dimanche 21 septembre 2014
Qui est Xi ?
jeudi 28 mars 2013
Risque et innovation
dimanche 13 mai 2012
Le banquier est-il irresponsable par nature ?
À nouveau une histoire de « hedge fund ». Il y a beaucoup de choses curieuses à dire de ce concept.
- Le but de ce type de mécanisme est d’être une assurance. Il protège un intermédiaire en annulant ses risques : quand on vend quelque chose, on achète l’équivalent, et inversement. Mais il y a eu dérive : les financiers ont pensé pouvoir s’enrichir ainsi. Or, en même temps, ils affirmaient que toute régulation du marché est inutile, puisqu’il est parfait et que ses mouvements ne peuvent être prévus. Ce sophisme leur a explosé à la figure. Pour une fois la justice a été immanente.
- L’idée d’assurance a été dévoyée : il est devenu possible de s’assurer contre un risque que l’on ne court pas. Comme si je pouvais assurer la maison de mon voisin. Du coup, on se crée un risque, dans mon exemple celui que l’appartement du voisin ne brûle pas. La finance est un casino, comme disait Keynes ?
- On retrouve ici beaucoup de caractéristiques de crises passées. Par exemple comme lors de la crise asiatique de 97, le « hedge fund » se retrouve plus gros que son marché. Comme à la Société générale et à la Barings, les conséquences des risques pris par le courtier n’étaient pas correctement évaluées. Plus exactement, il est possible qu’on s’accommodait fort bien des profits que l’activité semblait faire. Et il est tout aussi probable que le dirigeant de l’entreprise va maintenant dire qu’il a été abusé… Les financiers peuvent-ils apprendre ? Ou l’appât du gain leur fait-il perdre tout sens commun ?
jeudi 9 juin 2011
Le hedge fund s’assure
lundi 16 mai 2011
Mauvaise passe pour les hedge funds
lundi 9 mars 2009
À quoi servent les hedge funds ?
Hedge funds turn to gold : les hedge funds parient « contre les banques centrales ».
Ils espèrent qu’il va y avoir une grande panique qui va amener l’homme à accumuler l’or, que la société va se disloquer. D’ailleurs, n’est-ce pas leur unique ligne directrice ? Quand la bulle financière se développait, préparant la crise, ils s’enrichissaient. Se nourriraient-ils de la destruction sociale ?
Les penseurs libéraux les plus orthodoxes estiment que la justification de l’entreprise est sociale : elle est ce que la société a trouvé de plus efficace pour réaliser la tâche qui lui est confiée. Alors faut-il débrancher les Hedge funds ? Ou ont-ils une utilité que la raison ne comprend pas ? Par exemple forcer la société à la solidarité, sous peine d’explosion ?
Compléments :
dimanche 2 novembre 2008
Porsche ruine les hedge funds
The Economist (Squeezy money) écrit que les hedge funds croyaient que Porsche, dont les tentatives d’achat avaient fait monter le cours de l’action VW, ne pourrait pas arriver à ses fins. Ils ont donc fait du « short selling », pariant que l’action allait baisser.
La technique consiste (grossièrement) à s’engager à vendre une action au prix actuel, à une date future. Si l’action baisse, on a gagné. Sinon, on est piégé. Porsche ayant réussi à acquérir la quasi-totalité des titres VW, ce qui restait avait un prix quasi infini. Échec et mat.
J’avais retenu de mes études que le nom « hedge funds » signifie « pas de risque » ; que leur travail était « l'arbitrage ». Si, quelque part dans le monde l’Euro vaut 1,30$, et 1,31 ailleurs, il y a un profit à réaliser. Comme les écarts sont faibles, il leur faut de grosses sommes pour réaliser des profits palpables (c’est probablement pour cela que Jérôme Kerviel, un modeste trader, avait autant d’argent à sa disposition - Société Générale et contrôle culturel). Hypothèses :
- Les intellects développés qui les peuplent ne peuvent se contenter de mécanismes aussi grossiers. Il leur faut donner libre cours à leur génie.
- L’on ne gagne pas de quoi acheter des Porsche en cherchant l’arbitrage.
