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samedi 27 août 2022

Les pleureuses

La guerre d'Ukraine se justifierait par une trahison américaine. Les USA auraient étendu l'OTAN, contrairement à leurs promesses.

En fait, plutôt que pro Poutine, ceux qui tiennent ces propos paraissent haïr les USA. Le grand Satan américain aurait asservi notre nation. Ils se lamentent de la disparition du général de Gaulle. 

Mais, même trahi, M.Poutine avait-il, comme seul choix, de massacrer des gens ? C'est ce que vous auriez fait à sa place ? D'ailleurs, n'est-ce pas faire courir des risques à sa nation ? N'aurait-il pas pu, comme les Anglais et l'UE, entrer dans l'OTAN ? Ce qui l'aurait vidé de sens. 

Et pourquoi en vouloir aux USA de poursuivre leurs intérêts ? Qui ne le fait pas, à commencer par la France, en particulier au temps de sa puissance ? Et quelle trahison n'a-t-elle pas commise à l'endroit de ses amis ? nous diraient, parmi beaucoup d'autres, les Québécois.

Et de Gaulle, qu'aurait-il fait à notre place ? Se serait-il perdu en lamentations ? Lui, simple colonel, qui n'était même pas sorti bien classé de l'école de guerre, et qui, seul contre tous, a non seulement été le symbole de tout un peuple, mais a défait les plans de Roosevelt, l'homme le plus puissant du monde, et a fait la nique à Churchill, sans qui, pourtant, il n'était rien ? Et Jeanne d'Arc ? 

Et si tous ces gens, qui en appellent aux traditions du pays, les étudiaient vraiment ? 

(Les propos de Geneviève de Gaulle sur "'l'oncle Charles" me l'ont rendu sympathique. Je l'ai entendu dire qu'à l'époque de ses études, c'était un gentil dilettante. Et que, lorsque sa nièce est revenue de déportation, il lui a demandé si elle avait eu le même sentiment de déshumanisation, qu'il avait ressenti au fond des tranchées...)


samedi 20 août 2022

Mal penser, agir juste

Il n'y a pas que M.Macron qui n'aime pas les Français. Mme Truss n'aime pas les Anglais, et Mme Clinton, les Américains. 

Tous ces gens nous jugent sur notre attitude, nos paroles... Et en concluent que nous sommes irrécupérables. 

J'écoutais Geneviève de Gaulle (rediffusion d'A voix nue de 1995, France Culture) parler de la résistance. Qui aurait pu prévoir qui résisterait, ou collaborerait, avant guerre ? 

(D'ailleurs les "bien pensants" (cf. la SFIO) ont quasiment tous été collabo !)

Il n'y a aucune corrélation entre nos paroles et notre potentiel. En revanche, la façon dont nous utilisons ce potentiel est, essentiellement, une question d'environnement. Mme de Gaulle a donné l'exemple des camps de concentration : la solidarité entre déportés a permis à chacun de tenir, et à elle de survivre ; si l'un avait cédé, il aurait entraîné les autres avec lui. 

dimanche 5 juin 2022

L'homme qui disait non

Le général (à titre provisoire) de Gaulle manqua-t-il d'éducation ? Sans Churchill, ce colonel à la carrière médiocre n'aurait été rien. Or, non seulement de Gaulle n'a pas cessé de contrarier Churchill. Mais, en 63, il a refusé l'entrée de la Grande Bretagne dans le marché commun. Un choc. Sujet étudié par la BBC. 

Il ressortait de l'émission que de Gaulle faisait une différence entre sa personne et la nation. Il défendait la France. Et son intransigeance a été bien plus efficace que les bonnes manières d'autres nations vaincues, hébergées par l'Angleterre pendant la guerre. 

En 63, il craignait que la Grande Bretagne ne fasse du projet politique qu'était l'UE, un projet économique, et que, de surcroît, elle y infiltre les USA. 

Ce en quoi il semble avoir eu raison. 

Mais il n'est pas interdit de penser que sans le passage de l'Angleterre dans l'UE, et le chaos qu'elle a provoqué, l'UE n'aurait pu devenir un projet politique. Ses membres n'ont plus d'alternative : union ou disparition. 

mardi 24 mai 2022

Le héros et le technocrate

68 révolution incomprise ? Si l'on lit bien le billet "De Gaulle en 68", on y voit un passage de pouvoir. De Gaulle est entouré de héros de la guerre de 40 (mais pas de résistants). Avec Pompidou commence l'ère des technocrates, des hommes d'appareil. 

Ni les uns ni les autres ne doivent leur légitimité à l'élection. Ce ne sont pas des politiques. Ils sont en contradiction avec les principes mêmes de la démocratie. D'ailleurs, ils ont probablement en commun le fait de surestimer leur capacité à diriger le pays, et à comprendre sa population. 

Du malaise actuel ?

samedi 21 mai 2022

De Gaulle en 68

L'Angleterre a-t-elle toujours eu un grand intérêt pour la France ? Je suis surpris du nombre de feuilletons radiophoniques de la BBC tirés de classiques de la littérature française. 

Il est même question de politique française. Dernièrement j'ai entendu une pièce radiophonique dont le sujet était De Gaulle, en mai 68 : alors que les manifestations battaient leur plein, sans avertir personne, il rend visite au général Massu en Allemagne. 

Mystère des mouvements et des changements sociaux. Un instant la société semble devenir folle, incontrôlable. Le gouvernement prend conscience qu'il est impuissant. L'histoire aurait-elle pu tourner autrement ?

Il y avait quelque chose de très américain dans le traitement de cet épisode de notre histoire. Le vieux lion doute. Il a 78 ans. N'est-il pas fini ? Mais il décide de livrer son dernier combat. Il trouve alors les mots qui mobilisent "son" peuple, et mettent un terme à la contestation. Et il se venge des jeunes loups qui avaient cru lui faire la peau, mais qui ont démontré leur incompétence. 

De Gaulle est probablement mal entouré. Il n'a confiance qu'en ses compagnons de la résistance. Or ces gens, sont, au fond, des réactionnaires. Des pendules arrêtées. Quand à la nouvelle classe politique, celle des Pompidou, elle surestime probablement la puissance de son intellect, sa compréhension de la société et sa capacité à la guider. C'est certainement toujours le cas aujourd'hui. 

mercredi 4 mai 2022

Italocratie

Les Français sont des veaux, aurait répété de Gaulle. Aime et fais ce que tu veux, répond Saint Augustin. 

Car comment peux-tu correctement gouverner des gens que tu n'aimes pas ? Ce qui est simple bon sens, quand on y réfléchit un rien. 

C'est aussi ce que dit le dieu des Juifs : je vous ai élus pour que vous me serviez. 

Bien sûr, de Gaulle était la règle et pas l'exception. Il en résulte la façon dont le pays est gouverné. On appelle cela, généralement, "populisme" ? Ou italocratie, d'italos, veau ?

dimanche 20 mars 2022

Gouverner et punir

A force de m'interroger sur de Gaulle, j'en suis arrivé à une très simple hypothèse. Nous sommes victimes de sa malédiction. 

Modélisation simple : il croyait que la France et ses colonies devaient lui être reconnaissantes, peut-être se voyait-il, comme Poutine, le petit père des peuples ; mais les peuples lui ont fait la nique. Il a très mal pris l'affront. Alors, il a décidé de les punir. Colonisés, vous voulez la liberté ? Jeunes vous voulez polytechnique sans effort ? Je vous ai compris, petits cons ! 

Autrement dit, il a sabordé le navire. 

Maintenant, il faut le reconstruire. En s'inspirant de Noé. 

mercredi 16 mars 2022

Le gouvernement des héros

Catherine Nay était interviewée par France Culture. J'ai appris qu'elle avait été mariée à Albin Chalandon. 

C'était un nom qui me rappelait quelque-chose. Un ministre gaullien. J'ai consulté le who's who des "People" : wikipedia. C'était un héros de la résistance. Et, en passant de fiche de ministre en fiche de ministre, j'ai constaté que, à son époque, c'était le cas général. 

C'étaient de vrais héros. Pas comme Eisenhower, qui a hérité d'une armée, mais comme les maréchaux de Napoléon, qui commençaient simples soldats, étaient remarqués pour leur bravoure sur le champ de bataille. Et encore, les armées de Napoléon surclassaient celles de l'Europe...

Cela en a-t-il fait de bons ministres ? Peut être n'étaient-ils pas faits pour la paix ? Ceux qui l'ont gagnée ne leur montait pas à la cheville en termes de droiture et de courage. Une leçon ? 

samedi 5 février 2022

Paradoxe présidentiel

Le général de Gaulle voulait que le président de la République soit au dessus des partis. J'ai cru comprendre récemment que c'était déjà le cas des présidents des précédentes républiques. L'originalité de De Gaulle aurait été de donner au président une légitimité par l'élection au suffrage universel. 

Ce faisant, il en est résulté qu'il est devenu un chef de parti, qui n'est plus au dessus de quoi que ce soit. 

La complexité du monde déroute le simplisme de la raison ? 

vendredi 4 février 2022

Pétain, père de la 5ème République ?

La France a gagné la guerre, et Vichy, comme Alésia, n'a jamais existé. Voilà qui est connu de tous. 

Seulement, en écoutant les voeux du maréchal Pétain, dans une émission de France Culture, je me suis demandé s'il n'a pas été le modèle de De Gaulle, ou s'ils n'ont pas partagé la même inspiration. 

Car c'est véritablement lui qui a mis à terre le régime parlementaire et la 3ème République, elle même prolongement de la Révolution. Mais c'est aussi à lui que l'on doit la structure bureaucratique de notre société dominée par le haut fonctionnaire. Le chef représente l'intérêt général, et la liberté de la population est d'obéir aux ordres des envoyés du maître. 

Pétain, le réformateur inconnu ? 

mercredi 22 décembre 2021

De Gaulle exemplaire ?

Ce blog s'interroge sur ce qu'il faut penser de De Gaulle, depuis longtemps. Sa biographie montre un militaire peu glorieux (peut-être gêné par sa grande taille). Pendant la dernière guerre, il fut un symbole quasi immobile (sa taille, encore ?), alors que d'autres jouaient leur vie, avec une bravoure stupéfiante. Puis il nous a imposé, à contre histoire, un régime monarchique, qui est en crise depuis un demi siècle. Et il s'est engagé dans une politique de décolonisation dont il était certain qu'elle nuirait au décolonisé. Et cela pour des raisons d'amour propre. 

Et, pour autant, quand on le compare à nos hommes politiques modernes, et, surtout, à ceux qui le critiquent et qui l'ont toujours critiqué, qu'il les ridiculise ! Car, si sa première guerre fut aussi courte, c'est que l'on ne peut pas courir sus à l'ennemi, quand on mesure deux mètres. Il faut bien du courage pour se dresser face à une mitrailleuse en sachant que l'on n'a aucune chance de l'atteindre. Puis, quasiment seul contre tous, il a compris ce qu'il aurait fallu faire pour gagner la guerre : mécaniser l'armée française. Pendant la guerre, il a tenu tête, seul, à tous, à commencer par Roosevelt, pour qui la France méritait le même traitement civilisateur que l'Allemagne. De Gaulle, seul, a fait plier la nation la plus puissante du monde ! Et, il n'a jamais confondu les fonds de l'Etat et les siens. On disait qu'à l'Elysée il payait son électricité. Et que, avant d'y arriver, il avait du mal à boucler ses fins de mois, avec sa retraite de colonel (il n'était général qu'à titre provisoire, et il a refusé d'être nommé maréchal). 

L'enseignement de cette histoire, c'est peut-être, d'une part, les dangers du pouvoir solitaire. Personne n'est assez intelligent pour éviter l'erreur grave. Et c'est le citoyen qui la paie, cette erreur. Et, d'autre part, qu'avant de critiquer, nous ferions bien de balayer devant notre porte, et de nous regarder dans une glace. 

(Une réflexion qui m'est venue, en entendant parler de l'incurie de Boris Johnson.)

dimanche 21 novembre 2021

Emmanuel Macron, idéal de la 5ème République ?

M.Macron est entouré de techniciens, députés y compris. Il n'a quasiment aucune assise politique. D'ailleurs ceux qui se réclament de lui se ramassent méchamment. Etrange situation. 

Mais n'est-ce pas le rêve de De Gaulle ? Un président au dessus des partis, dont la légitimité est tirée du suffrage universel. 

Cela ne correspond-il pas, d'ailleurs, au profil de M.Macron, dont le modèle vient de l'entreprise plutôt que de la politique traditionnelle ? Une sorte d'extraterrestre ?

Reste à constituer ce qui est au dessous du président : des partis qui aient une signification pour l'électorat. Qui soient réellement porteurs de convictions, et non, exclusivement, d'ambitions. 

Et si l'on était en train de comprendre, 60 ans après, la pensée de De Gaulle ? De Gaulle : une conduite du changement ratée ? 

samedi 9 octobre 2021

Bientôt, une presse populiste ?

Depuis quelques temps il est question d'un empire Bolloré des médias, avec relents de populisme. 

Faut-il s'en étonner ? Il y a un marché qui n'était pas servi. Les USA ont Fox News, l'Angleterre, la presse de M.Murdoch. Et, longtemps, la nôtre a été dominée par M.Hersant.

Est-ce une bonne chose ? Ces gens ont souvent des comptes à régler avec les classes dominantes (qui les ont rejetés ?), et une opinion peu flatteuse du citoyen. 

J'entendais dire que de Gaulle en avait voulu à la presse. Il l'avait sauvée, après guerre, mais elle était uniformément contre lui. (Ce qui expliquait qu'il ait voulu une télévision à sa botte.) Elle a peut être eu tort, effectivement, de manquer de nuances. Cela expliquerait-il qu'elle soit tombée aux mains de M.Hersant. Et si c'était elle qui avait fait le succès de M.Bolloré ? 

vendredi 2 juillet 2021

Le temps des célébrités

La vie d'Eric Tabarly (France Culture). 1964. Il pense faire une course qui n'intéresse personne. La transatlantique. Il la gagne. Le général de Gaulle cherche des héros. Eric Tabarly devient une célébrité du jour au lendemain. Alors, il côtoie les autres célébrités. Johnny Halliday et Sylvie Vartan, Brigitte Bardot et Alain Delon, viennent sur son bateau. 

Ma toute première enfance fut le temps des célébrités. On n'en a plus le souvenir aujourd'hui. Il y avait eu une première génération, après guerre : les Aznavour, Jacques Brel, Barbara, Brassens, Cousteau, Aroun Tazieff, Paul-Emile Victor... Puis une seconde à ma naissance : Johnny, Sheila, Antoine, Françoise Hardy, etc. Et célébrité avait un sens que n'a pas "people", sauf lorsqu'il parle d'une vedette américaine : on ne voyait qu'eux, on ne parlait que d'eux, quasiment rien venant de l'étranger ne parvenait à passer. On repeignait même le sous-marin des Beatles en vert. 

Ces gens ont vite disparu, ils ont vieilli prématurément. Tabarly me semblait un "has been", lorsqu'il la gagné la Transat pour la seconde fois, en 1976. En dehors de Serge Gainsbourg qui s'est adapté. 68 leur a-t-il été fatal ? Ensuite nous n'avons plus eu de célébrités. 

Qu'est-ce qui expliquait leur génération spontanée ? Un reste de la France grande puissance d'avant guerre, pays qui avait fasciné le monde, et dont personne ne se doutait du déclin ? Le chant du cygne de sa culture ? La volonté d'en garder l'illusion ?...

jeudi 1 avril 2021

Les présidents maudits ?


Jadis, je me disais que l'histoire parlerait de nos présidents comme elle a parlé des rois fainéants. Et si, au contraire, elle en parlait comme des "rois maudits" ? 

Le général de Gaulle avait une curieuse habitude. Qu'il se soit agi des colonies françaises et de nous, en 69, dès qu'il sentait de l'ingratitude à son endroit, il abandonnait brutalement ceux dont il avait voulu faire le bonheur. Il était bien conscient qu'ils allaient s'en mordre les doigts. Et il avait raison. Après lui, c'était le déluge. Et si, au soir du référendum de 69, le général de Gaulle avait maudit la France, jusqu'à la treizième génération ? 

Raconter un demi siècle de turpitudes de notre élite dominante ne ferait-il pas un joli scénario de série ? 

Première tentative pour écrire un article de circonstance, le jour du 1er avril. 

dimanche 22 décembre 2019

La fin de la Françafrique ?

Il n'y aura plus de franc CFA nous dit-on. Est-ce la fin des relations troubles entre la France et ses anciennes colonies ?

J'entendais une émission ancienne sur les relations entre de Gaulle et l'Afrique. On y disait ce que j'avais lu ailleurs, à savoir que l'indépendance avait été conçue comme une punition par de Gaulle. Il avait un grand projet d'union avec l'Afrique. Mais il n'avait pas été reçu avec l'enthousiasme qu'il attendait par la Guinée. Du coup, il a, en quelque sorte, plaqué l'Afrique, en étant bien convaincu que, seule, elle allait au devant du chaos. Ce qui a été le cas.

Question que se pose ce blog depuis avant sa naissance : la responsabilité du colonisateur n'était-elle pas d'accompagner le pays colonisé jusqu'à ce qu'il ait trouvé une place solide dans l'ordre mondial ?

M.Macron marcherait-il dans les pas du Général ?
De Gaulle Brazzaville 1944.jpg
Par Inconnu — ECPAD http://www.ecpad.fr/portraits-du-general-de-gaulle-dans-les-fonds-de-l-ecpad/, Domaine public, Lien

dimanche 8 septembre 2019

L'énigme de Gaulle

Le général de Gaulle est un marronnier de ce blog : comment juger son action ?

Une première idée que j'ai eue en lisant sa biographie est que cette action a produit l'effet inverse de celui qu'il en attendait. Fâché de l'instabilité du régime politique français, il a pensé qu'un retour à une forme de pouvoir monarchique était ce qu'il fallait au pays. L'alliance du peuple et du gouvernant tiendrait les "intérêts spéciaux" en respect, comme sous l'ancien régime. C'est le contraire qui s'est passé. Le pays est devenu une forme de démocratie anglo-saxonne dirigée par deux partis, frères ennemis, représentant les "intérêts spéciaux". (René Rémond, sur le sujet.)

Une seconde idée m'est venue récemment. Pour nous, l'après guerre est un temps de calme et de bonheur. Or, il n'en fut rien. Jamais la France n'a été aussi inflammable. Côte à côte on trouvait des déportés et leurs dénonciateurs, des résistants et des collaborateurs, une armée revancharde qui a fini par tenter un coup d'état, un parti communiste, cinquième colonne de Staline, qui récoltait pas loin d'un tiers des votes, des intellectuels hier pacifistes, maintenant "engagés", qui rêvaient de terrorisme, des Américains qui voulaient liquider la France, pour lui ôter l'envie de repartir en guerre... Et on ne compte plus les attentats contre de Gaulle.

De Gaulle et les politiciens de son temps ont réussi à créer quelque-chose d'invraisemblable, de miraculeux : un élan qui a embarqué le panier de crabes français dans une grande course vers le "progrès".

Peut-être que, si de Gaulle avait analysé les raisons de ce "miracle", il n'y aurait pas eu de cinquième république ?

lundi 29 avril 2019

Double de Gaulle

La France d'après guerre a été un chaos. Anciens collabos, nouveaux résistants, syndicats révolutionnaires, PC stalinien, intellectuels engagés, militaires putschistes, etc. Comment cette société a-t-elle pu cohabiter ? Une croyance, que le monde a partagé. On s'était trompés. La science et le progrès nous montrent la voie. Le retour au mal est impossible.

Contrairement à l'image que l'on en a, de Gaulle a été un homme de son temps. Il aimait le progrès. 

Mais il n'était pas que cela. Il était aussi "grandeur nationale", valeurs éternelles. C'est peut-être cela que ne pouvait plus supporter la jeunesse. Et qui a causé une révolution. Le leader du changement doit se méfier de ses idées fixes ? 

mardi 2 mai 2017

De Gaulle

"De Gaulle mania", diraient les anglo-saxons. Le général est furieusement à la mode.

Mme Le Pen le cite sans cesse. Ce qui m'a surpris. Je n'arrive pas à la dissocier de son père. Or, pour moi, celui-ci était du côté de Pétain. M.Fillon semblait aussi s'être identifié à de Gaulle. Ce qui était, aussi, surprenant. Car de Gaulle était contre les partis, et pour "la France", un peuple uni par une culture particulière. Notre régime présidentiel vient de là. C'est un homme qui représente la volonté du peuple. Il en tire sa légitimité. Et "En marche" ? Du pur de Gaulle. C'est un mouvement, et pas un parti. C'est une tentative (risquée) de rassembler la France derrière un homme, par un engagement personnel. Quant à M.Mélenchon, c'est l'exception qui confirme la règle. C'est l'anti de Gaulle. Il veut une 6ème République. 

Comme quoi de Gaulle est bien au centre des débats. Et si, nouvelle conséquence imprévue, on en revenait à l'esprit de son oeuvre ? Et si la 5ème République devenait de nouveau la 5ème République ?

vendredi 13 mai 2016

Le 49.3 de l'irresponsabilité

Loi sur le travail : 49.3. Le gouvernement engage sa responsabilité, et dégage la nôtre. Cela arrange probablement ses opposants. Ils ne savaient que s'opposer ; dorénavant, ils pourront dire qu'ils ont fait leur travail. Leur conscience est libre. 

De Gaulle pensait que la France était incapable de se gouverner seule. Il croyait probablement que les peuples avaient une nature. Et qu'elle ne pouvait pas changer. Alors il a installé un pouvoir fort. Au lieu de nous mettre en face des conséquences de nos actes, ce qui nous aurait incités à nous transformer, il nous a encouragés à l'irresponsabilité. Merci Charles.