Rumeur : Anne Sainclair aurait licencié DSK. (DSK
& Wife Split)
Alors qu’il n’est pas tiré d’affaires, en France comme aux USA, que va-t-il faire, si c'est le cas, sans les millions de son épouse ? DSK SDF ?
Si Bossuet était parmi nous il aurait tiré un beau sermon de ses infortunes.
Lui qui était proche du Capitole est maintenant sur la roche tarpéienne. Coïncidence ?
Et si une succession de réussites faisait croire que l’on est invincible ? Et poussait à vivre de plus en plus dangereusement ?
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dimanche 1 juillet 2012
jeudi 26 avril 2012
Pathologies sociales
Curieusement, l'homme semble avoir un talent pour trahir l'esprit de ses idéaux. Prenons le cas de 68. C'était supposé être la victoire de l'individu contre l'oppression d'une société de vieilles barbes. Mais ce principe a été perverti :
- Il y a eu résurgence des idées de Sade, revendiqué d'ailleurs par des intellectuels admirés. Tout ce qui compte est mon plaisir, « n’ayez plus d’autre frein que celui de vos penchants, d’autres lois que vos seuls désirs », le reste de l’humanité devenant objet. En petit, il y a le baladeur et des gens enfermés dans leur autisme, en grand, les frasques que l’on prête à DSK, ou le héros de shame.
- Les droits de l'homme sont devenus une forme de totalitarisme. Ainsi, on peut entendre certains retrouver les accents de la hiérarchie catholique pour appeler la nation à la repentance. De quoi je me mêle ? De quel droit puis-je imposer mes idées aux autres ? Comme le disait Bossuet, parce que j'ai raison et que vous avez tort ?
Pour Durkheim, toute organisation sociale provoque des dysfonctionnements. Par exemple la contre-partie de l'innovation, c'est le crime. Dans notre cas, la contre-partie de l'épanouissement de l'individu, a été la négation de l'autre. Durkheim disait aussi que ce dysfonctionnement est pathologique lorsqu'il inflige une souffrance qui va au delà des seuils historiques. Souffrons-nous excessivement ? En tout cas, même si c'est le cas, une révolution anti 68 ne serait pas judicieuse : elle remplacerait les maux actuels par d'autres, peut-être pas meilleurs. Pourquoi, pour une fois, ne pas chercher à corriger ce qui ne va pas, sans tout casser ?
Créons une médecine des sociétés ?
Créons une médecine des sociétés ?
mardi 20 mars 2012
Toulouse ou l’âge des ténèbres ?
Une personne, hier, me tient le même langage qu’un
interviewé de France culture : la tuerie de Toulouse a suscité une grande
émotion parce qu’elle a touché une école juive. Mais qu’aurait-on dit s’il s’était
agi d’une école non confessionnelle ? me suis-je demandé.
Ces dernières décennies cette idée a été remise en cause. Le néoconservatisme, qui croît à un « droit naturel » (c'est-à-dire qu’il y a des gens qui ont raison et d’autres tort) en est un exemple.
Ce blog en est arrivé à supposer que l’esprit des Lumières était « l’Humanité ». L’Europe du 18ème, après la boucherie des
guerres de religion, a cru que le seul moyen de ne plus s’entrégorger
était de considérer que l’homme était premier et les idées (idéaux, idéologies…)
secondes. Les Lumières ne voulaient plus que l’on puisse dire avec
Bossuet : « J’ai le droit de vous persécuter parce que j’ai
raison et que vous avez tort ». (Citation empruntée à Tzvetan Todorov, L’esprit des Lumières.)
Ces dernières décennies cette idée a été remise en cause. Le néoconservatisme, qui croît à un « droit naturel » (c'est-à-dire qu’il y a des gens qui ont raison et d’autres tort) en est un exemple.
Mais est-ce nouveau ? Avant lui le PC n’avait-il pas
récupéré l’Humanité (le journal) de Jaurès pour en faire le fanion de la lutte des classes ?
Faire connaître les Lumières à l’humanité est un combat sans
fin ?
Compléments :
- Les Lumières et l'identité de l'Europe.
- Jean Jaurès.
- Néoconservatisme : Droit naturel et histoire et Neocon.
mercredi 15 février 2012
Catholicisme contre protestantisme
Le riche (…) a reçu ses biens, et le pauvre ses maux dans cette vie (…) Écoutez riches et tremblez : et maintenant (…) l’un reçoit sa consolation, et l’autre son juste supplice. (Bossuet, Oraison funèbre de Michel Le Tellier)
Étonnante différence de traitement de la vie terrestre par le catholicisme et le protestantisme.
Pour le premier elle est une succession de calamités, pour l’autre l’élu est désigné de son vivant. Curieux que l’humanité ait pu accepter si longtemps une vision catholique aussi « absurde » (au sens existentialiste du terme) de l’existence.
En fait, le catholicisme a peut-être un atout déterminant : il contente de son sort une masse d’opprimés. Les puissants s’en tirent à bon compte : un rien de contrition, et un brin de charité peuvent laisser espérer le paradis.
Et si c'était ce qui lui a été fatal ? En se prêtant à l’exploitation du peuple, il poussait les classes dirigeantes à la paresse ? Ce qui a dû sembler inacceptable au bourgeois entreprenant et riche ? D’où les révolutions anglaises et françaises et l’émergence du protestantisme et de la laïcité, deux formes de protection de l’individu des empiètements d’une oppression totalitaire ?
Versailles au crépuscule, les oraisons funèbres de Bossuet
Bossuet, les oraisons funèbres, Édition de Jacques Truchet, Folio classique, 1998.
Pourquoi lire les oraisons funèbres ? Je pensais y trouver des histoires de vies. C’est raté.
L’existence du défunt n’y est évoquée que par ellipses. Reste une tentative de leçon de morale. Bossuet fait une sorte de « psychanalyse existentielle » du mort, afin d’y trouver une expérience qui définisse cette vie, afin de l’utiliser pour édifier la plus haute société de son temps.
Bossuet lutte contre les esprits forts, les libertins sans cesse plus nombreux. Il célèbre des combats d'arrière-garde victorieux : les conversions de dernière minute de quelques hauts personnages, effrayés par la mort, après une vie dissolue. Mais le combat est perdu, car il a accepté, inconsciemment, les règles du jeu de ses ennemis : il raisonne. Et il raisonne curieusement : quoi qu’il soit arrivé au mort, triomphe ou drame, il faut y voir la main de Dieu. Ce qui semble l’amener à justifier tout et son contraire.
Ces oraisons sont-elles celles de l’Ancien régime ?
jeudi 26 janvier 2012
Faut-il excommunier le changement ?
Bossuet :
Dans l’oraison d’Henriette de France (la mère de la précédente, décédée peu de temps auparavant), Bossuet observe avec consternation les transformations récentes de l’Angleterre. Après être sortie du catholicisme, elle a liquidé son roi, mari d'Henriette d'Angleterre, et a vu une éclosion de sectes multiples. L’égoïsme mène à l’anarchie ?
Sortez du temps et du changement, aspirez à l’éternité : la vanité ne vous tiendra plus asservis. (Oraison funèbre d’Henriette d’Angleterre)
Le changement est-il le propre d’un monde obsédé par lui-même : n’étant jamais satisfait de son sort, il n’arrête pas de changer, et devient l’esclave du changement même ?
Dans l’oraison d’Henriette de France (la mère de la précédente, décédée peu de temps auparavant), Bossuet observe avec consternation les transformations récentes de l’Angleterre. Après être sortie du catholicisme, elle a liquidé son roi, mari d'Henriette d'Angleterre, et a vu une éclosion de sectes multiples. L’égoïsme mène à l’anarchie ?
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