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samedi 21 avril 2018

Trump, prix Nobel

MM. Donald Trump et Kim Jong Un vont-ils recevoir le prix Nobel de la paix ? Si la Corée du nord met un terme à son isolement, et signe un armistice avec la Corée du sud, cela serait naturel.

Voilà qui serait un affront à nos démocrates militants, un nouvelle enterrement de Mme Clinton, et un étrange paradoxe. Si tu veux la paix, prépare la guerre ?

mardi 3 avril 2018

La fin de la Corée du nord ?

La culture du sud arrive au nord. Le début de la fin de la Corée du nord ? Car la culture étrangère est la plus perfide des influences. Cela vous détruit un pays en un rien de temps.

Etrangement, aucun militant des droits de l'homme ne semblait se préoccuper de la Corée du nord. M.Trump aura réussi l'inconcevable ? D'ailleurs, l'Arabie saoudite est en train de plier. La Russie, la Syrie et l'Egypte n'ont qu'à bien se tenir ?

Intéressante histoire coréenne. C'est Xi Jinping qui aurait acculé la Corée du nord en lui coupant les vivres. Comme quoi l'effet Trump est plus subtil qu'on ne le croit ?

vendredi 18 août 2017

Corée du Nord

Monsieur Trump "parle coréen" disait-on dans un débat de France Culture. Son discours, dans ses excès, ressemble à celui du dirigeant coréen.

Apparemment, comme en Syrie, cela a marché. Ce qui prouve que la Corée du Nord n'a rien d'irrationnel. Elle a un langage à elle, c'est tout. Ce qui est rassurant.

mercredi 10 février 2016

Corée du nord : la logique de la bête traquée ?

De temps à autres la Corée du nord tire un missile. Irrationnel ? 

La provocation a du bon. Elle pousse le peuple à faire cause commune avec un gouvernement impopulaire. En outre, elle force peut-être la Chine, allié de fait de la Corée du Nord, à la solidarité. 

Il est probable que le marché a bien plus sûrement disloqué l'URSS que la guerre froide. Or, les sanctions occidentales gênent l'infiltration de la Corée du Nord par l'économie de marché. De même, priver la Corée du Nord d'alliés devrait logiquement conduire à un comportement de plus en plus agressif, de bête traquée. 

Nouvel exemple d'énantiodromie ? (Ou espérons que la Corée du Nord ne parviendra pas à mettre au point une ogive nucléaire ?)

(Dernier tir : une fusée. Signe qu'il y a un petit artisanat prospère de la fabrication de fusées / missiles en Corée du Nord, en dépit de sa pauvreté. Artisanat aidé par l'Iran. Ou, il n'est jamais bon de se faire des ennemis ?)

dimanche 4 mai 2014

Pacifique Obama

L’Amérique de M.Obama ne veut pas être le gendarme du monde. Elle interviendra cependant, en cas de malheur. Mais un peu trop tard. D’ailleurs, le projet fétiche de M.Obama, le développement de relations commerciales avec l’Asie, est dans l’impasse. Les Asiatiques n’aiment pas le libre échange. Ils veulent surtout être protégés des Chinois. Finalement, et si ce que l’Amérique voit comme une malédiction était une force ? Car, contrairement à la Russie et à la Chine, elle a beaucoup d’amis. La Corée du Nord pourrait se dissoudre d’ici un an. Gros problèmes en vue. Comment avoir la peau de Poutine ? La question tourne à l’obsession, pour The Economist. L’économie russe est saine. Mais elle est en fin de cycle. Elle doit se renouveler. Ce qui exige les fonds étrangers. La crise ukrainienne pourrait l’expédier aux oubliettes.  La Catalogne semble être décidée à faire sécession. A Marseille les Musulmans votent Le Pen « ils dénoncent les partis de pouvoir et l’élite parisienne qui ont perdu le contact avec les électeurs », et les Salafistes y sont « payés par l’étranger ». Les Pays baltes sont protégés par l’OTAN de la Russie. Mais bien peu par l’UE. Quant à eux, ils n’ont même pas la « volonté politique de se défendre et d’aider les autres »… Le résultat des prochaines élections anglaises est imprévisible. De même que l’avenir de l’Irlande du Nord, où de vieilles histoires refont surface au mauvais moment. Quant à la Centre Afrique, c’est un chaos.

Le meilleur moyen de blanchir de l’argent, c’est le commerce. Très difficile à réglementer. Comment éliminer un danger de concurrence ? Occuper le terrain, pour qu’elle ne puisse pas s’implanter. Les Européens tentent de taxer les transactions financières. Mais cela va désavantager leur secteur financier. Les gestionnaires de fonds d’investissement vont être éliminés par les systèmes indexés sur les indices boursiers. Vague de fusions acquisitions. En particulier en Europe et en France. « Après des années de croissance faible, beaucoup d’entreprises européennes paraissent des nains en comparaison de leurs rivaux américains et, de plus en plus, asiatiques, ce qui en fait des proies bien plus que des prédateurs. » (La valorisation d’Alstom : 10md$ contre 268 pour GE.) On a recalculé le PIB des pays émergents. Du coup, ils vont dépasser les émergés. (Celui de la Chine devrait doubler celui des USA en fin d’année.) Le livre de Thomas Piketty sur le Capital est un best seller aux USA.

L’impression 3D permet de produire des pales de turbine. Ce n’est plus un métier pour start up, mais pour multinationales. Car il demande des investissements lourds. « Cela va donner aux plus grosses entreprises un avantage, une autre raison pour laquelle de relativement petits fabricants de turbines comme Alstom sont vulnérables à une acquisition par Siemens ou GE ». Nouvelle mode Internet : la publicité va vers les émissions de vidéo en ligne. Les Danois gagnent une fortune en vendant des manteaux de vison en Chine. Ils ont compris que le nouveau riche chinois était bon à tondre. Et ils ont profité de ce qu’ailleurs dans le monde, on n’aime plus faire souffrir les animaux.

L’odeur du mâle humain stresserait la souris de laboratoire. Problème pour les expériences scientifiques. Nouveau type de satellite, mesurant quelques centimètres. Les techniques de fracturation hydraulique pourraient avoir causé des tremblements de terre meurtriers en Italie. Les oiseaux de Tchernobyl s’adaptent à la radioactivité. Sélection naturelle ?

lundi 20 mai 2013

Renaissance de l’impérialisme japonais ? Europe, au bord de la dislocation ?

Le Japon, paralysé et malade, devient brutalement le meilleur élève du libéralisme. Et ses réformes à la cosaque semblent réussir. Que lui est-il arrivé ? Qu’est-il arrivé à son premier ministre ? Son précédent mandat n’avait-il pas été pitoyable ? Sursaut d’orgueil. La Chine menace le Japon de disparition. Alors, le Japon veut en revenir à ce qui a fait sa gloire. Ce qui signifie tenter le tout pour le tout, pour se tirer de son marasme économique. Et éliminer de sa constitution l’influence occidentale. Inquiétant ?

Quant à l’Europe, elle passe un mauvais quart d’heure. L’Angleterre est sur la pente glissante de la sortie. David Cameron est de plus en plus fermement contraint par le jeu politique à tenir ses promesses de référendum. D’ailleurs, les liens commerciaux du pays avec l’Europe s’affaiblissent (mais représentent encore 50% de ses exportations). En Allemagne, la coalition qui pourrait sortir des élections est incertaine. Un nouveau parti vient d’émerger, à droite de Mme Merkel. Il demande la fin de l’euro (mais pas de l’UE). L’idée pourrait marquer l’opinion, et le dit parti empêcher les alliés naturels de Mme Merkel d’obtenir les minima pour être représentés. Et les pays européens vont-ils longtemps tolérer leur perte de souveraineté ? Ici, la BCE propose son « aide en échange d’une approbation de l’austérité et de réformes structurelles. » « Cela semble du chantage à certains électeurs de nations débitrices. » Là, le gouvernement d’Andalousie découvre qu’il ne peut pas aider des sans-logis, du fait de l’accord de renflouement des banques espagnoles. L’Europe est partout en récession. Elle est à l’image de son marché de l’immobilier : « les performances contrastées du marché de l’immobilier reflètent et renforcent la tendance générale vers une économie mondiale à trois vitesses. Les marchés sont généralement forts dans les économies émergentes, en rapide développement. Le redressement du marché immobilier américain va contribuer à soutenir la reprise engagée par ailleurs. Le mal affectant de nombreux marchés immobiliers européens est une raison supplémentaire pour laquelle l’Europe est à la traîne. » Aurait-elle été plombée par la BCE de M.Trichet ? Une comparaison avec Fed et Banque d'Angleterre, montre que la BCE a curieusement voulu combattre une inflation inexistante, par des taux élevés. Et a insisté pour « demander que les gouvernements réduisent leurs déficits en échange de son assistance ».

Rien ne va plus en Iran. Lors des prochaines élections, le clan du président va devoir faire face à deux gêneurs. M. Rafsanjani et un poulain de M.Amadinejad. L’Amérique latine se divise entre les bons, l’Union du Pacifique, libres-échangistes, et les mauvais, membres du Mercosur, socialistes. La piraterie se déplacerait, de la Somalie, tenue en respect par l’armada de l’économie mondiale, au delta du Niger. Aux USA, les Républicains cherchent de mauvaises querelles à M.Obama. Histoire, à nouveau, de le paralyser. L’international n’est pas porteur. L'interventionnisme de l'Etat, si.

Il y a tout de même de bonnes nouvelles. Les élections pakistanaises semblent éloigner le risque de chaos (en particulier terroriste). Le parti de la famille Bhutto serait en perdition.

Poussées par les politiques monétaristes des banques centrales, les actions s’envolent. L'entreprise Sony perd beaucoup d’argent. Elle est attaquée par un activiste américain. Il veut lui faire vendre ses studios. Mais ses difficultés viennent de la perte de sa créativité. Drame japonais. La commission européenne part en guerre contre les panneaux solaires et les équipementiers télécom chinois. (Je m'interroge: manœuvre de l’Allemagne et de la France ?) Une étonnante histoire de changement. Le conteneur aurait été une révolution ! Il aurait transformé l’économie mondiale, en facilitant le transport des biens : « plus gros bateaux (…) réduction massive du temps passé dans les ports (…) réduction par deux du voyage porte à porte (…) réduction du pouvoir de négociation des dockers, et du nombre de grèves (et) des pertes pour vol (…) De plus grands ports, moins nombreux (…) il a été possible d’échanger économiquement un plus grand nombre de biens (…) les chaînes d’approvisionnement ont pu devenir plus complexes et plus généralistes. » Et cela aurait permis le miracle des pays émergents : ils n’auraient eu qu’à utiliser ces nouvelles routes, pas à en construire de nouvelles.  

Revue de livres. L’humour juif serait récent, associé à la culture Yiddish, et politesse du désespoir. Ce n’est pas les tensions internationales qui disloqueront la Corée du nord, mais la différence de niveau de vie avec le sud. Alors, attention au chaos (au moins régional) qui va s’ensuivre. Peut-être faudrait-il hâter la dislocation, par la technique utilisée contre l’URSS ? Personne n'est intéressé. L’Egypte ancienne, société stable et hiérarchisée, n’avait pas besoin de monnaie. « La monnaie a été l’instrument qui a permis aux sociétés postérieures de se libérer de l’ordre social et de devenir individualistes. Avec l’argent est arrivée la spéculation et ses crises financières endémiques. » Solution ? Les Etats ne devraient plus assurer les flux financiers. Payer pour ses erreurs éliminerait spéculation et crise. 

lundi 8 avril 2013

Chine : Internet citoyen ?

L’Internet chinois « sert des intérêts nationaux aussi bien que commerciaux ». Le pouvoir chinois contrôle son Internet de façon à ce qu’il fasse la fortune de ses entreprises, qu’il promeuve sa culture (notamment par le thème des jeux électroniques), et qu’il ne suscite pas de mouvements de foules, susceptibles de le déstabiliser. Le contrôle du dispositif, qui est fortement manuel, fournit un emploi à 100.000 personnes. C’est aussi un moyen pour la bureaucratie centrale de connaître les besoins du peuple et d’y réagir. L’armée a son bataillon de pirates qui cherchent, ailleurs dans le monde, le savoir-faire qui pourrait servir la cause du pays.  Un exemple à imiter ? En tout cas, la Chine exporterait son expérience (principalement vers les pays qui se méfient de la démocratie occidentale).

Par ailleurs, The Economist est inquiet pour la France, ses scandales et son faible président. Ils pourraient entraîner la zone euro par le fond. Et plomber son projet d’Union bancaire, à laquelle The Economist semble très attaché. L’Angleterre s’attaque à son système de sécurité sociale. The Economist, a-t-il lu ce blog ?, pense que ce type de réforme à peu de chances de réussir. Le pays ferait mieux de revoir la philosophie du dispositif, en en faisant une assurance contre les accidents de la vie. Aux USA, comme dans le reste du monde, on est las des partis politiques. Ne défendent-ils pas l’intérêt de quelques-uns plutôt que le collectif ? Tentative de constitution de partis centristes. Mais, en se servant du dit mécontentement, ne vont-ils pas provoquer un rejet de la démocratie ? Ne serait-il pas mieux de faire fonctionner le système existant ? se demande The Economist. Je m’interroge, quant à moi : pourquoi en est-on venu à croire que la seule alternative aux intérêts en place était le populisme ?

La Corée du Nord pourrait-elle déclencher une guerre ? Son nouveau dirigeant est sorti de la gesticulation contrôlée de son prédécesseur. Comportement rationnel, ou acte de folie ? Et le tuteur chinois hésite à intervenir.

Les banques centrales impriment beaucoup d’argent. Ça ne fait pas redécoller l’économie. Les entreprises, qui ont énormément de cash, ne l’investissent pas dans leur outil de production. Elles recherchent des placements financiers à haut rendement. On semble reparti pour une bulle spéculative, si je lis correctement cet article. On en revient même aux subprimes.

Big Data est utilisé pour le recrutement des petits boulots. Ça ne marche pas pour les cadres.

lundi 11 février 2013

Nouvelle semaine de dépression

La Corée du Nord pourrait être une nouvelle victime du capitalisme. Une classe commerçante s’est constituée, à laquelle ne devrait pas résister sa dictature. La monnaie chinoise prend une place grandissante dans les échanges. Particulièrement chez les pays émergents, habitués à utiliser la monnaie des autres.

Europe. La crise révèle que les deux principaux partis politique espagnols ont un considérable pouvoir discrétionnaire (notamment concernant la justice et l’administration), et leur financement ne paraît pas totalement sans rapport avec les causes de la dite crise. A la surprise générale, Hollande a fait preuve de décision au Mali (ou d’ailleurs l’armée semble démontrer une sorte de génie tactique ?), mais le véritable combat est à la maison, et économique. L’Angleterre n’exporte plus, sinon ses capitaux et ses services. « Entre 1997 et 2007, la Grande Bretagne a connu un boom, en grande partie dans le secteur public et la construction. Des nouveaux emplois ont été créés par l’Etat, et des cabinets de conseil sont apparus pour répondre aux appels d’offres publics. Le capital et l’emploi ont été aspirés par le boom de la construction. Une grosse partie du boom britannique était lié à l’économie domestique ». (Le renouveau thatchérien aurait-il été une bulle spéculative ?)  Quant aux pays de l’UE, particulièrement la Grande Bretagne, ils tremblent. Car ils doivent « ouvrir leurs marchés du travail aux Bulgares et aux Roumains, qui sont entrés dans l’Union en 2007. » La zone euro, d’ailleurs, ne va pas bien. Banques qui ne prêtent pas, et euro surévalué. Si ses pays ne relèvent pas la tête, il sera impossible de leur demander un peu plus de rigueur. Les recettes de la BCE sont épuisées. (Sur l'Europe et ses divergences, voir aussi le billet suivant.)

L’ascenseur social ne fonctionne plus aux USA. Ce sont les revenus des parents qui déterminent ceux des enfants. Raisons ? Les conditions d’éducation des pauvres. Un environnement familial dysfonctionnel et un système éducatif qui s’intéresse au riche.

En Tunisie comme en Egypte, l’incapacité des gouvernements musulmans à résoudre les problèmes économiques compromet leur survie. Contrairement à ce qu’ils croyaient, le peuple n’attendait pas de belles paroles ? Et ensuite ? Pouvoir fort ou surenchère fondamentaliste ? « Cauchemar arabe » ?

Entreprise. Les fusions acquisitions devraient repartir. Leur moteur serait la réalisation de synergies, et l’emploi des réserves énormes accumulées par les entreprises, peut-être pour acheter, comme le font les Japonais, des sociétés de pays en croissance. Dell acquiert ses actions. Il veut sortir de son état de has been, apparemment en imitant IBM et HP. Pour ce changement, il ne juge plus que le marché est un bon stimulant. L’accident de sa plate-forme pétrolière du Golf du Mexique pourrait coûter à BP entre 39 et 90md$. (De l’intérêt de polluer un pays pauvre ?) Dans le dernier scandale bancaire (Libor), les amendes commencent à tomber, et on découvre la stupidité de ceux que l’on croyait des surhommes : ils n’ont même pas eu la présence de dissimuler leurs malversations ! L’incapacité des banques à s’autocontrôler est-elle une nouvelle raison de penser qu’elles sont trop complexes à diriger, et doivent être mises en pièces ?

Miracles de la technologie. Il serait possible de mesurer l’intensité de la pluie à l’atténuation des signaux que s’envoient les stations de téléphonie mobile. Pour ne pas être en reste avec Facebook, les boutiques espionnent leurs clients. Les mannequins sont équipés de caméras et les téléphones mobiles sont suivis à la trace.

Infidélité pour tous ? Le Sida aurait été contracté « entre 27 et 62% pour les homme et entre 21% et 53% pour les femmes » du fait d’infidélités conjugales, dit une étude africaine. Le réchauffement climatique fait fondre la glace du pôle nord (le réchauffement y est déjà de  2°), mais n’y fera pas venir le poisson.

dimanche 1 janvier 2012

Changement en Corée du Nord

La Corée du nord va-t-elle survivre à son changement de dirigeant ?
  • Pour. Un mécanisme de parasitisme de l’économie mondiale qui a fait ses preuves (il repose sur une sorte de chantage). Une structure sociale relativement solide, un endoctrinement efficace. Surtout : aucun autre pays n’a intérêt à une dislocation de la Corée du Nord.
  • Contre. Un dirigeant faible. Le marché mondial et la tentation à laquelle il soumet toute structure sociale.
Compléments :

mercredi 21 décembre 2011

Caricature nord-coréenne

Comme caricature de résistante au changement, la Corée du Nord fait très fort. La succession dynastique sans précédent dans un pays communiste révèle au monde ce que produit un conservatisme idéologique de fer.

Soixante ans après la fin de la guerre civile, le contraste avec son voisin du Sud est tout simplement sidérant, abyssal et scandaleux :
- une armée 2 fois plus nombreuse pour une population 2 fois moindre (1,2 million d'hommes - hors réserve estimée à 4,7 millions - pour 24 millions d'habitants)
- un espérance de vie (64 ans) de presque 15 ans inférieure
- un revenu par habitant de 1.118 dollars contre 29.835 dollars au Sud
- au moins 200.000 prisonniers dans les camps de travail
- 7% de la population en état de malnutrition aigüe et près de 40% des enfants présentant des retards de croissance biologique (source onusienne, 2005)
- à peine 2.000 kilomètres de routes "pavées" et moins de 300.000 véhicules en circulation (presque tous utilisés par l'armée)

Je m'arrête là.

Tout cela pour quoi ? Pour maintenir une idéologie et une nomenklatura, certes. Mais aussi pour permettre à la Chine de maintenir un glacis anti-occidental à ses frontières, en rendant impossible l'inévitable réunification coréenne. Un changement politique en Corée du Nord aurait sans doute des répercussions importantes pour la Chine. Et là s'arrête la caricature.

mardi 2 mars 2010

Corée du Nord

Une sorte d’ingénieux équilibre de la famine :

  • La Corée du Nord aurait emprunté l’idéologie du Japon d’avant guerre. Le gouvernant serait la mère du peuple.
  • Il ne lui promettrait pas la satisfaction de ses besoins (ce dont il est incapable) mais la protection contre l’ennemi américain, dont il s’assure de l’hostilité grâce à ses provocations.
  • L’aide internationale serait interprétée comme tribut à la supériorité coréenne.