lundi 22 juin 2009

Prix du lait

Le lait que j’achète par packs de 6, a changé d’emballage. Il n’y a plus que ¾ de litre par carton. Et pas possible de retrouver du lait entier sous un autre conditionnement. Je sens l’arnaque. Effectivement, en comparant avec des prix au litre d’emballages plus gros, j’en déduis qu’il a dû y avoir augmentation de l’ordre de 10%.

J’avais déjà observé cette tactique, il y a quelques temps. Le kilo de sucre avait subi un repackaging qui lui avait fait perdre un quart de son poids. Et le sucre traditionnel avait disparu du magasin. D’ordinaire, je suis peu sensible au prix de ce que j’achète, mais je n’accepte pas de me faire arnaquer.

Si j’en crois la radio, les éleveurs ont vu leurs revenus brutalement baisser. Décidément, vendeurs et distributeurs de lait semblent avoir été pris d’un coup de sang ces derniers temps : ils récupèrent des marges à la fois sur le consommateur et sur leurs fournisseurs. Peut-être licencient-ils aussi leurs personnels, pour faire bonne mesure ?

L’arnaque me semble insensiblement être devenue une des idées dominant la pensée managériale. Elle va de pair avec l’actionnaire roi, ou, plus exactement, le fonds d’investissement et le manager rois (cf. l'exemple des banques), et l’obsession d’une croissance de résultats permanente. Dès que cette croissance heurte quoi que ce soit de solide, comme un marché saturé, on la ravive en trichant avec les règles de la société. C’est ce que l’on appelle une « innovation ».