Affichage des articles dont le libellé est RSE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est RSE. Afficher tous les articles

mardi 20 septembre 2022

Renier le passé

Un jeune homme disait : regardez comme j'ai changé. Hier, je parcourrais le monde en colon et en avion, aujourd'hui, je suis une pasionaria de la bicyclette. (Linkedin)

Ailleurs on dévisse les statues des anciens, parce qu'ils ont mal pensé, ou mal agi. Faut-il renier son passé, au nom du présent ? 

Ou reconnaître qu'il n'y a ni bien, ni mal absolus, mais un monde en évolution ? Un monde qui se construit en avançant, et donc qui peut s'égarer si l'on ne s'interroge pas sérieusement à chaque pas qu'il fait ?

Le début de la responsabilité ?

mardi 13 septembre 2022

C'est l'idéologie qui fait le clown

Alcatel ou la chronique d'une mort annoncée. Un ami s'y trouvait et me racontait, à chaque fois que l'on se voyait, le progrès du déclin, et ses efforts pour que ses dirigeants ne le précipitent pas par une nouvelle bêtise. Il les appelait "les clowns". 

Le "fabless" d'Alcatel n'est pas propre à son dirigeant, il illustre la vision "post moderniste" de la France que son gouvernement s'applique à réaliser, avec une détermination remarquable. Notre pays serait-il dirigé par des "clowns" ? 

Qu'est-ce que cela signifie ? Le Français attend tout de l'Etat. Il a tort. Certains parlent de "Grand soir". Ils croient qu'une idéologie peut en remplacer une autre. Or, c'est l'idéologie qui fait le clown.

Le Français doit tout attendre de lui-même. 

Responsabilité, Solidarité, Exemplarité, dit Dominique DELMAS. 

dimanche 11 septembre 2022

RSE nationale (suite)

Quelle est la responsabilité du citoyen ? Il doit gérer la "co propriété" nationale. C'est ce que l'on appelle, depuis les Grecs, "politique". 

Mais comment avoir un impact sur un Etat de 60m de personnes ? Et même sur un village ? Ou encore sur un syndic de copropriété ?

D'abord, il faut chercher à comprendre. La passivité bovine, c'est fini. Il faut avoir une opinion, pour savoir où guider la société. Ensuite, il y a des leviers d'action. Ce sont les réseaux. Toute la question, est d'en trouver un qui convient. Ou de le construire. Et de s'assurer qu'il a une véritable efficacité. Qu'il n'est pas une de ses multiples associations dont le seul mérite est d'avoir donné un titre de président. 

On peut, d'ailleurs, commencer par s'entraîner.  Par exemple avec sa copropriété. 

Principal enseignement : cela demande du temps, beaucoup de temps, et du travail. La responsabilité, ce n'est pas le loisir. 

samedi 10 septembre 2022

RSE nationale

La RSE ? Un truc qui plaît aux jeunes. Voilà ce que j'entends. Les entreprises victimes de la "pénurie RH", deviennent RSE. 

Mais que veut dire RSE ? Responsabilité ! 

Et si notre première responsabilité était de tenir notre place dans la société ? Mais quelle est-elle ? Ne sommes nous pas formés pour savoir tout faire, pour être des "polytechniciens" ? D'ailleurs, ne sommes-nous pas d'infects donneurs de leçons ? Notre Etat ne se prétend-il pas, comme le dit Tocqueville, "tuteur".  Il n'a jamais vu une usine ou un champ, mais il sait tout sur la politique industrielle ou agricole, et, sans aucun sens du ridicule, ne se prive pas de l'enseigner à l'ingénieur et au paysan. Il n'a jamais rien programmé de sa vie ? C'est un expert d'intelligence artificielle, qui va pondre, sans complexe, un rapport sur le sujet. Ne sommes nous pas comme lui. Des footballers de canapés ?

Or, la vie nous a spécialisés. Nos énarques, par exemple, sont des experts des mécanismes publics nationaux et internationaux. Ils savent tout, et sont enchantés, de rites qui nous paraîtraient le degré zéro de l'intelligence. 

Et si, au lieu de donner des leçons aux autres, nous cherchions à comprendre ce que la vie, à défaut de l'Education nationale, nous a appris ? Et si nous en devenions des professionnels ? 

Seulement, la responsabilité ne s'arrête pas là. Nous sommes aussi des citoyens. (A suivre.)

mercredi 27 avril 2022

Politique et ordre public

L'ordre public était ce que faisait respecter la police de l'Ancien Régime, ai-je lu quelque-part. 

A y bien réfléchir, c'est peut-être aussi l'obsession des régimes dits "autoritaires". 

Quel en est l'intérêt ? Nos débats politiques tendent à être des "plans sur la comète". Principes idéaux, nobles idées. Mais on n'en mesure pas les conséquences. On ne fait pas "d'étude d'impact". On ne tient pas compte de ce que la systémique nomme "énantiodromie" : le fait que l'utopie donne son contraire. 

En fait, par certains côtés, c'est le "principe de précaution", si difficile à utiliser, voire la RSE.

Toute la complication du politique est de trouver le juste milieu entre un conservatisme inadapté au changement, et le délire destructif de l'utopie. 

dimanche 2 mai 2021

Héritage

"La Cour constitutionnelle allemande a jugé jeudi que la loi de 2019 sur la protection du climat, qui prévoit des réductions d'émissions au cours de la prochaine décennie, était en partie inconstitutionnelle car elle transférait le fardeau des réductions les plus douloureuses sur les générations futures. Ce qui viole leurs droits constitutionnels, a jugé le tribunal, car «des mesures suffisantes pour de nouvelles réductions des émissions après 2031 font défaut»" lisait-on dans la lettre de Politico.eu de vendredi dernier.

Du coup, l'Allemagne se demande comment faire vite et bien ces réductions. 

Voilà un précédent dont nous devrions nous inspirer ? Peut-être serait-il temps, dans notre politique de "RSE" nationale, de tenir compte de nos descendants ? 

mercredi 31 mars 2021

Danone : du plomb dans le lait ?

Le départ du PDG de Danone serait moins une question d'impact que de règlement de comptes internes. Il aurait mécontenté beaucoup de monde, qui aurait pris l'excuse d'un mouvement d'humeur de quelques activistes pour le licencier. (Article.)

Toujours est-il que c'est un avertissement à tous ceux qui croyaient qu'il suffisait de promettre un impact pour être invulnérable et attirer des fonds. 

dimanche 7 mars 2021

Mauvais impact

Danone, entreprise à "impact", a des ennuis avec ses actionnaires. 

Il se trouve que j'ai travaillé à la question de la RSE à l'époque où ISO 26000 n'était pas encore adopté. Je me demandais alors ce qu'allait donner ce courant. Eh bien, maintenant, tout le monde est RSE.  

Je soupçonne que la RSE est la stratégie des dirigeants qui n'ont pas de stratégie. Du coup, la RSE a un impact imprévu : très satisfaits d'eux, ils oublient de faire leur métier de dirigeant. 

Mais, au fait, la RSE, qu'est-ce que c'est ? Assumer ses responsabilités d'être humain. Je me souviens d'un dirigeant dont l'entreprise, familiale, était devenue RSE à la suite de l'entrée d'un fonds dans son capital. Il avait eu la surprise de découvrir qu'elle était RSE depuis toujours. 

mardi 29 septembre 2020

L'éléphant et l'écologiste

Dans le combat climatique, la stratégie des écologistes est d'étouffer "l'ennemi". Wikipedia donne un exemple de cette stratégie. Les fiches de leurs opposants servent à démontrer que ceux-ci sont des manipulateurs. (N'utilisent-ils pas les mêmes techniques que celles des écologistes ?)

D'ailleurs, cela n'est pas faux. Devant l'efficacité de cette tactique, de gauche, M.Sarkozy, et les néoconservateurs, plus généralement, l'ont employée.

Les principes de la RSE sont une autre forme de démocratie. Il s'agit de prendre en compte l'opinion des "parties prenantes" concernées par un sujet. Ce n'est plus une question de qui a raison entre écologistes, climato-sceptiques ou autres Gilets jaunes. C'est la fable des aveugles et de l'éléphant. Chacun a une vision partielle d'un "tout" qu'il ne peut pas concevoir. Mais une fois que ce "tout" est apparu, résoudre les problèmes individuels est évident.

lundi 25 mai 2020

Contre le GIEC ?

Il y a quelque-chose d'étrange. Il y a vingt ans, dans un cours, j'avais pris le réchauffement climatique comme exercice de "stratégie en environnement incertain". Ce qui m'avait amené à faire une enquête et à lire une excellente étude sur le sujet. Et pourtant, je me méfie du GIEC. Et, je me demande si cette méfiance n'est pas partagée par beaucoup de gens. Mystère ?

Des organismes comme le GIEC sont des lobbys, ce qui discrédite leur discours. D’autant qu’ils ne tiennent pas compte d’autres opinions, même pas des travaux antérieurs du Club de Rome, pour le GIEC. On ne peut pas parler de RSE, et ne pas appliquer ses principes.

(A l’origine de tout cela, il y a un manque de confiance vis-à-vis de son prochain ?)

jeudi 10 octobre 2019

RSE : ne nous moquons pas des entreprises ?

On se gausse de la RSE. L'entreprise veut nous faire croire qu'elle se préoccupe de développement durable, nous dit-on.

Mais la société a-t-elle des leçons à donner à l'entreprise ? Le principe de la RSE, c'est le "dialogue avec les parties prenantes". Or, la caractéristique de notre époque, c'est la pensée unique, la croyance en un bien absolu que l'on aurait découvert. Il faut que les Gilets jaunes hurlent pour que l'on sache qu'ils existent. Même les chercheurs ne cherchent plus. Ils ont trouvé. Ils n'en ont que pour le réchauffement climatique. C'est un des paradoxes de notre monde. L'individualisme de Woodstock a produit un conformisme sans précédent. Faire ce que je veux, c'est ne plus penser ?

Tout cela est bien peu systémique. La systémique nous dit que la solution n'est pas où nous la cherchons. Pour la trouver, il faut un rien d'ouverture d'esprit. Notre prochain changement ?

(Un livre sur le sujet.)

jeudi 26 septembre 2019

Qu'est-ce que le libéralisme ?

Etes-vous libéral ?

Mot mystérieux.

Le Robert dit, en substance, pour libéralisme : 1) liberté politique, de conscience, individuelle (vieilli) ; 2) le libre jeu de l'entreprise ne doit pas être entravé (moderne) ; 3) respect à l'égard d'autrui.

Aux USA, les "libéraux" sont les démocrates, donc la gauche ("bobo" - riche).

En France, les libéraux, lors des dernières élections, votaient F.Fillon. On les dépeint ordinairement comme des habitants de Neuilly. Autrement dit des rentiers âgés, qui défendent leurs avantages acquis, et ne reconnaissent pas leur dû à la collectivité.

Etrangement, si l'on en reste à la définition 2) du Robert, autour de laquelle les acceptions modernes de libéralisme semblent tourner, il y a un sens de "libéral" qui n'est pas exploité. Dans le domaine de l'entreprise, la France fait preuve d'une extraordinaire hypocrisie. Officiellement, il est honteux d'être entrepreneur. Malheureusement une nation sans entreprise, ce n'est rien, même pas l'Union soviétique. Elle a donc transformé l'entrepreneur en un criminel en sursis, sur le dos duquel elle vit, sans le dire.

Et si le libéralisme consistait à réconcilier la nation avec l'entreprise ? Et à faire de l'entreprise un membre de la société dont elle est fière ? Le "champion national" au sens propre ?

mercredi 24 janvier 2018

Google bien public

De grands publicitaires anglais poussent Google et Facebook à se doter de régulateurs indépendants, disait, en substance, le Financial Times.

Une de mes vieilles idées : ces réseaux sont des monopoles, ils auraient besoin d'une régulation pour bien public. Cela n'exclut pas la propriété privée : les routes sont confiées à des concessionnaires, The Economist possède une sorte de comité d'éthique, par exemple.

Cela réduirait peut-être leur liberté de manoeuvre, mais, surtout, cela les déchargerait de lourdes responsabilités, et les rendrait peut être sympathiques. Compliqué à réussir ? Ou, plutôt, intéressant exercice de RSE, mondial ?

mardi 9 janvier 2018

The trend is your friend

The trend is your friend, disait un article de McKinsey. La mode est votre amie. C'est curieux, parce que c'est une devise pour mouton de Panurge, par pour leader admirable. C'est, aussi, la recette de la spéculation, et de la crise.

Dans ma jeunesse, les gourous du management braillaient "changez l'avenir à votre avantage". "Strategy as stretch", la stratégie comme transformation, et non comme soumission. C'est Monsanto. Ce n'est pas mieux, diront quelques pisse-vinaigres. Mais rien n'empêche l'entreprise d'avoir une conscience. C'est ce qu'a cherché à lui donner un troisième grand courant du management : la Corporate Social Responsability ou Responsabilité Sociale des Entreprises.

(D'autres encore diront peut-être que si le dirigeant n'est capable que de suivre des tendances, il ne faut pas lui demander l'impossible : d'être responsable. C'est le rôle de l'Etat, et l'entreprise suivra les tendances qu'il lui fixera.)

jeudi 23 novembre 2017

RSE

Une juriste s'interroge. Entre les mains du monde pourri des affaires, n'est-il pas obligatoire que la RSE soit vidée de son sens ? Je doute :

Les Etats s'effacent, les entreprises prennent leur place. Elles doivent assumer la responsabilité de la planète. C’est la logique (mondiale) de la RSE : entreprises comportez vous bien, si vous ne voulez pas être réglementées. Effectivement, il y a des batteries de lois liées à l’environnement, à la santé au travail… Elles vont dans le même sens que la RSE. Parce que la RSE correspond à des préoccupations mondiales.

Ensuite, l'entreprise obéit à la loi, et il y a des choses en commun entre l'esprit des lois et la RSE :
  1. L'article 1382 du code civil parle de responsabilité (civile). La question de la RSE, qui revient à s’interroger sur les responsabilités de l'entreprise, n’est-elle pas équivalente ? Construire une politique RSE ne revient-il pas à réduire les risques de poursuite auxquels l’entreprise est exposée ? (Voir les assurances responsabilité civile pour entreprise.) 
  2. La constitution, et en particulier ses annexes, notamment le fameux « principe de précaution ». 
  3. Esprit des lois qui régissent l’entreprise. En France, l’entreprise a une personnalité morale. Son fondateur ne peut pas faire ce qu’il veut d’elle, de même que les parents ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent de leur enfant. 
  4. Est-ce que la loi, d’une manière générale, n’a pas pour objet d’organiser la vie en société ? Est-ce que réfléchir à sa responsabilité sociétale n’amène pas, naturellement, à respecter l’esprit de la loi ? 
Finalement, comme le dit Adam Smith, ce n'est pas parce que l'on est inspiré par le mal que l'on ne peut pas faire le bien (et inversement). La presse étrangère dit que les investisseurs activistes imposent à l’entreprise des mesures environnementales, ou autres, qui sont du domaine de la RSE. Mais, s’ils le font ce n’est pas par amour de la nature, ou de l’humanité, mais parce qu’ils pensent que les Etats ou les opinions peuvent nuire à leurs intérêts. De même, l’actionnaire peut pénaliser une entreprise susceptible de subir les conséquences du réchauffement climatique.

Morale. La RSE peut être compatible avec les instincts les plus primaires de l’homme. « Greed and fear » disent les Anglo-saxons. Une erreur qui tue le changement est, justement, de voir le monde en termes de bien et de mal.


dimanche 6 avril 2014

Le monde : entre nationalismes et rodéo financier

L’Inde serait aux prises avec la passion du lucre, et l’individualisme. Les castes, c’est fini, ou presque. Ainsi que la politique clientéliste du Congrès. Et c’est un nationaliste qui a un millier de morts sur la conscience qui lui promet le paradis. En serait-il de même en Turquie ? M. Erdoggan a apporté le confort à la Turquie. Elle le réélit. La Hongrie maintient au pouvoir un petit Poutine ? En Chine sa campagne anti corruption permet au gouvernement d’éliminer de puissants adversaires politiques. Au Québec, le Parti Québécois semble avoir perdu les élections pour avoir voulu parler d’indépendance. Les nouvelles générations n’y sont plus favorables. Fin de la chasse à la baleine au Japon. Tradition en déclin, et coûteuse. 

Italie. Pour financer sa politique, M.Renzi vend les participations de l’Etat. L’Europe espère le salut du commerce. Plus exactement de négociations de partenariat avec l’Amérique et la Chine. Mais cela ne risque-t-il pas de la disloquer ? (Certains ayant infiniment plus à gagner que d’autres dans l’affaire.) Elle devrait comprendre qu’elle ferait bien de remettre en fonctionnement son moteur économique. Car, elle vacille au bord de la déflation. La surévaluation de l’euro, en particulier, lui coûtant cher. BCE, au secours ? Les banques centrales sont devenues les banquiers, permanents, des gouvernements. Et si nous nous en mordions les doigts ? « Du fait de ce dispositif les responsables politiques ont moins qu’avant à rendre des comptes ; en stimulant les prix des actions, que possèdent principalement les riches, cela pourrait bien avoir conduit à l’augmentation des inégalités, sans que c'ait été approuvé par un vote. Peut-être que dans dix ou vingt ans, on verra les événements récents comme le moment où le monde a franchi un cap. » En tout cas, la politique actuelle des banques centrale pousse les investisseurs vers les « frontières », des pays qui ne sont ni développés ni émergents. Pas bon pour la santé de ces derniers ? Et les pays émergents à emprunter à l’étranger, ce qui leur a été fatal lors de la crise de 97.

Aux USA, certains diplômes sont de mauvais investissements. Entre 15% (université sans but lucratif) et 22% (à but lucratif) des étudiants sont incapables de repayer leurs emprunts dans les 3 ans qui suivent le début des remboursements. Heureusement, les cours en ligne arrivent. En outre, l’Amérique, pays des libertés, donne l’asile éducatif à une famille allemande. Elle ne voulait pas d'une éducation publique pour ses enfants.

Petrobas, compagnie pétrolière brésilienne. Où l'on voit, une fois de plus, politique et économie ne font pas bon ménage. GM doit rappeler un grand nombre de voitures, après quelques morts. Quelque chose a cloché dans ses dispositifs de suivi après vente. Aux USA, des investisseurs veulent utiliser les technologies de l’information pour réinventer l’assurance, et la médecine. Arrivée du smartphone bon marché. Samsung serait menacé. D’où la recherche de nouveaux marchés (montres, bracelets électroniques, voitures). Les entreprises chinoises achètent des PME allemandes. Pas pour les démanteler, mais pour acquérir prestige et expérience. Les Allemands sont enchantés : « les Chinois pourraient être la solution aux problèmes de succession que rencontrent beaucoup d’entreprises du Mittelstand ». Les cultivateurs de roses du Kenya font face à des pressions contradictoires. Leurs clients occidentaux veulent à la fois des baisses de prix et la RSE. « En concentrant plus de pouvoir entre les mains de géants de l’agroalimentaire, la demande de l’Ouest que les entreprises soient de bons citoyens a des résultats que n’attendait pas la gauche. En même temps, elle surprend beaucoup de gens de droite : loin de tuer les entreprises, elle les encourage à devenir plus productives et innovantes. »

Réchauffement climatique, changement des scientifiques. « Le nouveau rapport (…) voit le climat comme un problème parmi beaucoup d’autres, dont les conséquences sont souvent conditionnées par les interactions avec ces autres problèmes. Et la bonne politique tente de réduire la charge, de s’adapter au changement, plutôt que de chercher à l’arrêter. » 

samedi 5 avril 2014

Marchés : la régulation par l'incertitude ?

Ce qui fait s'effondrer l'économie russe, ce n'est pas la sanction, mais la menace de sanction. De même la menace de réglementation, pousse les actionnaires à demander aux entreprises des comptes sur leurs risques environnementaux. Et les banques centrales créent, par leurs stress tests, des crises fictives qui cherchent à forcer les banques à demeurer vertueuses.

Et si la peur était le début de la sagesse ? Aurait-on là un moyen non totalitaire de rappeler l'entreprise et le marché à la responsabilité ?

dimanche 18 novembre 2012

Iso 26000 et mariage pour tous

Grosses manifs contre le mariage pour tous. Et plus petites contre un projet d’Aéroport.
Est-ce ainsi que fonctionne la démocratie ? Les mouvements organisés ont le dessus ? Rapport de force comme principe fondateur ?
Ne pourrait-on pas s’inspirer d’ISO 26000 ? ISO 26000 prône le « dialogue entre parties prenantes ». On repère les groupes concernés par une question et on organise un échange d’avis afin de parvenir à une solution. Bien entendu, il faut aussi que ceux qui n’ont pas de voix (les enfants, les générations futures, la nature…) soient représentés. 

dimanche 26 août 2012

L’esprit le corps et le système immunitaire


La solution intérieure : Vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit

Une de mes lectures de vacances : La solution intérieure de T. JANSSEN m’a ravi.
Comme la madeleine de Proust, elle m’a replongé dans mes sujets de prédilection lorsque j’étais étudiant, la biologie, la biochimie, la neurologie, les médecines énergétiques « orientales », l’étude du comportement…
Mais elle a fait bien mieux que me rafraîchir la mémoire. Elle a  corrigé mes connaissances obsolètes dans ces domaines qui « constituent un continent à découvrir » comme l’explique T.JANSSEN.
Paradoxalement ces nouvelles connaissances ont renforcé mes convictions, jusque-là totalement intuitives et qui m’avaient donné un profil de doux rêveur.
Aujourd’hui la science vient donner une réalité à des domaines regardés comme ceux de marginaux : la méditation, les psychothérapies, la résilience, les médecines douces…

A la base de ces découvertes, il y a les nouvelles connaissances sur le fonctionnement du cerveau et ses capacités ( voir articles précédents de Christophe et les miens) et surtout les progrès de l'imagerie fonctionnelle. 
Il y a aussi les connaissances sur les cellules et leur fonctionnement en réseau maillé, le feedback entre le corps, l’esprit et  le système immunitaire.
Comme toujours ces connaissances laissent planer le risque que des gens mal intentionnés les utilisent à leur seul profit. Mais ne faut-il pas croire aussi, surtout, à la possibilité de construire un monde sur la base de ces nouvelles connaissances, de cette intelligence bienvenue?

C’était un peu la vision de Charles STEINMETZ qui en 1902 alors à la tête du laboratoire de GE annonçait que «  les grandes découvertes du XXème siècle relèveront du domaine de l’esprit humain et non de la science »
Ces découvertes sont, peut être, le déclenchement de l’ère du réalisme éclairant qui chassera celui du pessimisme bloquant et de l’optimisme risqué...


lundi 20 août 2012

l'expert "d'assurance" champion inconnu de la résilience?


Que ce soit après un dégât des eaux, un incendie, un accident automobile ou encore après une casse machine, un défaut de  produit, une pollution, un accident…L’expert intervient toujours en situation de crise.
Il y est «projeté » en son cœur et son premier travail est de comprendre, en toute indépendance d’esprit – un immense sujet – ce qui a déclenché cette crise et ce que cause cette crise.
Il est ensuite, de façon assez schématique, force de proposition pour  déclencher la sortie de cette crise, mais dans un cadre référentiel complexe constitué par la police d’assurance applicable, le droit, la technique, l’économie et le social.
 Loin d’être un spécialiste de la résilience (lire Boris CYRULNIK), je m'interroge sur les situations dans lesquelles intervient l’expert, ne sont elles pas des cas systématiques de résilience ?
Chaque sinistre ne suit-il pas un processus : équilibre existant –contrainte(s) – déséquilibre- modification des contraintes et nouvel équilibre.
N’y a-t-il pas un vrai sujet sur le rôle, la formation et l’utilisation des experts pour qu’ils puissent s’inscrire totalement et sciemment dans ce processus ?
N’est ce pas une voie naturelle de développement durable ?