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mardi 19 juillet 2022

Le blog comme psychanalyse

Je consacre peu de temps à ce blog. Généralement quelques heures le samedi matin. A chaque fois, ma tête est vide. Comment relancer la mécanique, à la manivelle ? 

Son principe, qui ne bouge pas depuis mon premier billet, en 2008, est le paradoxe. Qu'est-ce qui m'a frappé, cette semaine ? Difficile de l'exhumer. Et surtout de retrouver l'idée qui m'est venue alors. Ou plutôt de la formuler, car elle n'était pas aboutie. Elle ressemblait à quelque-chose comme : "je le savais bien". 

Du coup, l'idée succède à l'idée. Et bien souvent, en écrivant un billet, en m'escrimant à le rendre intelligible, je saisis une vérité que je n'avais pas vue. Effet eurêka qui change, radicalement, ma vision du monde et de la vie. 

De l'influence de la forme sur le fond. 

Le blog, c'est l'art, extraordinairement difficile, de la pensée. La pensée est changement, alors que l'esprit tend à la rigidité. Mais la pensée est aussi, peut-être, un processus. Ce n'est pas parce que je suis, que je pense. On ne naît pas penseur, on le devient ? 

(Reste à ne pas attendre le samedi matin pour se mettre à penser ?)

vendredi 18 mars 2022

J'ai toujours tort

V. Jankélévitch dit qu'il arrive des moments où nous comprenons, soudainement, ce que nous disions depuis des années. 

C'est peut-être ce qui m'arrive avec ma devise "j'ai toujours tort". 

D'une certaine façon, elle est fausse. Si l'on regarde ce blog, on verra qu'il constatait que le monde marchait sur la tête. Et, il est effectivement tombé. 

Mais là où j'ai toujours tort, c'est lorsque je passe du blog à l'action. Mes premières idées me font immanquablement rencontrer un mur. Ce n'est qu'après ce que les entrepreneurs appellent des "pivotements" que je finis par toucher juste. C'est très, très, douloureux. D'autant que le mécanisme est inconscient et, donc, qu'il est logique d'avoir mauvaise conscience lorsque l'on se sent en paix avec soi-même. Et si j'étais en train de rater quelque-chose ? Paradoxalement, une fois que l'objectif est en vue, je découvre que l'idée originale était correcte. Mais, elle décrivait le changement a posteriori. A défaut d'avoir été utile à l'action, elle a servi à me motiver, pendant l'action. 

D'où l'explication de : "j'ai toujours tort". C'est le doute cartésien, ou celui de la phénoménologie. Pour réfléchir correctement, il faut tout casser. La certitude, la science, la morale... sont à la fois la pire et la meilleure des choses. 

samedi 5 février 2022

Premier 12000

Douze millième billet de ce blog. Comme à chaque millier, je m'interroge sur l'art de bloguer. 

Dans ce domaine, je dois être une sorte de dernier des Mohicans, qui blogue dans le désert. Le blog a été une mode comme les réseaux sociaux, les objets connectés, l'intelligence artificielle et bien d'autres. 

Je me souviens, en ces temps héroïques, d'avoir rencontré une journaliste que je terrifiais. J'imagine qu'on avait imposé à elle et à ses collègues de tenir un blog. Or, elle produisait, dans la douleur, un billet par semaine, alors que j'en écris plusieurs par jour. Et que je n'y consacre que quelques heures le samedi, en revenant du marché. Comment cela pouvait-il se faire ? Elle, héritière des Clémenceau et des Zola, de tous ces gens qui ont fait la gloire du journalisme français, et moi, petit rien du tout ? 

Peut-être est-ce comme cela que se font les révolutions ? Il y a le créateur, qui avait le talent, et l'héritier, qui a la position. Et l'héritier défend ses privilèges, en écrasant le talent ? Jusqu'à ce que cela ne soit plus possible ?

mercredi 29 décembre 2021

Le blog comme aliénation

Il y a près de 14 ans que j'écris ce blog. Presqu'une vie. J'ai commencé, selon mon habitude regrettable, à la fin de la mode des blogs. Une de mes idées était de l'écrire pour comprendre pourquoi je l'écrivais. Ce qui fait que, de temps à autres, je consacre un billet à mon expérience. 

Comme je le disais dans un précédent billet, écrire un blog est la découverte de l'irrationalité humaine. L'auteur obéit à des injonctions contradictoires. Il a à la fois envie et pas envie d'être lu. Il est guidé à la fois par ses convictions et par l'esprit du temps. Il est sensible aux modes... On ne sort pas grandi de l'écriture d'un blog.

Mais, surtout, écrire un blog est une "aliénation". C'est une ponction sur la vie, comme les phobies de Christophe André. Arrêter de l'écrire serait un soulagement immédiat. Et même, simplement, le remplacer par un carnet, secret, changerait totalement l'exercice. 

En fait, comme dans toute activité, il y a des effets inattendus. Parfois, ils deviennent essentiels. Dans mon cas, le blog m'a amené à réfléchir sur la question de l'écriture. La forme tend à devenir plus importante que le fond. Quelques minutes pour transformer une idée en un texte aussi court que possible qui puisse intéresser un inconnu, voilà qui est difficile, mais gratifiant ! 

Son principal intérêt est de me forcer à penser. Surtout, j'ai un esprit d'escalier. Une idée, même stupide, en amène une autre. Car ma vie m'abrutit. Peut-être est-ce une pathologie sociale ? Notre société ne stimule pas le fonctionnement de notre intellect. Elle a quelque-chose d'un éteignoir. 

Le blog devrait-il être recommandé par la sécurité sociale ?

vendredi 12 novembre 2021

Ayons peur ?

Ce blog a été créé en 2008, comme un observatoire du changement. Il faisait suite au "club télécom" que j'avais repris à l'éclatement de la bulle Internet, et qui cherchait à comprendre comment les entrepreneurs réagissaient à la dissipation de leurs illusions. 

Il a constaté la justesse de la théorie du "dégel" de Kurt Lewin. Le changement produit, effectivement, une période d'incertitude. Pendant cette période, ce blog a été optimiste : le monde doutait. Car, le risque vient de l'utopie et de l'illuminé. Puis, le changement a commencé à prendre forme. Du Yang au Yin. De l'individu à la société. De l'interdit d'interdire à la solidarité. De la "supply chain" mondiale au "circuit court". Reconfiguration de la société et de nos aspirations. La pandémie ne fut, peut-être, pas un hasard. 

Et maintenant ? Recoongélation ? Le propre de notre pays, particulièrement de son élite ?, c'est l'innovation au sens de Robert Merton : la fausse solution, façon Ligne Maginot. Le danger est de construire la France du futur sur les fondations actuelles, en enterrant tout ce à quoi elle a cru.

lundi 9 août 2021

Rhétorique

La rhétorique art de convaincre, ou, ce qui est différent, de convaincre que l'on dit la vérité. Il y eût un temps où une classe s'appelait comme cela (la première). 

Je me demande si cette classe ne nous manque pas. En particulier aux techniciens. En effet, il est très difficile de savoir ce que l'on croit, et pourquoi on le croit. Bien souvent lorsque l'on nous demande pourquoi on a fait telle ou telle chose, on "rationalise", c'est à dire que l'on cherche une réponse conforme aux normes sociales, que l'on suppose attendue de nous, mais qui, généralement, n'a rien à voir avec la réalité de notre action. (Cf. l'explication formulée par l'amant que le mari découvre dans un placard.) 

Et pourtant, toutes nos actions, à mon avis, obéissent à une logique, tout à fait défendable, bien que, souvent erronée (cf. la devise de mon blog). Seulement, il faut du temps pour la faire émerger (ce qui est l'exercice de ce blog). Apprendre à faire cet exercice était probablement la mission de la rhétorique. 

dimanche 8 août 2021

Rationalité de l'irrationalité

Quand quelqu'un dit à quelqu'un d'autre, "vous savez, il écrit un blog", je suis toujours embarrassé. Je ne cherche pas les lecteurs. Car, je ne pense pas que ce blog soit compréhensible, à quelques synthèses d'ouvrages près, si l'on ne me connaît pas. Et pourtant, je l'écris. En effet, il me pousse à noter mes idées, et c'est en les notant qu'il m'en vient d'autres. Et, savoir qu'elles vont être lues me force à les écrire correctement. Un exercice qui, d'ailleurs, est un plaisir, probablement qui ressemble à celui qu'avait Brassens à écrire une chanson. 

Il semblerait que l'homme, moi en particulier, soit double. Il y a l'homme qui agit, et qui est irrationnel, et l'homme qui se regarde agir, et qui peut trouver du bon à son irrationalité... 

mercredi 3 février 2021

Intelligence des foules

Quand j'ai du temps à perdre, je regarde ce que les statistiques de Google disent de ce qu'on lit de mon blog. A côté de quelques "best sellers" involontairement utilitaires, je découvre des articles que j'avais oubliés. Ils sont surprenants. 

Y aurait-il une intelligence collective ? Il y a tellement de gens qui font des recherches sur Internet, qu'il y a toujours quelqu'un qui parvient à percer le référencement de Google et à détecter une pépite ? 

lundi 18 janvier 2021

Pourquoi écrire un blog ?

Ils n'ont pas compris ce que tu as écrit, me disait-on d'un de mes rapports, il y a longtemps. Curieusement, personne ne me demandait ce que j'avais voulu dire dans ce rapport. 

Comme on ne me demande pas pourquoi j'écris un blog, je vais dire ce qu'il m'apporte. 

D'une part, transformer ses idées du moment en une histoire, est un exercice amusant. 

D'autre part, écrire force à penser. Ma vie est mécanique. Je la passe en face d'un écran, avec des écouteurs aux oreilles, façon élevage en batterie. J'abats du boulot, beaucoup de boulot, mécaniquement. Et le soir, l'encéphalogramme est plat, dirait M.Macron. 

Or, lorsque l'on écrit, un billet en suscite un autre, et l'on découvre des idées, et des vérités, insoupçonnables. 

samedi 28 novembre 2020

Onze mille

Ce blog a franchi un nouveau millier. Quels enseignements en tiré-je ? 

Il y a un rendement décroissant de "l'enseignement" ! Petit-à-petit, le blog devient un rite. Au fond, c'est une obligation de penser. Le cerveau tend à sommeiller. La vieillesse est un naufrage.

Mais, attention, le rite est dangereux ! Ecrire un article tend à devenir de l'art pour l'art. Le plaisir de raconter une histoire. Surtout, l'art de bien "tourner" un histoire. Une fable, comme La Fontaine. Le fond ne compte plus. On ne pense plus !

Il y a eu des nouveautés, tout de même. De temps à autres, je regarde ce qu'on lit en ce moment de mon blog. Ce qui m'a fait découvrir des articles et des idées que j'avais oubliés, et dont je suis content ! J'ai aussi vu que certains billets avaient une vie propre. Ils ne sont pas tombés dans l'oubli et jouissent d'une popularité quasi constante. 

Leur succès tient du mystère. J'imagine que leurs mots clés ont trouvé une niche chez Google. Ils correspondent à une interrogation de quelques personnes. Mais pas à une question qui intéresse le marché. Ce qui aurait fait qu'on les aurait achetés. 

dimanche 11 octobre 2020

Blog de crise

Lors de l'éclatement de la bulle Internet j'avais lancé un "club" qui recevait des acteurs de ce que l'on appellerait aujourd'hui le "numérique". Ce qui m'intéressait était de voir comment ces gens pensaient maintenant que leurs certitudes avaient disparu. Puis ce blog a été créé avec la crise de 2008. Je pensais que ce serait un blog d'observation de la crise. Car la crise est le moment du changement. Et, effectivement, lorsque l'on relit d'anciens billets, on y trouve, souvent : "crise".

Maintenant, il y a une nouvelle crise. Elle est beaucoup plus sérieuse que les autres, et elle touche le monde. Et, en outre, elle est sanitaire.

Il y a quelque-chose de paradoxal dans ce fait. La bulle Internet était liée à l'idée de "nouvelle économie". Aux USA, notamment, on pensait que, puisqu'il n'y avait plus d'URSS, il n'y avait plus d'obstacle au capitalisme. En conséquence de quoi, les crises étaient finies. La croissance serait forte et ininterrompue. Il s'en est suivi dix crises successives, mais elles n'ont pas touché l'Occident, avant celle qui a concerné Internet.

L'URSS était-elle un contre-poids ? Y aurait-il un lien de cause à effet entre la victoire du capitalisme et trente ans de crises de plus en plus violentes et, surtout, globales ?...

(En fait, les crises ont commencé en 73. En dehors de l'enfance toute ma vie se sera déroulée en période de crise.)

mercredi 2 septembre 2020

Effet de style

Qu'est-ce qu'un effet de style ? Peut-être ce que l'être humain comprend, mais que l'Education nationale réprouve. "L'effet" vient de là : sortir des règles produit un sens nouveau. Quand l'effet devient une règle. Quant il est catégorisé, zeugme ou autre, il n'a plus d'effet.

C'est un effet qui m'a souvent surpris. J'ai interviewé beaucoup de gens et fait beaucoup de rapports dans ma vie. Or, ce qui plaît au lecteur n'est pas le rapport lui même, mais tel ou tel "verbatim", rarement en bon français, mais qui frappe juste, qui provoque une réaction : c'est ça, je n'avais rien compris !

C'est une des leçons que je tire, aussi, de la rédaction d'un blog. Il est extrêmement chiant de suivre des règles, à la lettre. Elle sont utiles, en général, mais elles tuent, dans le détail. A moins que, comme dans les textes religieux, la règle n'ait un sens caché, qui ne se révèle qu'à l'esprit éclairé ? Le style ?

jeudi 16 juillet 2020

Je lis mon blog

Nouvelle distraction : lire ce qu'on lit de mon blog.

Je ne souvenais pas d'avoir écrit cela, et aussi bien !

Il y a, bien sûr, des "best sellers" de la facilité, par exemple le harcèlement par un client ou l'oeuvre de philosophe "pour les nuls". Mais il y a aussi des thèmes plus surprenants : "carrière protéenne", "comment devenir roi d'Angleterre", et quelques autres sujets curieux.

Plus surprenant encore : par quel miracle quelqu'un peut-il tomber sur ces billets ?

mercredi 25 décembre 2019

Best sellers du blog

J'ai découvert, par hasard, que certains des billets de cette année ont eu du succès (si, du moins, on croit les scores que donne Google). Voici les 6 plus gros scores (en vues, au 21 décembre) :
Quelles conclusions en tirer ?

mercredi 2 octobre 2019

Premier dix mille

Dix millième billet. Ce blog sur le changement est, lui aussi, un changement. Au début, il a beaucoup changé, notamment dans sa forme. Puis il a atteint un pallier. Puis il a connu des changements infréquents, mais radicaux. Ils ont été causés par des événements extérieurs. A chaque fois que je constatais qu'il me prenait trop de temps, je procédais à ce que dans le monde de l'entreprise on appelle un "reengineering". Je changeais la logique du blog, le type d'informations qui l'alimente ou l'esprit des billets.

C'est devenu un blog égoïste. Je publie d'abord pour moi. Paradoxalement, savoir qu'un billet va être lu stimule la pensée. Car c'est le blog du doute. Ce qui doit être une curiosité dans le monde des réseaux sociaux, dont le propre est de "renforcer nos certitudes", si j'en crois des psychologues que j'entendais récemment.

Si je suis flatté d'être lu, j'en suis aussi inquiet. Ce que je dis n'a d'intérêt que pour moi, est probablement incompréhensible, et n'a rien à voir avec mon métier. Voilà pourquoi je suis toujours ennuyé quand quelqu'un, lorsqu'il me présente, dit, "lisez le blog de Christophe". Ma partie "lisible" correspond plutôt à mes livres ou aux articles que je publie dans le JDN, Focus RH, ou ailleurs.

Et voilà. Plus de onze ans d'une vie, cela aurait mérité une longue étude. Mais ce ne sera pas le cas. Tout l'esprit de ce blog ?

jeudi 2 mai 2019

L'évolution du blog

J'ai créé un nouveau blog, pour la publication d'articles "de fond". (Le blog : Antichiant.) Du coup, j'en suis revenu à Wordpress, que je n'avais pas utilisé depuis longtemps.

Qu'est-ce que je constate ? Wordpress a maintenant un tiers du marché du blog. (Mais ce ne doit pas être un marché qui pèse très lourd.) Contrairement à Blogger (ce blog), qui demeure étrangement soviétique. Wordpress a considérablement évolué, et s'est amélioré. (Cependant, rien à voir avec les évolution d'un logiciel de CAO, par exemple, qui acquiert sans cesse de nouvelles fonctionnalités. Le logiciel moderne plafonne vite.)

En revanche, jadis, les blogs semblaient faire l'objet d'une publicité "spontanée", ce n'est plus le cas. Hypothèses : soit Wordpress ne fait plus la promotion des blogs gratuits, soit, désormais, seul le puissant, celui qui paie pour que son contenu soit détecté en premier, peut se faire remarquer sur Internet.

lundi 31 décembre 2018

Blog, décennie perdue ?

Ecrire un blog est un art éphémère. Il suffit qu'un de vos fournisseurs décide que vous ne présentez plus un intérêt économique suffisant pour que dix ans de travail partent en fumée.

Le jour où Google ou un autre frapperont, ce sera un soulagement. En effet, je suis le principal client de mon blog. Je dois le relire pour détecter les fautes d'orthographe que j'ai laissé passer. Je suis une victime des réformes de 68. Certes, mon orthographe est moins atteinte que celle des jeunes, mais j'ai tendance à me laisser emporter par l'inspiration. Ce qui donne des résultats étranges. D'autant que l'Intelligence Artificielle des correcteurs automatiques me joue de plus en plus souvent des tours pendables.

Un demi siècle de destruction, à quand la création ?

vendredi 5 octobre 2018

Penser

Penser est un exercice difficile, du moins pour moi. La semaine, je ne pense pas. C'est le repos, et surtout la disparition de la pression sociale, qui permet aux problèmes qui se sont accumulés et que je ne voulais pas regarder en face de remonter à la surface.

Ce blog aussi est un moyen de penser. Les problèmes du monde sont encore mieux bloqués que ceux que suscitent mon travail. C'est en écrivant des billets qu'ils ressurgissent, les uns amenés par les autres.

lundi 27 août 2018

Je me défais

"Je me défais" disait Michel Onfray. Plus il étudie, plus il découvre que ce qu'il croyait était faux.

C'est aussi ce que je pense. Notamment en écrivant ce blog. Mais, j'ai l'impression que cela aurait pu ne pas arriver. J'aurais pu demeurer un légume. J'ai longtemps était convaincu de mon impuissance. Curieusement, c'est dans cette période que j'ai acquis mon expérience du changement. Seulement, c'était un changement local. Et je ne comprenais pas que je faisais bouger les choses. Mais il y a eu la crise de la quarantaine. Un curieux enchaînement de circonstances a fait que j'ai écrit un livre. Puis, reste de mes études, je me suis demandé si d'autres n'avaient pas travaillé sur mon sujet. Et, petit à petit j'ai tiré le fil des travaux plus ou moins scientifiques. Dans le même mouvement, j'en suis arrivé à chercher des exemples d'application du changement. C'est en partie l'explication de ce blog. En examinant tout cela, j'ai compris que ce que je croyais était gravement faux. Nous subissons un efficace lavage de cerveau. Il s'explique probablement en partie par l'intérêt général, et en partie par l'intérêt particulier. Et il est revendiqué haut et fort, depuis toujours.

mercredi 4 juillet 2018

Ecrire un blog

Pourquoi écrire un blog et non un journal ? me demandait un ami. Ne doit-on pas y voir quelques intentions inconscientes ? (Coupables.)

Eh bien, il y a une raison paradoxale. Ecrire pour le public implique certaines contraintes. Et il y a du plaisir à exprimer une idée au travers d'elles. Il est possible que souvent la forme est plus importante que le fond.