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vendredi 22 avril 2022

Carbone 14

Carbone 14, émission d'archéologie de France Culture. 

Je l'écoute depuis ses débuts, probablement. Et ce parce que je lui trouve le mérite d'être paisible. On n'y donne pas de leçons de vie. 

Qu'ai-je appris ? Demain, mon habitat aura autant d'intérêt qu'un campement du néolithique. Que cela date d'un million d'années ou de vingt ans, tout est archéologique. L'homme ayant parcouru le monde, ce dernier est intégralement un terrain de fouille !

Que faire de toute cette information ? Quel est son intérêt ? Sombre-t-on dans le délire ? 

Peut-être est-ce un sain exercice pour ceux qui le font ? Peut-être est-il meilleur pour la santé de s'interroger que d'asséner des certitudes ?...

lundi 21 mars 2022

BBC et Radio France

Il suffit de regarder les sites web de la BBC et de Radio France pour constater que les deux radios ne font pas la même chose. 

Pour commencer, celui de RadioFrance est le meilleur des deux. Paradoxalement, il semble même bien plus "up to date" que celui des radios américaines. Seule curiosité : un moteur de recherche qui ne trouve pas... Il est plus efficace d'utiliser Google. Décidément, le Français sera toujours un amateur ? 

Et c'est peut-être là que se trouve la différence. Je n'ai pas trouvé d'équivalent de France Culture dans l'offre, très vaste, de la BBC. En revanche, ses émissions sont bien mieux préparées, et sont beaucoup plus fluides. Ses animateurs ont un métier. Comme ailleurs, les Français semblent, avant tout, avoir des diplômes. Il n'y a que le fond qui les intéresse. La forme est secondaire et bancale. En outre, le contenu de la BBC est beaucoup plus "populaire", beaucoup moins donneur de leçons qu'en France. En particulier, BBC4, l'équivalent de France Inter, propose un grand nombre de feuilletons. Quand on parle de science, l'émission est agréable à écouter, mais elle ne va pas loin. 

La BBC me semble ressembler à Marx and Spencer : du populaire d'excellente tenue. 

Comparer la BBC (radio) et RadioFrance, est-ce comparer deux cultures ? Peut-être bien. 

(La question du diplôme ne doit pas être mal comprise : dans leur domaine les journalistes anglais en ont de plus prestigieux que leurs équivalents français. En effet, dans le monde anglo saxon, héritier de la Grèce antique, la presse est à la fois un quatrième pouvoir et le forum de la démocratie. L'élite intellectuelle, à l'image de Boris Johnson, trouve noble d'être journaliste.)

samedi 11 janvier 2020

Fragile France Musique

France Musique est en proie à des grèves intermittentes. La situation des personnels de cette radio est curieusement précaire :
Le changement comme deuil ?

samedi 14 décembre 2019

Le gouvernement réforme l'audiovisuel public

Par hasard, j'ai entendu un échange entre Jean-Noël Jeanneney, ancien président de radio France, et Aurore Berger, rapporteur du projet de loi sur l'audiovisuel public. (Lien vers l'émission.) Le débat traitait, donc, de la réforme du dit audiovisuel, qui a produit une grève, interminable.

Ai-je bien compris ? Il m'a semblé écouter un dialogue de sourds. L'une disait (bâton et carotte ?) : les Français ne veulent plus payer pour l'audiovisuel public, mais le gouvernement veut le défendre.  Jean-Noël Jeanneney répondait : vous voulez fusionner la télévision publique avec la radio, on a essayé déjà, ça ne marche pas.

Donc :
  • Soit vous considérez que vous êtes là pour faire la volonté populaire et vous fermez l'audiovisuel public. 
  • Soit vous considérez que l'audiovisuel public doit être conservé et vous vous y prenez mal.
Les deux options menant au même résultat ?

lundi 2 décembre 2019

Grève moderne

Radio France est en grève. Les perturbations sont considérables, mais, d'après le Parisien, seulement 7,88% des personnels seraient en grève ! Car ce serait une "tournante", on fait le maximum de dégâts pour un minimum de désagrément pour le gréviste.

Jadis, ceux qui faisaient grève étaient des miséreux, et ils mettaient toutes leurs ressources dans le combat. Maintenant, on s'économise. L'article dit que le gouvernement veut faire croire à une grève de privilégiés. Mais ces petits calculs ne lui donnent-ils pas raison ?

vendredi 29 novembre 2019

Audiovisuel public

Je n'ai jamais possédé de télévision, j'y suis allergique. J'écoute exclusivement France Musique et France Culture. Depuis quelques jours, elles sont en grève.

Avons-nous besoin d'un audiovisuel public ? me suis-je demandé.

En dehors de mon confort égoïste, et en dépit de pas mal de réflexions, je n'ai pas trouvé une raison qui prouve leur nécessité. En revanche, il semble curieux que la société, dans son ensemble, subventionne ce qui n'intéresse qu'une minorité, dont je suis.

Pourquoi avons-nous un audiovisuel public, alors ? Par habitude ? Une sorte de réserve naturelle ?...

samedi 25 mai 2019

Fake News Channel ?

En lisant les professions de foi des candidats aux élections européennes, je suis étonné par la place qu'y tient le contrôle de l'immigration. La tendance adverse, en quelque sorte, n'a pas tant un discours pro immigration, que pro écologie. Elle est constituée des différents courants de gauche non extrême et des écologistes.

Pourquoi suis-je surpris ? Parce que j'écoute la radio publique et qu'elle ne donne pas du tout cette image du pays.

De la "post vérité" ? La radio doit-elle nous informer de ce qu'elle croit bien, ou de ce qui se passe ?

mercredi 26 décembre 2018

Le podcast tue l'émission de nuit ?

Je trouvais qu'il y avait une grande injustice. J'écoute la radio à des horaires inhabituels. C'est aussi ceux que l'on choisit pour diffuser les émissions les moins écoutables.

Je pense qu'un changement est en cours. Le podcast permet d'éviter ce désagrément. Mais, aussi, les programmes pour minorités risquent de disparaître. Car la radio a intérêt à produire des podcasts très écoutés. Sa diffusion étant initialement en direct, cela pourrait signifier l'élimination des programmes destinés aux heures de faible écoute. Une bonne nouvelle pour les insomniaques.

(PS. En observant de plus près la grille de France Culture, je vois que la nuit est le temps des rediffusions. Ce qui contredit ma théorie. Du coup, je formule une nouvelle hypothèse : la rediffusion a un double intérêt : l'insomniaque l'apprécie et elle ne coûte rien. Utile et agréable.)

dimanche 29 octobre 2017

Radio France

France Musique ressemble de plus en plus à FIP : une voix, de la musique. France Culture reçoit des personnes qui ont des livres à vendre, ou des entreprises à promouvoir, et a de plus en plus de producteurs qui ne sont pas des employés (Jacques Attali, Etienne Klein, Jean-Christophe Ruffin). Comment sont-ils rémunérés ?

Question : est-ce un moyen habile de réduire les coûts du service public ? Publicité marron : ces gens seraient-ils rémunérés indirectement ?

mardi 8 septembre 2015

Changement chez France Musique

Mais où est donc passé l'animateur de la matinale de France Culture ?, me demandais-je l'autre jour. Eh bien, il est devenu patron de France Musique

Il y a quelques temps, je me suis penché sur le changement chez France Musique. La conduite du changement semblait une caricature de ce qu'il ne faut pas faire. Cela aurait-il nui à la carrière de sa directrice ? 

jeudi 23 juillet 2015

Et si les syndicats changeaient de tactique ?

Hier j'entendais dire que les syndicats de Radio France avaient opposé à leur direction une étude qui montrait que le plan qu'elle prévoyait n'atteindrait pas les objectifs qui lui étaient assignés. Le gouvernement aurait fait un bruit favorable. La direction de Radio France se serait montrée ouverte à la discussion. 

Dans un précédent billet, j'expliquais que la grève n'était plus efficace. En revanche, il me semble que cette technique l'est. Je crois que si les syndicats prenaient une perspective d'actionnaire, ils défendraient bien mieux les intérêts des salariés qu'aujourd'hui. Et cela pour au moins deux raisons :
  • La plupart de nos dirigeants ont une faille : ce sont des "gestionnaires" (énarques pour la plupart). Ce sont des ritualistes qui appliquent des "modes de management". Ils ne réfléchissent pas en termes d'intérêt de l'entreprise. D'ailleurs ils connaissent rarement son métier.
  • Les plans d'économie actuels portent sur le personnel. Or, son salaire occupe une part relativement faible des coûts de l'entreprise. Et c'est l'homme qui demeure encore le meilleur "créateur de valeur" de l'entreprise, pas la machine ou le "numérique". 

jeudi 16 avril 2015

Radio France ou la défaite de la grève

La grève de Radio France est finie, ai-je entendu dire. Apparemment, grève pour rien. Dernier soubresaut d'une institution française ? 

Le Français va-t-il s'enfoncer dans l'apathie ? Il est convaincu d'être dirigé par des malhonnêtes et des incompétents, mais, après tout, cela a toujours été le cas. Ce en quoi il illustre la théorie de la Boétie. C'est cette apathie qui permet au système de fonctionner. L'opprimé prête ses bras à son exploitation ! Mais la solution de la Boétie, la grève générale, ne marche pas. D'abord parce que personne n'est jamais parvenu à en organiser une. Et surtout, comme le montre le cas de Radio France, que ce sont ceux qui font grève qui ont le plus à perdre dans une grève. Echec et mat ? 

Non. Changement. Le petit peuple doit apprendre les techniques de conduite du changement. Au lieu de choisir le rapport de force, il doit accepter l'objectif du changement, qui est généralement acceptable, mais discuter de sa mise en oeuvre. En effet, c'est là que se cache le problème : dans le comment. C'est la façon de mettre en oeuvre le changement qui peut à la fois faire échouer le changement et broyer le petit peuple. Or, en termes de mise en oeuvre, c'est le petit peuple qui a un avantage : il connaît la réalité, ce qui n'est pas le cas du grand dirigeant.

(C'est ce que les économistes appellent la théorie de l'agence.)

mardi 14 avril 2015

Les mystères de Radio-France

Mystérieuse grève de Radio-France. Elle se prolongerait, non par crainte de licenciements massifs, mais du fait du vague à l'âme de Radio Bleu, radio que je ne connaissais pas. (Apparemment c'est l'équivalent de FR3, pour la radio.)
La principale pierre d’achoppement des négociations demeure le projet de mutualisation des programmes des 44 stations du réseau France Bleu, prévu dans le «plan stratégique» présenté par le PDG, ces radios craignant d’y perdre leur identité. «On attend de nous des antennes locales, au plus près des gens, de leurs préoccupations», fait valoir Stéphanie Perenon, déléguée du personnel SNJ à France Bleu Bourgogne. «Aller vers cette syndication, c’est perdre tout ce qui fait notre richesse», regrette-t-elle. (Libération.)
Univers dont la logique m'échappe. En effet, alors qu'aucune négociation ne semble pouvoir aboutir, Fleur Pellerin pourrait avoir fait basculer les choses, par sa seule visite. Pourtant, elle n'aurait rien promis, sinon du très vague. Les syndicalistes avaient-ils besoin d'une preuve d'amour ? Étaient-ils désorientés parce qu'ils ne semblaient plus avoir aucun pouvoir sur le gouvernement ? Ont-ils, un instant, douté de leur élection divine ? Ou se rendaient-ils compte qu'ils étaient enlisés et étaient-ils à la recherche d'une occasion de se sauver la face ?... Je ne devrais pas être surpris, pourtant... Mes livres disent que le changement est une traversée de l'irrationnel... 

dimanche 12 avril 2015

Reprise à l'Ouest

Vacances de Pâques ? Les articles de The Economist sont deux à trois fois plus longs que d’ordinaire. D’ailleurs tout commence par une éruption volcanique en 1815 ! Conclusion : les éruptions sont imprévisibles, peuvent avoir des tas de conséquences imprévues, mais l’humanité est beaucoup plus résiliente aujourd’hui qu’hier.

M.Renzi réforme, rien de neuf là aussi. D’après The Economist, les systèmes clientélistes auraient une sorte de point de bascule politique. « Quand un politicien démontre de manière convaincante qu’il ne fléchira pas, ses anciens ennemis changent souvent de camp. » La radio française et ses « 388 délégués syndicaux » (sur 5000 personnes) sont en grève tournante. Preuve d'efficacité : il y a eu « 622 réunions de comité d’entreprise en 2013 ». La Grèce rend visite à la Russie, mais revient bredouille. La Biélorussie, affectée par la crise ukrainienne, pourrait se tourner vers l’UE. En Angleterre, la dirigeante du parti indépendantiste écossais a une grosse côte de popularité. Elle dit vouloir faire gagner les travaillistes, mais c’est D.Cameron qui pourrait le mieux servir ses intérêts. L’accord sur le nucléaire iranien semble rencontrer moins de résistance que prévu. Mais il suffit que ceux qui s’y opposent en Iran parviennent à gêner les actions de contrôle pour que cela permette à ceux qui s’y opposent aux USA de le faire échouer. C’est de plus en plus chaotique en Iraq, en Syrie et en Lybie. USA. Si Mme Clinton est élue, elle fera la politique, très favorable à l’entreprise, de son mari. Cuba n’est plus en froid avec les USA. « Les entreprises américaines sont impatientes de traverser les détroit de Floride, mais il reste des obstacles. » « Mais le changement, même s’il est lent, ne peut probablement pas être arrêté. » Asie. « Il semble que M.Xi soit guidé par un rêve d’hégémonie régionale, dans lequel des pays comme la Corée du Sud et le Japon dérivent de leur propre volonté de l’orbite stratégique américaine vers celle de la Chine. »

L’énergie renouvelable se développe. En partie grâce à la Chine, très polluée. Il va devenir rentable de produire son électricité. Shell achète BG. Signe des temps. Le gaz est plus porteur que le pétrole. Les grands projets d’exploration ne sont plus d’actualité. Et les baisses de prix ont plus affecté les grandes compagnies que les petits producteurs de gaz de schiste. Bref, les grands fusionnent pour survivre. Mais l’avantage est peut-être aux petits. Le drone grand public a le vent en poupe. DJI, une entreprise chinoise, en vend déjà pour 500m$ par an. L’économie européenne décolle enfin. Ceux qui devraient en profiter sont ceux qui ont rendu flexible leur marché du travail, en particulier l’Allemagne et l’Espagne. Mais pas la France. « La reprise européenne devrait bénéficier aux entreprises et aux pays qui ont utilisé la crise pour devenir moins européens. » En Amérique, aussi, cela devrait repartir durablement. Du fait du départ à la retraite des produits du baby boom, la demande de main d’œuvre pourrait dépasser l’offre d'où augmentation des salaires. Les USA facilitent le « crowdfunding ». Beaucoup de petits investisseurs risquent d’y laisser leur chemise. 

lundi 6 avril 2015

La radio est-elle utile ?

Serais-je informé de la fin de la grève de Radio France ? Je n'écoute plus la radio.

J'y cherchais surtout des idées nouvelles. La radio privée ne me va donc pas. Pas plus que la musique sans fin, et les annonces sinistres, des radios de radio France. Du coup, alors que j'avais pris l'habitude de mettre en marche la radio à chaque fois que j'avais un moment libre, j'écoute le silence. 

Un journaliste de France Info disait que la grève se justifiait par la défense de la radio que "l'on aimait". Qui est "on" ? Lui ? Je me demande maintenant si l'on a besoin d'une radio publique. Que nous apporte-t-elle que nous ne trouverions pas ailleurs ? D'ailleurs, ne serait-il pas mieux d'aller regarder ailleurs si elle y est ? Nous y rencontrerions peut être d'intéressants êtres humains ?

Je me demande si "l'on" ne traverse pas une période de remise en cause de nos certitudes. 

jeudi 26 mars 2015

Radio-France en grève

Il faut s'adapter. Grève. Il n'y a plus que de la musique chez Radio-France, entrecoupée d'annonces sinistres. Du coup, j'en suis venu à écouter France Info. La grève lui a fait du bien : on n'y papote plus. De ce fait, j'ai entendu ses informations parler de la grève. J'ai cru comprendre que le gouvernement conduisait le changement par la technique du pourrissement. Et, à ce jeu, il est très fort. C'est une tactique propre à l'administration et même à notre culture. Je me souviens d'un homme d'affaire américain qui m'en avait parlé, avec émotion.

En tout cas, cela semble montrer que les syndicats sont des tigres de papier. Je me demande si, à l'époque où on leur accordait un pouvoir, ils ne servaient pas en fait un intérêt politique quelconque. Cela dit peut-être aussi que la grève n'a rien de très populaire. On s'imagine que les salariés de Radio France ont un traitement de faveur. Et que ceux qui seront licenciés passeront des comptes de Radio France à un autre poste de dépense de l'Etat. (Les retraites ?) Le gouvernement n'aurait-il rien à gagner à se montrer faible avec Radio France ? Peut-être aussi la grève démontre-t-elle que Radio France pourrait alléger ses programmes, sans dommage pour son audience ? Et réduire son offre de radios ? 

(Par ailleurs, la grève serait-elle peu suivie ? "Lundi environ 7% des salariés ont cessé le travail, selon la direction" dit le site de France Info.
PS. Vendredi 27 mars France Info annonçait qu'il y avait 9% de grévistes. Peut-être y a-t-il quelque-chose que je ne comprends pas ? Grève tournante ? En tout cas, il en faut peu pour paralyser totalement Radio France. Et le procédé semble particulièrement peu démocratique. Cette grève respecte-t-elle l'esprit initial de la législation sur la grève ?)

mardi 9 septembre 2014

Changement à Radio France

Mon enquête sur France Musique m'amène à Radio France. Son dirigeant est "le bel ami du XXIème siècle". Passé de droite à gauche, il doit à son physique avantageux, à Frédéric Mitterrand, et à son talent de manipulation des ficelles (faiblesses ?) de la classe dirigeante une ascension fulgurante. Sa politique semble être celle du "digital". Formule magique qui épate le politique ? Promet-elle des économies qui ne déplaisent pas à un gouvernement aux abois ? Même si Radio France doit y perdre son âme ? 

C'est étrange, mais je me demande si, au fond, notre gouvernement ne hait pas la gauche. Prolongement décomplexé de la politique de Nicolas Sarkozy ? Phénomène Tony Blair ? 

mardi 19 juin 2012

Grève à la radio

Hier, la radio publique est en grève. Je m'interroge.

A-t-elle attendu le résultat des élections pour se mettre en grève ? Cadeau fait aux socialistes ?

Mais, alors, curieuse façon de faire des cadeaux. Pourquoi commencer par une grève ? N'y a-t-il pas d'autres moyens de s'exprimer, à un moment où le gouvernement a un mal fou à faire croire à Mme Merkel que la France est autre chose qu'une République bananière doublée d'un panier percé ?

Si les usines d'armement ont pu faire grève au moment de la guerre de 40 (cf. L'étrange défaite de Marc Bloch), ce n'est pas en paix que nous allons renoncer à nos rites culturels ?

mercredi 14 mars 2012

Les interminables travaux de la Maison de la Radio

J’entends parfois les journalistes de la radio publique plaisanter des travaux sans fin que subit leur Maison.

Ils n’ont pas lu Lao-Tseu, Paul Watzlawick ou CatherineFulda, sans quoi ils n’en souffriraient pas. Il suffit pour cela de se convaincre qu’être en chantier est la nature même de la Maison de la Radio. (Et de ses alentours, d’ailleurs.)

C’est ainsi, semble-t-il, que l’on peut s’habituer aux guerres. Je me souviens d’un ami libanais, qui me disait (on était en 84), qu’il ferait du jogging à Beyrouth « s’il n’y avait pas trop de bombardements », et d’un autre qui a gardé la nostalgie des heures passées à lire à la lumière de la bougie, dans un abri. 

lundi 9 novembre 2009

Mur de Berlin et radio

Surprise ce matin d’entendre un programme unique « mur de Berlin » sur les radios publiques (sauf RFI, qui avait son mur à elle).

Ça m’a fait penser à une grève, ou à la télévision d’état des années 60, où les programmes étaient parfois interrompus par des émissions spéciales. Le service public retrouverait-il son rôle d’éducateur de la pensée populaire ?

Drôle d’anniversaire, d’ailleurs. Il est curieux de parler de la disparition d’un régime, au milieu d’une crise. Tout est par terre, les illusions du communisme, mais aussi celles du capitalisme. Et le monde ne semble pas forcément moins menaçant depuis qu’il est devenu « multipolaire », à pôles aux réactions incertaines.

Et si la question du moment était celle que semblent se poser les ressortissants de l’est : ce qui est le mieux entre être considéré comme un inférieur soumis au risque de chômage dans une société matériellement riche et être un égal à la situation triste mais assurée dans une société dirigiste ?