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samedi 8 novembre 2014

Ayons peur de la fin des pirates ?

L’esprit d’Internet, c’est la piraterie. Subvertir la société. Or, il semblerait que cela ait fait son temps. Les entreprises ont pris la mesure du danger. Faut-il s’en réjouir ?

Non. Nous sommes en danger d’un monde stagnant. Repli sur soi. Celui qui a exploite celui qui n’a pas. Il faut relancer le progrès. C'est-à-dire ? Rechercher un désir collectif qui mette la société en mouvement. 

vendredi 18 juillet 2014

La vocation de la Silicon Valley ? La destruction de la société

The Economist explique que la stratégie de la Silicon Valley est de chercher les failles de la société. De l'attaquer par surprise. Si elle ne réagit pas à temps, c'est la fortune.
« dans l’esprit de la Silicon Valley, d’agir vite et de casser de la vaisselle, ils conduisent de rapides tests de l’appétit du public et du régulateur pour une modification des limites de ce qui est une pratique commerciale acceptable »
On retrouve ce que disait Bill Aulet, du MIT. L'innovateur est un pirate. Mais aussi la théorie du "créateur de valeur" de mon billet précédent.

Voilà donc une Silicon Valley qui annonce ouvertement qu'elle n'est pas là pour créer, mais pour dépecer la société. Et la dite société ne réagit pas. Elle admire la Silicon Valley.

dimanche 13 juillet 2014

L’Ecosse et le Royaume uni, victimes de Mme Thatcher ?

L’Ecosse va-t-elle quitter le Royaume Uni ? The Economist pense que ce serait une folie économique. Les sondages semblent dire que ce ne sera pas le cas. Mais The Economist ne peut que constater la rancœur des Ecossais vis-à-vis de l’Angleterre. Comment en est-on arrivé là ? L’Ecosse a beaucoup profité de l’Empire. Mais elle a souffert de la désindustrialisation. Mais, c’est Margaret Thatcher qui semble avoir porté le coup fatal…

Mateo Renzi souffre, lui, de l’ombre de M.Berlusconi et de la réputation de manque de rigueur de l’Italie. Cela pourrait lui ôter toute capacité d'obtenir ce qu'il veut de l'Europe. Pourquoi les Scandinaves occupent-ils tant de postes de responsabilité internationaux ? Parce qu’ils sont petits, et peu menaçants, et que leur culture politique est celle du compromis. Le nouveau gouvernement indien ferait des réformes très favorables aux marchés. Les Pakistanais essaient de combattre un terrorisme, qui leur sert à déstabiliser l’Afghanistan, allié de l’Inde, mais qui leur retombe sur le nez. En Afghanistan, les élections présidentielles menacent de s’achever en affrontement ethnique. En Chine, l’économie se recentre sur la consommation intérieure et découvre que la logistique est un problème. L’entreprise privée essaie de construire ses propres réseaux.

Le jeune a changé. Il est devenu sérieux, les excitants, c’est fini ; et désenchanté, les idéaux et la politique, c’est fini. L’hypocrisie semble la caractéristique de beaucoup de pays émergents. Des idéaux élevés cohabitent avec la pire des corruptions. La retraite du vieil anglo-saxon pose un problème. Elle est dorénavant par capitalisation. Il ne semble pas que l’on ait trouvé une façon intelligente de gérer cet argent dans l’intérêt de son propriétaire. « Le danger est que cette liberté se traduise pour le système financier en une autorisation à imprimer de l’argent. » Les enfants qui cherchent la satisfaction immédiate deviennent des brigands.

L’industrie électronique japonaise n’est que l’ombre d’elle-même. Elle essaie de se réinventer. Notamment en revenant vers l’industrie lourde (et en administrant des fermes de haute technologie). Mais elle utilise mal ses atouts. Et est victime de la culture japonaise étouffante. Philips n’est guère mieux. Il cherche le salut dans la restructuration. Massacre à la tronçonneuse ? Ça semble plaire au marché.

La piraterie informatique fait courir un risque au monde d’autant plus grand que demain, homme et machine, tout sera connecté à Internet. Défaillance du marché. La sécurité d’Internet dépend de son maillon le plus faible. C'est-à-dire nous. Et nous ne faisons pas le strict minimum de protection. Mais aussi les éditeurs de logiciel ont pour règle le ni fait ni à faire. C’est la loi du marché. Big data. Aux USA, chaque camp amasse des données sur l’adversaire afin d’y trouver ce qui va détruire sa carrière. Certains fonds spéculatifs font de même pour repérer les failles des entreprises, et s’enrichir en les abattant. Emergence d’une génération de « réseaux anti sociaux ». Tels que Airbnb ou Uber, ils appartiennent à la nouvelle vague de « l’économie du partage ». Leur stratégie est celle du parasite. Ils lancent une offensive contre la société, et observent ce qui se passe : « dans l’esprit de la Silicon Valley, d’agir vite et de casser de la vaisselle, ils conduisent de rapides tests de l’appétit du public et du régulateur pour une modification des limites de ce qui est une pratique commerciale acceptable ». 

mardi 1 juillet 2014

Sommes-nous tous des pirates ?

Et si le pirate informatique était symbole de notre temps ? Le pirate informatique, c'est celui qui utilise son savoir, que personne ne possède, contre la société. C'est aussi ce qu'a fait Goldman Sachs. Notre société nous spécialise, par raison d'efficacité. Nous transformons cette spécialisation en prise d'otage. Le meilleur élève du modèle est l'oligarque. 

dimanche 25 mai 2014

L’Inde a besoin d’un as du changement ?

L’Inde élit M.Modi. Un autocrate. Elle a voté pour le développement économique et a éjecté le clientélisme féodal du Parti du Congrès. M.Modi doit transformer l’Inde en usine du monde, alors que le « pays a oublié, purement et simplement, comment travailler ». Et qu’il semble un enchevêtrement invraisemblable. (Changement compliqué ?) En mer de Chine, les pays de la Région semblent impuissants face au bon plaisir du monstre chinois. Coup militaire en Thaïlande. Raison : mettre un terme au blocage actuel ? Ou intervenir avant qu’un prince héritier faible ne prenne le pouvoir ? L’Arabie saoudite investit à la maison.

L’UE parle un anglais corrompu par le français (une façon de faire fuir l’Angleterre ?). Elections européennes. En Italie, lutte entre M.Grillo et M.Renzi et ses réformes. La République Tchèque est anti-européenne. Le PS français semble être le parti de gouvernement dont la situation, eu égard à ces élections, est la plus difficile. L’armée est un élément central de la politique russe. Elle doit lui permettre d’intervenir dans son voisinage, de tenir en respect ses minorités, et de la défendre de la Chine – mission de ses missiles nucléaires. Chine avec laquelle elle tente de s’entendre pour faire pièce aux sanctions de l’Ouest. La Lybie est divisée entre islamistes et anti-islamistes. Devant la chienlit actuelle, le second camp est tenté par un coup. Avec l'assentiment de l’Algérie et de l’Egypte. D’où guerre civile ?

Les entreprises chinoises déposent beaucoup de brevets. Lenovo est le champion du PC. Il pense assurer son développement grâce à l’innovation. Il semble surtout un champion de l’exécution efficace de stratégies industrielles. Aux USA (seulement ?), Télécom et TV fusionnent, pour disposer d’offres globales. Les journaux sont toujours au milieu du gué numérique. Le journaliste doit s’imprégner des nouveaux usages du marché. Big data dans l’agroalimentaire. Les données que possèdent l’industrie lui permettent de dire à l’agriculteur quoi, quand et où planter (« prescription planting »). Mais l’agriculteur se méfie. Il a peur d’être le dindon de la farce. Les banques européennes (Crédit Suisse, bientôt BNP) ont maille à partir avec la justice américaine. Ses jugements semblent marqués par l'incohérence. (Pragmatisme, c'est-à dire, coup par coup ?) Pour faire plaisir à leurs actionnaires, les laboratoires pharmaceutiques ont liquidé leur recherche. Ils doivent maintenant trouver des fournisseurs de nouvelles molécules.  

Pour défendre les ordinateurs des pirates, deux versions d’un même programme ne doivent pas se ressembler. Il suffit pour cela de le demander aux compilateurs. On cherche à produire à simuler le système nerveux d’un ver. 

samedi 8 mars 2014

Bitcoin et Internet des choses

Les pirates s'en prennent au Bitcoin, monnaie informatique. La fin est proche ? Fin, aussi, d'un rêve libertaire d'une monnaie qui échapperait aux réglementations ?

En tout cas, cela ne devrait-il pas nous amener à modérer notre enthousiasme pour l’Internet des choses ? Pouvons-nous mettre notre société entre les mains d'un système aussi fragile ?

(500m$ auraient été volés de puis 2010, soit un Bitcoin sur 16.)

jeudi 6 mars 2014

Le F-35, le pirate et Internet

Comment abattre le F-35, merveille de l'aviation militaire, sans effort ? En piratant son système d'information.

La piraterie informatique est déjà une chose sérieuse. Plus de 100md$ de chiffre d'affaires. Mais qu'en sera-t-il demain si tout notre appareillage est connecté à Internet ? Ne nous promet-on pas des voitures sans conducteur ? Bientôt l'ensemble de la société, de nos maisons à nos armées en passant par nos centrales nucléaires et nos hôpitaux dépendra d'Internet ? Alors, le pirate informatique, qu'il appartienne ou non à la NSA, pourra-t-il résister à la tentation de déclencher une catastrophe mondiale ? Par intérêt, ou pour la gloire ?

Et s'il fallait commencer à réfléchir à déconnecter certaines installations critiques du réseau ? Et s'il était rentable, dans certains cas, de développer des ordinateurs et des logiciels spécifiques, ainsi que des procédures humaines de communication avec l'extérieur ? Et de posséder des experts et un savoir-faire propre ? Et si c'était ce qu'avaient commencé à faire le régime chinois et quelques autres régimes peu démocratiques ? Et quid du projet de Mme Merkel d'un Internet européen ?....

(Ce qui m'a rappelé un texte sur le capitalisme. Le capitalisme avancerait comme un combat entre monopole normalisateur et piraterie.)

dimanche 23 février 2014

Entreprises et Etats : la paix des braves ?

Entreprises et Etats doivent s’entendre. Ils sont complémentaires, pas ennemis. En prétendant à l’autorégulation, le monde des affaires a entraîné une surréaction de l’Etat. L’un et l’autre sont engagés dans un cercle vicieux du gendarme et du voleur. Le rôle de l’Etat, c’est la formation, les infrastructures, la recherche et l’aide au lancement de l’entreprise. Le rôle de l’entreprise, c’est l’industrialisation et le marketing de l’innovation. Pour cela elle a besoin avant tout de règles du jeu claires et stables.
En attendant les multinationales jouent sur les règles locales pour partager leurs implantations. La Hollande permet d’arranger les statuts de l’entreprise à son gré. Pas mieux que l’Angleterre en matière d’accommodements financiers. La Suisse serait out.

Thaïlande. La bataille entre le peuple et les privilégiés pourrait tourner au profit des premiers. Le futur roi leur serait favorable. Ukraine. Le pays est pris entre des forces centripètes. Un Ouest polonais avant l’annexion soviétique, un Est proche de la Russie, la Crimée, base russe, communauté russe. Avec Kiev comme trait d’union. France. On parle de « théorie du genre ». La différence homme / femme serait une invention sociale. Cela a révélé qu’il existait un courant pro famille fort. Mais aussi que « une nouvelle génération de députés socialistes a été amenée à la politique non par le mouvement ouvrier ou par la politique locale mais par le mouvement associatif, où ils ont combattu pour les droits de la femme et contre la discrimination. Dans une société post industrielle où les travailleurs ont abandonné la gauche pour le Front National, les députés voient ces sujets comme un terrain de batail clé. » M.Sarkozy penserait à revenir au pouvoir. Malheureusement les Français l’aiment quand il se tait. Espagne. Elle redonne droit de cité aux descendants des Juifs expulsés en 1492. Toute la communauté juive serait concernée (au moins). Initiative business. Italie. M. Renzi a renversé le gouvernement. Apparemment, il n’a d’autre programme que de prendre tout le monde de vitesse. Ecosse. Va-t-elle faire sécession ? Ce serait une question de gros sous. Comment récupérer les bénéfices de la liberté sans assumer les charges de l’Etat anglais ? Et revenir dans l’UE prendrait du temps. En tout cas son succès pourrait encourager d’autres régions à prendre leur envol. Ces projets d’autonomie, d’ailleurs, n’auraient pas été possibles sans la protection européenne. Elle fait perdre son intérêt à celle des Etats. Iran. Suite de la tentative de se rabibocher avec l’Ouest en échange de revenus pétroliers. Un succès de M.Rohani pourrait nuire à M.Khamenei. Syrie. L’échec des négociations de Genève pourrait montrer à M.Obama qu’il a eu tort de laisser croire à M.Assad qu’il avait le haut du pavé. Lybie. C’est le chaos. Bientôt, un coup à l’égyptienne ? USA. Le congrès devrait couler les négociations de libre échange. Les précédents (NAFTA) seraient vues comme n’ayant pas tourné à l’avantage du pays. Réchauffement climatique. Croyants et non croyants pourraient trouver un terrain d’entente, à condition que les seconds ne s’en prennent pas aux valeurs des premiers.

Facebook achète WhatsApp. 19md$ pour 32 ingénieurs. Facebook veut injecter du sang neuf dans sa fortune déclinante. Tout étant informatique, la piraterie devient une grosse affaire. Elle coûterait plus de 100md$ par ans. Certains pirates passent au contreterrorisme. Les syndicats américains changent de marché. Le travailleur qualifié de l’usine automatisée n’en veut plus. Le syndicat doit se tourner vers les « exclus », personnels de service, universitaires sans poste fixe et autres intouchables. Révolution à San Francisco ? Mouvement de rejet de l’hypocrisie atroce des « barons du high tech », et d'un monde fondé sur la discrimination ? Les gestionnaires de fonds s’enrichissent au détriment de leurs investisseurs. Leur talent, s'il existe, ne compense pas leur coût. L’OPEP en difficulté. Le pétrole afflue de partout (USA, Iran, Iraq…). L’OPEP ne pourra pas maintenir ses prix. Pourquoi ne pas les baisser brutalement ? Cela tuerait ses concurrents. Le Bitcoin est victime d’une faille informatique. Sa valeur a été divisée par deux. Les économistes cherchent à mettre une valeur sur ce à quoi le marché n’en donne pas, parce que ça pourrait en avoir une un jour.

Le développement intellectuel de l’enfant est fonction du nombre de mots qui lui sont adressés, et de la complexité du dialogue que l’on entretient avec lui. Le réchauffement accéléré de l’Arctique ferait baisser le différentiel de température qui crée le jet stream. Du coup, il pourrait se mettre à zigzaguer paresseusement, et aléatoirement. D’où un climat incertain et stagnant. Un nouveau type de panneaux solaires pourrait produire de l'énergie à un prix concurrentiel avec le charbon. Les hyènes communiquent par leur odeur. Elles sous-traitent cette communication à des bactéries. En éclairant les tableaux pixel par pixel, on leur redonne leurs teintes d’origine. 

dimanche 30 décembre 2012

2013, crises, cycles et modèles

Quelques idées reviennent régulièrement depuis le début de ce blog. Tout d’abord, c’est un blog de crise. Et la crise est un changement subi qui demande un « dégel » douloureux de nos certitudes. Ensuite, que le monde passe régulièrement du Yang au Yin, et inversement. Autrement dit après une phase macho et libérale, la société et ses valeurs reviennent en force. Enfin, que j’ai toujours tort. Petit à petit ce blog en arrive à des modélisations simples de l’évolution des choses.
  • Notre cycle libéral ressemble à celui qu’a connu le 19ème siècle. Un afflux de main d’œuvre permet à certains une accumulation de capital. Ce capital concentré permet d'innover. Jusqu’à ce que le déséquilibre d'accumulation provoque une crise (un demi-siècle de guerres, la dernière fois). D'où replâtrage = systèmes de solidarité. Le plus amusant, peut-être, est de voir apparaître régulièrement les mêmes idées. Comme au 19ème, nous découvrons que ce qui nous semblait simple bon sens était manipulation, qui voulait donner une preuve « scientifique » de ce que le riche devait être riche. Pour connaître la réussite littéraire, il suffit de dépoussiérer les succès de la fin du 19ème.
  • Le modèle anglo-saxon pourrait être celui de la piraterie. Un groupe d’hommes se met d’accord, par un contrat plus ou moins explicite, pour exploiter un filon. Organisation naturellement démocratique. Une fois le filon mis à jour, il peut-être exploité par un monopole bureaucratique. D’où une dialectique adhocracie (pirate) / monopole, bien connue des livres de management. Ce dispositif conduirait, comme en Grèce, à deux classes : hommes libres (philosophes) / esclaves.
  • Le modèle naturel de la France, serait-ce la République ? L’économie sociale ? La République n’a rien à voir avec la démocratie, qui est une assemblée libertaire refusant l’existence même de la société. La République, au contraire, est dirigée par l’intérêt général. C’est un dispositif qui permet à des individus égaux de vivre libres. Notre histoire depuis les Lumières pourrait être le changement que réclame ce modèle. C'est-à-dire une répartition égalitaire de lacapacité de penser. Le changement aura réussi, lorsque les institutions de la 3ème République pourront fonctionner, sans instabilités. Et que l’on pourra jeter le despotisme éclairé de la 5ème.
  • N’est-ce pas la capacité de fascination que suscitent ces modèles qui leur fournit leur énergie ? L’esclave anglo-saxon veut devenir maître, et ses efforts démesurés font fonctionner la société, et permettent l’oisiveté de la classe dominante. (Cf. l’histoire de la City.) De même, en France, c’est le provincial (avant guerre) et l’immigré qui veulent s’intégrer à l’élite nationale qui donnent à celle-ci les moyens de ses désirs. Mais, un modèle social qui repose sur l’exploitation de l’homme par l’homme est-il durable ? 
  • Un modèle qui pourrait expliquer tous les autres... La vie serait le triomphe de la complexité sur la concurrence parfaite, qui ne laisse émerger que des clones identiques. Cette complexité serait forcée à l'innovation par l'attaque de parasites simplistes (virus notamment). Retour au Yin et au Yang ? A la lutte éternelle entre la société, raffinée et sophistiquée, et l'individualisme, à intellect restreint ?