Affichage des articles dont le libellé est Krugman. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Krugman. Afficher tous les articles

mardi 20 janvier 2015

Paul Krugman : notre mal ? être français

look at “crisis-hit” France; investors are so worried about France that they won’t hold its bonds unless offered, um, 0.64 percent, the lowest rate in history. But never mind — everyone knows that the French must be in crisis, because they still believe in social insurance, and besides, they’re French. 
dit Paul Krugman.  Plus loin :
Will the QE policy turn this around? Unless it’s shockingly larger and more aggressive than expected, it’s hard to see how. Unconventional monetary policy works, if it does, largely by changing expectations
Que signifie tout ceci ? C'est que le marché n'a rien de parfait. Google a raison, et les Suisses le prouvent (deux précédents billets). L'économie est le terrain de bataille de l'idéologie et du bluff. Nos dirigeants le savent. Ils savent aussi que leurs paroles ne sont que l'opium du peuple.  

vendredi 16 mai 2014

L'économie européenne selon Paul Krugman

Nouveau billet que Paul Krugman consacre à l'Europe. A chaque fois, il constate que ce qu'il avait prévu se produit. Faute d'une politique keynesienne, l'Europe s'enfonce dans la crise. Les malades vont de plus en plus mal, les bien portants de mieux en mieux (l'Allemagne, championne de la rigueur pour les autres, voir Le mythe de l'austérité germanique, croît).

Il a tout de même un mot gentil pour nous. L'Europe, contrairement à ce qu'il croyait, ne s'est pas disloquée :
L'histoire européenne demeure celle de politiques économiques profondément destructrices, qui ont fait beaucoup de mal - mais n'ont pas conduit à la dislocation, parce que la cohésion politique de l'euro est plus forte que ne le pensaient des gens comme moi.
L'Européen est habitué à souffrir en silence, pour un intérêt supérieur qu'il ne sait pas toujours très bien formuler ? C'est pour cela que l'on peut lui imposer la rigueur ?

mercredi 26 mars 2014

Salaires : le problème, c'est l'Allemagne ?

Sont-ce les salaires français qui croissent trop, ou les allemands pas assez ? Paul Krugman penche pour la seconde solution. Au motif, accepté par bon nombre d'économistes, qu'une économie en bonne santé doit avoir une inflation de l'ordre de 2%. Ce qui est le cas de la France, mais pas de l'Allemagne.

Que faut-il penser de cela ? En tout cas, il est surprenant que l'argument ne soit pas repris chez nous. La France, 2% d'inflation et un encéphalogramme plat ?

vendredi 14 février 2014

Dépression séculaire et limites à la croissance

On parle de "dépression séculaire" aux USA. Les meilleurs économistes seraient inquiets.

Il semble (ça paraît une évidence) que depuis les années 80, la croissance se soit faite à coup de bulles spéculatives. L'économie serait incapable de croître. Peut-être, faute de croissance démographique.

Dans ces conditions que faut-il faire ? Apparemment, le contraire de ce que l'on fait. Autrement dit, être imprudent, vivre comme s'il ne devait pas y avoir de crise, et dépenser à tort et à travers. "La vertu privée est le vice public" dit Paul Krugman.

Cela semble quelque peu malsain. Sommes-nous obligés de nous plier aux lois de ce système ? Ne pourrions-nous pas le changer ?

jeudi 16 janvier 2014

Krugman contre Hollande

Paul Krugman n'en revient pas. M.Hollande a cité Jean-Baptiste Say. "L'offre crée la demande". M.Hollande a "horrifié" les économistes.

Paul Krugman ne comprend pas. Aussi bien à gauche qu'à droite, il y a consensus sur le fait que la France est sur le bord de la déflation. M.Hollande veut-il s'y précipiter ? D'autant que la situation du pays n'a rien de désespéré et ne demande aucune décision urgente. Pourquoi donc M.Hollande a-t-il viré à droite, en opposition de phase ?
D'accord, tout ne va pas bien. Mais on ne peut que s'étonner qu'il en faille si peu pour amener l'élite française à prendre un brutal virage à droite, alors que, dans des situations bien pires, la souffrance qu'elles infligent ne fait que renforcer la détermination d'autres élites, comme celles de Finlande ou de Hollande.
Hollande plus fort que Krugman ? Ou "petite blague" de notre président ?

mardi 12 novembre 2013

Fin d'ère?

Je rapproche deux lectures récentes. The Economist craint le retour de la démocratie. Paul Krugman se demande pourquoi la France fait l'objet d'un tel harcèlement, alors que l'état du pays n'a rien de  préoccupant. Réponse : il a choisi l'impôt plutôt que de s'en prendre aux prestations sociales.

Signes d'inquiétude des tenants du modèle du marché ? Pourrait-il y avoir un changement d'idéologie dominante ? Dans ce cas quel pourrait-il être ? Difficile de le dire. Mais, il peut se produire relativement brutalement. Ce genre de changement ressemble à une mode. D'un seul coup, la majorité se rend compte qu'elle est majorité, et que jusque-là elle obéissait à une minorité. Quelle nouvelle idéologie pourrait faire une forme d'unanimité ? Modèle vénézuélien ? L'Etat tente de prendre en main l'économie pour soulager la pauvreté, mais les pouvoirs économiques font grève. En résulte quelque-chose de dysfonctionnel. Autre idée ?

vendredi 1 novembre 2013

Et si l’on avait tué le moteur de la croissance ?

Ces trente dernières années ont été marquées par deux innovations. Internet et la « supply chain ». La supply chain a conduit aux délocalisations. Elles permettaient de remplacer des salaires (relativement) élevés par des salaires plus bas. Internet a eu le même effet. Il a facilité la création d’une nouvelle classe de travailleurs précaires. Résultat ? Les entreprises ont échangé leurs machines pour de la main d’œuvre, mal payée.

Quel est l’intérêt de cette analyse ? Ce phénomène ressemble à celui qui a été décrit pour le Japon dans les années 90. Le miracle japonais tenait à la mobilisation de plus en plus de personnes. Il s’est arrêté net, faute de combattants. (KRUGMAN, Paul, The Return of Depression Economics, Princeton 1999.) En pire. Il y a appauvrissement de la population, et, peut-être, destruction de la capacité créative, désormais inemployée. Or, le moteur de la croissance est l’innovation et le gain de productivité. Les dernières décennies n’ont-ils pas cassé ce moteur ?

Ceux qui disent « halte à la croissance » doivent-ils s’en réjouir ? Je n’en suis pas sûr. Ce changement, ni préparé ni voulu, ne va-t-il pas avoir des effets désastreux ?

vendredi 30 août 2013

La France aurait-elle l'avenir pour elle ?

Paul Krugman au secours de la déprime française ? Notre démographie est relativement forte. D'ici 30 ans, la France aura autant d'habitants que l'Allemagne. Et 75m en 2060. Ce qui, mécaniquement, devrait faire du pays la puissance dominante de l'édifice européen, lui-même une puissance dominante mondiale.

mercredi 14 août 2013

Faut-il aimer l’euro ?

Le chômage augmente mais les salaires aussi, sauf en Grèce. Le rééquilibrage de la zone euro ne se fait pas, dit Paul Krugman.

Car le rééquilibrage de la zone euro consiste à partout faire baisser les salaires. Que ferait le bon peuple, s’il l’apprenait ? me suis-je demandé. 

mercredi 10 juillet 2013

Monde paralysé

Pourquoi ne changeons-nous pas de politique, rigueur, alors que nous disons qu'elle est erronée, se demande Paul Krugman. Pourquoi ceux qui souffrent ne réagissent-ils pas ?

Intéressantes questions. Je me demande si les deux n'ont pas la même réponse. Pour pouvoir changer ou exprimer sa souffrance, il faut pouvoir se rattacher à un mouvement organisé ? Je me demande aussi si l'homme ne peut pas être programmé pour accepter sa condition. Par exemple, la pauvreté est une forme de dépression dit une étude du sujet. On pourrait être aussi dans la phase de dépression de la théorie du deuil. La phase qui précède l'acceptation. La fin du changement. Ce qui serait une bonne nouvelle...

vendredi 26 avril 2013

La rigueur, c’est bientôt fini ?

Au début, il n’y avait que Paul Krugman pour s’opposer à la rigueur. Maintenant, il semble qu’elle ait de moins en moins de partisans. Ses jours seraient-ils comptés ?

Il m’a toujours semblé qu’elle n’était que le prolongement des thèses libérales antérieures. Elles demandaient encore plus de déréglementation. Mais, ce n’est pas pour cela qu’elle n’a plus la cote. Comme le pensait Paul Krugman, elles paraissent avoir enfermé le monde dans un cercle vicieux. Et les peuples le supportent de moins en moins. Nos changements ne sont pas très scientifiques...

jeudi 18 avril 2013

Socialisation des pertes et union bancaire

Paul Krugman explique que la politique européenne de rigueur est stupide. La crise n’est pas due à la mauvaise gestion des Etats. Mais à l’euro qui a suscité un grand moment d'irrationalité. Il a entraîné une inflation à la « périphérie » de la zone accompagnée d'une bulle spéculative financière. La dite périphérie s’est retrouvée avec une économie non compétitive, et des banques en faillite dont elle a dû socialiser les pertes.

En fait, ce concept de socialisation des pertes dépasse la finance. M.Obama a socialisé celles de Detroit parce que son savoir-faire est critique pour les USA. Il profite à l’économie nationale. Par exemple, GM est vu comme étant à l’origine des sciences du management. Il en est de même en France : sans aviation nous n’aurions pas eu de leader mondial de la CFAO (Dassault Systèmes). Et il y a la question écologique. Une entreprise part en faillite. Elle laisse derrière elle des installations dangereuses pour l’environnement. Qui va s’en occuper ?

Tout ceci semble plaider pour une gestion patrimoniale de l’économie. Arrive alors la question de l’Union bancaire européenne. Son idée est de désolidariser le secteur financier des Etats. S’il connaît une faillite, ses membres doivent s’auto dépanner. Du coup, Chypre pourra posséder un secteur bancaire de 100 fois son PIB sans que cela préoccupe qui que ce soit. Et rien n’empêche tout le système européen de faire faillite. La zone euro est alors solidairement responsable… 

Sommes-nous prêts à ce scénario ? Si non, qu’est-ce que cela signifie ? Que nous devons réduire la taille des banques nationales pour que nos Etats puissent les assurer ? Ce qui ne peut que ralentir l’économie ? Ce qui explique l’enthousiasme des milieux économiques pour l’Union bancaire ? Elle nous promet Armageddon, mais pour après demain ?

Mais pourquoi n’avons-nous pas ce débat en France ? Je me demande si ce n'est pas là la question première.

lundi 8 avril 2013

France : pourquoi cette austérité ?

Mon titre est la question que se pose Paul Krugman. Il constate que notre pays emprunte à des taux extrêmement bas. La raison en est que les marchés financiers estiment que la BCE ne lâchera jamais la France.

Dans ces conditions, la politique du gouvernement manque de fondements.


lundi 18 mars 2013

Chypre domino fatal à la zone euro ?

Et si Chypre était le domino fatal à l’euro ? se demande l’économiste Charles Wyplosz. Les banques de Chypre sont en faillite. Le plan de sauvetage qu’elle adopte taxe les dépôts. Un précédent qui semble dire que l’épargnant n’est pas protégé, et qu’il ferait bien de retirer ses économies d’Europe. Faisant ainsi s’effondrer notre système bancaire. (The Economist approuve.)

La presse continentale pense, plutôt, que le risque est faible car l'argent est sale. On n'en voulait pas à l'épargnant honnête, seulement au Russe. Chypre ou le règlement de compte ? Le plus surprenant est que les affaires de l’Europe semblent menées avec un grand arbitraire. Ou de la logique des élections allemandes.

(Une remarque curieuse de Paul Krugman : toutes les îles européennes ont été victimes d’un système bancaire hypertrophié (à l’exception de l’Angleterre ?).)

jeudi 27 décembre 2012

Dr Merkel and Mr Krugman

L’Atlantique a ses Charybde et Scylla. Mme Merkel et M.Krugman. L’une nous dit « Arbeit », l’autre, « Keynes ».
  • Pour Paul Krugman, il faut relancer l’économie, la croissance permettra de lever des impôts et de payer nos dettes. La rigueur, c’est l’inverse avec le chaos comme seule issue. Lumineux.
  • Mme Merkel répond que depuis des décennies, nous nous sortons des crises par toujours plus de dettes. Nous ne faisons que déplacer, et amplifier le problème. Nous vivons à crédit en détruisant notre patrimoine. Le succès de l’Allemagne vient, justement, de ce que ses entreprises ont su développer leur avantage concurrentiel. Il suffit, pour s’en convaincre, de comparer constructeurs allemands et français.
La bonne solution ? Entre les deux, dit Aristote. Nous devons nous remettre au boulot. L’ère de la cigale est finie. Mais on aura du mal à repartir, sans entraide. 

vendredi 12 octobre 2012

Union Eropéenne, prix Nobel, militant

L’EU reçoit le prix Nobel. Le Comité Nobel ne récompense plus une vie, il influence le monde pour qu’il mérite le Nobel ? N’est-ce pas pour cela qu’Obama a reçu le Nobel de la paix ? Afin qu'il ne poursuive pas les guerres de Bush ? Ou que l’action anti-Bush de Paul Krugman a été récompensée ? Afin de montrer que la pensée néolibérale n’était pas seule au monde ?

Et voilà que l’on commence à soupçonner Mme Merkel de suivre un peu trop son intérêt électoral à court terme. Ce que dit The Economist du rapprochement EADS / BAE qu’elle a empêché : « Les explications possibles incluent sa prudence personnelle, la répugnance des électeurs allemands pour l’industrie de l’armement, et surtout la suspicion que l’âme de la nouvelle entreprise serait plus anglo-française qu’allemande. Tout ceci devrait inquiéter les Européens. Si une fusion globalement logique peut échouer du fait de raisons insignifiantes, quel espoir pour une union bancaire ? »
C’est ce moment que choisit l’Académie Nobel pour rappeler à l’Europe que, si elle a fait quelque chose de bien dans son histoire, c’est de s’être réconciliée avec elle-même. Dans l’immédiat après guerre…

mercredi 20 juin 2012

Le Grec n'est pas malhonnête

Paul Krugman observe que la Grèce était un pays honnête avant d'entrer dans l'euro. Elle était même parvenue à se développer à un rythme chinois. Mais voilà, la zone euro a été mal conçue: elle n'a pas, comme les USA, de dispositif pour maintenir l'équilibre financier des ses Etats. D'où spéculation et crise.

Bref, il serait bien que l'Allemagne (et les autres européens) arrête de se méfier de la Grèce, reconnaisse ses erreurs, et assume ses responsabilités...

mardi 5 juin 2012

La triste et édifiante histoire de l’euro en un graphique

Talent de Paul Krugman : trouver des graphiques qui en disent long.

Sur celui-ci, on voit, grâce à l’invention de l’euro, les taux d’intérêt grecs rejoindre les allemands, puis reprendre leur altitude initiale. (Car les taux actuels n'ont rien d'exceptionnel !) Ce voyage aura suffi à la Grèce pour mener grand train, amasser des dettes et contribuer à la fortune de son fournisseur, l’Allemagne. La cigale a été plumée par la fourmi, qui maintenant se donne en exemple.

Conséquences imprévues d’un changement mené par décret… Et aussi exemple remarquable de la clairvoyance des marchés… 

mercredi 30 mai 2012

Le Japon comme modèle

Au début de la crise, les économistes nous prédisaient le scénario japonais : une crise suivie de décennies de stagnation.

Paul Krugman estime maintenant que nous nous porterions bien mieux si nous avions suivi son exemple. En particulier, le Japon est parvenu à maintenir quasi constant son taux d’emploi, alors qu’il s’est considérablement dégradé au USA. (Japan as "Role Model" - NYTimes.com)

mardi 8 mai 2012

L’Allemagne aurait-elle pigeonné la zone euro ?

Petit à petit, il semblerait apparaître que l’Allemagne aurait plumé la zone euro. Grâce à lui, elle a réussi une dévaluation impossible avec le mark.

Deux mécanismes ont joué. Tout d’abord une bulle spéculative dans la « périphérie », les prix ont augmenté artificiellement. Ensuite, le fait que le « mark » et le « franc » ont un taux de change désormais fixe, a pour conséquence que les baisses de salaires allemandes ne peuvent être compensées par une hausse du mark, comme jadis.

Ce qu’en dit Paul Krugman : German Adjustment - NYTimes.com, et un complément : Germany and the Benefits of the Euro.

Étrangement, c’est un phénomène que j’avais noté : l’Allemagne profite d’une monnaie dévaluée par rapport à la puissance de son économie. C'est pour cela qu'elle n'a aucun intérêt à redresser la situation.