samedi 6 septembre 2014

Apprenons la manipulation avec les Anglo-saxons ?

La caractéristique de la perfide Albion, c'est diviser pour régner. Une technique qui semble idéale pour exploiter des colonies. A commencer par l'Angleterre initiale, colonie d'une poignée de Nordiques alliée à quelques collabos locaux ? Le principe de la société anglaise serait-il là ? 

Quant aux USA, je me demande si leur principe n'est pas le marché. Comme je le disais ailleurs, ils ont développé une technique qui permet d'orienter le marché, plus généralement une société, où bon leur semble. Technique qui utilise les mêmes principes que la spéculation. 

Modélisation à laquelle j'aboutis, pour le moment. Il semblerait qu'une société ait deux équilibres. L'un qui est peut être "l'intérêt général". Et l'autre, une sorte de minimum absolu. Ce second s'atteint en jouant sur les vices ou les failles de l'individu. Une forme de diviser pour régner crée un marché (i.e. des individus sans lien social). Un tel assemblage d'hommes conserve un comportement collectif ("la main invisible"?). Mais qui est beaucoup plus facile à manipuler que s'il émanait d'une société réelle.

vendredi 5 septembre 2014

Qui est notre président ?

J'ai fini par apprendre que Mme Trierweiler avait publié les souvenirs de sa vie à l'Elysée. Une nouvelle image du président apparaît. Jusque-là on le disait incompétent. Cette fois, il paraît malhonnête. Une sorte de Tartuffe ? Qu'a-t-il de socialiste ? Apparemment, il vit dans le luxe, et il méprise les pauvres...

Au fond, tout ceci donne raison à Stéphane Hessel. Ce que cet événement a de plus remarquable, c'est à quel point il montre notre perte de capacité à nous indigner.

(Et The Economist titre : "France's priapic president"...)

Du rôle des parents

Mes lectures systémiques me font me pencher à nouveau sur la question de l'éducation des enfants... 

En gros, il y a très peu de chances que les enfants n'aiment pas leurs parents. Mais il suffit de vouloir que vos enfants vous aiment pour obtenir le contraire. Enantiodromie. 

Mécanisme simple : privation de liberté. En cherchant à commander à l'individu son comportement on l'empêche de se développer. C'est l'équivalent d'un meurtre. Non sur le physique de l'individu, mais sur sa personnalité, sur son identité. Logique que, s'il y survit, il ne porte pas dans son cœur l'auteur du méfait. 

Le véritable amour parental est désintéressé. Il prend le risque d'avoir couvé un coucou. Mais c'est le seul moyen d'être aimé. Car, l'affection n'est-elle pas le seul sentiment que l'on puisse avoir face à quelqu'un qui vous a fait du bien sans y avoir aucun intérêt ? Et qui ne demande rien en échange ?

jeudi 4 septembre 2014

Vive le papier ?

Un journaliste veut lancer un nouveau média électronique. Il demande à sa cible, des professionnels, ce qu'elle veut. Un magazine papier ! Elle n'en peut plus de l'électronique. Elle est bombardée de choses qu'elle ne lit pas. 

Et je suis comme ces gens. Par exemple, 2 de mes anciennes écoles ont un magazine électronique, je ne lis pas. Idem pour leurs mails, que je reçois plusieurs fois par jour, et qui partent en spam.

Je passe une partie de ma vie sur un ordinateur. Ordinateur = stress, fatigue. Papier = détente. Cambridge m'envoie une belle revue, trois fois par an. Je la lis de bout en bout. (Comme je le faisais, hier, du 4 page merdique de l'association Insead France.) Et je fais ce qu'attend Cambridge de sa publicité : de la publicité à ce que j'y lis. Parce que ce que je lis m'intéresse. J'ai même envisagé un partenariat avec un de ses laboratoires. 

Que signifie "inégalité" ?

On parle beaucoup d'inégalités. On pense économie. Pense-t-on bien ?

Ce qui me semble rassembler le FNUMPS, c'est l'idée que tous les hommes ne sont pas respectables. Il y a quelques individus supérieurs, et une masse animale. Dans la version UMPS, l'animal a tort. Pour le FN, l'animal a raison. 

Et ce système crée les conditions de son maintien. En particulier la sélection qu'opère l'école ne sert pas à identifier le talent, mais à produire de l'animal. Histoire de faciliter le gouvernement de la nation. 

Ce phénomène semble propre à l'individualisme occidental. Une de ses conséquences est le parasitisme. L'individu cherche à se nourrir de la société. La seule chose qui puisse le contrôler est les crises que déclenchent ses excès d'appétit. 

Hannah Arendt ou Clémenceau sont l'antithèse de ce mouvement. Ils représentent un individualisme qui a compris l'intérêt de la société. Jusqu'ici, les gens qui partagent leur point de vue ont toujours eu le dessous.  

Alors, l'égalité ? Ce n'est pas la théorie du genre. C'est dire comme Kant que l'homme ne peut pas être un objet. C'est croire que tout homme est respectable. 

mercredi 3 septembre 2014

La France n'est pas en Europe ?

D'après Jean Quatremer, l'Allemagne nomme qui elle veut à la tête des instances européennes. La France est curieusement totalement absente.

Et si François Hollande jouait à la CGT ? Si l'Europe connaît des difficultés, ce sera de la faute entière de l'Allemagne ?

Le blog ou la découverte de soi

Petit à petit, ce blog me fait découvrir que je ne suis pas la personne que je pensais être. Curieux. 

Je me reconnais dans le pragmatisme. Par exemple. Or, c'est la pensée de l'action et du changement. Mais je ne me voyais ni dans l'un, ni dans l'autre. J'avais l'impression de m'être intéressé au changement pour l'arrêter. Pour revenir au paradis perdu d'une enfance irresponsable. 

Ensuite, il n'est pas impossible que j'entre dans la catégorie des Arendt, Camus, Clémenceau, Onfray... C'est à dire des gens qui à la fois croient en l'individu et en la société. C'est une race de loosers, si j'entends bien Hannah Arendt. Mais aussi de révolutionnaires. Avec lesquels je ne me suis jamais senti beaucoup de familiarités. En particulier, Rosa Luxembourg m'apparaissait comme une agitatrice irresponsable. Ce qui est probablement faux. 

Moi qui me croyait casanier, serais-je un révolutionnaire qui s'ignore ? D'ailleurs, d'où vient cet écart entre ce que je pense être, et ce que je fais ? Codage social ? Codage qui toucherait le conscient, mais aurait des difficultés avec l'inconscient ? à creuser. 

mardi 2 septembre 2014

Le système éducatif français serait-il conçu a l'envers ?

Pour Andreas Schleicher, l'homme qui a conçu PISA, notre système éducatif est "industriel". L'enseignant est un ouvrier, l'enfant une oie, que l'on gave de connaissances abstraites qui viennent "d'en haut", et le syndicat, un syndicat d'usine.
(En France) L'institution traite (les enseignants) comme des exécutants qui sont là pour faire passer un programme. Ils sont comme à l'usine, font leur travail dans leur coin. (...) La qualité d'un système éducatif n'est jamais supérieure au talent de ses enseignants. On ne changera les mentalités des élèves qu'en changeant celle des professeurs. Et pour ça, il faut leur donner les moyens d'enseigner différemment en adaptant par exemple leur pédagogie au niveau des élèves.
Son idéal ? Ne pas dire comment, mais pourquoi. Donner un idéal à l'éducation nationale. Alors la population dans son ensemble poussera dans ce sens (système finlandais). Et aussi, faire des établissements les plus difficiles des tremplins pour les carrières des meilleurs enseignants. Et encore, moins de théorie et plus de pratique. "Le monde moderne se moque bien de ce que vous savez. Il s'intéresse à ce que vous savez en faire."

Effectivement, nous avons un système industriel. Il nous a été utile à l'époque de la République des instituteurs, lorsqu'il s'agissait de donner un minimum d'éducation à la population. Mais la "massification" de l'enseignement a peut-être eu des effets pervers. N'en a-t-elle pas fait l'outil d'une forme de totalitarisme ?  D'où une "élite" à la tête vide ? Et le reste de la population qui, loin d'être composée de rebuts comme on le dit souvent, affirme sa liberté par rejet du dit "système éducatif totalitaire" ? 

De l'écriture d'un livre

Pour moi, il est difficile d'écrire un livre. J'en fais une version que je crois définitive. Mais, cela me fait réfléchir. Et me fait faire des découvertes fondamentales. D'où nouvelle version. Et ainsi de suite. 

D'où aussi un dialogue impossible avec le lecteur. Je pense que les années de ma vie que coûte un livre devraient me valoir un peu de respect. D'autant que cela ne me rapporte rien. Mais lui m'en veut d'avoir écrit un livre qui ne correspond pas à ce qu'il en attendait. Au fond, je lui demande de changer, et il ne le veut pas. 

lundi 1 septembre 2014

2030 : guerre mondiale ?

Il y a quelque chose de curieux dans ce qui se passe en Europe. Les égoïsmes semblent se liguer pour créer une situation de chaos. 
  • Il y a quasi consensus sur le fait qu'il faille relancer l'économie européenne. M.Renzi est le champion de cette idée. Mais Mme Merkel, pour des raisons de politique interne, ne veut pas de cette option.
  • L'Espagne y aurait intérêt, mais son gouvernement doit sa légitimité à la rigueur. Et veut probablement faire oublier les multiples scandales qui l'assaillent. Car il a joué un rôle trouble dans la bulle spéculative espagnole. Aujourd'hui il impose à ses administrés la punition qu'il méritait ?
  • La France semble avoir adopté une stratégie de "parasite" (free rider en anglais économique). Elle espère profiter d'une relance gagnée par d'autres tout en ayant donné des gages de bonne gestion ?
The Economist a probablement raison de penser que la zone euro et l'UE pourraient exploser. Au même moment, le chaos est à ses portes. Au Moyen-Orient. Et en Europe de l'Est, qui s'enfonce dans un jeu suicidaire de sanctions et contre-sanctions. Et le monde ne va pas très fort. 

Aveuglement égoïste qui donne raison à la vision apocalyptique de Dennis Meadows. A sa haine des politiques et des dirigeants. Et si, ces événements n'étaient autres que les signes d'une fin de vie de notre modèle de développement ? Le chaos pour 2030 ? Et si il ne pouvait y avoir changement, comme le pense Dennis Meadows, que par une sorte de crise de fin du monde ? (Une guerre sans précédent, qui liquiderait au moins un tiers de la population mondiale ?) Scénario années 40 à une échelle inconcevable ? Et sans que l'on ait la certitude d'avoir un 1945 ? La crise est le seul moyen de simplifier une complexité qui dépasse les capacités de l'esprit humain ?