Cela m'a rappelé une observation d'une autre personne, seule non polytechnicien de 3 générations de polytechniciens (et même de quatre, si l'on prend en compte ses neveux) : il voyait polytechnique comme une usine dont la production ne trouverait plus de marché.
mercredi 19 août 2020
Intelligence artificielle et polytechnicien
Cela m'a rappelé une observation d'une autre personne, seule non polytechnicien de 3 générations de polytechniciens (et même de quatre, si l'on prend en compte ses neveux) : il voyait polytechnique comme une usine dont la production ne trouverait plus de marché.
samedi 25 avril 2020
Résilience : inspirons-nous de polytechnique ?
Si vous êtes polytechnicien, vous pouvez contacter n'importe quel polytechnicien. Et ce même si vous sortez de l'école, et que lui dirige la plus grosse entreprise du CAC 40. Il vous tutoiera et vous écoutera.
Et les escrocs ? Il y en a, comme partout. Comment résister à la tentation d'utiliser "l'annuaire" pour accélérer la bonne fortune de ses idées, forcément géniales ? Seulement, le système sait s'en garantir. Le patron du CAC 40 va mettre en contact le jeune avec le service de son entreprise qu'il juge compétent. Le dit service enterrera la demande, si elle ne lui convient pas (ce qui est généralement le cas). La morale sera sauve. Le jeune pestera contre les incompétents du service. Le "bien commun" du polytechnicien, c'est la confiance que l'on doit faire à un autre polytechnicien.
(J'ai l'impression que les Allemands ont étendu le système polytechnicien à l'échelle de leur nation.)
mardi 5 mars 2019
Jean Bichelonne
Né en 1904, il est mort en 1944, en Allemagne, lors d'une opération chirurgicale. Son histoire est peut-être révélatrice d'un pan de celle de la France, peu connue : la prise du pouvoir par la technocratie. En effet, il est le ministre de la collaboration industrielle. Durant l'entre deux guerres, et ses crises, la France se lamente de son inefficacité. Les polytechniciens (X-Crise) et les inspecteurs des finances, en particulier, en appellent à une gestion technocratique, rationnelle. Cela se fait aux USA, en URSS, en Allemagne. Mais ils ont peu de succès. C'est grâce au gouvernement de Vichy qu'ils prennent la direction du pays. La planification commence. L'enthousiasme collaborationniste en discréditera quelques-uns, mais les autres auront l'avenir pour eux. Tout changement a ses martyrs.
lundi 21 décembre 2015
La gloire de Polytechnique
mercredi 25 juin 2014
De Louxor à la Concorde, voyage d'Obélisque
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| Page de l'exposition |
(Dossier de presse.)
mercredi 9 octobre 2013
La réforme de la jupe
Après le mariage pour tous, l'uniforme pour tous ? Victoire d'un conservatisme d'arrière garde sous couvert de lutte contre le sexisme ?...
(La revue de Polytechnique a sa page facebook. Peu "aimée" apparemment. Les Polytechniciens seraient-ils imperméables aux réseaux sociaux ?)
mardi 6 août 2013
Comment changer Polytechnique ?
- On me parle d’entreprises où il faut être X-Mines pour avoir un poste de management (y compris DSI !). Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela ne semble pas donner aux dîtes entreprises un avantage flagrant. L’Etat juge même prudent de les protéger de la concurrence.
- Je lis un livre qui affirme que notre élite est persuadée que nos grandes entreprises sont excellentes. Ceux qui les fréquentent de l’intérieur ne sont pas d’accord. Notre élite semble totalement coupée de la réalité.
- Récemment, je me suis penché sur les grands noms des mathématiques françaises. Tous ou presque avaient été majors de Polytechnique ou de Normale Sup. Hier, les polytechniciens construisaient des ponts et des phares, et inventaient des canons.
lundi 24 juin 2013
Le Bac comme rite républicain?
Il y a quelques temps, je lisais un article dans Les Echos, qui appelait à la fin du Bac. Quand tout le monde a le Bac, à quoi ce diplôme sert-il ? Simple bon sens, comme on le disait à l'ère du Président Sarkozy. D'autant qu'un des signataires du papier était un ingénieur des mines (élite de polytechnique, donc de l'intelligence). Mais la complexité de la société déroute le bon sens, comme le dit la systémique. A moins que ce bon sens n'ait lui-même une intention cachée ?
lundi 17 juin 2013
Avenir de Polytechnique
mercredi 23 janvier 2013
Retrouver l’esprit polytechnicien
Eh bien, il me semble qu’un enjeu important de notre avenir est de reconstruire de tels réseaux.
vendredi 24 février 2012
L’Abbé Grégoire, homme politique exemplaire (1750 – 1831)
Un paradoxe pour le « Cercle du Changement » ?
En fait, Grégoire, croyant et républicain, conserve l’équilibre grâce à une constante adaptation, aussi bien dans une première période, antireligieuse que dans une seconde, anti républicaine. Sa vie politique s’est, en effet, déployée de 1789 à 1820. Malgré la Terreur, il ne cessa jamais de siéger à la Convention en habit ecclésiastique.
La rigueur subtile de sa position, méconnue, il est rejeté par les uns pour avoir été un prêtre courageux défenseur de sa foi, et par les autres pour avoir été « jureur ».
Probablement aussi, l’extrême complexité, due aux temps troublés qu’il a traversés et aux sujets délicats qu’il a abordés, est-elle une explication de la non reconnaissance que son engagement mériterait, dont voici quelques exemples.
Législateur innovant et éclectique, il rédigeait et défendait ses propositions avec talent, en particulier pour la défense des minorités de l’époque, les Noirs, les Juifs et les Femmes. Il est pourtant inconnu par rapport aux icones révolutionnaires. Ce sont d’autres que lui qui en récoltent les fruits.
Partisan de l’abolition de la royauté, mais aussi de la peine de mort, il n’a pas voté celle de Louis XVI.
À l’origine de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, il est partisan d’une Eglise gallicane. C’est pourquoi il s’oppose à Bonaparte au sujet du Concordat qui renouait avec l’Eglise romaine.
Il s’oppose aussi, courageusement, à la proclamation de l’Empire, car il voit en Napoléon Ier un continuateur de Louis XIV.
L’éducation pour lui était le moyen de la liberté et il écrivait : « Éclairer l’ignorance qui ne connaît pas, et la pauvreté qui n’a pas les moyens de connaître » ; il est l’un des fondateurs, entre autres, du Conservatoire national des arts et métiers, et de l’Ecole Polytechnique. Dans son Rapport sur l’établissement d’un Conservatoire des Arts et Métiers (29 septembre 1794), il affirme : « Le perfectionnement des arts est un principe conservateur de la liberté ; secouer le joug de l’industrie étrangère, c’est assurer sa propre indépendance. »
À l’occasion du Bicentenaire de la Révolution, en 1989, ses cendres ont été transférées au Panthéon, avec celles de Condorcet et de Monge.
En France, deux thèses essentielles lui ont été consacrées, l’une de Rita Hermon Belot, La politique et la vérité, l’Abbé Grégoire et la Révolution française, et l’autre de Jean Dubray, Les fondements anthropologiques et l’art social dans l’oeuvre de l’Abbé Grégoire.
Au Cnam, quelques-uns se sont donnés la mission de mieux faire connaître l’Abbé Grégoire, en organisant des colloques, ouverts à tous, qui ont permis d'évoquer différentes facettes de l'oeuvre et de la personnalité de l'abbé Grégoire :
- le premier, en 2006 : L’Abbé Grégoire, pionnier de la formation professionnelle.
- le deuxième, en 2007 : L’Abbé Grégoire et le patrimoine.
- le troisième, en 2009: L’Abbé Grégoire, défenseur des droits de l’Homme.
- le quatrième, en 2010 « L’Abbé Grégoire et la Séparation de l’Eglise et de l’Etat ».
La figure de l’Abbé Grégoire reprend sa place :
Un panneau, dans une salle du Musée, nous informe sur le décret de la création du Cnam, propose quelques citations, ainsi que des documents à consulter.
Un portrait, placé dans la loge impériale, le rendra présent dans « son » amphi.
mercredi 1 février 2012
L’Allemand juge le Français
vendredi 21 octobre 2011
Le voleur
samedi 7 mai 2011
Optimisme paradoxal
dimanche 4 octobre 2009
On vient de découvrir le patron de PME
Annonce d’un séminaire de l’École de Paris :
Pour leur mémoire de fin de scolarité au Corps des mines, trois jeunes sont partis en enquête : qu'est-ce donc qu'un patron de PME ? En effet, si la littérature est prolixe sur les PME, le patron de PME est, lui, mal connu. Ayant pu rencontrer de nombreux patrons, ils ont pris conscience des contradictions que ceux-ci doivent surmonter, entre narcissisme et altruisme, proximité avec le personnel et poids des relations sociales, rôles d'homme-orchestre et risque d'incompétence, volonté d'autonomie et dépendances de toutes sortes. Il semble alors que les patrons s'installent à la longue dans une zone de confort, un puits de potentiel, dont il est difficile de sortir. Cela les amène à s'accommoder, contrairement aux patrons allemands, d'une petite taille et d'une faible croissance. Comme Peter Pan, se refusent-ils à grandir pour ne pas perdre les avantages de la petitesse et de la sympathie que cela permet d'attirer ?
Ces trois ingénieurs m’ont fait penser à Arielle Dombasle dans un film de Rohmer : « oh une laitue ! ».
Après les Indiens découverts par Christophe Colomb, les laitues par Arielle Dombasle, maintenant c’est au patron de PME d’avoir le droit d’exister. Car rien ne vit s’il n’a pas été découvert par l’élite de l’élite de notre nation (le Corps des Mines : les dix premiers du classement de sortie de Polytechnique).
Ceux sans qui rien n'est viennent juste de finir leurs études. Près d’un quart de siècle avec pour seule compagnie des livres. Leur horizon va désormais être l’administration. C’est probablement pour cela que si la « littérature » ne parle pas du patron de PME, celui-ci n’existe pas. Ce sont les livres qui définissent la réalité. Et c’est pour cela que cette élite intellectuelle, que la conscience du caractère miraculeux de ses dons rend humble, peut juger les petits ridicules d’hommes qui ont passé leur vie à transformer le monde.
Grand souffle d’air frais pour un blog qui ne parle que de changement : fenêtre sur un groupe social qui, mieux que la vénérable société chinoise, s’est maintenu à l’état fossile.

