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dimanche 21 septembre 2014

Qui est Xi ?

The Economist s’intéresse à la Chine de M.Xi. Après le pouvoir collectif, retour au modèle Mao. L’élite chinoise aurait pensé que seul un homme seul pouvait mener les réformes que demande le pays. Ailleurs dans le monde, le dit pays tente, avec plus ou moins de bonheur, de monter un ensemble d’alliances dans lesquelles l’Amérique (et l’Occident) ne soit pas. « Nouvel ordre mondial. »

La Russie a gagné la guerre d’Ukraine. Mais, des deux côtés, il fallait un armistice. Le danger maintenant est l’incurie endémique du pouvoir Ukrainien. D’une manière générale, les frontières de l’Europe sont en flamme. Elle tente de « repenser sa stratégie de sécurité ». Ce qui n’est pas simple compte-tenu des divergences d’intérêt entre ses membres. Le retour de M.Sarkozy pourrait être une chance pour M.Valls. Enfin un opposant ! M.Renzi semble enlisé. L’Angleterre croît fort, crée des emplois, mais les impôts ne rentrent pas. Trop de pauvres. Trop de dépendance vis-à-vis des salaires de la City. Politiquement, l’anti élitisme a le vent en poupe. Il en est de même en Allemagne. Où, de plus, les minorités musulmanes deviennent anti-sémites. En Suède, les démocrates sociaux arrivent au pouvoir sans pouvoir gouverner. Ce qui pourrait aussi être le cas de Mme Clinton, si elle était élue.

Les USA montent une alliance pour combattre l’Etat Islamique. Vues les différences d’intérêts entre tous les courants qui parcourent le Moyen-Orient, on peut se demander combien elle tiendra. En attendant, cette situation de chaos fait les affaires du nouveau président de l'Egypte, rare îlot de calme dans la région.

Huawei s’en prends à IBM, HP et Cisco, il veut devenir un leader des systèmes d’information. Apparemment, il a les moyens de réussir. Quant à Sony, ça ne marche pas très fort. Il faudrait restructurer, ce que ne semble pas vouloir son PDG. Air France est en grève. Ses pilotes n’ont pas pris conscience des multiples menaces qui planent sur la tête des compagnies traditionnelles. En attendant on empile de plus en plus de pauvres dans les avions, et on donne de plus en plus de place aux hommes d’affaires. L’avion moderne est à l’image du capitalisme. On ne sait pas assez que l’entrepreneur a une vie de chien. Et il est généralement atteint « d’hypomanie, un état psychologique caractérisé par énergie et confiance en soi, mais aussi nervosité et prise de risque ».

Supprimer la monnaie ferait du tort aux criminels, et rentrer beaucoup d’impôts, et cela faciliterait le combat contre la déflation, par la possibilité d’imposer des taux négatifs. Les fonds de pension ne croient plus aux miracles des hedge funds. (Leur modèle économique : vendre de l’illusion ?) Acheter des actions d’Alibaba, qui vient d’entrer à la bourse de New York, serait hautement risqué. (Spéculatif ?)

Pour combattre l’effet de serre, il faut réutiliser l’esprit du protocole de Montréal, « financement généreux et coopération ». Tactique qui a eu la peau du trou d’ozone. Et l’étendre aux hydrofluocarbones. Ce ne serait pas la fin du problème, mais un premier pas vertueux.

Le degré d’altruisme de l’homme varie aléatoirement entre l’hyper altruisme et la psychopathie. Napoléon a nuit à la France, qui de puissance européenne dominante est devenue second couteau. 

jeudi 28 mars 2013

Risque et innovation

Un prix Nobel, Robert C. Merton, parle du risque de l'innovation dans Harvard Business Review. « Plus l’innovation entre dans un système complexe, plus ses conséquences (imprévues) seront sérieuses ». Car ce qu’il y a de redoutable dans l’innovation, ce sont ses conséquences imprévues. Et il en donne des exemples inquiétants.

Il traite, en fait, de l’innovation financière. Celle qui nous a dévastés. Et il en parle en connaisseur, car il est un des prix Nobel du fonds LTCM, auteur de la première grande crise de la finance moderne.

Mais, il y a plus curieux. Comment se fait-il qu'un prix Nobel ne se soit pas rendu compte que l’innovation n’a rien de nouveau ? Et qu’elle n’a pas toujours des conséquences terribles ? L’exemple de l’industrie pharmaceutique. On commence par tester un nouveau médicament, puis une fois que l'on sait comment l'utiliser, un processus social se met en route, qui va guider sa prescription.

Pourquoi n’en est-il pas de même pour la finance ? Pourquoi la laisse-t-on mettre le monde en péril ? Parce qu’elle refuse le contrôle de la société ? 

dimanche 13 mai 2012

Le banquier est-il irresponsable par nature ?

Donc, JP Morgan pourrait perdre de l’ordre de 2md$. Après Kerviel et Tourre, voici Bruno Michel Iksil, le courtier au coeur de l'affaire. L’avenir de la France est peut-être derrière elle, mais elle possède encore des personnalités capables d'épater le monde.

À nouveau une histoire de « hedge fund ». Il y a beaucoup de choses curieuses à dire de ce concept.
  • Le but de ce type de mécanisme est d’être une assurance. Il protège un intermédiaire en annulant ses risques : quand on vend quelque chose, on achète l’équivalent, et inversement. Mais il y a eu dérive : les financiers ont pensé pouvoir s’enrichir ainsi. Or, en même temps, ils affirmaient que toute régulation du marché est inutile, puisqu’il est parfait et que ses mouvements ne peuvent être prévus. Ce sophisme leur a explosé à la figure. Pour une fois la justice a été immanente.
  • L’idée d’assurance a été dévoyée : il est devenu possible de s’assurer contre un risque que l’on ne court pas. Comme si je pouvais assurer la maison de mon voisin. Du coup, on se crée un risque, dans mon exemple celui que l’appartement du voisin ne brûle pas. La finance est un casino, comme disait Keynes ?
  • On retrouve ici beaucoup de caractéristiques de crises passées. Par exemple comme lors de la crise asiatique de 97, le « hedge fund » se retrouve plus gros que son marché. Comme à la Société générale et à la Barings, les conséquences des risques pris par le courtier n’étaient pas correctement évaluées. Plus exactement, il est possible qu’on s’accommodait fort bien des profits que l’activité semblait faire. Et il est tout aussi probable que le dirigeant de l’entreprise va maintenant dire qu’il a été abusé…  Les financiers peuvent-ils apprendre ? Ou l’appât du gain leur fait-il perdre tout sens commun ?
JP Morgan a été un des meneurs du lobbying récent contre la réglementation de la finance. Or, cette affaire montre que le financier est incapable d’autocontrôle. Faut-il le traiter comme un irresponsable ?  Les grands organismes financiers devraient-ils être publics ?...

Compléments :

jeudi 9 juin 2011

Le hedge fund s’assure

Les hedge funds découvrent un risque professionnel, le délit d’initié. Il coûte très cher en frais d’avocat. Donc, ils doivent s’assurer. Ce n’est pas bon marché (« un million de couverture coûte entre 13 et 25.000$ »), et ça devrait plomber leurs comptes.

Le financier a-t-il réussi à s'assurer contre l'aléa moral, le risque qu'il pose à la société ?

lundi 16 mai 2011

Mauvaise passe pour les hedge funds

Raj Rajaratnam, milliardaire et dirigeant d’un des plus gros « hedge funds » est condamné pour délit d’initié (il risque 205 ans de prison !).

Il obtenait une partie de ses informations, illégalement, de dirigeants des sociétés américaines les plus respectées (notamment « McKinsey, Intel, Goldman Sachs, Moody’s et IBM »). Mais la pratique ne semble pas avoir été propre à son seul hedge fund…

Durkheim aurait probablement dit que l’élite américaine souffre d’une pathologie qu’il serait bon de soigner…

lundi 9 mars 2009

À quoi servent les hedge funds ?

Hedge funds turn to gold : les hedge funds parient « contre les banques centrales ».

Ils espèrent qu’il va y avoir une grande panique qui va amener l’homme à accumuler l’or, que la société va se disloquer. D’ailleurs, n’est-ce pas leur unique ligne directrice ? Quand la bulle financière se développait, préparant la crise, ils s’enrichissaient. Se nourriraient-ils de la destruction sociale ?

Les penseurs libéraux les plus orthodoxes estiment que la justification de l’entreprise est sociale : elle est ce que la société a trouvé de plus efficace pour réaliser la tâche qui lui est confiée. Alors faut-il débrancher les Hedge funds ? Ou ont-ils une utilité que la raison ne comprend pas ? Par exemple forcer la société à la solidarité, sous peine d’explosion ?

Compléments :

dimanche 2 novembre 2008

Porsche ruine les hedge funds

The Economist (Squeezy money) écrit que les hedge funds croyaient que Porsche, dont les tentatives d’achat avaient fait monter le cours de l’action VW, ne pourrait pas arriver à ses fins. Ils ont donc fait du « short selling », pariant que l’action allait baisser.

La technique consiste (grossièrement) à s’engager à vendre une action au prix actuel, à une date future. Si l’action baisse, on a gagné. Sinon, on est piégé. Porsche ayant réussi à acquérir la quasi-totalité des titres VW, ce qui restait avait un prix quasi infini. Échec et mat.

J’avais retenu de mes études que le nom « hedge funds » signifie « pas de risque » ; que leur travail était « l'arbitrage ». Si, quelque part dans le monde l’Euro vaut 1,30$, et 1,31 ailleurs, il y a un profit à réaliser. Comme les écarts sont faibles, il leur faut de grosses sommes pour réaliser des profits palpables (c’est probablement pour cela que Jérôme Kerviel, un modeste trader, avait autant d’argent à sa disposition - Société Générale et contrôle culturel). Hypothèses :

  • Les intellects développés qui les peuplent ne peuvent se contenter de mécanismes aussi grossiers. Il leur faut donner libre cours à leur génie.
  • L’on ne gagne pas de quoi acheter des Porsche en cherchant l’arbitrage.