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mardi 14 février 2012

Du néoconservateur et de la dialectique de Hegel

Le néoconservateur (cf. Neocon) rejette le relativisme de gauche, en affirmant qu’il existe des civilisations supérieures (la sienne).

Bizarrement, Kant et les Lumières semblent avoir donné une solution à cette question il y a deux siècles : le fédéralisme. Le monde doit être construit sur des cultures différentes, qui se stimulent mutuellement, du fait de leur différence. (Kant parle de « paix armée ».)

Et les USA montrent comment des religions naturellement en conflit peuvent cohabiter sans s’affronter. Le tout est de penser que l’union vaut mieux que la guerre, et que, pour le reste, il y a toujours un moyen de s’arranger.

Curieuse illustration de la dialectique de Hegel : thèse (relativisme), antithèse (supériorité des civilisations), synthèse (fédéralisme, il faut de tout pour faire un monde).

Compléments :

dimanche 5 juin 2011

Jean-Claude Trichet

L’économiste anglo-saxon n’a pas de mots assez durs pour Jean-Claude Trichet. En élevant ses taux, la BCE fait l’erreur de Roosevelt en 37, qui avait replongé l’Amérique dans la grande dépression.

Toujours est-il que, dans la tempête actuelle, c’est le seul qui tient un cap. Et ce cap est peut-être celui d’une Europe fédérale.

Nos politiques nous ont fait entrer dans l’euro pour nous forcer au changement. La Grèce et le Portugal, par exemple, sortaient de dictatures et estimaient que l’euro, c’était « jamais plus ça ». Aujourd’hui, nous réalisons que le changement est devant nous. Comment le mener ?

Si mes cours disent juste, pour faciliter le changement, il faut un objectif, une « structure cible ». Jean-Claude Trichet propose un ministère des finances de l’Union, qui décharge les ministères nationaux de ce qui touche aux finances à caractère européen, et mette sous tutelle les pays en difficulté (de même que l’Angleterre a nationalisé ses banques ?).

Mais il faut surtout un « donneur d’aide », un animateur du changement. C’est ce qui me semble manquer le plus aujourd’hui. Les irréprochables Allemands condamnent sans appel (jusqu’au concombre espagnol), le technocratique Trichet rêve d’un pouvoir centralisé.

Compléments :

dimanche 7 février 2010

Politique Économique Européenne

Comment éviter que la zone euro ne se disloque sous des forces centrifuges ? Je reviens au billet que m’avaient suggéré les idées de Paul Krugman :

  • Il est plus facile d’augmenter ses revenus en situation de monopole que de concurrence parfaite : il me semble que l’Europe devrait coordonner sa politique économique de façon à encourager chaque pays à développer ses compétences locales, pour acquérir un avantage unique qui lui permette de mieux s’ajuster aux déséquilibres occasionnels entre membres de la zone (et protéger les salaires de ses citoyens). Si l’on suit l’argument de P.Krugman, il est aussi sûrement nécessaire d’uniformiser les politiques sociales de l’eurozone, et de favoriser la solidarité entre États.
  • Il est aussi probable qu’il faille que les États acquièrent des techniques d’ajustement de leurs économies (« conduite du changement ») qui ressemblent à celles que possèdent les entreprises, i.e. microéconomiques et non uniquement macroéconomiques.

En tout cas, l’adoption de l’euro semble signifier qu’il faut poursuivre le chemin du fédéralisme à l’américaine, et de l’intégration.

Complément :