Affichage des articles dont le libellé est Presse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Presse. Afficher tous les articles

mardi 16 août 2022

Afghanistan

Hier, cela faisait un an que l'armée occidentale s'était retirée d'Afghanistan. BBC 4 y avait installé son équipe de journalistes. 

Alors que je m'attendais à ce que l'on parle de l'état du pays et de sa population - il paraît que l'économie est en faillite et que la population sombre dans la précarité -, voire des guerres des Talibans avec leurs ennemis, je n'ai entendu parler que de la situation de la femme, qui doit être voilée. Les titres du Monde semblaient indiquer le même biais. 

Quelle est la mission de la presse ? Nous informer, ou nous faire la morale ? 

mercredi 13 juillet 2022

D'où parles-tu ?

"D'où parles-tu ?" aurait été une expression utilisée par les révolutionnaires de 68. 

Excellente expression. Nos raisonnements ne sont que des attrape-nigauds. Ils ne démontrent rien, mais justifient une idée préconçue. Autant partir d'elle. 

Voilà qui explique peut-être la perte d'influence et de chiffre d'affaires de notre presse. Nous avons fini par soupçonner qu'elle pensait "de quelque part". Pourquoi demander l'heure à une pendule arrêtée ?

Pas de discussion possible, alors ? La bonne discussion est, probablement, une exploration, pas une démonstration. Exploration d'une question, mais, avant tout, des certitudes de ceux qui y participent. Une recherche de "d'où l'on parle" ?

jeudi 14 avril 2022

Désinformation ?

Pour beaucoup de gens, dont moi, que Madame Le Pen puisse être élue a été une surprise. Pourtant, a posteriori la popularité de Mme Le Pen a des causes évidentes. Celles qui ont provoqué le mouvement des Gilets jaune, le Brexit et l'élection de M.Trump. Pourquoi les a-t-on oubliées ? 

Je me suis mis à lire la presse "rurale". Il n'y est pas question du "populisme" de la presse parisienne, mais de citoyens faisant des remarques pertinentes à des élus qui ne comprennent rien à la réalité. Faut-il aller chercher plus loin le mécontentement du pays ?

Avons-nous été victimes de "désinformation" ? 

mercredi 13 avril 2022

Diabolisation

Mme Le Pen a réussi sa "dédiabolisation" ai-je lu. 

C'est l'électeur qui a été diabolisé. 

Le rédacteur en chef de La Tribune écrivait ainsi qu'une majorité d'électeurs allait voter pour des partis "populistes". Aurait-il oublié le principe de la démocratie ? La voix du peuple est celle de Dieu. Le propre de la démocratie est qu'il ne peut pas y avoir une majorité de mécontents, quel que soit le nom qu'on leur donne.

Ce même phénomène s'est passé aux USA et en Angleterre, il y a 6 ans. (On peut le voir en lisant ce blog.) Pourquoi n'avons-nous pas compris cet enseignement ?

A force de crier au diable... ?

samedi 9 octobre 2021

Bientôt, une presse populiste ?

Depuis quelques temps il est question d'un empire Bolloré des médias, avec relents de populisme. 

Faut-il s'en étonner ? Il y a un marché qui n'était pas servi. Les USA ont Fox News, l'Angleterre, la presse de M.Murdoch. Et, longtemps, la nôtre a été dominée par M.Hersant.

Est-ce une bonne chose ? Ces gens ont souvent des comptes à régler avec les classes dominantes (qui les ont rejetés ?), et une opinion peu flatteuse du citoyen. 

J'entendais dire que de Gaulle en avait voulu à la presse. Il l'avait sauvée, après guerre, mais elle était uniformément contre lui. (Ce qui expliquait qu'il ait voulu une télévision à sa botte.) Elle a peut être eu tort, effectivement, de manquer de nuances. Cela expliquerait-il qu'elle soit tombée aux mains de M.Hersant. Et si c'était elle qui avait fait le succès de M.Bolloré ? 

mardi 2 février 2021

La disparition du professeur Raoult

On n'entend plus parler du Pr. Raoult, me disais-je. Eh bien, il a droit à une interview. Et ses propos sont intéressants, notamment parce qu'ils différent de ce que l'on entend d'ordinaire. Plutôt dans le registre du bon sens scientifique, que dans celui du complot, d'ailleurs. 

Je n'ai toujours pas compris pourquoi il suscite une telle haine. J'entendais l'autre jour un invité de France Culture faire allusion, me semble-t-il, à ses déclarations, en disant qu'elles avaient été relayées par une presse qui a besoin de sensationnel pour vendre. Indirectement cet homme appelait, donc, la censure de ses voeux. Le Pr. Raoult aurait-il été un révélateur de certaines tendances peu démocratiques de notre société ?

mardi 1 décembre 2020

Comment "parler vrai" ?

Dîtes-vous toujours ce que vous pensez ? Le pouvez-vous ? Du coup, qui croit-on ?

Qui croit que la Chine, la presse, ou le gouvernement « parle vrai » ? Et si tout tenait à une erreur concernant la signification de "parler" ? 

Et si la presse, par exemple, croyait que parler signifie donner des réponses ? Or, ce n'est pas ce que demande l'inquiétude : elle veut que l'on "fasse la lumière". Autrement dit, on demande à la presse d’enquêter. Or, c’est son métier ! 

Et si « parler vrai » signifiait, seulement, faire bien ce que l’on est supposé bien faire ? Donc commencer par se demander qui l’on est, quel est son rôle social, et ne pas avoir honte du résultat ? 

(La presse a peut-être bien commencé à entamer une mue. Ses enquêtes semblent souvent justifier ses a priori, mais elle est certainement sur la bonne voie.
Parler vrai, une des conditions nécessaires de la démocratie, dit Pierre Rosanvallon...)

jeudi 10 septembre 2020

Revue de presse

Un temps, je lisais The Economist (mon premier abonnement remonte au début des années 80 : je pensais que ce serait un moyen d'apprendre l'anglais !). C'était une sorte d'idéal, bien que croisé du "libre échange", on y trouvait une analyse rigoureuse des sujets qui m'intéressent : ce qui se passe dans le monde. En effet, pour l'homme d'affaires digne de ce nom (i.e. anglo-saxon), le champ d'action est mondial. Et le monde est un affrontement de titans. Voilà pourquoi les journaux économiques sont utiles. J'ai abandonné The Economist le jour où il a trahi ses principes, et est devenu mauvais. (J'imagine que je ne suis pas le seul, et qu'il doit attribuer sa perte de lectorat à la "disruption" numérique...)

J'ai aussi quasiment toujours écouté France Culture, depuis que je travaille. Cette radio appartient à une autre secte. Ce qui m'intéresse, ce sont les anciennes émissions, mais aussi certains débats, car France Culture a des valeurs qui, contrairement à celles de The Economist, ont résisté à l'idéologie sectaire. Ce que je demande à France Culture, c'est une réflexion sur l'histoire de l'univers, de l'humanité et des idées.

Sinon, Politico Europe a remplacé en partie The Economist. On y parle géo politique, aussi.

Pour les autres, je me limite aux titres, ce qui est assez pour avoir un "vernis", et faire une enquête si une nouvelle semble devenir sérieuse :
  • Financial Times : les nouvelles des multinationales. 
  • La Tribune. Des efforts méritants, un côté curieusement cocardier, mais rien qui donne envie de lire un article. 
  • Le Monde. Les nouvelles de la presse anglo-saxonne de la veille, ou des sujets de "société"(sexe et football) qui ne doivent intéresser que le bobo. 
  • Scientific American : à force de vouloir rendre la science intéressante, on tombe dans le fait divers. Sans compter que, comme toute la presse intello américaine, SA mène une croisade anti-Trump qui n'a rien à voir avec la science. 
  • Université de Cambridge (où j'ai étudié) : que des sujets "de société". Qu'est-il arrivé à cette si prestigieuse université, qui continue, pourtant, à cracher des Prix Nobel ?
  • Harvard Business Review. Revue de référence en management, qui a disjoncté à l'époque de la "nouvelle économie", époque à laquelle j'ai résilié mon abonnement. Elle ne s'en est pas relevée. Elle aussi est étonnamment soumise aux effets de mode. 
  • Quanta. Enfin un site de vulgarisation scientifique, où l'on parle de mathématiques et de sciences fondamentales. Quanta me donne l'impression de refléter ce qu'est et ce qui intéresse la "communauté scientifique". Après les génies, elle est faite de quelques bons élèves (de plus en plus rares). La science ne "casse plus la baraque", elle fait des exercices scolaires. Ce qui était faux hier est juste aujourd'hui : le scientifique est un nain sur l'épaule de géants. (Quand il n'est pas une mouche sur un coche.)
(En tout cas, cela permet de comprendre ce que sont mes sujets d'intérêts. Sujets que, curieusement, l'Intelligence artificielle n'a pas réussi à pénétrer, à en juger par la publicité que je reçois.)

samedi 22 août 2020

A quelles conditions vais-je m'abonner ?

La Tribune me demande à quelles conditions je m'abonnerais.

Informer et faire réfléchir, voici ce que j'attends d'un journal. Et il doit être suffisamment complet pour remplacer (quasiment) les autres sources d'information. C'est que j'avais trouvé dans The Economist, avant qu'il soit victime d'une prise de pouvoir par des activistes. C'était probablement ce qu'était Le Monde avant qu'il ne subisse le même sort, en 68.

Reste la question du papier. Je lis mal à l'écran. D'autant que les pages Internet semblent prévues pour le smartphone, et pas pour mon ordinateur.

vendredi 17 juillet 2020

La presse : retour au point de départ ?

Qu'a changé la pandémie à l'avenir des médias ? (Article de Telos). Tendances accélérées ?
les conséquences économiques pour l’ensemble des médias ont été considérables et se traduiront inéluctablement par d’importantes réductions d’effectifs. Surtout les médias numériques devront accentuer un effort entamé depuis plusieurs années pour développer les services payants afin de compenser la chute croissante de la publicité qui disparait sans espoir de retour. (...) un nombre réduit de titres, en Amérique et en Europe a les moyens de proposer une offre crédible 
 En bref ? L'avenir c'est le journal d'avant ? Un site fermé, payant, où l'on trouve tout ce que l'on veut, sans avoir besoin d'aller ailleurs. Probablement aussi un site dont l'ergonomie est conçue pour le numérique (ce qui n'est pas le cas actuellement). Cercle vertueux : lectorat fidèle veut dire publicité efficace, et, plus besoin d'articles gratuits : les sites parasites (Facebook ou les applications pour jeunes) n'ont plus de contenu.

La montagne accouche d'une souris ? Non, entre-temps, ceux qui ont eu l'habilité de nous faire croire au père Noël gratuit se sont enrichis ?

Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute. 
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. 

dimanche 10 mai 2020

Le coronavirus et le laboratoire

Finalement, la presse française s'est mise à écrire sur la possibilité d'une fuite du coronavirus d'un laboratoire chinois. Pendant longtemps, elle nous a dit que cela ressortissait à la théorie du complot.

L'hypothèse semble d'autant plus sérieuse que, contrairement au passé, le gouvernement chinois paraît fermement décidé à ne pas rechercher les causes de l'épidémie. Ce qui laisse penser qu'il les connaît.

L'attitude de la presse française est surprenante. Et peut-être aussi celle des milieux médicaux. Car, la première fois que j'ai entendu évoquer cette hypothèse, c'était bien avant le confinement, dans un laboratoire de recherche, et par un de nos meilleurs chercheurs. Ensuite, un autre médecin m'a expliqué que les laboratoires étaient des endroits propices aux mutations. Ce qui est évident. (En outre, les Soviétiques ont envisagé d'utiliser le virus de Marburg, un parent d'Ebola, comme arme de guerre. Des chercheurs auraient été contaminés.) Peu de temps après, j'ai trouvé un article sur le sujet sur le site de Mediapart, dont l'argumentation correspond à ce qui est dit aujourd'hui. Curieusement, il a disparu.

Il reste un aspect mystérieux de l'affaire. Pourquoi a-t-on parlé de VIH ? Immédiatement, la rumeur a été contrée, en expliquant que c'était une illusion statistique. Mais ce contre-argument était-il sérieux, ou visait-il à nous rassurer ? Il se trouve que le hasard de mes missions m'a fait rencontrer, il y a quelques années, un laboratoire qui travaillait sur le virus du sida. On l'utilise, comme les nanoparticules, pour ses capacités à traverser le système immunitaire. Si on lui retire ce qui le rend pathogène, il peut permettre un traitement ciblé. (On peut aussi chercher à modifier la génétique humaine, avec des effets transmissibles.)

Et si la presse envisageait de "parler vrai" ?

vendredi 24 avril 2020

Je n'écoute pas les informations

J'ai remarqué que la plupart des gens que je connais me disent qu'ils s'abritent des informations. Elles sont anxiogènes.

Je suis comme eux. Sommes-nous représentatifs de la société ? En tout cas, je constate qu'il m'arrive ce que je dénonce par ailleurs : pour qu'une information me parvienne, elle doit être portée par quelqu'un de mon réseau. Et elle vient de partout sauf des principaux médias.

Les médias auraient-ils raté leur crise du coronavirus ?

samedi 18 avril 2020

Le coronavirus : un vaccin contre le VIH ?

Le Pr. Montagnier (découvreur du VIH) estime que le coronavirus serait une tentative de vaccin contre le VIH qui aurait échappé au laboratoire de haute sécurité de Wuhan. (https://shows.acast.com/frequence-medicale-et-pourquoi-docteur/episodes/journal-du-160420)
  • Cela expliquerait beaucoup de choses. Notamment que l'on trouve dans son génome des morceaux de génome du VIH, mais aussi de la malaria, et, plus curieusement, que le virus se transforme aussi vite (le coronavirus européen n'est pas le même que le chinois, ou que l'américain). En effet, la nature reviendrait au galop : le coronavirus se débarrasserait de ce qui ne lui appartient pas.
  • Les Chinois feraient bien de reconnaître leur erreur, dit le professeur. Elle est humaine, même si elle a tué beaucoup de monde et nous menace d'une crise terrible.
Si cette théorie est juste, c'est aussi une leçon pour la presse. Ce qu'elle a attribué à une thèse complotiste aurait eu des bases solides. Elle aurait été l'idiot utile de la post vérité... Même si c'était faux, elle a fait une grave erreur en le balayant d'un revers de la main.

PS. Un commentaire que me fait un ami à qui j'ai envoyé le lien ci-dessus (hier).
Merci Christophe. Au moment même où tu m’envoyais l’url que tu as jointe, l’ami de ma fille m’envoyait la version video suivante: https://youtu.be/9ZTKo-ZWsjo. du même interview du Prof Montagnier. Preuve que le sujet est d’importance. Outre que c’est une vraie bombe, il est plein de réflexions qui risquent de faire avancer à la fois la vérité et la science, par exemple, il signale des points particuliers dans son interview que je reprends ci dessous, points qui corroborent une interview récente du Prof Raoult: 
  • Le séquençage du virus VIH modifié covid19 par les gens de Wuhan contient des parties ou morceaux de celui de la Malaria (entre autres) ==> ceci expliquerait-il (?) l’effet de l’hydroxychloroquine (qui agit sur les atteintes de paludisme) sur le virus (tout au moins non complètement mais partiellement , en phase précoce).  
  • Le virus mute fréquemment par délétion de certaines sous-chaînes. Il signale par exemple que le virus atteignant la côte Ouest des Etats Unis (il cite Seattle) est beaucoup moins virulent que celui de la côte Est, or Didier Raoult prend le pari que le virus va disparaître de lui-même dans quelques semaines, ceci allant avec la constatation de Montagnier. Ont ils raison ? 
  • Dernier point : on cherche mondialement un virus contre le Sida (VIH) depuis 2007, sans l’avoir encore trouvé. Les Chinois expérimentaient l’ajout de séquences au VIH pour l’atténuer. Là encore le Professeur Raoult,  qui prétend que le vaccin du VIH ne pourra jamais exister, aurait-il raison avec son affirmation: "on ne pourra pas faire un vaccin contre le Covid19 pas plus qu’on ne pourra jamais en faire un contre le VIH », soit il connaissait les points évoqués par Montagnier soit il est quasi devin?

jeudi 5 mars 2020

Le Canard enchaîné

France Culture s'entretenait avec le rédacteur en chef du Canard enchaîné, la semaine dernière. Le Canard nargue le pouvoir. Faut-il être courageux pour travailler au Canard ? me suis-je demandé.

Le Canard est une institution utile. S'il vous attaque un jour, il peut vous servir à abattre un adversaire demain. En outre, quel est le danger que représente un président ? Il passe sa vie en repas et en discours. Ceux qui l'entourent ne pensent pas, ils cherchent à prévenir ses désirs.

Bien plus dangereux est un fonctionnaire déterminé. Une autre émission, un peu ancienne, racontait la traque (non officielle) de la police pour retrouver les meurtriers d'une fillette. Il lui avait fallu plusieurs décennies, mais elle avait réussi. C'est cette détermination qui rend le Canard bien plus dangereux que le chasseur.

Ce qui semble ressortir de ces entretiens n'est pas tant le courage du Canard que la lâcheté de la presse. Elle ne communique pas les informations gênantes qu'elle détient. La presse se censure ! Les canards sont enchaînés !

lundi 23 décembre 2019

La France vue de l'étranger

La BBC annonce que ce sera la première fois en deux cents ans qu'il n'y aura pas de messe de Noël à notre dame.

Certes. Mais est-ce une nouvelle majeure ?

Nous connaissons l'étranger, et il nous connaît, par ce type de nouvelles. Est-ce une bonne façon de s'informer ?

samedi 21 décembre 2019

L'enquête : le salut de la presse ?

La presse d'enquête, le Canard enchaîné et Médiapart, est la seule qui marche. C'est aussi la recette de la presse anglo-saxonne. N'est-ce pas la direction qu'emprunte Le Monde avec ses "décodeurs" ?

La presse papier s'est repliée sur un électorat "bobo" extrêmement étroit, et qui ne lui permet pas de vivre. L'enquête, en la ramenant à une forme de neutralité, élargirait son marché.

Mais le changement peut être compliqué. D'abord, il faut acquérir le savoir-faire de l'enquêteur. Et une enquête coûte cher. Ensuite, il faut se débarrasser de ses idéologies (bobo), au moins pour la phase d'enquête. Enfin, il ne faut pas être dépendant de la publicité et d'actionnaires privés, susceptibles d'influencer sa ligne éditoriale.

Le Canard enchaîné et Médiapart y sont parvenus en trouvant des ressources financières qui assurent leur indépendance. A l'étranger, l'éthique des journalistes, qui est liée à celle de l'enquête, est certainement un élément important de leur relative liberté de ton.

On pourrait d'ailleurs envisager un système mixte. Le Monde, par exemple, pourrait se doter d'un fonds, auquel elle ferait appel lorsqu'un article a offusqué un gros annonceur. Quant à son actionnariat, elle peut s'en protéger en adoptant la méthode de The Economist, qui est isolé des pressions de ses investisseurs par un comité d'éthique.

mardi 17 décembre 2019

Navrante presse

Que penser de l'ouverture à la concurrence des lignes de TER ?

Je regarde ce qu'en disent L'Expansion et Le Monde. Les articles sont quasiment identiques...

Pour faire des économies, tous les journaux partageraient-ils le mêmes journalistes ?

dimanche 15 décembre 2019

Mauvaises nouvelles

Pourquoi les nouvelles tendent-elles à être mauvaises ?

Je n'avais pas cette impression dans mon enfance. J'avais le sentiment que la société était satisfaite d'elle-même. Curieusement, je me demande même si, si l'on reprenait un journal d'il y a 50 ans, toutes ses bonnes nouvelles ne nous terrifieraient pas, aujourd'hui.

La puissance de la mauvaise nouvelle ne serait-elle pas qu'elle est multiple, alors que la bonne est une ? C'est un peu comme un être humain. Il est un tout magnifique, un miracle, mais nous ne voyons que ses multiples comportements irritants.

lundi 2 décembre 2019

Doit on subventionner la presse ?

En France, la presse est subventionnée. Près de 6m€ pour Libération et de 2,4m pour l'Opinion, par exemple. (La liste des plus grosses subventions 2019.)

Dans un article de La Tribune concernant une étude de la Cour des comptes on trouve un montant de subvention estimé de 0,58 à 1,8md€ pour un chiffre d'affaires de 7,5md€ !


La politique de subvention vient des années d'après guerre. Les gouvernements d'alors voulaient qu'elle conserve son indépendance. Or, elle est maintenant entre les mains d'intérêts privés. A quoi cela sert-il de lui verser de l'argent public ? D'autant que, comme l'explique Stefan de Vries, cité dans un autre billet, elle n'est plus lue. Le tirage de Libération (60.000 exemplaires), dit-il, serait petit en Flandre (un dixième des habitants de la France).

Qu'est-ce qu'une presse d'opinion ?

Pourquoi la presse est-elle un tel échec chez nous ? En réfléchissant à l'interview de Stefan de Vries (un billet précédent), une hypothèse plausible est : presse d'opinion, pas presse d'enquête. L'exception, qui confirme la règle, sont le Canard Enchaîné et Médiapart. Qu'est-ce qu'une presse d'opinion ?

Stefan de Vries dit qu'il n'a pas envie d'être agressé lorsqu'il lit son journal au petit déjeuner. Beaucoup d'amis expriment le même sentiment. L'opinion est mauvaise pour le tirage ?

Le paradoxe de la presse française, toujours selon Stefan de Vries, est que, si c'est une presse d'opinion, c'est aussi une presse qui est à la botte du puissant. (Peut-être croit elle tellement au bien et au mal que, lorsqu'elle voit que le mal a gagné, elle ne peut que lui obéir ?)

Question de valeurs ? Le journaliste étranger a, peut-être, une haute opinion de la cause qu'il sert, et de ce qu'il doit faire pour bien la servir. Un peu comme un militaire.

(Le journaliste étranger, dans ce domaine, peut avoir une opinion, mais elle est étayée par une enquête. Et cette enquête peut lui faire dire des choses qui vont à l'encontre de son opinion ? Vous vous informez en lisant un article de quelqu'un qui ne partage pas votre opinion.

En fait, j'ai connu une journaliste française qui avait les caractéristiques du journaliste étranger. Des hommes politiques de tout bord, qu'elle gênait par son impertinence, ont demandé sa tête à ses patrons, ce qui montre une autre différence entre la France et l'étranger. Mais, ils ne l'ont pas eue, autre indication intéressante. Elle a quitté ce métier parce qu'elle était lasse de sa mentalité.)