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vendredi 26 novembre 2021

La globalisation victime du virus ?

Les organismes internationaux de la santé s'inquiètent de la possibilité que la nouvelle variante du virus échappe aux vaccins, dit le Financial Times. 

Cela m'a fait penser à une opinion entendue au début de l'épidémie de Sida. Selon elle, tout se passerait comme pour les maladies vénériennes : on ne pourrait pas l'éliminer, mais on parviendrait à vivre avec. Effectivement, l'épidémie a été contrôlée, mais pas arrêtée. Et on y est arrivé en maintenant en vie ses victimes, mais, surtout, par un changement de comportement. 

Le ressort de la globalisation était le très faible coût du transport. Il permettait de mettre en concurrence les nations. Entre élevage, congélation, découpage, conditionnement, consommation, un poulet pouvait être transporté dans plusieurs pays. Aujourd'hui, dépendre d'approvisionnements étrangers devient dangereux. Le virus semble avoir trouvé le talon d'Achille de la globalisation. 

Pour éviter les effets des variants du virus sur le transport international, leurs conséquences, et, surtout, l'incertitude qu'ils créent, le circuit des échanges et des déplacements humains devrait être amené à évoluer radicalement dans les prochaines années. 

samedi 2 décembre 2017

SIDA

Hier, journée SIDA. J'entendais aussi une série interviews d'Etienne Daho (A voix nue). Il disait que beaucoup de ses amis en étaient morts. Ce qu'il attribuait aux pratiques sexuelles de son époque.

En 68, on disait "il est interdit d'interdire". Il se trouve que l'homme n'a pas en son pouvoir d'éliminer toutes les interdictions. Le rôle de la société est de lui faciliter la vie.

dimanche 5 octobre 2014

Au secours, l’Etat

The Economist consacre un rapport à la 3ème révolution industrielle. Contrairement aux deux autres, celle-ci détruit l’emploi. Mais aussi le capitalisme. En effet, en produisant une main d’œuvre misérable, elle réduit l’intérêt de l’innovation. On est entré dans un cercle vicieux de perte de productivité. The Economist en appelle à l’Etat. On croirait entendre Martine Aubry. Redistribution ! N’ayons pas peur des solutions radicales : pourquoi ne pas donner un « salaire de vie » à chaque homme ? De quoi vivre, quoi qui lui arrive. (Une solution nationaliste ?)
Des idées pour l'Etat ? Les infrastructures de transport. Emprunter ne coûte rien, et des études montrent que cela crée de la croissance. D’autant qu’en Allemagne et aux USA, cela fait longtemps que l’on n’a rien fait. Faut-il aussi en revenir à la retraite par répartition ? Une étude montre que « les régimes de retraite privés ont eu des rendements négatifs pour l’essentiel du siècle ». (Angleterre, France, Italie, Belgique et Espagne.) Pourquoi l’Occident est-il devenu égalitaire de 1914 à 1970 ? « Retrait de la globalisation. »

The Economist en pince pour Manuel Valls. C’est le Blair français. Mais tout le monde est contre lui. Va-t-il pouvoir mener ses réformes à bien ? Le parlement européen prend du pouvoir. En Angleterre M.Farage prend des voix à gauche et à droite. Mais la flexibilité nécessaire au discours démagogique résistera-t-elle au succès électoral ? Les USA perdraient-ils leur guerre contre l’Etat Islamique ? Ils ont bombardé un des ennemis du dit Etat. Du coup on se demande à quel jeu ils jouent. Ils feraient l’unanimité contre eux. Effrayant. La justice américaine ne fonctionne plus. Elle est entre les mains des procureurs qui jugent selon leur bon plaisir. 95% des accusés plaident coupable pour éviter l’arbitraire d’un procès. Et cela conduit à de graves erreurs : « Entre 1973 et 2004, 46% des condamnations à mort, que l’on a pu prouver prononcées à tort, étaient dues à de faux témoignages de mouchards ». Les procureurs ont un pouvoir colossal, et ne reculent pas devant la manipulation. Et la motivation de plier la justice à ses intérêts est forte « ils espèrent traduire leurs victoires de prétoire en de très rémunérateurs postes d’associé dans des cabinets d’avocats ou en plate-forme électorale pour obtenir des charges publiques. » Hong Kong veut la démocratie. La Chine ne peut tolérer une démocratie en son sein. Ce problème ne semble pas avoir de solution.

Histoires d'entreprises allemandes. Elles achètent des entreprises américaines. L’Allemagne a beaucoup d’argent à placer. Méthodiquement, elle conquiert le monde. Sa très forte culture serait un obstacle aux fusions. Mais elle apprend de ses erreurs. Rocket Internet entre en bourse. Modèle allemand : lancer des start up qui font ce que d’autres font, mais à l’allemande, c'est-à-dire mieux. Les Allemands placent leur argent dans les obligations de leur Mittlestand. Histoire d’amour.

Le monde consomme de moins en moins d’électricité. Le salut des producteurs d’électricité pourrait venir de la voiture électrique. Mais ils ne l’ont pas compris. Les sous-traitants de l’aéronautique se sont concentrés. Du coup, ils sont en position de force face aux fabricants d’avions.

Les dirigeants d’entreprise devraient lire les grands penseurs. « Les grands patrons risquent d’être tellement obsédés par le succès matériel qu’ils en arrivent à ignorer leur famille ou à violer la loi. »

Un odorat mauvais est corrélé à une faible espérance de vie. Les origines du sida remonteraient aux années 20. Un chasseur aurait été contaminé par un chimpanzé camerounais. La maladie a ensuite emprunté les voies du commerce et de l’assistance au développement, et a reçu d’occasionnels coups de pouce des périodes de chaos produites par les guerres d’indépendance. 

dimanche 20 octobre 2013

La rigueur scientifique, dernière victime en date des théories libérales

Pourquoi la science déraille-t-elle ? se demande The Economist. La plupart des publications scientifiques ne résistent pas au réexamen. Apparemment, c’est le résultat de la culture du management par objectif, et de son corollaire : la publication à tout prix. (Nouvelle conséquence imprévue des théories libérales ?)

La popularité de M.Hollande sombre. Mais l’estime nationale lui est indifférente. Il croit aux « cycles historiques ». Pas besoin d’agir, les choses s’arrangeront d’elles-mêmes. L’Irlande rembourse ses dettes mais se retrouve fauchée. L’Italie masque ses subventions à Alitalia. L’Allemagne se détourne de l’Eglise Catholique. (Qui est une sorte de service public avec ses propres sources de revenus.) En Russie, M.Navalny, candidat de The Economist, se révèle plus nationaliste que M.Poutine. En Inde, les milieux d’affaires s’enflamment pour un nationaliste qui sent le soufre. (Il n’y a pas que le peuple qui aime les extrêmes ?) L’Angleterre tend les bras aux banques chinoises. Elle leur permet d’ouvrir chez elles des succursales plutôt que des filiales. Histoire de leur éviter la réglementation anglaise (et européenne ?). L’Europe cherche à stopper le flot de subventions qui partent vers les petits aéroports. Et qui sont reversées aux compagnies à bas coût. Beaucoup de ces aéroports pourraient fermer. 

Rien de nouveau en Iran, toujours aussi amical vis-à-vis des USA, et en Egypte, toujours décidée à retourner à l’ancien régime. Les rebelles syriens s’en prennent aux journalistes. Ce qui est bien pour l’image de M.Assad. Mexique sans foi ni loi ? Plus de 100.000 enlèvements. L’Etat ne fait rien. Le président du Venezuela se comporte de plus en plus en dictateur (fou ?). Aux USA, guerre de tranchée entre Républicains et Démocrates. Ces derniers ont repoussé l’offensive des premiers. Mais le front n’a pas bougé. Cependant, les élus républicains ne sont pas tous des demeurés. The Economist a déniché deux exceptions à la règle. Le gouvernement japonais veut durcir ses lois concernant la divulgation de secrets d’Etat. Mais cela va contre la culture nationale. Le Vietnam ressemble à la Chine, en plus glauque. Va-t-il réformer son capitalisme d’Etat ? En Birmanie, le parti de Mme Suu Kyi pourrait prendre le pouvoir, mais y est totalement impréparé. Au Brésil le gouvernement semble avoir vécu de la planche à billet. « La dette publique croit. Les banques prennent une part grandissante du marché du crédit. Et le gouvernement tord les règles comptables pour cacher tout ceci. » Comment cela va-t-il se terminer ?

Décidément, il n’y a pas de limite à la spéculation. Ce coup ci, elle porte sur les dettes d’entreprise. Les marchés sont ils imprévisibles ? M.Fama dit oui, M.Shiller, non. On leur donne le Nobel.

Les taxis, dernier secteur en date à être attaqué par Internet. Applications mobiles permettant de les appeler. Qu’est-ce que ça va donner ? Le câble USB deviendrait un système d’alimentation universel. Ce qui remettrait en piste le courant continu, en ce qui concerne l’alimentation de la maison et du bureau. L’avantage viendrait de ce que le câble transporte aussi des données. Cela en fait l’allié naturel des « smart grids ». Avec tout ce que cela signifie d’économie.

Afin d’essayer de retrouver un peu du talent de M.Jobs, Apple recrute des gens qui ont du goût.

Comment résoudre les problèmes du monde ? L’Oxford Martin Commission en appelle, en quelque sorte, aux organisations de bonne volonté. L’idée est de sortir de la paralysie des Etats pour constituer des coalitions d’institutions privées et publiques. Et d'attaquer sans attendre les questions importantes. 

Science. Il se pourrait qu’il n’y ait pas eu plusieurs types d’humains primitifs. Mais un seul, hautement variable. Une technique pour combattre le sida. Faire éclater le virus, dont le principe serait d’être sous pression. 

mercredi 31 juillet 2013

Thérapie génique

Je découvre la thérapie génique avec beaucoup de retard. La thérapie génique consiste à modifier le patrimoine génétique d'une personne, pour la soigner. Pour cela on utilise des "vecteurs" qui vont transporter les gènes que l'on veut ajouter. Ce sont souvent des virus redoutables (dont celui du sida - vecteur lentiviral), que l'on modifie. Plusieurs choses me frappent :

Ce faisant on transforme le patient en OGM. Or, alors que l'OGM nous terrorise quand il s'agit de légumes, il nous réjouit quand il faut nous soigner...

Ce qui est dit des OGM semble aussi possible en ce qui concerne la thérapie génique : ses conséquences ne paraissent pas parfaitement maîtrisées :
L'intégration des vecteurs rétroviraux dans le génome de la cellule cible, si elle est un atout majeur pour la pérennisation et la transmission de l'information génétique, représente néanmoins une difficulté en termes de sécurité. Deux essais cliniques utilisant les vecteurs rétroviraux murins pour modifier les cellules hématopoïétiques (traitement de l'immunodéficience liée à une mutation portée par la chaîne gamma-c du récepteur à l'interleukine-2 (...), et traitement de la maladie de Gaucher) ont conduit à l'apparition de formes de leucémies chez les patients.