Désillusion. Je trouvais admirables plusieurs dirigeants. Quelle énergie ! Sans cesse en déplacement, en rendez-vous, et toujours concentrés et efficaces lors de ces rendez-vous.
Jusqu'à ce que je comprenne que je me fourvoyais. Ce que je prenais pour du courage était de la paresse. En effet, au lieu de s'engager dans un processus "à l'allemande" d'édification rationnelle de leur projet, ils pensaient régler leur problème en un rendez-vous (par exemple lever des fonds). Comme cela ne marchait pas, ils n'arrêtaient pas de repartir de zéro. Un jour sans fin.
Voilà qui est un biais qui provient de la formation que l'on reçoit des grandes écoles d'ingénieur. On vous fait croire qu'un problème se résout par une idée brillante. Notre élite scientifique doit ses succès scolaires à de telles idées. Du coup, sa vie n'est plus qu'idées brillantes.
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mardi 7 mai 2019
vendredi 28 septembre 2018
Triste et édifiante histoire de l'Ecole centrale ?
Pourquoi n'est-il pas passé par le corps des finances ? me suis-je demandé en lisant le CV du nouveau directeur de l'Ecole centrale de Paris. En effet, il est diplômé de Normale sup et membre du corps des Mines (de mon temps, ce dernier était ouvert aux dix meilleurs polytechniciens, plus à quelques esprits d'exception égarés). L'élite ultime, à l'inspection des finances près, de la technostructure publique. Toujours est-il que c'est peut être un moment important pour l'Ecole centrale. En effet, depuis qu'elle a des anciens élèves en âge de la diriger, tous ses directeurs ont été centraliens. Cela tenait à son projet, même. Triste fin d'une belle histoire ?
Centrale avait pour origine Saint Simon : elle devait former un entrepreneur scientifique. Et c'est ce qu'ont fait les premiers anciens élèves - enseignants. Ils transformaient leur expérimentation pratique en théorie, qu'ils transmettaient à leurs jeunes camarades. Inversement, ils absorbaient les théories, qu'ils adaptaient à la réalité. Ils furent parmi les premiers à enseigner le management scientifique de Taylor, par exemple. Succès énorme, dont la Tour Eiffel n'est que la partie émergée. Et qui a engendré un grand nombre d'émules dans le monde.
Ecole du 21ème siècle ! direz-vous. Curieusement, son ancien directeur a fait un autre diagnostic. Emporté par l'admirable influence chinoise, il a pensé que l'école n'avait pas une taille critique. Il s'est engagé dans une politique de fusion acquisition en marche forcée.
Dans le monde des entreprises, ce type de stratégie, fréquente, car à la démesure des égos des dirigeants, finit par une faillite, et, en France, par une reprise en main de l'Etat. La force ultime d'une entreprise, ou de toute institution, est son projet fondateur. Parce que ce projet est unique. Et que ceux qui gagnent sont les innovateurs. Les Steve Jobs ou les Eiffel. Pas les Chinois, ou les technocrates. Voici un enseignement que j'ai tiré de mon expérience.
Centrale avait pour origine Saint Simon : elle devait former un entrepreneur scientifique. Et c'est ce qu'ont fait les premiers anciens élèves - enseignants. Ils transformaient leur expérimentation pratique en théorie, qu'ils transmettaient à leurs jeunes camarades. Inversement, ils absorbaient les théories, qu'ils adaptaient à la réalité. Ils furent parmi les premiers à enseigner le management scientifique de Taylor, par exemple. Succès énorme, dont la Tour Eiffel n'est que la partie émergée. Et qui a engendré un grand nombre d'émules dans le monde.
Ecole du 21ème siècle ! direz-vous. Curieusement, son ancien directeur a fait un autre diagnostic. Emporté par l'admirable influence chinoise, il a pensé que l'école n'avait pas une taille critique. Il s'est engagé dans une politique de fusion acquisition en marche forcée.
Dans le monde des entreprises, ce type de stratégie, fréquente, car à la démesure des égos des dirigeants, finit par une faillite, et, en France, par une reprise en main de l'Etat. La force ultime d'une entreprise, ou de toute institution, est son projet fondateur. Parce que ce projet est unique. Et que ceux qui gagnent sont les innovateurs. Les Steve Jobs ou les Eiffel. Pas les Chinois, ou les technocrates. Voici un enseignement que j'ai tiré de mon expérience.
vendredi 18 novembre 2016
La transformation des grandes écoles
Normale sup et polytechniques sont les bastions des privilèges. Hier, leurs élèves se faisaient tuer dans les révolutions ! Ils étaient les missionnaires du progrès ! Qu'est-il arrivé ?
Bac pour tous. Conséquence imprévue de la massification de l'éducation supérieure. L'ascenseur social a été liquidé. Mais l'objectif de la réforme a peut-être été atteint. Le diplôme ne donne plus d'avantage autre que social. Il fait entrer dans une mafia d'oligarques. Dorénavant nous pouvons tous penser, et agir. Le terrain est prêt pour une transition du type de celle qui eut lieu à la Révolution, lorsque l'on a compris que l'aristocratie n'avait aucun titre à maintenir ses privilèges...
mardi 2 février 2016
Admissions parallèles : la fin des grandes écoles ?
Les grandes écoles : "il est désormais moins fréquent de suivre une classe prépa que d’entrer via les admissions parallèles" dit Le Monde. Ce ne serait pas vrai pour les "très grandes" écoles. HEC limiterait sévèrement les admissions parallèles (qui ont profité, par ailleurs, à notre président).
En écoutant mes amis, je pense que la voie parallèle est plus facile que celle des préparations. Un bon élève qui va en IUT peut terminer aisément en tête de sa promotion et passer ensuite dans une très bonne école d'ingénieur. Il n'est pas sûr qu'il aurait aussi bien réussi par le parcours ordinaire. De même, il existe de nouvelles voies d'admission qui permettent d'éviter les chemins anciennement d'élite, sciences ou lettres. Du coup, ceux que l'on considérait hier comme les meilleurs élèves sont maintenant handicapés.
Au train où vont les choses, les grandes écoles semblent à la fois être réservées aux catégories sociales qui ont les moyens de trouver le parcours qui maximise les chances de leurs rejetons, et perdre en légitimité du fait d'un amoindrissement de leur différenciation. La fin des grandes écoles ?
lundi 21 décembre 2015
La gloire de Polytechnique
La devise de Polytechnique : Pour la Patrie, les sciences et la Gloire. Le non polytechnicien y verra peut-être un genre de Travail, Famille, Patrie. Il aurait tort...
Car la devise aurait été donnée, en 1804, par Napoléon (c'est ce que l'on trouve en utilisant le moteur de recherche de Google, mais Serge Delwasse penche pour Lacuée). Je me suis demandé ce qu'elle exprimait pour ses contemporains :
Le CNRTL dit que "patrie" signifiait initialement "Terre des ancêtres, pays natal". Il précise ensuite : "[Pendant la Révolution, considérée comme une pers., une divinité incarnant les idées nouvelles] Autel, culte de la patrie".
Quant à "les Sciences", il est écrit dans le Robert : "(1787) les sciences où le calcul, l'observation ont une grande part : mathématiques, astronomie, physique, chimie, sciences naturelles".
Ces termes auraient donc été tout neufs ! Le polytechnicien comme homme nouveau, comme missionnaire d'une religion révélée ?
Finalement : "gloire". C'est un des termes les plus anciens qui soient. Hannah Arendt fait de la gloire la motivation de l'élite grecque, élite qui préside à l'avenir de la cité. La gloire, c'est marquer l'histoire de son action, c'est le désir de l'immortalité. C'est donc le refus du calcul mesquin. C'est l'anti homo oeconomicus. C'est peut-être un terme ancien, mais on demeure chez les missionnaires. Et, d'ailleurs, l'ancienne école polytechnique ressemble à un couvent.
Question : reconnaît-on le polytechnicien moderne dans cette définition ?
(Ces constatations expliquent-elles pourquoi nos grandes écoles sont si laides alors que les universités étrangères sont si belles ? L'étudiant français est un moine missionnaire du vrai savoir, il doit avoir l'humilité du génie ?)
samedi 23 mai 2015
Ecole Centrale : ancêtre des écoles de management ?
En regardant l'histoire de l'Ecole Centrale de Paris j'ai découvert une idée.
Les Saint Simoniens pensaient qu'il y avait une Science de l'industrie. L'Ecole Centrale avait pour but de mettre au jour et d'enseigner cette science. Ce n'était donc pas qu'une science de la technique, mais aussi une science de la gestion. C'est probablement pour cela que, si j'en crois Jean-Pierre Schmitt, le premier cours français de gestion de production, partant des recherches de Taylor, a été donné à Centrale. Et Taylor a été le premier à se nommer "consultant en management".
Les Saint Simoniens pensaient qu'il y avait une Science de l'industrie. L'Ecole Centrale avait pour but de mettre au jour et d'enseigner cette science. Ce n'était donc pas qu'une science de la technique, mais aussi une science de la gestion. C'est probablement pour cela que, si j'en crois Jean-Pierre Schmitt, le premier cours français de gestion de production, partant des recherches de Taylor, a été donné à Centrale. Et Taylor a été le premier à se nommer "consultant en management".
Si l'ingénieur français a été conçu comme polytechnicien ou pluridisciplinaire, c'était peut-être parce que l'on voulait qu'il soit un manager complet, et non un spécialiste d'élite. Un homme de la complexité systémique et non du cheveu coupé en 4. Une personne capable de reconnaître et d'encourager le talent de l'autre et non de l'infantiliser par sa prétendue supériorité. Ce modèle, qui est, au fond, celui du MBA, pourrait-il renaître ?
Pistes :
Pistes :
- Sélection : probablement un esprit très particulier, un as de la résolution de problèmes complexes, dans l'incertain. Peut-être même une forme de leadership. Mais pas, nécessairement, un orfèvre de l'équation bien posée. Les grandes écoles ne doivent pas recruter "l'élite scientifique" française.
- Processus de formation : favoriser l'initiative, plutôt que le conformisme.
- Sciences et techniques : les fondamentaux nécessaires à comprendre l'esprit, pas le détail.
- Sciences de l'homme, ça existe, et c'est premier. Ce qu'a compris le MBA.
(Tout ceci se trouve assez loin des idées de Pierre Veltz.)
jeudi 2 avril 2015
A quoi sert un annuaire d'anciens élèves ?
Qu'est-ce qu'un annuaire d'anciens élèves ? C'est la liste de ceux qui cherchent un emploi. Dans ces conditions, j'imagine que les annuaires de Polytechnique et de l'ENA doivent être vides.
Et à quoi sert une association d'anciens élèves ? A en extraire de l'argent, par le chantage.
(Merci à celui qui m'a transmis cette curieuse information ! Je ne donnerai pas son nom, puisqu'il ne m'a pas payé.)
(PS. Il y aurait un annuaire du Corps des Finances. Mais il serait top secret. En particulier, parce qu'il révèle que la plupart des membres du corps travaillent dans le privé. Pour trouver un emploi, ils n'ont pas eu besoin de chasseur de têtes.)
(PS. Il y aurait un annuaire du Corps des Finances. Mais il serait top secret. En particulier, parce qu'il révèle que la plupart des membres du corps travaillent dans le privé. Pour trouver un emploi, ils n'ont pas eu besoin de chasseur de têtes.)
mardi 30 septembre 2014
Centrale se répand
Curieuse stratégie
de l’école Centrale de Paris. Elle se répand partout dans le monde :
Chine, Inde, Maroc. D’après le commentaire d’un élève, elle ferait mieux de s’occuper
de ce qui se passe en France. Autre commentaire : Saclay, où s’implante
Centrale Paris, est le désert de la dépression.
Centrale serait détentrice d’un modèle original, l’ingénieur
généraliste. Elle essaierait de l’implanter partout dans le monde.
Pour le peu que j’en sais, cela était vrai à sa création,
mais l’école a été incapable de renouveler le dit modèle. Peut-être
retrouvera-t-elle son âme en allant à l’étranger ? (Au moins,
souhaitons-lui de ne pas accumuler de dettes…)
mardi 3 juin 2014
Supprimons les grandes écoles ?
Lorsque l'on parle d'enseignement supérieur, des idées s'entrechoquent. Il nous faudrait une formation d'élite. Il y aurait les grandes écoles, excellentes, d'un côté, les universités, médiocres, de l'autre. Mais, paradoxe !, les grandes écoles ne formeraient que des ânes (mon précédent billet). Que penser de nos grandes écoles ?
Ce qui n'est pas dit est que notre définition de l'élitisme est originale (i.e. le concours). On la retrouve peut-être en Asie, notamment au Japon. Son exemple le plus fameux est certainement la Chine des mandarins.
Quels sont les bénéfices d'une telle formation ? Elle produit un curieux mélange. Des gens épuisés, qui ne se développeront plus, parce qu'ils se croient certifiés génies, alors qu'ils ne savent absolument rien. Autrement dit l'arrogance sans fondement qui nous vaut la haine du monde.
Si l'on prend innovation, ou performance économique comme critères d'évaluation, ce n'est pas mieux. Les pays qui sont forts dans ces domaines n'ont pas notre forme d'éducation. En particulier parce qu'elle encourage le conformisme, le rite (cf. les mandarins).
dimanche 16 mars 2014
Petite histoire de grandes écoles
L'Ecole polytechnique est ses écoles d'application sont créées par la révolution (en partie par recyclage d'écoles plus anciennes). Leur programme initial est les sciences appliquées. Elles doivent former des ingénieurs pour l'administration et pour l'industrie. Mais le modèle évolue. Elles ne produisent plus d'ingénieurs civils. Or la révolution industrielle a besoin d'ingénieurs. L'Ecole centrale est créée alors, d'une initiative privée. La scolarité semble y avoir été fort chère. Le projet est saint-simonien. On veut former une "classe industrielle". Apparemment, on estime qu'il existe une "science industrielle" et qu'elle doit être connue par l'ingénieur.
L'école semble avoir été un succès quasi instantané. Elle compte rapidement beaucoup d'étrangers (25%). Puis quelques femmes. Elle est à l'origine d'écoles d'ingénieurs en Belgique, en Suisse (Polytechnique de Lausanne) et en Espagne. En 1857, elle est donnée à l'Etat.
Et aujourd'hui ? On parle de concurrence et de classement de Shanghai. Il est dit que des "ensembles universitaires de grande qualité" sont stratégiques pour l'Etat. Centrale veut être une "institution de référence à l'échelle mondiale", et développer sa notoriété à l'étranger, grâce à une recherche qui publie, à l'image des "meilleures universités américaines".
(D'après l'annuaire de l'Ecole centrale de Paris, 2008.)
L'école semble avoir été un succès quasi instantané. Elle compte rapidement beaucoup d'étrangers (25%). Puis quelques femmes. Elle est à l'origine d'écoles d'ingénieurs en Belgique, en Suisse (Polytechnique de Lausanne) et en Espagne. En 1857, elle est donnée à l'Etat.
Et aujourd'hui ? On parle de concurrence et de classement de Shanghai. Il est dit que des "ensembles universitaires de grande qualité" sont stratégiques pour l'Etat. Centrale veut être une "institution de référence à l'échelle mondiale", et développer sa notoriété à l'étranger, grâce à une recherche qui publie, à l'image des "meilleures universités américaines".
(D'après l'annuaire de l'Ecole centrale de Paris, 2008.)
mercredi 26 février 2014
Les grandes écoles : maillon faible de la France ?
Les grandes écoles fusionnent. Elles doivent devenir des universités qui entreront en concurrence frontale avec le MIT pour recruter les "meilleurs". Meilleurs chercheurs, meilleurs élèves, meilleures entreprises partenaires... Rappelons les critères de sélection américains : une licence au MIT = 200.000$. (Bac + 5, ajoutez 100.000$.)
Pensez-vous qu'il y aura beaucoup de Français parmi ces meilleurs ?
Ce qu'il y a de fascinant dans ce dispositif, c'est ce qu'il révèle sur notre pays :
Pensez-vous qu'il y aura beaucoup de Français parmi ces meilleurs ?
Ce qu'il y a de fascinant dans ce dispositif, c'est ce qu'il révèle sur notre pays :
- Les grandes écoles étaient le point faible de notre dispositif. Si on les abat, toute la société est transformée. Nous devenons une société de classes. Les possédants se reproduisent.
- Nous sommes atteints de haine auto-destructrice. En effet, personne d'autre que nous n'applique le modèle que décrit par Pierre Veltz. Les Chinois ne veulent pas d'universités ouvertes, ils veulent absorber le savoir-faire occidental. Le reste de l'Europe fait évoluer prudamment son modèle existant, sans réformes brutales. Même en pays Anglo-saxons, les nombreuses universités, et leurs Etats, n'ont aucun complexe d'infériorité vis à vis de MIT. Elles ne croient pas qu'une grande course en avant est lancée.
- Je me demande d'ailleurs si ce qui motive nos réformes n'est pas la vengeance personnelle. On disait que Richard Decoin, le réformateur de Science Po, avait mal vécu sa scolarité. Je me demande s'il n'y a pas quelque-chose d'identique ici. En effet, le plus étrange dans l'argumentation de M.Veltz n'est pas qu'elle est un tissu de sophismes, mais qu'il n'aboutit pas totalement au modèle américain. L'étudiant idéal n'est pas hyperspécialisé comme l'américain. Il sait tout. Comme M.Veltz.
mardi 25 février 2014
Faut-il sauver les grandes écoles ?
Livre écrit par Pierre Veltz (Science Po, Les presses, 2007), X-Ponts, sociologue, économiste, président de l’Etablissement
Public de Paris-Saclay. Il semble avoir inspiré
le projet de Silicon Valley du plateau de Saclay.
Le livre s’intéresse aux 7 plus prestigieuses écoles d’ingénieurs
parisiennes : Polytechnique, Les Mines, Les Ponts, Les Télécoms,
Centrale, Supélec et Agro (dont il n’est jamais question).
Il y a deux siècles, elles furent innovantes. On ne pensait
pas alors, ailleurs qu'en France, qu’il y ait un lien entre la science et la technique. Elles
conservent des atouts. Le type de formation qu’elles dispensent semble mieux
adapté au contexte moderne que la spécialisation anglo-saxonne.
S’éloignant du programme qu’avait Monge pour Polytechnique, puis
qu’a repris Centrale, un enseignement pratique, elles ont toutes dérivé vers
les mathématiques. Aujourd’hui, elles sont toutes généralistes. Etablissements
minuscules qui font la même chose. Les réunir permettrait des synergies. D’autant
qu’elles sont dépassées et provinciales. Qui dans le monde connaît leurs diplômes ?
Surtout, elles détournent de la science et de la recherche les meilleurs
scientifiques de leur génération.
Comment l’auteur voit-il l’avenir ? Émergence d’une « économie
de la connaissance », qui éliminera les barrières entre disciplines. Des
mathématiques à la sociologie, il faudra tout connaître. La recherche
fondamentale et l’innovation, la création d’entreprises et d’emplois, se feront
dans une poignée de « hubs » mondiaux, interconnectés, centrés sur un
campus, collaborant intimement avec l’entreprise. S’y regrouperont une élite, internationale et apatride, faite des meilleurs étudiants et de stars scientifiques. Ces
établissements seront payants, l'éducation n'est-elle pas un investissement ?, mais ouverts à la diversité sociale
(internationale), source de créativité. La course à l’innovation s’est engagée.
Copions l’Amérique et la Chine.
« Le système des
écoles appelle aujourd’hui des réformes profondes. » Et voilà comment
on en est arrivé à Saclay ?
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