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mardi 26 avril 2022

Elon Musk et twitter

M.Musk achète twitter. Qui est Elon Musk ? Le gourou d'une secte. Acheter ses voitures, d'ailleurs, est un acte de foi. C'est croire dans le pouvoir du marché, et celui du surhomme. Un libertaire, un anarchiste d'extrême droite ? Ce qui compte est qu'il est bon pour les affaires. 

Mais c'est plus que cela. Dans son étude de la spéculation des années 20, le professeur Galbraith explique que Goldman Sachs donnait le signal des nouvelles bulles spéculatives. Il semble qu'il en soit de même avec Elon Musk. A chaque fois qu'il s'intéresse à quelque chose, l'investisseur voit le moyen de faire un "coup spéculatif". Ce qui est encore meilleur pour les affaires. 

A quoi tout cela tient-il, cependant ? Apparemment, M.Musk est l'opposé de la "cancel culture". Il est liberté de parole absolue. Or comme l'observe Aristote, les excès sont des maux. L'excès de liberté sera-t-il bon pour Twitter ? 

vendredi 20 décembre 2019

Guerre des tweets

Pensant qu'un hashtag que Twitter annonce comme représentant une "tendance" correspond à une nouvelle, je regarde de quoi il s'agit. Plusieurs surprises :
  • Ce sont des gens qui donnent leur opinion, généralement la même d'un tweet à l'autre. Aucun intérêt. A moins d'utiliser Twitter comme un exutoire de ses tensions. 
  • Il n'y a pas débat : tout le monde pense la même chose. Il y a, par exemple, le hashtag anti grève, et le hashtag pro grève. Il n'est, d'ailleurs, probablement pas possible de contredire la doxa, sans être massacré.
  • Je ne m'attendais pas à ce que l'on puisse être aussi politiquement incorrect. En particulier, je ne pensais pas que l'on avait le droit d'exprimer sa réprobation de la grève. 
Peut-être est-ce de là que vient l'effroi que produisent les réseaux sociaux, vecteurs de rumeurs délétères ? Mais ces opinions ne préexistaient-elles pas aux réseaux sociaux ? Seulement, elles ne pouvaient pas s'exprimer ?

lundi 9 septembre 2019

Les hasards de Twitter

Ce blog parle de changement et est un exemple de changement. Il existe depuis 11 ans. Sa forme et son fond ont beaucoup changé. Puis, l'un et l'autre se sont stabilisés. La forme d'abord. Quant au fond, il a été soumis à des "restructurations" radicales, à des "changements de rupture" diraient peut-être les universitaires, à mesure que ma vie se compliquait et que je devais réduire le temps que je lui consacre, et, surtout, que je consacre aux sources qui l'alimentent.

Récemment, il a connu un petit changement de forme. J'intègre dans mes billets des représentations de tweets. Cela ne me demande pas beaucoup d'efforts, leur donne un peu couleur, et, du même coup, intègre le lien de l'article que je cite.

Cette idée est le fruit du hasard. J'ai toujours cherché à avoir une revue de presse d'articles de fond. C'est l'usage que je fais des réseaux sociaux. Et ça marche plutôt mal. Donc, j'avais programmé Twitter pour cela. Mais je ne le regardais pas. Jusqu'à ce que je ferme les commentaires de ce blog (parce que l'intelligence artificielle me reconnaît comme un robot, et m'empêche d'enregistrer mes réponses à commentaire), et qu'Hervé Kabla se mette à commenter mes billets sur twitter. J'y suis donc venu, et ai constaté que je pouvais y trouver des idées et des illustrations...

jeudi 18 juin 2015

Sauver Twitter

Apparemment Twitter serait sur une mauvaise pente. La publicité ne parviendrait pas à lui faire gagner de l'argent. Solution proposée par Matt Yglesias : faire payer un abonnement en fonction du nombre de suiveurs. Les peu suivis, ne paieraient rien. 

Logique : beaucoup de gens qui twittent veulent se faire de la publicité. Mais il n'y a peut-être pas qu'eux. Il doit y avoir aussi des petits jeunes qui ont beaucoup d'admirateurs. Cela pose aussi la question de la tarification : combien faudrait-il faire payer le petit nombre d'utilisateurs à gros suivisme ? Hervé Kabla a publié un article sur la question de la répartition des suiveurs par compte. Apparemment 4% des comptes actifs auraient plus de mille suiveurs. Mais quelle est la proportion de comptes actifs ? Sur 300m d'utilisateurs, cela doit faire quelques millions de comptes. Pour obtenir un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros, il suffirait donc de les faire payer, en moyenne de l'ordre de 100 à 1000€ / an. Pourquoi pas quelque-chose de l'ordre de 0,1€ par suiveur et par an, à partir de 1000 suiveurs. (Au prorata temporis.)

Le suiveur pourrait aussi payer pour des tweets exclusifs, me suis-je dit.

(Par ailleurs, la loi de distribution des suiveurs serait log-normale, pour ceux qui cherchent une tarification plus précise...)

dimanche 9 novembre 2014

Economie mondiale : en piqué, commandes bloquées ?

On ne peut même plus se réjouir du malheur des autres ! Il nous retombe immédiatement sur le nez.

Au cœur du problème se trouve l’illusion selon laquelle on peut gouverner le monde par la monnaie. La politique de création monétaire des banques centrales était supposée relancer l’inflation. Ce qui permettait d’éliminer les dettes. Résultat ? Baisse des obligations, augmentation corrélative des actions, baisse des taux de change, qui doit être compensée par une baisse de salaires… Bref, l’activité freine, les dettes augmentent, les riches s’enrichissent (ils possèdent les actions), et les pauvres (individus ou nations) coulent. Accélération de la déflation. Et maintenant, illustration :

En piqué
La politique monétaire du Japon a pour seul résultat la baisse de son taux de change. Il exporte sa déflation. Et ça ne lui profite même pas. Il ne fait que s’enfoncer. Et l’Irlande ?  L’Europe la veut succès de sa politique de rigueur. En fait, le peuple souffre. Et son embellie vient des exportations vers des pays en forme (USA et Angleterre). Elle pourrait être sans lendemain. Autre exemple. Alors qu’hier on nous donnait en modèle les BRICS, aujourd’hui ils sont au bord du gouffre. Ils n’avaient pas de moteur propre. Particulièrement la Russie et le Brésil. Il suffirait que les gestionnaires de fonds occidentaux prennent peur, pour que cela se termine en bain de sang.

Et maintenant, des individus. On découvre qu’aux USA, ce sont les 0,01% les plus riches qui se sont gigantesquement enrichis. L’effet est tellement disproportionné qu’il ne se sent pratiquement plus au niveau du 1% ! Et ces riches sont de plus en plus des rentiers.

Commandes bloquées
Quant aux pouvoirs, c’est la Bérézina. Elections américaines. Le pays a voté la paralysie de sa démocratie. S’il est ingouvernable, cela n’empêche pas ses dépenses de croître, et ses dettes de s’accumuler. Cela ne va pas mieux au Pakistan : pouvoir faible, état de chaos ? Ni en Espagne. Classe gouvernante corrompue jusqu’à la moelle. En Inde, on essaie de réformer un système de taxation incohérent, mais les résistances internes vident les réformes de leur substance. Les USA se barricadent contre le terrorisme canadien… En Syrie, la guerre contre l’Etat Islamique liquide les modérés. La Russie exproprie les entreprises occidentales, ce qui fait la fortune des oligarques. (L’obsession de M.Poutine du contrôle va-t-elle transformer le pays en Corée du nord ?) Allemagne. Anniversaire de 1989. Plutôt que d’une inégalité est / ouest, il faut parler de différences nationales : il y a désormais des Etats très pauvres et des Etats très riches. Ukraine. Les séparatistes ukrainiens doivent construire un Etat. Kiev leur a coupé les vivres. Il leur faut capturer des villes stratégiques. NSA. Les services secrets anglo-saxons désirent espionner Internet. Google et autres ne voudraient pas que ça se sache. Calme dans la tempête, la Chine veut installer son influence mondiale. Mais, dans le domaine automobile, sa politique de joint venture avec l’Ouest n’a pas fonctionné. Elle s’est endormie, alors qu’elle pensait lui piquer son savoir-faire.

Un autre jour au paradis
La Banque Mondiale change. Elle serait dirigée par un illuminé qui se prend pour superman, et restructure par oukase. Twitter, acteur de niche ? La qualité de l’eau devient un problème critique pour beaucoup de multinationales. Le cannabis est légalisé. Un cadre légal incohérent empêche le développement de grands monopoles. Pas pour longtemps. Et si les multinationales du tabac s’emparaient du marché ? Vive l'économie de marché !
Les enfants asiatiques sont devenus énormément myopes. Trop d’études et de jeux électroniques, et surtout pas assez de lumière.

jeudi 7 août 2014

Twitter a un an

Il y a quelques semaines, j'ai reçu un message de Twitter me demandant de tweeter qu'il y avait un an que j'étais abonné à Twitter. 

J'avais compris, en lisant un livre d'Hervé Kabla, qu'il était possible de twitter mécaniquement. Depuis mes articles de blog déclenchent des tweets à leur sortie. 

Quant à moi, j'utilise peu Twitter. J'ai le réflexe tweet quand je tombe sur quelque-chose qui me plaît. Mais c'est rare, puisque je n'aime pas lire sur Internet. De même je lis peu les tweets. C'est pourtant intéressant, une fois avoir filtré leurs sources. Pas toujours cependant. Mais j'estime qu'il y a plus important à faire dans la vie. Twitter appartient à une culture et à un mode de vie qui ne sont pas les miens. 

dimanche 3 novembre 2013

Longue marche vers le capitalisme ?

Longue marche vers le capitalisme. La Chine va-t-elle privatiser la terre ? Ce qui retirerait beaucoup de son pouvoir au parti. Pourtant le capitalisme ne paraît guère séduisant ces temps-ci... Salarié = perdant ? Alors que la part des salaires dans la richesse mondiale semblait une constante, elle a beaucoup chuté. Et, en plus, les hauts revenus comptent pour de plus en plus dans le total. Raison ? Le commerce (avec les émergents), la technologie (dont les prix baisse et qui remplace l’homme), la libéralisation (qui a liquidé les protections du travailleur). Les bénéfices des entreprises américaines sont toujours plus hauts. Part des salaires, dollar et surtout investissement en baisse. Ça pourrait ne pas durer. En tout cas, le climat des affaires n’est pas sain. Les entreprises ont maintenant recours à de douteuses obligations « hybrides ». Avatar des subprimes ? La justice américaine rançonne les banques. Pas besoin de procès pour cela. Elle les menace de leur retirer leur licence. USA, pays de l’arbitraire ?

Barak Obama ne maîtrise ni ses services secrets, ni les développements informatiques nécessaires à son système de santé. Mauvais manager, dit The Economist. Je pense plutôt qu’il s’en fiche. Etre premier ministre en Italie ressemble à un rodéo. L’éducation suédoise va mal. Visiblement le système éducatif est mal aimé. Enseignants mal payés et bizarre mélange public privé qui ne semble ni très sain, ni très contrôlé. La Grèce fait preuve d’esprit entrepreneurial. Energie du désespoir ? Le coût de l’administration européenne n’arrête pas de croître. The Economist aimerait que l’Allemagne sorte de sa culture de surplus. Et qu’elle relance la croissance européenne en libéralisant le marché des services.
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Il faut éduquer les filles disent les économistes. C’est bon pour le développement. Mais la fille est trop importante pour la famille pour qu’elle aille à l’école. C’est une assurance contre les aléas de la vie. Alors, assurons les familles et les filles étudieront !

PSA sort le nez de l’eau. Il a fait le travail qu’il aurait du faire il y a une décennie. Ce qui le remet en course, sans lui donner l’avantage. Fiat fait fabriquer en voiture en Serbie. La main d’œuvre n’est pas chère. Et le gouvernement n’est pas avar de subventions. Et l’entrée en bourse de Twitter ? Excellente occasion de spéculer à court terme. Mais mauvais investissement à long terme. En Angleterre, le crowdfounding s’étend aux start up.  Vu le taux de déchets, l’investisseur doit avoir le cœur bien accroché. Aux USA, les OGM auraient perdu la bataille de l’étiquetage.

Science. On n’arrive pas à détecter la présence de matière noire. On en a besoin pour expliquer le mouvement des galaxies. Pourquoi les espèces se divisent-elles en sous-espèces ? Apparemment cela tiendrait à la capacité de leurs membres à faire évoluer leurs caractéristiques pour se ressembler. 

jeudi 31 octobre 2013

Bénéfices de Twitter

Je me suis mis à Twitter. Une nouvelle fois Hervé Kabla en est la cause. J’ai lu dans un de ses livres qu’il était possible d’expédier automatiquement à Twitter les annonces de la parution des billets de mon blog. Autre motivation : donner un coup de pouce aux gens sympathiques.

Pour être honnête, tout ceci n’a pas grand intérêt car très peu de gens tweetent en France. Et, moi-même, je n’ai pas le temps de le faire.

Mais il y a quelque chose que je trouve vraiment bien. C’est de recevoir un message court de quelques institutions (principalement journaux) bien choisies. Je vois ainsi des informations intéressantes, en quelque sorte hors actualité, à côté desquelles je passerais sinon.

vendredi 8 juin 2012

Internet peut-il révolutionner les Universités d'entreprise?

Le cas. L’université d’entreprise est une façon extrêmement efficace de faire un coup de pub. Que lui apportent les médias sociaux ? Est-ce un moyen de communication ouvert aux petites entreprises ?

Les universités d’entreprise sont un « grand coup de visibilité ». Elles font beaucoup parler, avant, pendant et après. Elles n’ont pas attendu les médias sociaux pour exister. Mais les médias sociaux semblent avoir démultiplié leur impact. En effet, bloggers, twitters et presse entrent dans un cercle vertueux, chacun stimulant l’autre. Curieusement, cet effet démultiplicateur est obtenu pour une fraction du budget de l’événement.

lundi 28 mai 2012

Mots de l’année : twitter et changement

Il semblerait qu’il soit devenu d’usage d’élire des mots de l’année.

Un jury, people, a choisi « twitter », des « internautes », « changement ».

Twitter étant relativement peu répandu en France, je me demande si cette différence de choix ne reflète pas une différence de situation entre la France et son élite.

En tout cas, l’intérêt pour le changement va-t-il faire de la pub à ce blog ? J’en doute. Le changement français est un changement auquel on assiste, passivement, mais qu’on ne suscite pas. Ce n’est pas celui dont on parle ici.

Compléments :
  • Merci à Catherine Fulda pour l'information !

samedi 17 mars 2012

Nationalisons Google, Facebook et Twitter ?

Hervé Kabla constate que Twitter n’est pas du tout rentable et donc ne peut qu’être promis à la disparition. Pourquoi ne pas en faire une sorte de service public ? (Twitter est-il un gouffre financier?)

Pourquoi ne pas faire de même de Facebook et de Google, qui, eux, sont rentables, mais sont des quasi monopoles ?

Compléments :
  • Solution alternative : Twitter ne pourrait il pas vivre grâce à la charité, comme Wikipédia ? 

samedi 28 janvier 2012

Réseaux sociaux et mode : Instagram

Facebook et Twitter sont d’un autre temps : ne demandent-ils pas d’écrire ?

Voici enfin un réseau social pour les jeunes : Instagram. Plus que des photos (ou des vidéos), mécaniquement branchées.

Le réseau social et sa succession de modes dit-il quelque-chose sur l’Amérique ?

Une société construite sur la recherche de la fortune instantanée, et sur l’exploitation des modes. La start up n’y devient jamais grown up. Elle a disparu avant. Ce n’est pas grave, ses fondateurs sont riches. 

samedi 23 juillet 2011

Expérimentation Google+

Cela fait une semaine que j’ai un compte Google+. Silence total.

Ce type de réseau social doit être alimenté par un flux d’informations. C’est du twitter ou du blog, mais en vase clos.

Or, à de rares exceptions, les gens avec qui j’aurais envie de converser dans un tel cercle, sont irrémédiablement réfractaires aux réseaux sociaux. Pour le reste, j’ai déjà un blog.

Google+ serait-il destiné aux collectivités de leaders d’opinion des TIC ?

dimanche 10 juillet 2011

Qui sont les twitters ?

« Des études faites en Grande Bretagne et en Amérique suggèrent que 7 à 9% de la population utilise Twitter, contre 50% pour Facebook. Mais les utilisateurs de Twitter sont des influenceurs (…) le public n’utilise pas Twitter, mais les nouvelles sont sur Twitter. » (The people formerly known as the audience.)

mercredi 15 juin 2011

Réseaux sociaux et identité humaine

Le rôle de la communication, de l’échange, avec l’autre serait de nous assurer de qui nous sommes,  « après tout, il ne peut pas y avoir de mère sans un enfant ». C’est du moins ce que dit Paul Watzlawick, dans un livre que je commenterai d’ici peu.

Cela explique-t-il la vogue du web social ? S’il y a autant de pages Facebook ou de tweets, c’est parce que nous ne nous sentons pas très sûrs de notre identité et nous en demandons confirmation ? J’ai beaucoup « d’amis » (au sens de Facebook), donc je suis ?

Mais alors pourquoi y eût-il des coureurs de bois, des ermites, ou Bernard Moitessier ? Leur personnalité était suffisamment solide pour ne pas nécessiter de confirmation ? 

dimanche 27 juin 2010

Blog : spécialisation

« le trafic vers deux des plates-formes de blog les plus populaires, Blogger et Wordpress, stagne ». Le blog serait victime de Twitter et de Facebook.

On voit apparaître des groupes de blogs, reliés, au sein des pays, autour de « petites poches de sites densément liés ». « Ces poches se forment autour des sujets généraux : politique, droit, économie et disciplines spécialisées ». Les billets « deviendraient plus longs ».

Le blog deviendrait-il l’affaire de communautés de spécialistes ?

dimanche 16 mai 2010

Twitter

Twitter vaudrait 1md$, sans avoir démontré qu’il pouvait gagner de l’argent. Ses dirigeants commencent juste à s’en préoccuper. Pas d’une façon très rassurante. (Up for promotion.)

Que de telles sociétés aient pu naître démontre la rationalité de la spéculation. Un investisseur met de l’argent dans une start up, parce qu’il sait que d’autres investisseurs seront prêts à lui acheter ses actions, et qu’ils feront de même avec d’autres collègues. L’investissement est rentable jusqu’à ce que l’on ait épuisé les capitaux disponibles. Le perdant de l’affaire est le dernier à posséder des parts de la société. Ce jeu ne crée rien, mais il redistribue l’argent de la communauté au plus habile. D’ailleurs, pouvoir perdre gros rend ce jeu follement excitant, comme me le disait un trader.

Compléments :
  • C’est en grande partie parce qu’il a créé ce mode de spéculation moderne que Goldman Sachs a connu sa fortune actuelle (Dr Strangelove and Mr Goldman Sachs.) En fait monter un mécanisme spéculatif est extrêmement complexe puisqu’il faut créer et faire connaître une sorte de signal qui, lorsqu’il est déclenché annonce à la société qu’une phase spéculative a démarré. Le signal du web social est probablement la capacité, pour une innovation, d’être adoptée gratuitement par un grand nombre de personnes. Une telle innovation trouvera des fonds, sans avoir besoin de démontrer sa rentabilité. Mécanisme identique, les mini spéculations de 29 : Crash de 29 : mécanisme.
  • Hervé Kabla, l’ethnologue du web social, définit Twitter comme « un café du commerce mondial » (voir commentaires du billet).

dimanche 21 juin 2009

Iran et blog

On crée d’abord, et on cherche à savoir ensuite à quoi cela peut servir. Les récents événements en Iran ont eu un effet inattendu : révéler à quoi étaient utiles les réseaux sociaux (Web2.0).

  • Les médias traditionnels ont été longs à se mettre en mouvement.
  • Twitter, par contre, a immédiatement réagi, avant de sombrer sous une avalanche d’informations sans contenu.
  • Le blog aurait été le vainqueur de l’affaire : très rapidement y serait apparu une synthèse de sources et de recherches « de fond », donnant les éléments nécessaires au jugement de l’événement.
Cette analyse me semble oublier Wikipédia (anglais) qui rassemble généralement très vite des informations sur le dernier fait divers. Mais, je n'ai pas regardé ce qu'il disait de l'Iran.

Source : Twitter 1, CNN 0.