M.Trump et le Mexique trouvent un accord sur le contrôle de l'immigration. Victoire pour M.Trump ?
En tout cas, cela semble montrer que sa technique de négociation fonctionne. Il est probable, aussi, qu'il demande beaucoup pour avoir relativement peu. Ce qu'il cherche surtout, c'est de la publicité.
J'ai aussi entendu qu'il ne s'agissait pas que de migration mexicaine. En effet le Mexique ne serait qu'un point de passage pour des immigrés venus du reste de l'Amérique latine et d'Afrique. Ce qui est en jeu n'est donc probablement pas, comme on l'entendait dire, l'immigration, mais son volume.
(J'entendais dire la même chose du Brexit : l'immigration européenne en Angleterre a été réduite, mais l'immigration en provenance des colonies britanniques se maintient, car l'économie en a besoin.)
En outre, ce bras de fer aurait été, aussi, favorable au président mexicain, derrière lequel s'était alignée sa population.
En résumé, M.Trump a un comportement qui parait de moins en moins irrationnel. En outre, lui faire plaisir peut être bon pour sa popularité, à la maison... De l'art de la négociation ?
(Informations venues de diverses émissions de France Culture.)
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mardi 11 juin 2019
mardi 30 janvier 2018
Routes sans lois
Le Mexique en 1938. Graham Greene y enquête sur les persécutions qu'y subit l'Eglise. Il en résulte un surprenant reportage. Les gens sont laids, la nourriture est mauvaise, les routes sont impraticables, les logements des taudis, il est malade... Il ne voit rien du paysage. Il va d'un point de son périple à un autre, en maudissant les attentes forcées que lui font subir des transports locaux peu fiables. Heureusement qu'il y a quelques êtres civilisés au Mexique, allemands ou norvégiens. Et quelques romans anglais, qui lui font regretter délicieusement sa patrie. Le livre est le récit de ses tourments.
Je me suis demandé si Graham Greene n'avait pas écrit une étude de l'âme anglaise. L'Anglais a une passion pour les voyages, au sens premier du terme "passion" : il se complaît dans la souffrance que lui apporte l'inadaptation de ses moeurs contre nature à la réalité du monde.
(Ce genre culturel, l'Anglais en difficulté à l'étranger, a un nom : "Brits in the shit". Il fait vendre les journaux.)
Je me suis demandé si Graham Greene n'avait pas écrit une étude de l'âme anglaise. L'Anglais a une passion pour les voyages, au sens premier du terme "passion" : il se complaît dans la souffrance que lui apporte l'inadaptation de ses moeurs contre nature à la réalité du monde.
(Ce genre culturel, l'Anglais en difficulté à l'étranger, a un nom : "Brits in the shit". Il fait vendre les journaux.)
dimanche 24 novembre 2013
L’Amérique, arbitre du bon goût
Quant il le veut, M.Obama peut bien faire. The Economist
rejoint mon opinion. Et si M.Obama comprenait enfin que l’Amérique a un rôle
décisif à jouer dans le monde ? Certes, elle a commis l’erreur de ne pas
entendre le conseil du général de Gaulle. Il lui avait pourtant bien dit que le
défaut des superpuissances était de croire que tout pouvait se régler par la force. Mais
rester prostré serait dangereux. L’Amérique est toujours forte et sans
équivalent. Et, sans son action régulatrice, l’humanité pourrait aller dans une
direction qui n’est favorable ni à ses intérêts ni à ses valeurs.
Par ailleurs, l'Amérique est au centre de deux négociations de libre échange. Curieusement,
elle pourrait ne pas les signer. Les Républicains sont favorables au repli. La Chine semble bien partie pour de grades réformes
libérales. Elle irait jusqu’à permettre les ONG et une justice indépendante. Quant
au Mexique, malgré de bonnes intentions, il ne va pas assez loin dans cette même libéralisation. Il devrait
ouvrir ses ressources pétrolières aux étrangers. En Allemagne, Mme Merkel est
empêtrée dans les négociations de constitution d’un gouvernement. En Italie, un
morceau du parti de M.Berlusconi se détache. Va-t-il rejoindre celui du premier
ministre et constituer quelque chose qui ressemble à l’ancienne démocratie
chrétienne ?
Rapprochement avec l'Ukraine, une bonne affaire pour l'Europe ? L’Allemand économise, mais n’achète pas d’actions. Pourquoi
les lois américaines font elles des milliers de pages ? Parce qu’il y en a
peu, si bien qu’on essaie d’accrocher à celles qui ont une chance de passer,
tout ce qui ne pourrait être voté, sinon. « Freeport ». Ce sont des zones de transit
indéfini qui permettent aux biens qui s’y trouvent d’échapper aux impôts. Les
gens riches y entassent leurs trésors. C’est un savoir-faire suisse qui s’exporte
partout dans le monde.
Nokia débarrassé de ses terminaux reprend du poil de la bête.
Son métier principal est la construction de réseau. Il pourrait
acheter Alcatel, en panne d'intelligence. Les chantiers navals coréens et Singapouriens
vont bien, eux aussi. Ils ont choisi la qualité, ce qui a mis en déroute la
Chine et ses faibles coûts de main d’œuvre. L’A380 a coûté 15md€ à Airbus, le
marché pour ce type d’appareil n’est pas encore visible.
Les gourous du management se posent la question de la
complexité, et l’enseignement de l’économie redécouvre l’étude des travaux
fondateurs. Quant aux retraites, une solution qui permettrait d’éviter les
promesses intenables, mais aussi l’incertitude des retraites par
capitalisation. Une partie serait assurée, l’autre dépendrait de paramètres
susceptibles d’évoluer. Mais le tout serait mutualisé, et non individuel.
Histoire. Grâce à une meilleure organisation, l'Angleterre a défait la France de Napoléon. (The Economist ne semble pas avoir remarqué qu'il y avait d'autres pays que l'Angleterre qui se battaient contre la France. A moins, qu'il ne les considère comme les marionnettes anglaises ?)
dimanche 27 octobre 2013
Nouvelles du monde : toujours aussi sombres...
L’Europe est obsédée par la dette de ses Etats alors que c’est
la dette de ses entreprises et de ses citoyens qui est dangereuse,
dit The Economist. Pendant ce temps, l’entreprise américaine joue avec les lois
(et avec le feu ?). Entreprise (américaine), comment ne pas payer d’impôts ? Un montage qui permet de distribuer ce que l'on gagne est de plus en plus utilisé. C’est une association qui ressemble à un
fonds d’investissement. (Ou à une expédition pirate ?) Du coup, l’entreprise est totalement dépendante du
marché. (Comment peut-elle procéder à des investissements à long terme dans ces
conditions ?) L’édifice dépendrait d’une interprétation habile de la loi, du bon
vouloir du législateur, et de réseaux relationnels. Et la finance, c’est un casino. Une
de ses activités est le « spread betting » : parier sur les
mouvements des actions, entre autres.
Le Canada et l’UE ont conclu un partenariat de libre échange
qui devrait établir un précédent. Il libéralise ferme, notamment les services. Faut-il
s’étonner, lorsqu’un événement aussi important pour nos vies est passé sous
silence, que l’on puisse craindre la prise de l’UE par les extrémistes ? En
tout cas, pour la combattre, The Economist encourage les gouvernements
nationaux à défendre l’UE et à affronter les eurosceptiques. L’alternative, une
UE politisée, serait contre-productive.
En Allemagne, grande coalition. 80% des voix à l’assemblée. De
quoi changer la constitution. L’opposition, elle, ne pourra plus se faire
entendre. En France, le chemin de croix
de M.Hollande est sans fin. L’affaire Léonarda montrerait « les limites du compromis ». (Tournant ?)
En Angleterre, le gouvernement veut décourager l’immigration en lui rendant la
vie impossible. Aux USA, un
développement informatique pourrait réussir là où les Républicains ont échoué.
Abattre Obamacare. Car il dépend d’un site web, qui ne parvient pas à
fonctionner. (Grand classique !) En revanche, lors des prochaines
négociations concernant la dette de l’Etat, une partie des Républicains est prête
au compromis. Puerta Rico pourrait faire faillite.
Nouvelles encourageantes ? La BCE teste la solidité des
banques européennes. Jeu dangereux. Mais « le plan de la BCE va vraisemblablement renforcer la confiance dans les
banques de la périphérie ». Les fonds de pension devraient investir
dans les infrastructures de transport. Ce que ne peuvent plus faire les
gouvernements. Mais trop risqué. Alors, créons une banque d’investissement
nationale dont les fonds achèteraient les obligations.
M.Singh, premier ministre indien, est sur le départ. Ne
pouvant agir à l’intérieur il semble s’être rabattu sur la politique
extérieure. Partenariats locaux visant à contrebalancer les menées chinoises.
Son successeur pourrait ne plus, même, avoir cette latitude… Confirmation, Vietnam
= Chine, sans son élite éclairée. Quant au Laos, désertification, pauvreté, « kleptocratie »,
30% des terres vendues aux étrangers… Et « un tiers du pays toujours contaminé par des munitions américaines qui n’ont
pas explosé ». (Ce qui ne le prédispose pas à écouter les voix de la
démocratie ?) Aidé notamment par Zodiac, le Mexique veut acquérir des
compétences de sous-traitance aéronautique. Les éditions universitaires sont en
déficit. Victimes de l’augmentation des prix des journaux scientifiques, qui
diminue les ressources des bibliothèques. Pour vendre en Afrique, il faut être
du coin. Au Bengladesh, les conditions de travail dans l'industrie textile sont toujours aussi
mauvaises. Mais, baisse des prix et manque d’investissement font qu’on ne peut
pas les améliorer.
Élever un enfant ? Mission impossible aux USA. Le gamin y est intraitable. Mais on vient de découvrir une contre-mesure. Il est totalement dépendant des jeux électroniques. Il suffit donc de leur faire dire ce qui est bon pour la santé. Pierre Omydiar d’eBay utilise son argent pour construire notre
monde selon son goût. Biographie de M.Bush. Son mauvais génie fut M.Cheney. Mais, il est
parvenu à s’en débarrasser en fin de mandat. (Je note que ce que j’avais cru
comprendre à l’époque est assez près de cette analyse.)
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dimanche 20 octobre 2013
La rigueur scientifique, dernière victime en date des théories libérales
Pourquoi la science
déraille-t-elle ? se demande The Economist. La plupart des
publications scientifiques ne résistent pas au réexamen. Apparemment, c’est le
résultat de la culture du management par objectif, et de son corollaire :
la publication à tout prix. (Nouvelle conséquence imprévue des théories
libérales ?)
La popularité de M.Hollande
sombre. Mais l’estime nationale lui est indifférente. Il croit aux « cycles historiques ». Pas besoin d’agir,
les choses s’arrangeront d’elles-mêmes. L’Irlande rembourse ses dettes mais se
retrouve fauchée. L’Italie masque ses subventions à Alitalia. L’Allemagne se
détourne de l’Eglise Catholique. (Qui est une sorte de service public avec ses
propres sources de revenus.) En Russie, M.Navalny, candidat de The Economist, se
révèle plus nationaliste que M.Poutine. En Inde,
les milieux d’affaires s’enflamment pour un nationaliste qui sent le soufre. (Il
n’y a pas que le peuple qui aime les extrêmes ?) L’Angleterre tend les bras aux banques chinoises. Elle leur permet
d’ouvrir chez elles des succursales plutôt que des filiales. Histoire de leur
éviter la réglementation anglaise (et européenne ?). L’Europe cherche à stopper le flot de subventions qui partent vers les petits aéroports. Et qui sont reversées aux compagnies à bas coût. Beaucoup de ces aéroports pourraient fermer.
Rien de nouveau en Iran, toujours aussi amical vis-à-vis des
USA, et en Egypte, toujours décidée à retourner à l’ancien régime. Les rebelles
syriens s’en prennent aux journalistes. Ce qui est bien pour l’image de
M.Assad. Mexique sans foi ni loi ?
Plus de 100.000 enlèvements. L’Etat ne fait rien. Le président du Venezuela se
comporte de plus en plus en dictateur (fou ?). Aux USA, guerre de tranchée entre Républicains et Démocrates. Ces
derniers ont repoussé l’offensive des premiers. Mais le front n’a pas bougé. Cependant,
les élus républicains ne sont pas tous des demeurés. The Economist a déniché deux
exceptions à la règle. Le gouvernement japonais veut durcir ses lois concernant
la divulgation de secrets d’Etat. Mais cela va contre la culture nationale. Le
Vietnam ressemble à la Chine, en plus glauque. Va-t-il réformer son capitalisme
d’Etat ? En Birmanie, le parti de Mme Suu Kyi pourrait prendre le pouvoir,
mais y est totalement impréparé. Au Brésil
le gouvernement semble avoir vécu de la planche à billet. « La dette publique croit. Les banques
prennent une part grandissante du marché du crédit. Et le gouvernement tord les
règles comptables pour cacher tout ceci. » Comment cela va-t-il se
terminer ?
Décidément, il n’y a pas de limite à la spéculation. Ce coup ci, elle porte sur les dettes d’entreprise. Les marchés sont ils imprévisibles ? M.Fama dit oui, M.Shiller, non. On leur donne le Nobel.
Les taxis, dernier secteur en date à être attaqué par Internet. Applications mobiles permettant de les appeler. Qu’est-ce que ça va donner ? Le câble USB deviendrait un système d’alimentation universel. Ce qui remettrait en piste le courant continu, en ce qui concerne l’alimentation de la maison et du bureau. L’avantage viendrait de ce que le câble transporte aussi des données. Cela en fait l’allié naturel des « smart grids ». Avec tout ce que cela signifie d’économie.
Afin d’essayer de retrouver un peu du talent de M.Jobs, Apple recrute des gens qui ont du goût.
Comment résoudre les problèmes du monde ? L’Oxford Martin Commission en appelle, en quelque sorte, aux organisations de bonne volonté. L’idée est de sortir de la paralysie des Etats pour constituer des coalitions d’institutions privées et publiques. Et d'attaquer sans attendre les questions importantes.
Science. Il se
pourrait qu’il n’y ait pas eu plusieurs types d’humains primitifs. Mais un seul, hautement variable. Une technique pour combattre le sida. Faire éclater
le virus, dont le principe serait d’être sous pression.
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The Economist,
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lundi 26 novembre 2012
Vieux démons occidentaux, guerre en Palestine et espoir au Mexique
The Economist voit le conflit Israélo-palestinien sous un
angle inhabituel. La politique belliciste de M. Netanyahou a réussi. Israël se
porte mieux, et ne reçoit quasiment plus de missiles. Le pouvoir de nuisance de
l’Iran baisse depuis les troubles en Syrie. Parce que le Hamas a pris le côté
de l’opposition syrienne, et que le chemin vers le Hezbollah est coupé. Et les
nouvelles démocraties arabes sont trop préoccupées par leurs problèmes pour
aider la Palestine. Mais ,
le Hamas pourrait avoir le temps pour lui, d’autant qu’il sera difficile, pour
Israël, de maintenir une enclave palestinienne privée de droits au sein d’une
région devenue démocratique. Bon moment pour un changement ?
Le Mexique aussi se transforme. Les Chinois devenant chers, les industries qui veulent alimenter les USA s’installent chez lui. D’où croissance forte, arrêt de l’émigration. Mais aussi baisse du taux de fécondité (au dessous de celui des USA, dans dix ans). Malheureusement, le parti gouvernemental serait corrompu.
Théories économiques. Pendant longtemps on nous a enjoints de ne penser qu’aux intérêts de l’actionnaire. Aujourd’hui, on dit que c’est dangereux. Mais, curieusement, The Economist nous demande de continuer sur la même voie, les alternatives ne conduisant à rien de mesurable… De manière plus profonde, peut-être, le journal pense que ce n’est l’indicateur, en lui-même, qui est en faute, mais la façon dont les dirigeants l’ont employé. « Le problème n’est pas que les investisseurs sont des idiots, mais que les dirigeants le croient. »
Le Mexique aussi se transforme. Les Chinois devenant chers, les industries qui veulent alimenter les USA s’installent chez lui. D’où croissance forte, arrêt de l’émigration. Mais aussi baisse du taux de fécondité (au dessous de celui des USA, dans dix ans). Malheureusement, le parti gouvernemental serait corrompu.
La faille de la démocratie américaine est l’argent. Beaucoup
de fonctions y étant électives, et se faire élire demandant beaucoup d’argent,
ceux qui en ont, ont le pouvoir de faire la pluie et le beau temps. A mon avis,
c’est surtout préoccupant en ce qui concerne la justice. Quant à l'élection présidentielle, les deux partis s’équilibrent. (Bien qu'ils doivent tout de même se plier aux désirs des gros donateurs.)
Europe de l'Ouest. La Catalogne va-t-elle quitter l’Espagne. Pour l’éviter, le
pays pourrait devenir plus ou moins fédéral. Mais je n’ai pas compris en quoi
cela résoudrait les problèmes économiques de l’ensemble. En Italie, le résultat
des prochaines élections est imprévisible, mais M.Monti devrait continuer à la gouverner. L ’avenir
de l’UMP est tout aussi brouillé. (Victoire de Sarkozy ? ce dont je
doute.) Les Allemands sont aux prises avec leurs néonazis, et l’Angleterre voit
son salut dans le Commonwealth. Les crises ressuscitent les vieux démons ?
Changement dans l’industrie. La production des pays riches
augmente. Et la composition de l’emploi se transforme. Il glisserait de l’usine
aux services liés à l’industrie, et à la fabrication de machines. Chez HP, tout
va mal, sauf le logiciel. Et ses acquisitions semblent malheureuses. « Au troisième trimestre, HP a réduit de 8md$
la valeur d’EDS, un vendeur d’équipements et de services acheté en 2008 pour
13,9md$, plus 1,2md$ pour Compaq, un fabricant de PC. » Quant à
Autonomy, le chiffre serait de 8,8md$ (sur 10,3md$). Pour la voiture et l’avion,
le temps du sans pilote arrive à grands pas. La technologie qui le permet
servira, pour commencer, à aider les pilotes humains.
Théories économiques. Pendant longtemps on nous a enjoints de ne penser qu’aux intérêts de l’actionnaire. Aujourd’hui, on dit que c’est dangereux. Mais, curieusement, The Economist nous demande de continuer sur la même voie, les alternatives ne conduisant à rien de mesurable… De manière plus profonde, peut-être, le journal pense que ce n’est l’indicateur, en lui-même, qui est en faute, mais la façon dont les dirigeants l’ont employé. « Le problème n’est pas que les investisseurs sont des idiots, mais que les dirigeants le croient. »
Un résultat mesuré sur eBay : en moyenne, il rapporte
plus de ne pas masquer les défauts d’un produit que de faire le contraire… Et,
pour une raison inconnue, fixer un salaire minimum
serait bon pour l’économie et pour l’emploi, et réduirait les inégalités
salariales. C’est contrintuitif. Et c’est
tout ce que j’ai retenu de The Economist, cette semaine.
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France,
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mercredi 23 mars 2011
Les deux Amériques latines
L’Amérique latine serait divisée en 2 (Obama Goes South) :
- Un sud prospère parce qu’il exporte des matières premières vers la Chine et l’Inde.
- Un centre (Mexique notamment) en panne parce qu’il est lié à l’Amérique du Nord.
mardi 22 juin 2010
Bérézina footballistique
Hervé Kabla a bien joué, mais il a perdu. Il avait vu que le Mexique et l’Uruguay ne feraient pas match nul, ce qui laisserait la place à la France de se qualifier. Le début était juste, mais pas la fin.
En tout cas, le spectacle international qu’a donné l’équipe nationale est affligeant. Y a-t-il là quelque chose de la situation de notre pays ?
J’écoutais ce soir un morceau d’émission sur la défaite de 40 que la France de l’époque avait vue comme la sanction méritée des désordres de la troisième république (et même de la république tout court), et je me demandais si l’on n’était pas à nouveau aux prises de mêmes forces de dislocation…
mercredi 7 mai 2008
Consensus de Washington
En préparant l’intervention de Dimitri Uzunidis concernant la Russie, j’ai découvert une expression inconnue : Consensus de Washington.
- Elle viendrait de l’économiste John Williamson. Il a résumé ainsi ce que pensaient alors les cercles dirigeants de la finance américaine (donc mondiale) : on savait désormais comment rendre une économie prospère. Le consensus était une liste de 10 recommandations sensées faire l’unanimité chez les experts. Dans les faits des divergences sérieuses demeuraient. Le seul consensus était probablement que l’économie de marché avait définitivement triomphé et qu’on avait là le moyen de sauver les pays pauvres. Ensuite tout ne serait qu’une question d’ajustements mineurs.
- Mise en œuvre enthousiaste. Et série de crises majeures : Turquie, Venezuela, Argentine, Mexique, Corée du sud, Malaisie, Philippines, Thaïlande, Russie et Brésil. À chaque crise, on découvre une faille, a posteriori ridicule, dans le modèle. Et il évolue et se complexifie. À chaque fois on croit possèder la martingale gagnante. Nouveau drame humain.
Réflexions personnelles... Ce que prêchait le Consensus de Washington ressemble étrangement aux idées qui couraient au temps de la Nouvelle économie : on disait, aux USA, que le capitalisme ayant gagné le monde, il n’y aurait plus de crises. Qu’il fallait installer partout la « destruction créatrice » du marché, détruire les grandes entreprises, ou, du moins, remplacer leur fonctionnement interne par un marché. Enron, et les start up Internet donnaient raison à ce modèle. Quand il s’est effondré, le gouvernement américain a réduit les taux d’intérêts pour prévenir une crise. D’où nouvelle bulle spéculative, « les subprimes ». D’où nouvelle réduction de taux. Et le gouvernement va au secours des institutions financières ébranlées par les conséquences de leurs malversations. Il envisage même de les nationaliser (ce qu'a fait l'Angleterre avec la banque Northern Rock)… Je tire de cette observation deux idées :
- L’Américain est pragmatique. La fin justifie les moyens est probablement son idéologie fondamentale. S’il doit en venir à la nationalisation et au socialisme pour réussir, il le fera. De même il serait faux de parler d’une théorie économique. Rien n’y est figé.
- Le Français, par contre, a besoin de certitudes : toute son éducation lui dit qu'il existe une « seule bonne solution ». Le succès apparent des Américains lui fait croire qu'ils l'ont trouvée. (Il est d’autant plus abusé que les bulles spéculatives peuvent durer plus d’une décennie.) Il adopte quelques idées qui semblent y courir. Mais parce qu’il n’est ni habitué à douter de ce en quoi il croit, ni très soucieux de ce qui se passe à l’extérieur, il ne les voit pas évoluer. Comment arriver à faire que la lenteur française ne soit pas victime de « l’innovation américaine » ? Je suggère un Institut Pasteur du risque financier. Il analyserait en permanence les nouvelles idées américaines et les évaluerait. Son travail serait simplifié par le fait que l’Américain a relativement peu de mémoire : certaines idées font des retours réguliers. Cet Institut pourrait ensuite alimenter en quasi certitudes le reste de la nation.
- L'origine principale de mes informations sur le Consensus de Washington : Moises NAIM, Fads and fashion in economic reforms: Washington Consensus or Washington Confusion?, Third World Quaterly, Vol 21, N°3, 2000.
- Kevin J. STIROH, Is There a New Economy?, Challenge, Vol. 42, No.4, Juillet - Août 1999.
- Stephen B. SHEPARD, The New Economy : What It Really Means, Business Week, 17 Novembre 1997.
- Gary HAMEL, Reinvent your company, Fortune, 12 Juin 2000.
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Argentine,
Brésil,
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Corée du sud,
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