Les data centres consomment 3% de l'énergie mondiale et émettent 2% des gaz à effet de serre. Et nous devrions produire 50 fois plus de données d'ici 2020 ! Peut-être va-t-il falloir s'intéresser à la question ?
Arrive "spintronics", la combinaison de la superconductivité et de l'usage des propriétés du spin de l'électron. Si l'on maîtrisait tout cela, le problème serait réglé. Mais est-ce possible ? (Article de l'université de Cambridge.)
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samedi 12 août 2017
dimanche 19 octobre 2014
Déflation et politique du pire
Risque de politique du pire. Cela pourrait être le message
de la semaine. L’Allemagne est bloquée,
bloque l’Europe et le monde. Mme Merkel en est en grande partie responsable. Elle
a développé une technique redoutable pour conserver indéfiniment le pouvoir.
Elle dit aux Allemands ce qu’ils ont envie d’entendre. En leur faisant croire
que cela vient d’elle. Or, les Allemands ne veulent pas bouger. C’est pour cela
qu’ils désirent imposer des réformes au reste de l’Europe. Idem aux USA. Les Républicains vont prendre le pouvoir aux
prochaines élections et réduire M.Obama à l’impuissance. Il y aurait de quoi s’entendre,
mais ce n’est pas dans l’intérêt des extrémistes de chaque bord. D’autant qu’il
est possible de réutiliser les techniques mises au point par le subtil B.Obama pour
démolir ce qu’il a construit. Idem en
Angleterre. Il serait simple de satisfaire les aspirations, modestes, de la
population. Elles n’ont rien à voir avec les thèses de Ukip. Partout en Europe,
c’est la même chose. « Les
populistes ne vont pas prendre le pouvoir (…) Cela laisse le gouvernement
entre les mains des partis traditionnels (…) Puisque la zone euro poursuit une
intégration de plus en plus étroite pour survivre, cela signifie demander aux
électeurs de faire confiance à des institutions qu’ils en sont venus à
mépriser. »
La déflation saisit le monde. « La crainte des investisseurs semble être que le monde développé glisse dans la spirale de la déflation (…) La récente faiblesse de l’euro et du yen pourrait être un signe que ces régions exportent la déflation au reste du monde, leurs exportateurs baissant leurs prix pour prendre des parts de marché ». Parmi les conséquences : prix du pétrole en baisse accélérée. Economie mondiale faible donc demande faible et offre en hausse, de tous côtés. Au Japon, les réformes économiques dont on attendait tant de bien plongeraient le pays dans la récession.
Ailleurs, autres crises ordinaires. Les Serbes basculent dans
l’autoritarisme. Mais ils organisent des défilés d’homosexuels pour donner
le change à l’UE. Renversement d’alliances
en Turquie. Le gouvernement lâcherait les Kurdes, devenus alliés des USA,
et se rabibocherait avec les généraux, et jouerait les comparses de l’Etat
Islamique. Ce dernier réinvente l’esclavage. Le pouvoir syrien est faible. Mais il ne veut pas abandonner, même
pour une solution qui lui sauverait la face. Résultat : chaos probable.
L’Irlande élimine
une mesure qui permettait aux entreprises (étrangères) de ne pas payer d’impôts.
Mais la compense par une contre-mesure. En
Inde, M.Modi voudrait rendre fiable son administration avant, éventuellement ?, de libéraliser
son économie. (Ce qui me semble sage.)
Ebola. Croissance
exponentielle du nombre de victimes. Il devrait atteindre 10.000 par semaine.
Compliqué et coûteux (une capacité de traitement de 100.000 lits coûterait de 1
à 2md$ par mois) d’enrayer l’épidémie. D’autant qu’elle attaque en premier les
systèmes immunitaires sociaux, c’est-à-dire les personnels médicaux. Il faut
des centres de traitement, changer les comportements des populations et que les vaccins dont on dispose se révèlent efficaces. Puis relever
les pays touchés des dévastations subies.
L’électronique
européenne relèverait (modestement) la tête « grâce à sa force dans des technologies qui conviennent bien au nouveau
monde des objets interconnectés et de consommation ultra basse puissance ».
Apple offre un nouveau système de paiement sans contact. Les bénéfices n'en sont
pas évidents pour le marché occidental. Mais les normes pourraient être utiles
aux pays en développement, où la téléphonie mobile se substitue déjà aux
réseaux financiers.
Toutes les prévisions
faites au sujet d’Internet étaient fausses. L’univers d’hier n’a rien de
différent de celui d’aujourd’hui. « Il
y a un monde entre « disruption » et destruction ». Les économistes se sont trompés.
Baisser les taux d’intérêt ne stimule pas l’économie ! Ce qui le fait,
c’est la perception que les choses vont bien…
dimanche 13 juillet 2014
L’Ecosse et le Royaume uni, victimes de Mme Thatcher ?
L’Ecosse va-t-elle quitter
le Royaume Uni ? The Economist pense que ce serait une folie
économique. Les sondages semblent dire que ce ne sera pas le cas. Mais The
Economist ne peut que constater la rancœur des Ecossais vis-à-vis de l’Angleterre.
Comment en est-on arrivé là ? L’Ecosse a beaucoup profité de l’Empire.
Mais elle a souffert de la désindustrialisation. Mais, c’est Margaret Thatcher
qui semble avoir porté le coup fatal…
Mateo Renzi souffre, lui, de l’ombre de M.Berlusconi et de la réputation de manque de rigueur de
l’Italie. Cela pourrait lui ôter toute capacité d'obtenir ce qu'il veut de l'Europe. Pourquoi les Scandinaves occupent-ils
tant de postes de responsabilité internationaux ? Parce qu’ils sont
petits, et peu menaçants, et que leur culture politique est celle du compromis.
Le nouveau gouvernement indien ferait des réformes très favorables aux marchés.
Les Pakistanais essaient de combattre un terrorisme, qui leur sert à
déstabiliser l’Afghanistan, allié de l’Inde, mais qui leur retombe sur le nez. En Afghanistan, les élections
présidentielles menacent de s’achever en affrontement ethnique. En Chine, l’économie
se recentre sur la consommation intérieure et découvre que la logistique est un
problème. L’entreprise privée essaie de construire ses propres réseaux.
Le jeune a changé.
Il est devenu sérieux, les excitants, c’est fini ; et désenchanté, les
idéaux et la politique, c’est fini. L’hypocrisie semble la caractéristique de
beaucoup de pays émergents. Des idéaux élevés cohabitent avec la pire des
corruptions. La retraite du vieil
anglo-saxon pose un problème. Elle est dorénavant par capitalisation. Il ne
semble pas que l’on ait trouvé une façon intelligente de gérer cet argent dans
l’intérêt de son propriétaire. « Le
danger est que cette liberté se traduise pour le système financier en une
autorisation à imprimer de l’argent. » Les enfants qui cherchent la
satisfaction immédiate deviennent des brigands.
L’industrie
électronique japonaise n’est que l’ombre d’elle-même. Elle essaie de se
réinventer. Notamment en revenant vers l’industrie lourde (et en administrant des fermes de haute technologie). Mais elle utilise
mal ses atouts. Et est victime de la culture japonaise étouffante. Philips n’est guère mieux. Il cherche
le salut dans la restructuration. Massacre à la tronçonneuse ? Ça semble
plaire au marché.
La piraterie
informatique fait courir un risque au monde d’autant plus grand que demain, homme et machine, tout sera connecté à Internet. Défaillance du marché. La sécurité d’Internet
dépend de son maillon le plus faible. C'est-à-dire nous. Et nous ne faisons pas
le strict minimum de protection. Mais aussi les éditeurs de logiciel ont pour
règle le ni fait ni à faire. C’est la loi du marché. Big data. Aux USA, chaque camp amasse des données sur l’adversaire
afin d’y trouver ce qui va détruire sa carrière. Certains fonds spéculatifs font de même
pour repérer les failles des entreprises, et s’enrichir en les abattant. Emergence
d’une génération de « réseaux anti sociaux ». Tels
que Airbnb ou Uber, ils appartiennent à la nouvelle vague de « l’économie du partage ». Leur
stratégie est celle du parasite. Ils lancent une offensive contre la société,
et observent ce qui se passe : « dans
l’esprit de la Silicon Valley, d’agir vite et de casser de la vaisselle, ils
conduisent de rapides tests de l’appétit du public et du régulateur pour une
modification des limites de ce qui est une pratique commerciale acceptable ».
mercredi 11 janvier 2012
Intel contre ARM
Le marché des microprocesseurs est divisé entre le géant Intel et le nain ARM.
On ne peut pas imaginer deux modèles économiques plus dissemblables. Intel, qui emploie 100000 personnes, est totalement intégré. ARM, 2000 personnes, est au cœur d’une fédération d’entreprises. ARM conçoit les microprocesseurs et collecte de faibles droits sur la vente des produits qui utilisent ses plans.
Le plus intéressant n’est pas là. C’est à quel point imprévisible est l’avenir et idiots ceux qui croient tirer des bonnes pratiques de l’exemple de ceux qui réussissent (le fonds de commerce d’Harvard Business Review).
En effet, ARM a eu des débuts de looser. À son origine est Apple. Apple va mal, il joue sa vie sur le Newton, qui a besoin d’un processeur simplifié et qui consomme peu (architecture Risc). Le Newton fait flop. ARM poursuit sa vie peu glorieusement. Jusqu’au boom des smartphones. ARM domine maintenant ce marché. Et on découvre que son type d’architecture économe est bien adapté aux serveurs du cloud, mais aussi au colossal marché de « l’Internet des choses » (équiper de processeurs tout ce qui nous entoure et le relier par Internet).
vendredi 4 juin 2010
Électronique chinoise
Taiwan domine le marché de l’électronique mondiale (« plus de 50% des puces électroniques, près de 70% des écrans d’ordinateurs, plus de 90% des ordinateurs portables »). Son tissu économique (« un réseau de centaines d’entreprises spécialisées ») et la qualification de sa main d’œuvre sont exceptionnels. Ils sont les fruits d’une politique à long terme de l’État. Pourtant, ceci est peu rentable, car l’industrie taiwanaise est écrasée par ses clients occidentaux et japonais.
Ce qui la pousse dans les bras de la Chine continentale.
Je me demande si l’Occident fera toujours d’aussi bonnes affaires le jour ou l’électronique mondiale sera entre les mains de la Chine.
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