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mardi 6 décembre 2016

Manuel Valls est-il un rassembleur ?

Manuel Valls est-il un rassembleur ? Pour rassembler la gauche, il faut quelqu'un qui soit au centre de la gauche, donc très à gauche. (Et peut-être encore plus : la droite de la gauche a besoin de se croire révolutionnaire et populaire.) M.Valls est un homme du centre, comme M.Macron, Bayrou ou Juppé. Le système de primaires favorise les Fillon : des gens qui savent déplacer les purs et durs de leur famille. Les gens du centre gagnent le second tour. Mais ils n'ont aucune chance d'y parvenir. 

Sommes-nous condamnés à une politique de guerre civile ? Un candidat étant élu pour faire "la politique de son camp", c'est-à-dire punir l'autre camp ? Pas sûr, heureusement. Comme Sadat et Begin, ce sont les généraux et les terroristes qui signent les paix.

mardi 12 avril 2016

La bateille du centre

Pendant longtemps la France a été gouvernée au centre. C'est le principe du radicalisme, issu de la révolution, et du gaullisme, monarchie sans roi. Il y a quelque temps ce blog disait que M.Valls cherchait à constituer un mouvement des hommes de bonne volonté de tous bords. Mais M.Macron l'aurait pris de vitesse. (M.Hollande divise pour régner ?) Et M.Juppé ? Et s'il était une résurgence du gaullisme, donc du même phénomène : le retour du centre ? 

Cependant, que ce soit les Lumières ou la monarchie, radicalisme et gaullisme étaient des créations nationales. Les nouveaux centrismes prennent leurs idées à l'extérieur. L'exemple de l'entreprise me dit que ça ne marchera pas. Les constructeurs allemands ne savent pas faire de petites voitures, et les Français de grosses voitures, par exemple. Un changement doit être adapté à une culture. Aujourd'hui on veut résoudre des problèmes nationaux avec des solutions globales, il faut faire le contraire, je crois. Encore un petit effort ?

lundi 7 mars 2016

Valls = Sarkozy ?

The Economist n'aurait-il pas vu juste ? Valls = Sarkozy, dit-il.

M.Valls croit au "bon sens", comme M.Sarkozy. Le "bon sens", ce sont les idées répandues dans les milieux gouvernants internationaux. Un autre parallèle avec M.Sarkozy était fait par une émission de France Culture. M.Valls était une "girouette ferme". Il va dans le sens de l'opinion, mais en se disant "ferme" quant à ses convictions. Ce qui peut entrer en contradiction avec le bon sens international.

D'où peut-être des mouvements apparemment incohérents. Comme ce qui arrivait à M.Sarkozy ? Décidément ?

(Titre de The Economist (2012) :
Manuel Valls, a Socialist Sarkozy
A tough yet popular interior minister who may have bigger ambitions)

jeudi 25 février 2016

La loi El Khomri expliquée

Pourquoi notre gouvernement de gauche propose-t-il une loi du travail ultralibérale ?
  • Pour Manuel Valls c'est une manœuvre tactique en vue des élections de 2022. Les partis politiques auront disparus. Il y aura les "hommes de raison", et les autres. Les premiers appliqueront les lois qu'ont inventé les pays raisonnables (notamment "Espagne, Suisse, Allemagne").
  • Pour François Hollande c'est une manœuvre tactique en vie des élections de 2017. Il pique les idées de son adversaire de droite. 

(Où l'on voit que la France n'est plus le pays de la raison, mais que celle-ci doit être importée d'ailleurs ?
Et si la stratégie de la droite était maintenant de faire une politique de gauche ? Cela tenterait-il Alain Juppé ?)

samedi 21 novembre 2015

Etat d'urgence

Les mesures que le gouvernement a prises sont anticonstitutionnelles disait, en substance, M.Valls ce matin à la radio (Informations de France Culture). C'est pourquoi nous ne consulterons pas le Conseil Constitutionnel. 

Il y a peut-être plus surprenant. Les valeurs officielles de ce gouvernement sont celles de 68. C'est l’hédonisme, "interdit d'interdire"..., la défense des minorités, contre la majorité... D'une manière générale, le refus de l'autorité est son fonds de commerce. Or, il ne parle plus que de "guerre", "d'état d'urgence", de bracelet électronique, de mesures d'exceptions... Si l'on ne s'en tenait qu'au discours, on se croirait aux meilleures heures des dictatures d'Amérique latine...

Que se passe-t-il ? Est-il pris de panique ? Révèle-t-il son véritable visage ? Autre explication ? (Et conséquences ?)

dimanche 5 octobre 2014

Au secours, l’Etat

The Economist consacre un rapport à la 3ème révolution industrielle. Contrairement aux deux autres, celle-ci détruit l’emploi. Mais aussi le capitalisme. En effet, en produisant une main d’œuvre misérable, elle réduit l’intérêt de l’innovation. On est entré dans un cercle vicieux de perte de productivité. The Economist en appelle à l’Etat. On croirait entendre Martine Aubry. Redistribution ! N’ayons pas peur des solutions radicales : pourquoi ne pas donner un « salaire de vie » à chaque homme ? De quoi vivre, quoi qui lui arrive. (Une solution nationaliste ?)
Des idées pour l'Etat ? Les infrastructures de transport. Emprunter ne coûte rien, et des études montrent que cela crée de la croissance. D’autant qu’en Allemagne et aux USA, cela fait longtemps que l’on n’a rien fait. Faut-il aussi en revenir à la retraite par répartition ? Une étude montre que « les régimes de retraite privés ont eu des rendements négatifs pour l’essentiel du siècle ». (Angleterre, France, Italie, Belgique et Espagne.) Pourquoi l’Occident est-il devenu égalitaire de 1914 à 1970 ? « Retrait de la globalisation. »

The Economist en pince pour Manuel Valls. C’est le Blair français. Mais tout le monde est contre lui. Va-t-il pouvoir mener ses réformes à bien ? Le parlement européen prend du pouvoir. En Angleterre M.Farage prend des voix à gauche et à droite. Mais la flexibilité nécessaire au discours démagogique résistera-t-elle au succès électoral ? Les USA perdraient-ils leur guerre contre l’Etat Islamique ? Ils ont bombardé un des ennemis du dit Etat. Du coup on se demande à quel jeu ils jouent. Ils feraient l’unanimité contre eux. Effrayant. La justice américaine ne fonctionne plus. Elle est entre les mains des procureurs qui jugent selon leur bon plaisir. 95% des accusés plaident coupable pour éviter l’arbitraire d’un procès. Et cela conduit à de graves erreurs : « Entre 1973 et 2004, 46% des condamnations à mort, que l’on a pu prouver prononcées à tort, étaient dues à de faux témoignages de mouchards ». Les procureurs ont un pouvoir colossal, et ne reculent pas devant la manipulation. Et la motivation de plier la justice à ses intérêts est forte « ils espèrent traduire leurs victoires de prétoire en de très rémunérateurs postes d’associé dans des cabinets d’avocats ou en plate-forme électorale pour obtenir des charges publiques. » Hong Kong veut la démocratie. La Chine ne peut tolérer une démocratie en son sein. Ce problème ne semble pas avoir de solution.

Histoires d'entreprises allemandes. Elles achètent des entreprises américaines. L’Allemagne a beaucoup d’argent à placer. Méthodiquement, elle conquiert le monde. Sa très forte culture serait un obstacle aux fusions. Mais elle apprend de ses erreurs. Rocket Internet entre en bourse. Modèle allemand : lancer des start up qui font ce que d’autres font, mais à l’allemande, c'est-à-dire mieux. Les Allemands placent leur argent dans les obligations de leur Mittlestand. Histoire d’amour.

Le monde consomme de moins en moins d’électricité. Le salut des producteurs d’électricité pourrait venir de la voiture électrique. Mais ils ne l’ont pas compris. Les sous-traitants de l’aéronautique se sont concentrés. Du coup, ils sont en position de force face aux fabricants d’avions.

Les dirigeants d’entreprise devraient lire les grands penseurs. « Les grands patrons risquent d’être tellement obsédés par le succès matériel qu’ils en arrivent à ignorer leur famille ou à violer la loi. »

Un odorat mauvais est corrélé à une faible espérance de vie. Les origines du sida remonteraient aux années 20. Un chasseur aurait été contaminé par un chimpanzé camerounais. La maladie a ensuite emprunté les voies du commerce et de l’assistance au développement, et a reçu d’occasionnels coups de pouce des périodes de chaos produites par les guerres d’indépendance. 

mercredi 27 août 2014

Valls II, Sarkozy II, The Economist I, recomposition de la politique française ?

Gouvernement Valls II. Étonnant à quel point on y retrouve The Economist. 

The Economist apprécie beaucoup M.Valls qu'il compare depuis toujours à M.Sarkozy. Probablement avec une préférence pour M.Valls, M.Sarkozy étant insupportable, et manquant de fiabilité. L'environnement du président est aussi fort intéressant. Sa conseillère, Laurence Boone, est l'économiste que The Economist interviewe lorsqu'elle veut se renseigner sur la France. Le nouveau ministre et ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée, M. Macron ne m'est pas connu. The Economist l'adore. Il vient de chez Rothschild. Il est un fils de notables. Un peu comme la nouvelle compagne de notre président. C'est aussi le cas de l'homme à qui M.Macron était associé à l'Elysée : Nicolas Revel, fils de Jean-François et de Claude Saraute, elle même fille de Nathalie. 

Par ailleurs, on sait rarement que The Economist est très favorable au mariage pour tous et, plus généralement, à des valeurs que l'on associe maintenant à la gauche. Notamment à l'immigration. Cela vient de ce qu'il pense qu'il est "interdit d'interdire", que l'individu doit faire ce qu'il veut. The Economist est un journal à tendances libertaires, au sens où il croit à un homme sans morale, sans lien social. Le Marché permet ce miracle. En cela il rejoint les idéaux de la gauche de pouvoir, qui est postmoderniste. Proximité d'autant plus grande que cette gauche apprécie de plus en plus les mérites de l'argent, car elle découvre qu'elle est capable de se reproduire. Les Revel font des Revel ou des Ricard et les Touraine des Touraine. Idem pour les Bourdieu. L'ancienne barrière méritocratique qui faisait que le normalien n'avait pas d'enfants normaliens est tombée. (S'il ne fait pas de normalien, au moins est-il sûr de faire un énarque ou un producteur de cinéma.)

La France de Mme Thatcher ?
Ce gouvernement ressemble donc aux gouvernements Blair / Brown. S'il a les mêmes conséquences, la France de demain devrait être l'Angleterre d'aujourd'hui. C'est à dire, toujours selon The Economist, transfert de richesse du particulier vers l'entreprise ; destruction de la sécurité sociale qui profite au "paresseux" ; peu de chômage mais masse de travailleurs pauvres (la notion de chômage ne voulant plus rien dire) ; et "Français de souche" comme déclassés

Le retour du PC ?
Face à cette prise de pouvoir de la caste des héritiers (renommée par elle-même "élite") semble se reconstituer une représentation du "peuple" (au sens "masse"). A droite, il y a le FN. A gauche M.Montebourg retrouve des accents du PC. En effet, le PC, comme le FN, voit le peuple comme une "masse". Ce qui compte est l'emploi. Et ce qui fournit l'emploi c'est l'industrie de "masse". Le PC est donc l'allié naturel d'une forme de grand patronat paternaliste. 

Et de Clémenceau et de De Gaulle ?
La question qui se pose est : va-t-il y avoir reconstitution des ex partis radicaux, héritiers de la révolution et qui ont été à la tête de la République pendant l'essentiel de son existence ? Credo individualiste et moral. Mais parti instable, du fait de cet individualisme.

Peut-il y avoir un renouveau du Gaullisme, qui était supposé consolider les failles du radicalisme ? Alliance entre un dirigeant charismatique et le peuple ? Peu probable. Même de Gaulle a échoué.

Confusion
Ce qui est certain, c'est qu'il y a une grande confusion. On ne sait plus de quoi l'on parle. Les tendances politiques ont été parasitées par leurs opposés. Par exemple, M.Valls se présente comme un radical, descendant de Clémenceau, alors qu'il me semble Thatchérien. De même le PC a été infiltré par les Trotskystes et les Gaullistes par les néoconservateurs... Elles vont devoir se reconstituer à tâtons. Avec l'écueil permanent de querelles d'ego, qui font prendre un ami pour un ennemi (et un parasite pour un ami)...

(A noter que le chaos n'est pas certain : la France a la capacité de s'unir, derrière des valeurs communes.)

samedi 26 avril 2014

Dr Valls and Mr Sarkozy ?

M.Valls fairait subir un traitement de cheval aux collectivités locales. Voilà ce que disait la radio vendredi. Ne reprendrait-il pas la politique de M.Sarkozy ? me suis-je demandé. Cette idée m'est déjà venue en rendant visite aux Chambres de Commerce. Elles ont été malmenées par le précédent gouvernement. Mais, si j'ai bien compris ce que l'on m'a dit, ce n'était rien en comparaison avec ce qu'elles subissent aujourd'hui. Une chose a changé, cependant. Hier on protestait, aujourd'hui non. Le pli est pris ? Comme en Angleterre, ou MM.Blair et Brown ont fait un emploi systématique, avec le fanatisme des nouveaux convertis, des mesures que Mme Thatcher avait introduites avec beaucoup de prudence ?

A moins d'un changement de cap brutal, une révolution en quelque-sorte, les gouvernements n'ont pas de marge de manœuvre ? Comme le dit mon dernier livre, nous subissons le changement ?

(Présentation du plan d'économie de M.Valls.)

jeudi 3 avril 2014

Manuel Valls ligoté ?

The Economist semble penser que M.Hollande n'a accepté M.Valls qu'à la condition qu'il ne puisse rien faire...
entravé par des contraintes fiscales et politiques, M.Valls pourrait avoir moins de marge de manoeuvre qu'il ne l'espérait - ce qui pourrait être la raison pour laquelle M.Hollande, contre toute attente, a accepté de lui donner le poste. 
M.Hollande serait-il paralysé par nature ? Si c'est le cas, qu'il ait dit "le changement c'est maintenant" laisse rêveur...

mercredi 2 avril 2014

Manuel Valls : redresser la France comme une entreprise ?

J'ai l'impression que peu de gens donnent cher de la peau de Manuel Valls. Non seulement le pays semble dos au mur. Mais notre premier ministre divise son camp, qui ne pèse déjà pas lourd... Que faire dans ces conditions ? (Sinon avoir le cœur léger, de n'avoir rien à perdre...)

Je me suis souvenu de ce que m'a dit un spécialiste du redressement d'entreprise. "Il ne faut pas faire profond." Passer un an à chercher la solution parfaite est le meilleur moyen d'échouer. Lui, il agit immédiatement. Il surprend. Il fait "ranger l'usine", "afficher la productivité", "repeindre un atelier" ; il fait "figurer son numéro de portable dans l'annuaire interne". Pourquoi ? Il a remarqué que "ça marchait". Ce qui m'a fait penser à une phrase d'Albert Hirschman : la condition nécessaire pour réussir un changement est "a bias for hope", "l'envie d'y croire".

C'est ce que m'a appris mon expérience. Un changement doit, si possible, commencer par un "problème périphérique" (par exemple le dysfonctionnement d'un centre d'appels). Non seulement le "problème périphérique" est généralement un bon échantillon des maux de l'entreprise. Quand on l'a résolu, on sait tout résoudre (technique du vaccin). Mais, surtout, le succès est contagieux.

Ce qui m'amène à une autre observation. Les mauvais résultats d'une entreprise s'expliquent souvent par des causes curieusement simples. Par exemple "les gens ne font plus ce qu'ils faisaient avant" me disait un dirigeant. (Principalement, ils ne s'entraidaient plus.) Autrement dit, ils avaient perdu leurs repères. C'était suffisant pour réduire la rentabilité de l'unité de 4/5ème.

Et si c'était cela le problème du pays : nous avons baissé les bras ? Une idée pour notre premier ministre ? Chercher à réussir quelque-chose. Même petit. Le simple fait de le voir se battre pourrait-il nous donner "envie d'y croire" ?

(Quant au redresseur d'entreprise, il ne fait pas que cela. "Je regarde la trésorerie, le carnet de commande... les dix indicateurs nécessaires au business". Et j'imagine que ses premiers succès permettent au potentiel de l'entreprise de se révéler.)

vendredi 18 octobre 2013

Manuel Valls démission?

Les lycéens sont dans la rue. Ils veulent la tête de Manuel Valls. C'est ce que disait la radio ce matin.

Il n'y a pas de manifestation sans organisation. Je soupçonne que Manuel Valls représente un courant haï par une partie de la gauche. C'est celui de Clémenceau. En conséquence, ce qui se joue est une tentative d'éviction d'une partie de la gauche, par l'autre.

Je me demande s'il ne serait pas dans l'intérêt de M.Valls de partir. Il a l'opinion pour lui. Et l'exercice du pouvoir est rarement bon pour une popularité.
Qu'en résulterait-il ? Un gouvernement qui redeviendrait le PS des origines - révolutionnaire et collectiviste ? Reconstitution de l'ex mouvement radical : Valls, Bayrou, Borloo ? Retour à la troisième République ? Mais comment éviter, cette fois, que le centre ne se fracture ?

Mais M.Hollande est trop habile pour laisser se faire cette dislocation. Depuis Jaurès, la force des dirigeants socialistes a  été de dominer un mouvement schizophrène.

jeudi 3 janvier 2013

L'espèce humaine et ses mystères...

Numéro spécial de The Economist, qui se penche sur quelques questions curieuses :
  • L’Enfer. D’où vient-il, qu’est-il devenu ? L’enfer semble avoir été conçu pour des dieux. Avant d’être étendu à une espèce humaine qui ne trouve jamais de vengeance assez cruelle pour ses semblables. Puis de devenir individuel et intérieur. L’enfer serait-il l’expression culturelle de la haine de l’autre ?
  • Le Saint Empire Romain Germanique, a été l’UE avant l’UE. Avec quasiment tous les problèmes et les solutions trouvés par l’UE. On y était apparemment heureux. Pourquoi s’est-il disloqué ? Du fait de la montée des nationalismes (notamment de la Prusse). Peut-on en tirer un enseignement en ce qui nous concerne ?
  • Pourquoi des gens participent-ils à des courses de plus de deux cents km sous une chaleur suffocante ? Mystère de la construction de la motivation qui fournit un sens à notre existence.
  • Pourquoi les peuples s’égorgent-ils pour des questions obscures  de théologie ? Peut-être parce que leurs conséquences ne le sont pas. Si, par exemple, un homme peut être porteur de l’énergie divine, l’édifice social peut être mis en cause.
  • Bidonville au Kenya. Un million d’habitants. Tous entrepreneurs. Tout y est payant, on y est anonyme, et on y travaille nuit et jour. Mais c’est encore mieux qu’à la campagne… Miracle du capitalisme triomphant ?
  • A la Nouvelle Orléans, l’apartheid semble toujours de mise. Comme le montre ses défilés de Mardi gras.
  • Curieusement, les guerres d’Amérique du sud n’ont pas fait beaucoup de bruit. Pourtant, certaines ont été particulièrement sauvages. L’une d’entre-elles a failli rayer le Paraguay de la carte (1870).
  • Les îlots que se disputent la Chine et le Japon. A qui appartiennent-ils ? Leur sort dépendra probablement plus d’un rapport de force que d’une illusoire rationalité.
  • Magna de la presse japonaise (Matsutaro Shoriki). Journal, télévision, il a tout dominé. Il a même fait du base ball un sport national, et du Japon une puissance nucléaire. Ambition personnelle, nationalisme, volonté de modernisation en marche forcée… Réaction du Japon à sa rencontre avec l’Ouest ?
  • La Chine serait-elle devenue démocratique, si elle n’avait pas assassiné le président qu’elle s’était donné, en 1913 ? Je soupçonne qu’il est difficile pour un seul homme de transformer une culture…
  • Spéculation dans les années 1820, en Angleterre. Comme d’habitude, il y a de l’argent, mais pas de placement juteux. Ce fut le temps de grands escrocs. Dont un qui a inventé un pays. J’en retiens surtout que les bons escrocs croient ce qu’ils racontent, et tendent à profiter de liens de confiance sociaux. On n’arnaque bien que les siens ?
  • Pourquoi l’Inde ne parvient pas à construire l’infrastructure de transport dont aurait besoin son développement ? Pas uniquement pour des raisons de corruption. Mais parce que tout y est infiniment compliqué. Finalement, beaucoup de gens y ont énormément de pouvoir de nuisance. L’Inde aurait besoin des techniques dont parlent mes livres. A la puissance 10 !
  • J’ai appris que Gatsby le magnifique de Scott Fitzgerald était inspiré du Grand Meaulnes (Le Great de Great Gatsby étant une traduction du Grand de Grand Meaulnes).
Quant à la vie du monde :
  • The Economist vote Manuel Valls, réincarnation de Nicolas Sarkozy.
  • Les frères musulmans égyptiens mobilisent de moins en moins d’électeurs et vont devoir faire face à une crise économique. Leurs jours seraient-ils comptés ?
  • L’université américaine, en crise, innove. Elle tenterait de réinventer l’éducation à coup de nouvelles technologies (Massive Open Online Courses). L’université française, qui cherche désespérément à imiter le (précédent) modèle américain, aurait-elle une nouvelle guerre de retard ?
  • La globalisation serait en recul.
  • Et la main a été conçue pour nous donner des poings. Il s’est trouvé que c’était aussi pratique pour tenir des instruments. 

dimanche 7 octobre 2012

L’avenir de Manuel Valls

Manuel Valls serait l’homme fort du parti socialiste (la béquille du président). Vu de loin, il a beaucoup d’atouts. Il semble avoir des convictions fermes, ce qui est rare pour un homme politique. Il possède un ministère dont la raison sociale est, avec l’Education nationale, d’un grand prestige chez nous. Avec l’avantage que ses troupes ont l’habitude d’obéir, ce qui n’est pas le cas des enseignants.

Surtout, c’est un socialiste de droite. Ce qui le place peut-être dans un courant de valeurs important dans l’histoire du pays, mais qui n’a plus de représentant digne de ce nom. 
Curieusement, ces valeurs ne permettent de créer un parti solide en France. Et sans parti derrière soi, on ne peut pas aller très loin…