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jeudi 22 février 2018

Effet délétère de la télévision

De moins en moins de gens font ce qu'ils disent. Les dysfonctionnements de la société viennent de l'individualisme, du narcissisme, qui la frappe. Discussion. Une participante : "est-ce que ce comportement n'est pas conditionné par l'éducation donnée aux tous petits ? Il est plus simple de mettre son enfant devant un dessin animé que de construire une relation interactive avec lui. Pour construire un avenir plus convivial, il convient peut-être d'alerter les jeunes parents sur la nécessité d'apprendre l'inter-activité à leurs enfants en la pratiquant."

Voilà qui m'a frappé. Effectivement, non seulement l'enfant n'a plus de relation sociale mais il absorbe la culture qui sous tend le contenu télévisé (publicité et séries). Et c'est une culture anglo-saxonne, hyper individualiste.

samedi 22 décembre 2012

Triste télé, triste marché ?

« La raison d’être de la télévision est de vous rendre mécontent de votre existence, afin que vous achetiez plus » dit un article qui explique ce qu’il faut faire pour être heureux. (Dans ce cas, fermer sa télévision.)
Un autre article conseille aux dirigeants de ne pas céder aux dernières modes (big data, QR code…). Elles ne résistent pas à l’analyse.
Curieux. La victoire de l’économie de marché devait être celle de la liberté. Aurait-elle été celle de la défiance ? 

mardi 19 juin 2012

Quand l’intello manœuvre le peuple

Une série télé des années 70 – 90 semble avoir fait baisser massivement les naissances brésiliennes. Les héros avaient un enfant alors que la famille de l’époque en avait 6, en moyenne.

La série avait été écrite par des « artistes progressistes ».

Du pouvoir de la télévision sur les masses, et de celui de ceux qui savent l’infiltrer ?

L’histoire vient de Banerjee, Abhijit Vinayak, Duflo Esther, Poor Economics: A Radical Rethinking of the Way to Fight Global Poverty, PublicAffairs 2011.

vendredi 8 juin 2012

Apple et la télévision

Apple va-t-il s’attaquer à la télévision ? Oui, mais indirectement. Son idée serait de faire disparaître les chaînes. Le spectateur chercherait son programme sur son iPad ou iPhone et le jetterait sur l’écran télé. (Les programmes deviendraient des applications.)

Ce ne serait pas une iTV, donc. C’est du moins ce que j’ai compris d’un article du FT

jeudi 20 octobre 2011

Télévision et apprentissage

Une exposition d’enfants de moins de deux ans à la télévision pendant plus de deux heures par jour serait associée à des difficultés de maîtrise du langage. (Au passage, on apprend que 39% des foyers américains laissent la télévision allumée du matin au soir.)

« Laissez les s’ennuyer un peu (…) c’est comme cela qu’ils apprennent à s’amuser et qu’ils font des découvertes, et c’est ainsi qu’ils peuvent penser librement ». (Vacuum Tube: Kids under 2 Should Not Watch Television: Scientific American)

La télévision plonge l’homme dans la passivité et l’empêche de se livrer aux tâches qui auraient cultivé son intellect ? La télévision, activité d'éteinte ?

vendredi 22 juillet 2011

Les médias contre les réformes

Pourquoi M.Obama n’arrive-t-il pas à faire entendre raison à ses concitoyens ? En parti du fait
du développement de la télévision câblée partisane et de la cacophonie de la blogosphère (qui a) donné le pouvoir aux semeurs de confusion. (Dicing with debt and the future)
Ennuyeux. Internet semble annoncer une ère de médias éclatés (Fin des mass media). Ère d’irresponsabilité et de guerres fratricides ? 

vendredi 13 mai 2011

La télévision nous manipule

On découvre que « la radio et les séries télé peuvent changer les comportements ». (Good trash)

Difficile de voir ce qu’il y a de surprenant ici.

samedi 9 octobre 2010

Vidéo et Internet

Je ne pense plus que la vidéo sur Internet va tuer la publicité télévisuelle. Simple bon sens : la télévision conduit à la passivité ; donc à l’absorption de toutes les niaiseries. Internet demande un plus grand éveil. En outre, la pub TV occupe l’écran, ce qui n’est pas le cas de la vidéo, qui gène la lecture et peut être facilement zappée.

Par contre, je continue à croire que la vidéo est un moyen, sans équivalent jusque-là, de marketing B to B. La possibilité de faire du « pull », de construire une marque. Une possibilité auparavant réservée au B to C, du fait de la télé. Et cela en vertu de théorèmes du cours que j’ai longtemps donné :
  • Le client entreprise attend une information précise et détaillée. Il est dans la raison, pas dans l’impulsion et l’émotion. (Le sentiment qui domine est le risque, par l'envie.)
  • Le dirigeant est un vendeur qu’aucun de ses commerciaux ne peut égaler : il est l’entreprise (surtout s’il l’a fondée).
Une vidéo bien faite envoie tous les bons messages. Et elle n’a pas besoin d’apparaître dans de grands médias. L’entreprise a peu de prospects, les bons commerciaux savent les approcher et tirer le meilleur des vertus introductrices de la vidéo. En outre, lorsque l’entreprise cherche un fournisseur elle sait le trouver sur YouTube, ou ailleurs.

Compléments :
  • L’Américain passe de plus en plus de temps devant la télévision (158h/mois) ; la part de la télévision dans les dépenses de publicité irait de 38 à 41% de 2008 à 2012 ; la force de la télévision : « environner l’annonce publicitaire d’un contenu passionnant » ; les réseaux sociaux permettraient un nouveau type de construction d’image de marque : par la discussion ; sinon la force de la pub sur Internet demeure la possibilité de mesurer son impact (« performance »). The box rocks.
  • J’ai fait quelques interviews de consultants pour décideursTV. J’ai appris que ça leur avait apporté des affaires. Ceux qui furent les meilleurs vendeurs étaient ceux qui ne cherchaient pas à vendre. Le vendeur efficace inspire confiance ?

mardi 11 mai 2010

Heureux cinéma

Il me semble qu’il y a encore peu on craignait que la télévision ne tue le cinéma (la télévision ne diffusait pas de films certains jours pour lui laisser un peu de public). Or, le cinéma ne se serait jamais aussi bien porté (en Amérique du nord 2/3 des revenus produits par un film viendraient du cinéma) :

Ce serait dû à la digitalisation des films et à leur diffusion par satellite, qui seraient favorable aux films high tech à grand spectacle - appréciés par toutes les cultures. (The box office strikes back.)

L’avenir est imprévisible… 

mardi 9 février 2010

Anne Sophie Cruque-Merle

Anne-Sophie Cruque-Merle est DG de 6AM. Sujet de notre conversation : dans le domaine de la pub, Internet va-t-il tuer la télé ?

Selon toutes les mesures d’impact, dit-elle, Internet semble équivalent à la télé. Et parfois c’est bien mieux (ça a rajeuni l’image de Tati, par exemple). Toutes les populations paraissent également touchées. Par exemple, les retraités seraient une cible particulièrement intéressante : ils verraient Internet comme un lien avec leurs petits enfants ; surtout ils ne sautent pas de page en page comme les jeunes, mais les parcourent avec soin, et seraient plus joueurs et disposeraient de bien plus de temps que ces derniers.

Internet est surtout deux fois moins cher que la télé (cela sera-t-il toujours le cas si la demande augmente ?). Les multinationales de la grande consommation pourraient ainsi réduire massivement leurs budgets publicitaires, un des principaux postes de leurs dépenses. Cela donnerait, aussi, accès à la discipline reine de la communication à de plus petites entreprises. Le marché de la publicité va-t-il grossir ?

Mauvaise nouvelle pour les télévisions ? Quid des agences de communication ? Beaucoup pourraient subir le sort de la presse : Internet signifie une réactivité (mesures d’impact en quasi temps réel, qui demandent des modifications des publicités) qu’elles n’ont pas ?

Compléments :
  • Les réseaux sociaux sembleraient être propices à la publicité.
  • La femme serait-elle l’avenir du management ? Je suis frappé par le talent des dirigeantes que je rencontre. Esprit de décision, courage, compréhension des mécanismes humains qui mettent en mouvement les organisations : portrait de leader du changement ? Une femme doit être un champion du changement pour émerger ?

mercredi 18 novembre 2009

Apprentissage de la télé

Moi qui n’aime pas le changement, je passe ma vie à apprendre de nouveaux métiers. Après le blogging qui occupe désormais une partie de mon temps, voici la réalisation d’émissions pour décideurs TV. Pourquoi ne pas faire comme pour ce blog, décortiquer ce nouvel apprentissage ?

Être en face de plusieurs caméras est stressant, d’autant plus que c’est un direct (le film est monté mais non coupé) différé. Ce qui élimine le stress, c’est de préparer (et aussi l’habitude). Il me faut une très grosse préparation pour me sentir bien.

Pour préparer il faut se donner du temps, et une technique. Pour avoir ce temps j’ai supprimé mon activité d’animation de clubs des anciens de l’INSEAD, et j’ai espacé les sessions d’enregistrement. Quant à la technique, elle s’est construite. Initialement, je me contentais d’un entretien téléphonique avec l’invité pour identifier le sujet de l'émission et le type de questions que j’allais poser. J’étais inquiet de lui faire perdre son temps. Dorénavant, je rédige avec lui un texte d’une page et demi (ce qui correspond à la durée de l’enregistrement). Curieusement, je ne pose pas tout à fait les questions que j’avais prévues, l’invité sort lui aussi du cadre, nous faisons mêmes des découvertes pendant l’entretien, mais l’échange semble fonctionner. Improviser demande une grosse préparation.

Grâce à Thomas Blard, jeune vieux routier de la télé, j’ai appris qu’il fallait que la conversation soit rapide, spontanée, imprévue, si l’on veut que celui qui la regarde ne se lasse pas. Nouvelle difficulté : ma technique d’animation de conférence visait jusque-là à m’effacer derrière mon ou mes invités. Je dois maintenant être beaucoup plus agressif. Pas naturel.

Le plus dur certainement est que je ne peux pas me supporter en images. Pour éviter mon jugement, je me suis toujours vu au travers du regard des autres. Il me semble que pour vivre en société, il faut occuper un rôle qu’elle est prête à accepter. Dans mon cas, mais c’est probablement général, ce rôle n’est pas celui que j’aurais voulu jouer. Je n’aime pas ce que les gens semblent apprécier en moi. Mais il ne faut pas être trop exigeant : trouver une place en société est compliqué, sa nature est secondaire. La difficulté est donc de faire ce que l’on désire (en ce qui me concerne : résoudre des problèmes d’organisation), avec l’image que l’on projette. Beaucoup d’acteurs doivent être dans mon cas, ils rêvaient de rôles de jeunes premiers, ils sont devenus des comiques, mais ils jouent, et c’est ce qui comptait vraiment pour eux.

Dernier problème : regarder la caméra pour s’adresser au spectateur. Totalement contrintuitif.

dimanche 4 janvier 2009

Médiamorphose

Le livre cité dans le billet précédent me révèle que mes observations (Des effets délétères de la télévision) rejoignent celles d’une étude scientifique.

J’ai parlé d’une partie de la jeunesse, élevée par la télévision. Une enquête du CCA « Prospective de vie 2004-2008 », identifie parmi les segments de population qui forment la France :

Le troisième groupe constitué par 21% de la population est celui de la médiamorphose. Face à une vie dénuée de sens, il est indispensable de connaître son quart d’heure de gloire promis à tout le monde par Andy Warhol. Ce groupe est composé essentiellement de jeunes, pas très riches, infidèles et impulsifs, adeptes d’une consommation ostentatoire et spectateurs assidus de télé réalité.

vendredi 14 novembre 2008

Effet délétère de la télévision : Barak Obama approuve.

Grâce à un blog de The Economist, je découvre que Barak Obama semble approuver ce que Dominique Delmas et moi disons de la télévision :
We're going to have to parent better, and turn off the television set, and put the video games away, and instill a sense of excellence in our children, and that's going to take some time.
Étonnant qu’autant de gens aient voté pour lui. Soit il n’a pas été compris. Soit il s’agit d’un nouvel exemple de Nous sommes tous des hypocrites !

Des effets délétères de la télévision

dimanche 9 novembre 2008

Des effets délétères de la télévision

Dominique Delmas :
(…) L'autre écueil, ce sont les valeurs véhiculées en particulier par la télévision. Valeurs vides de sens, futiles, inutiles ou mêmes dangereuses lorsqu'elles font croire que fortune et gloire peuvent arriver sur toi sans travail et que cela te rendra forcément heureux... (commentaire d'un billet de Minter Dial traitant de l’éducation des enfants.)
Cette opinion m’a frappé parce que je l’ai rencontrée ailleurs. Chez un patron de centre d’appels. Il me disait que ses équipes avaient été élevées par la télévision : matérialistes en diable, et persuadées que le succès était dans « l’originalité » (conte de fée version Disneyland). Son travail : les ramener à la réalité. Remarques :
  • La télévision véhicule une certaine culture américaine, à des encablures de la nôtre : le bonheur est dans l’accumulation de biens matériels. Elle formate les hommes pour qu’ils soient des consommateurs. Elle fait aussi passer de très bons sentiments, de nobles valeurs américaines. Peut-être donne-t-elle une fausse idée de la difficulté de la vie ?
  • Jean-Claude Larréché s'émerveillait des idées du génial patron de la compagnie aérienne Virgin. Il avait compris ce qui gâchait le voyage de ses passagers : des gamins braillards. Admirable solution : la télévision. La dissolution de la cellule sociale crée des enfants mal élevés (au sens premier du terme). Seul moyen de les calmer : la télévision, l’opium du peuple. La culture qu’elle véhicule est devenue celle du peuple.
  • Voulez-vous que vos enfants soient élevés par la télévision ? Si cette solution est insatisfaisante, recréez autour d’eux un petit peu de tissu social, de chaleur humaine ?