Danemark, la Suisse et le Canada, allant de 66% pour l'Autriche à 58% pour le Canada". (Source de la citation.)

Voilà qui est paradoxal. Car tous ces accusés se sont présentés un temps comme des champions de la démocratie. Tartufferie ? Vers une mise sous contrôle des pouvoirs anti démocratiques ?

(PS. Attention. Cette étude est difficile à interpréter. (Original.) Si l'on lit le commentaire qu'en fait celui qui l'a commandée, on voit qu'il a un compte à régler avec M.Trump. Ensuite, si l'on regarde ce qui est dit sur le reste du monde (détail), on voit que la Chine s'estime plus démocratique que les USA ou la France, et que, contrairement à elles, elle n'a pas besoin de plus de démocratie. Quant à l'influence des USA, elle est vue positivement en Amérique latine, et particulièrement au Vénézuela, et beaucoup moins négativement en Chine qu'en France ou au Canada... Méfions-nous des interprétations ? Elles nous font vite tomber dans les fake news. Remarque : l'étude est sortie après l'article que j'ai cité, d'où ce commentaire en retard.)

jeudi 2 mai 2019

L'évolution du blog

J'ai créé un nouveau blog, pour la publication d'articles "de fond". (Le blog : Antichiant.) Du coup, j'en suis revenu à Wordpress, que je n'avais pas utilisé depuis longtemps.

Qu'est-ce que je constate ? Wordpress a maintenant un tiers du marché du blog. (Mais ce ne doit pas être un marché qui pèse très lourd.) Contrairement à Blogger (ce blog), qui demeure étrangement soviétique. Wordpress a considérablement évolué, et s'est amélioré. (Cependant, rien à voir avec les évolution d'un logiciel de CAO, par exemple, qui acquiert sans cesse de nouvelles fonctionnalités. Le logiciel moderne plafonne vite.)

En revanche, jadis, les blogs semblaient faire l'objet d'une publicité "spontanée", ce n'est plus le cas. Hypothèses : soit Wordpress ne fait plus la promotion des blogs gratuits, soit, désormais, seul le puissant, celui qui paie pour que son contenu soit détecté en premier, peut se faire remarquer sur Internet.

lundi 31 décembre 2018

Réseaux sociaux et communautés

Le débit créera les usages, disait-on au temps de la bulle Internet. Quels usages ont émergé des réseaux sociaux ?

Si l'on en croit le réseau social, une communauté se résume à "influenceur" / "suiveur". Si l'on observe la société animale, on peut se demander en quoi c'est un progrès.

Mais c'est peut-être tout de même une innovation. On nous dit que nos réflexes "primitifs" nous viennent de l'homme des cavernes. Et si c'était le contraire ? Et s'il fallait la protection de notre société pour que l'homme puisse avoir des instincts "primaires" ?

dimanche 30 décembre 2018

Réseaux sociaux et gilets jaunes

Quoi qu'il arrive, on parle "réseaux sociaux". Les réseaux sociaux seraient le mauvais génie des Gilets jaunes. C'est une grande désillusion, pour certains. Car, initialement, on croyait que les réseaux sociaux serviraient les forces du bien, les valeurs démocratiques.

Ce type de raisonnement, que j'entends sur France Culture, paraît bâclé. En effet, les mouvements de foule n'ont pas attendu les réseaux sociaux. Lors de la Révolution, on parlait de "clubs", par exemple. Ensuite, la communication a le pouvoir de faire bouger les foules, si ça n'a pas été le cas de la communication "démocratique", c'est, peut-être, qu'elle manquait de séduction. Ses auteurs feraient peut-être bien de se demander ce qui n'allait pas. Et si, en particulier, l'on avait retenu que les réseaux sociaux étaient un moyen de manipulation ?

samedi 15 septembre 2018

Harcèlement social

Un article déjà ancien de Harvard Business Review, parlait des dommages qu'occasionnait l'usage de l'email. En effet, l'essentiel de la relation humaine est dans l'émotion. Or, l'email véhicule incorrectement celle-ci. (Dans ma jeunesse, on appelait mes emails des "Skuds"...)

Je me demande si le phénomène n'est pas amplifié par les réseaux sociaux. Pensez-vous que si ceux qui s'y expriment se voyaient en face à face, ils diraient ce qu'ils disent ? Les réseaux sociaux sont faits à l'image de M.Trump. Curieux refuge des temps barbares.

mercredi 5 septembre 2018

Le problème des réseaux sociaux ?

Je me suis désabonné de Google+ et Facebook. J'envisage de faire de même pour Twitter. Je n'ai pas trouvé mon usage. J'ai peu de temps libre. J'aurais aimé lire de quoi me changer les idées, réfléchir, un peu. Un fil d'informations surprenantes. Ce que je cherche chez France Culture, en dehors des émissions dans lesquelles ses journalistes donnent leur opinion.

Grâce aux podcasts, on peut éviter les journalistes, mais, avec les réseaux sociaux, le tri est impossible: quand il s'agit des sujets de société nous sommes tous des beaufs ; les réseaux sociaux ont donné un retentissement mondial à notre bêtise. "Ne parle pas de ta vie, elle est pleine de trous", me disait ma mère. Elle avait bien raison.

mardi 24 juillet 2018

Youtube et nouveaux usages

Lors de la bulle Internet, notre élite gouvernementale disait "le débit créera les usages". Je ne sais pas si Internet a créé beaucoup de nouveaux usages bien glorieux.

En tout cas, Youtube m'en a fait découvrir un. C'est un moyen d'entrer dans la vie d'un homme. En particulier d'un pianiste. On peut le voir jouer de près, et je n'avais pas compris jusque-là que la façon de jouer est particulière à une personne. Elle exprime une personnalité. Il y a le virtuose, qui joue pour la galerie, et celui qui exprime son âme. Et on peut les entendre parler de ce qui compte pour eux. Au fond, je ne les vois pas comme des gens admirables, mais comme des extra terrestres. Ils ont eu une obsession, qui les a amenés à devenir uniques. Pour le reste, ils ont généralement eu une vie déglinguée. Ils étaient mal finis.

Dans ma liste, il y a Glenn Gould et Scott Ross. Ils n'ont pas été des interprètes. En particulier Glenn Gould. Ils ont fait sonner les partitions d'une façon qui aurait déconcerté leurs auteurs. Ils ont fait ce que dit Borgès. Ils n'ont pas interprétés Bach ou Scarlatti. Ils ont inventé à l'identique leur oeuvre. Et cette oeuvre, écrite au vingtième siècle, n'a rien à voir avec l'oeuvre, identique, écrite au dix-septième.

Il y a aussi Martha Argerich et Claudio Arau, chacun pour des raisons différentes. Mais en particulier parce qu'ils ont une façon de jouer qui a transformé mon appréciation de celle de leurs collègues. Il y a des gens qui sont des pianistes. Et d'autres qui imitent des pianistes ?