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lundi 18 juillet 2022

Femme forte

Le prochain premier ministre anglais a des chances sérieuses d'être une femme. (Sur les 4 finalistes, il y a 3 femmes.)

Le système politique anglais produit des femmes fortes. Pourquoi le nôtre ne donne-t-il que des "potiches" ? 

C'est peut être une question de démocratie. Comme pour les immigrés, la démocratie anglaise semble plus habile que la nôtre à aligner ses actes et ses paroles. 

Il y a peut-être aussi un phénomène de type "champion sportif". Quand un champion exceptionnel émerge, il crée, dans sa nation, une forte émulation. Ainsi les femmes politiques conservatrices se réfèrent toutes à Mme Thatcher. Il est probable, aussi, que Mme Merkel a suscité des vocations en Allemagne. 

Il se peut que, chez nous, la femme politique ait beaucoup plus d'obstacles à franchir qu'ailleurs. Ce qui ne tue pas renforce. Celle qui parviendra au sommet sera exceptionnelle ? Et elle fera des émules ?

dimanche 24 avril 2022

Préjugé

Les mésaventures de MMme Hidalgo et Pécresse montrent que la femme en politique se heurte à un biais culturel, lisais-je. 

Et Mme Le Pen, c'est un homme ? Un homme aurait-il fait mieux qu'elle s'il avait été à sa place ? 

Et M.Macron. Imaginons qu'il soit une femme. Quelle serait sa cote de popularité ?

Je me souviens d'un débat de France Culture concernant une femme dirigeante, qui avait perdu son poste. Victime de discrimination ? demandait un journaliste. Une universitaire répondait : on lui a pardonné beaucoup plus d'erreurs qu'on ne l'aurait fait pour un homme. Il n'aurait pas duré aussi longtemps.

Méfions-nous de nos biais de jugement ? 

dimanche 20 février 2022

La femme et le changement

Etude sur la perception des jeunes de sujets "de société". La femme adhère fortement à ce que l'on pourrait appeler les "idées socialement avancées", alors que l'homme semble pencher vers l'attitude que l'on prête à l'électorat FN... 

Illustration de la "théorie du genre" ? Faut-il y voir une influence de la société ? 

Les jeunes hommes seraient-ils les perdants du changement ? 

mardi 12 octobre 2021

The house of mirth


Haute société de l'Est américain, au début du vingtième siècle. La noblesse qui a fondé la nation, encore européenne, se mélange aux nouveaux riches, sans éducation. Division des tâches : l'homme gagne la fortune, la femme le dépense dans une suite sans fin de fêtes somptuaires. C'est la "leisure class".

Comme en Europe, les nobles pauvres servent de chaperons aux parvenus-gentilshommes. 

Lili Bart est l'un de ces pauvres. Elle est extraordinairement belle et distinguée, et a une éducation parfaite. Le maintien de son statut de décoration lui demande des frais au dessus de ses moyens. Elle n'a qu'une possibilité de rester en vie : épouser un milliardaire. Malheureusement, en dépit d'un art irrésistible, à chaque fois qu'elle est sur le point de faire une prise, elle a un haut le coeur. 

Il n'est pas possible d'être droit dans une société qui ne l'est pas. Morale de ce roman ?

Les livres écrits par les femmes sont le miroir de ceux des hommes. Le mâle est un pantin, la femme à tous les pouvoirs. Mais, la société féminine est à la fois bien plus civilisée et bien plus terrifiante que son équivalent masculin. Car, on s'y bat tout autant, voire bien plus, mais les conflits ne s'achèvent pas à coups de poings, ils cherchent l'annihilation non du corps de l'autre, mais de son âme, et ce par manipulation des forces sociales. Tout le mécanisme de la perversion narcissique. 

Là aussi, il y a un homme idéal. Mais, comme son équivalent féminin, il est sans consistance. 

mardi 9 mars 2021

Féminicide

La journée de la femme ? Une journée durant laquelle il n'est question que malheurs de femmes. Matraquage. Procédé habituel. Depuis quelques décennies, les médias nous disent ce que nous devons penser. 

Qui a eu l'idée d'un tel procédé ? Name and shame, comme disent les Anglo-saxons ? Michel Crozier observait que l'homme résistait spontanément à tout ce qui lui était imposé. Le procédé ne risque-il pas de faire haïr la cause ? 

lundi 8 février 2021

La femme et le pantin

J'entendais Nancy Huston dire que les mères devraient ôter le goût d'être macho à leurs fils. 

Intéressante réflexion. Indirectement cela donne à la femme une responsabilité dans ses malheurs. 

Mais cela pose aussi la question de l'intérêt personnel et de l'intérêt collectif. Car l'intérêt de la mère peut être différent de celui de la femme. Les cultures "macho" semblent aussi matriarcales. La mère exerce un pouvoir sur la société, et sur les autres femmes, au moyen de ses fils. On peut même se demander si, dans ces sociétés, il n'y a pas que la femme qui compte. Ce sont des sociétés violentes pour les femmes, parce que les femmes s'y combattent ? 

mercredi 13 janvier 2021

Quel est l'avenir de l'homme ?

Je relisais un de mes billets qui disait qu'Yves Saint-Laurent avait amené l'idéal masculin du mâle (John Wayne) à l'adolescent.

Ce blog parle des curieux effet de balancier du changement humain. L'idéal masculin pourrait il redevenir ce qu'il était ? 

La femme réussit mieux au bac que l'homme. On pourrait se diriger vers un monde de bourgeoises bohèmes. Or, si l'on en croit Loulou de Pialat, ce type de personnes trouve que les performances sexuelles de ses semblables ne sont pas satisfaisants. Et si notre avenir était celui des noirs Américains ? Des femmes éduquées (et riches, dans notre cas), des hommes fruste et violents, donc bons reproducteurs ? 

vendredi 22 mars 2019

Conséquences imprévues du féminisme

Pas possible d'ouvrir la radio, sans entendre parler de femme battue, ou maltraitée ou mal payée. Message : femme, martyr ; homme, criminel.

Mais qui dit que les femmes sont mieux éduquées que les hommes ? Que si vous êtes une fille vous avez 50% plus de chances d'avoir mention très bien au bac que si vous êtes un garçon ? (En 2015.)

Et si c'était ce type de manipulation des données qui faisait le lit de ce que l'on appelle "populisme" ?

dimanche 25 novembre 2018

Femmes jaunes

Informations ce matin. Femmes "gilets jaunes" d'un côté. Au milieu des casseurs. "On n'arrive plus à nourrir nos familles." Autre manifestation : contre les violences faites aux femmes. Cette fois-ci pas de casseurs. Dignité.

Est-ce la même France, dans ces deux défilés ? Pourquoi les femmes du second défilé ne se reconnaissent-elles pas dans le premier ?

(En écoutant ces gens, j'ai pensé que vu le peu de chances que leurs revendications aboutissent, se livrer à de tels agissement montre qu'ils ne doivent plus avoir beaucoup d'espoirs.)

jeudi 10 mai 2018

Pouvoir de la femme

Le caprice est-il une arme ? Les femmes de jadis étaient dites capricieuses. Ce que l'on traduit par tête de linotte. Mais n'est-ce pas les sous-estimer ? Car le capricieux est imprévisible. Il demande une attention de tous les instants. Il ôte toute liberté à celui qui croit l'asservir. Et si le caprice était une technique d'emprise ? C'est ce que l'on voit dans les romans classiques : le caprice conduit à l'aliénation.

L'homme n'aurait-il pas beaucoup gagné avec le féminisme ?

(Sacha Guitry aurait dit : " Si le plus grand plaisir des hommes est de se payer les corps des femmes, le plus grand plaisir des femmes est de se payer la tête des hommes.")

samedi 25 novembre 2017

Allumage paradoxal

L'intelligence artificielle de YouTube a sûrement repéré mes instincts lubriques. Elle me suggère des vidéos de virtuoses provocantes. "Dressed to kill." Il semble que ce soit devenu en genre. Il y en a un relativement grand nombre. Le contraste avec l'orchestre est frappant : les autres musiciens sont habillés de manière sinistre, c'est-à-dire traditionnelle.

Ce qui pose une question compliquée. D'une part la femme veut être séduisante, et pour cela elle en appelle aux instincts les plus primitifs de l'homme. D'autre part, elle veut être un homme comme les autres. De ce fait, elle place l'homme en injonction paradoxale.

Thèse, antithèse... quelle sera la synthèse ?

samedi 27 août 2016

Révélateur Burkini

Libération de la femme d'un côté, liberté de chacun de faire ce qu'il veut, de l'autre. Le Burkini montre nos contradictions. Et il tape fort, car il y a du fondamental, derrière. Par exemple le principe d'empathie, qui justifie le droit d'ingérence ou la défense des "marginaux" ; ou encore "l'interdit d'interdire" qui mène au mariage pour tous, par exemple. Et encore plus fort : le principe même de la pensée moderne (ou postmoderne), à savoir qu'il y a le "bien" et le "mal", est en échec. 

La droite, elle, évoque le trouble à l'ordre public. Principe fondamental de toute société. Elle le fait avec raison : même le gouvernement est au bord de l'implosion. Mais elle intervient d'une façon troublante...

Finalement, les islamistes sont à plaindre. Car, leur idéal est une femme discrète et modeste, fée du foyer. Or, revêtir le Burkini, c'est se donner en spectacle. Mieux que le naturisme, c'est la suprême indécence. Sous le Burkini il y a la Femen. 

Radicalisation de l'Islam ou islamisation de la radicalité ? Ou saine révélation des incohérences d'une nation ankylosée dans la paresse intellectuelle ?

jeudi 4 février 2016

Bâillement empathique

La femme aurait plus d'empathie que l'homme, c'est une mère. Et cela se verrait dans le bâillement : quand quelqu'un bâille, elle bâille par sympathie. C'est ce que dit la science...

lundi 9 novembre 2015

Comment réaliser la parité ?

Réaliser la parité paraît impossible. Et pourtant j'ai une idée qui me semble pouvoir résoudre le problème, au moins en ce qui concerne ses aspects principaux. 

Pourquoi, lorsqu'il s'agit d'une fonction importante, président de la république, ministre, député, maire, dirigeant d'entreprise... ne pas nommer une équipe faite d'un homme et d'une femme ? Il me semble qu'il y aurait beaucoup d'avantages à cela :
  • Vue l'importance de ces fonctions, deux compétences sont certainement mieux qu'une. 
  • Deux personnes peuvent assurer une forme d'astreinte. 
  • Ce couple serait plus à même de refléter les sensibilités d'un pays qu'une personne seule. 
  • On est plus courageux à deux que seul, me disait un dirigeant. 

lundi 9 février 2015

Inversion des sexes

Dimanche soir France Internet remettait son prix du film. Au sujet du film gagnant on a dit qu'il reflétait l'évolution de la société : la femme y est une lutteuse et l'homme un faiblard. 

J'ai retrouvé une idée qui m'était venue au sujet de Fidelio : il y aurait une sorte "d'inversion des sexes". Les caractéristiques prêtées aux hommes jadis le sont maintenant aux femmes, et inversement ? Phénomène réel ? Propre à l'ensemble de la société ou, uniquement, à la petite élite qui produit des films ?... De l'influence de la culture sur la nature ? Mais aussi de notre manque de liberté vis-à-vis des modes sociales ? Quoi que l'on pense de cette mode, qui, d'ailleurs, ne semble pas faire plus d'heureux que ce qui l'a précédée, l'homme tend à être un mouton ? Faillite du libéralisme ?...

lundi 5 mai 2014

Contrat et égalité des sexes

Attention, ce billet n'est pas pour tous publics. Certains propos sexistes pourraient heurter la sensibilité du lecteur.

Ma vision de la femme et de l'entreprise évolue :

Dans un premier temps, j'ai constaté que la femme était l'as du changement. Elle a les vertus de l'animateur du changement. En gros, elle sait jouer sur les codes informels de la société, sur ses réseaux. "Elle a du pouvoir sans pouvoir". (Elle peut manœuvrer un groupe humain sans en être le chef.)

Petit à petit, j'ai découvert d'autres caractéristiques. Celles-ci ne collent pas à ce que demande la vie des affaires.

La meilleure façon d'en parler est d'évoquer le stéréotype de la femme fragile et capricieuse. Curieusement, c'est une militante du MLF qui m'en a la première parlé, il y a 30 ans. Elle s'était trouvée, avec un groupe de randonneurs, dans une situation difficile. Et alors, elle s'était comportée en femme traditionnelle, que l'on doit défendre. Quant au caprice, il me semble avoir sa raison. C'est une façon efficace, mais inquiète, de tester l'affection de l'autre. Si tu m'aimes, tu dois chercher à me comprendre.

Ce comportement ne va pas avec la logique de rationalité, matérialisée par le contrat, qui est probablement le fondement du capitalisme. "My word is my bond" de la bourse de Londres, je m'engage et je tiens parole. Ce qui demande de penser vite et bien. Et d'être tenu par une forme de sens de l'honneur. La femme, quant à elle, tend à se défiler. Et, quant elle ne le fait pas, elle est en situation de faiblesse face à l'homme. Car il est mieux préparé qu'elle à cette situation par son éducation, me semble-t-il.

Tout ceci est donc probablement une question de socialisation, d'apprentissage. Et même de socialisation occidentale. Cependant, en l'état, il me semble que, dans l'entreprise, femme et homme ne sont pas substituables. A long terme, a-t-on intérêt à appliquer une "théorie des genres", qui rendrait femme et homme indistinguables ?

(Deux cas d'espèce :
  • Mme Thatcher. Je soupçonne qu'elle a eu, au moins en termes de leadership, un comportement masculin. C'est le type même du leader charismatique. 
  • Mme Merkel. Représente le leadership féminin typique ? Ce qu'une dirigeante appelait le "maternalisme" ? Peut-être défend-elle les siens ?)

vendredi 21 février 2014

Egalité des sexes et direction d'entreprise

Il y a deux ans, j'ai publié un article dans lequel je constatais que les caractéristiques que l'on attribue à la femme correspondaient exactement à celles de "l'animateur du changement". Ce résultat me semblait ne pouvoir subir aucune contestation, car il repose sur des résultats bien établis. Mais il m'a valu de initiés inattendues. Notamment chez quelques journalistes de gauche, et que je n'attendais donc pas sur ce terrain.

La femme devrait-elle éliminer l'homme de l'entreprise ? Les études sur l'efficacité des groupes ne sont pas loin de le conclure, me disait-on il y a une semaine... En y réfléchissant, je pense que les qualités de la femme sont aussi leurs défauts. Et ces défauts peuvent poser de gros problèmes à l'entreprise, parce que, jusqu'ici personne ne les avait. Et que je ne suis pas sûr qu'ils ne soient pas incompatibles avec certains traits que l'entreprise tient, peut-être, de siècles de domination masculine. Voici deux observations, qui n'ont rien de scientifique.
  • Premier trait qui a fini par me marquer : la femme vous oublie vite, ne répond pas à vos mails... Est-elle plus poussée par son intérêt à court terme que l'homme ? Ou, au contraire, est-elle moins de le court terme, dans la relation immédiate ?...
  • Un second trait semble coller avec le fait que la femme tend à adopter des stratégies sociales, alors que l'homme est dans la confrontation. La femme dirigeante me semble tendre à éviter les problèmes. Lorsque quelque-chose ne lui va pas, elle s'esquive. Elle n'argumente pas de manière rationnelle. Elle cherche à atteindre ses objectifs, pas toujours conscients, par une sorte de "soft power". (On retrouve son attitude à la conduite du changement.)
Tout ceci, si c'est juste, est probablement plus acquis qu'inné. Il pose surtout une question. Quand on parle d'égalité des sexes a-t-on véritablement pris la mesure de ce que cela impliquait ? Veut-on vraiment que hommes et femmes aient exactement les mêmes caractéristiques ? Pourquoi ne pas jouer sur les forces des uns et des autres pour les amener à une forme d'égalité dans la différence ?

dimanche 8 décembre 2013

Gouvernements, investissez ?

Il n’y a pas de bulle spéculative. Juste une déprime post crise, comme en 30. Il faut relancer l’économie. Investir. En particulier, dans de grands travaux. Voilà ce que dit The Economist. (Je note qu’en 30, il y a eu la guerre, source d’une créativité technologique hors du commun. Où trouver l’équivalent ? Effet de serre ?) Il y a tout de même quelques dangers. BlackRock, le plus gros fonds d’investissement mondial, possède un système d’analyse de risques, utilisé par beaucoup. Risque que l’investissement mondial ne fasse, comme un seul homme, une erreur de jugement fatale ?

L’Ukraine est en ébullition. « Au lieu de moderniser le pays et de construire ses institutions, ses élites ont pillé ses ressources laissant le pays vulnérable aux influences extérieures ». (Et l’on en parle toujours aussi peu en France.) Le milieu des affaires allemand s’inquiète des fréquentations de Mme Merkel. Mais avec elle, on n’est sûr de rien. Les lois française contre la prostitution, révèlent les tendances « anti libérales » de notre gouvernement. Nouvelle mode (occidentale) ? Le votant ne changeant plus de camp, les politiques anglais veulent séduire les abstentionnistes. Retape à la Obama. Risque de populisme ? Idem aux USA : jamais les électeurs n’ont été aussi murés dans leurs certitudes. La France intervient en Afrique. Si le Mali est représentatif, elle y est pour longtemps. (Pour ses anciennes colonies, l’armée française avait-elle une fonction, qu’elles n’ont pas sur remplacer ? me suis-je demandé.) Quant à M.Cameron, perçu comme « détaché de la réalité », et ayant la réputation « de ne pas écouter », ce que renforce celle de son partie, qui est d’être « coupé des préoccupations ordinaires », il me fait un peu penser à MM.Obama et Hollande. L’Irlande est sous la coupe de seulement deux banques. Et elles sont contrôlées par l’Etat. Autrement dit leurs intérêts priment ceux du pays. « Les ramener à la santé pourrait peser lourdement sur le reste de l’économie irlandaise. » Les institutions de l’UE sont à la fois un « canard boiteux » et « vitales » pour l’avenir de la région. Aux USA, Detroit est en faillite. Il semble avoir été victime d’une crise de la pension de retraite. Il a promis plus qu’il ne pouvait tenir. Apparemment, les retraités vont devoir se serrer la ceinture. Le mal pourrait gagner l’Amérique. L’Amérique quitte l’Asie Centrale. Est-ce un bien ? « Le problème est que l’aide militaire américaine permet aux dictateurs de consolider leur pouvoir, d’où des régimes autoritaires dirigeant des Etats mal fichus, non des pays pouvant résister au danger afghan. » La Chine occuperait le vide avec ses intérêts économiques. L’Afrique de l’Ouest tente d’établir une union monétaire sur le modèle de l’euro et de la zone franc CFA (relié à l’euro par le biais de la France, qui garantit la convertibilité). Mais vues les caractéristiques quasi opposées des constituants du groupe, la mission semble impossible.

L’étude Pisa, une fois de plus. Comment avoir un système éducatif qui fonctionne ? « qualité de l’enseignement » et « détermination à faire réussir le jeune ». Elles manquent en Europe. Et de plus en plus en Finlande.

Le « digital » et l’entreprise. Le DSI, homme de processus fiables, mais lent, affronte le directeur du marketing adepte de toutes les modes. Le DSI ne doit pas refuser le changement. Il doit en prendre le contrôle. Pour le bien de l’entreprise.

Aura-t-il fallu 10 ans pour que les conseils d’administration trouvent leurs marques ? Ils deviennent de plus en plus interventionnistes (ce que je constate aussi). Le bon conseil d’administration ? Il doit être un faiseur de dirigeants. Il doit gérer, en quelque sorte, la fonction direction. En la conseillant. Mais aussi en en renouvelant le titulaire à bon escient.

Les cerveaux de l’homme et de la femme ne sont pas câblés de la même façon. Ce qui explique pourquoi « l’homme a de meilleures capacités motrices et spatiales que la femme et des schémas de pensée plus monomaniaques. La femme a une meilleure mémoire, est plus socialement efficace et meilleure à traiter plusieurs choses à la fois ». Ces capacités semblent acquises plutôt qu’innées. (Je note au passage que la femme semble mieux armée que l'homme pour maîtriser la complexité du monde moderne...)

jeudi 1 août 2013

Un anthropologue et des ouvrières

Une autre mission d'Eric Minnaert chez les biscuitiers... Dans cet épisode le dirigeant d’une usine soupçonne que des manœuvres syndicales expliquent une faible productivité.

Ce qui frappait dans l’usine, c’était la différence entre les mondes des hommes et des femmes. Le monde de la fabrication, celui des hommes, « les pâteux », était viril, « des mecs moustachus », qui se donnaient des surnoms de surhomme. Pourtant, par certains côtés, c’était un monde féminin. « Vocabulaire lié à la maternité, au ventre, température de 36°… » « Alors que les hommes étaient dans la procréation, les femmes socialisaient le biscuit ». Les femmes travaillaient à la production. Bienvenus chez les misérables : « femmes surendettées, seules avec des enfants », « femmes battues », « burn out », « les tensions entre elles étaient visibles », « peu de gens voulaient faire leur travail », d’ailleurs, « les hommes obtenaient vite des promotions à la fabrication ».

Un jour il remplace une ouvrière. Il se brûle en tirant de la chaîne un biscuit mal cuit. Lorsqu’elle revient, il lui parle de son accident. Elle se brûle aussi. Mais cela lui donne l’impression de faire un travail utile. Et si cela expliquait pourquoi il y avait eu 3 accidents similaires, sur trois machines différentes, dans un univers où il n’y a pas d’accidents ? Et cette mort d’un ouvrier ayant voulu nettoyer des lames encrassées sans arrêter la chaîne de fabrication, parce qu’il n’aurait pu le faire sans s’attirer l’hostilité de ses collègues ? « C’était une façon de se recréer une identité » là où le travail n’avait plus aucun sens (« il avait fallu dix minutes pour me former »).

Il fallait « recréer une notion d’identité technique interne ». « Un partenariat avec la CGT a débouché sur un métier pour ces femmes ». Elles devenaient responsables conjointement de la machine. Elles s’occupaient aussi de sa maintenance « de niveau 1 et 2 ». Jusque-là ces tâches étaient assurées par le personnel de maintenance, des hommes. Pour éviter un conflit, « on leur a confié la maintenance des travaux neufs, le pilotage de nouveaux projets, les normes incendies… » On enrichissait ainsi leur métier.

Mais ces usines ont fermé. La déshumanisation du travail a conduit à une forme de dépression du personnel, dont la productivité a chuté. Une bonne raison de délocalisation.