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lundi 24 janvier 2022

Comment relancer la France ?

Le précédent billet (même heure) a laissé la France dans un état préoccupant. Comment l'en sortir ?

La question qu’essaie de résoudre interpreneurs, c’est : comment, à partir de ce qu'elle est, rebâtir la France. La réponse que l’on a trouvée, ressemble, pour le moment, à ce qui suit : 

1) La France a acquis un patrimoine de savoir-faire considérable, au cours des ans. Il est local. En le combinant aux aspirations et aux technologies modernes, on obtient une nouvelle source d’innovation (cf. Amazon = gestion d’entrepôt). Pour cela, il faut que les entreprises locales, les élus, etc. s’emparent du dit patrimoine et le valorisent par des projets entrepreneuriaux collectifs. 

2) On peut rétablir le lien grande entreprise (française ou étrangère) / PME, si elles entrent en contact l’une avec l’autre dans des « clusters ». 

3) Accessoirement, le haut fonctionnaire PDG de champion a peut-être trahi sa mission, mais il obéit encore, et l’Etat continue à avoir du pouvoir sur lui, et sur son actionnaire, s’il y a de l’argent à gagner. Il peut être, en partie, rapatrié vers la France. Et ce, par exemple, à la manière chinoise : en forçant celui qui veut faire affaire avec la France à fabriquer en France et à lui transférer son savoir-faire.

A suivre.

samedi 30 octobre 2021

Combattre Zemmour

Comment combattre Eric Zemmour ? se demandent les partis politiques. 

Peut-être imiter MM.Biden et Johnson ? Ils ont cherché à comprendre pourquoi on avait voté Trump et Brexit. Et ils ont trouvé l'équivalent de nos gilets jaunes (probablement en plus mauvais état). Des gens qui avaient beaucoup de difficultés. 

Et le discours ? Pas besoin de surenchère. Simplement leur annoncer que l'on va les sortir de l'ornière. Solidarité. Comme le gouvernement l'a fait avec l'économie pendant l'épidémie. 

Et si tout le monde retrouve de "bons emplois", comme on le dit en Angleterre, cela signifie que l'économie marche, et que les dettes n'en sont plus, elles ont été des investissements. 

mercredi 22 septembre 2021

Transition climatique : retour sur terre

Augmentation du prix de l'énergie. L'économie repart. Et, il n'y a pas de vent. Ce qui fait que l'Allemagne doit brûler du charbon. Et M.Poutine en profite pour jouer de son pouvoir de nuisance. Et l'Europe condamne les mines de charbon polonaises. Mais où les Polonais vont-ils trouver de l'énergie et des emplois ? Et comment les pauvres, partout en Europe, vont-ils parvenir à absorber les hausses de prix ? (France Culture, hier matin.)

Et voilà. Le changement ce n'est pas que des petites filles qui affrontent les grands de ce monde, ce n'est pas que des décrets, c'est aussi des réalités déplaisantes, sur lesquelles les grands n'ont aucun pouvoir. Si on veut les éviter, il faut un minimum de planification dans le changement... Avec la solidarité comme principe.

vendredi 30 juillet 2021

Le cluster ou la relance ?

Les observations de Michael Porter lui font dire que, seule, l’entreprise tend au statu quo ! Elle n’innove ni ne se développe. 

Pour croitre, elle a besoin d’un stimulant extérieur, qui lui est fourni par sa « home base », son territoire d’origine. Pour Michael Porter, ce stimulant, cet « avantage concurrentiel des nations », c’est le business cluster. Ce sont des conditions très spécifiques, qui vont donner au tissu « socio économique » local la faculté, en quelque sorte, de tirer parti avec une très grande rapidité et efficacité, des courants porteurs.  

Or, il y a un quasi consensus concernant le fait que la culture française stoppe très tôt la croissance de l’entreprise. Une étude est allée jusqu’à parler du « syndrome de Peter Pan » : l’entrepreneur français veut rester petit. 

Et si l'on avait là une idée pour le développement économique du pays ? (à suivre)

mardi 6 juillet 2021

Rapport Barrot

"pour le rebond des territoires en sortie de crise, les solutions viendront des territoires. Ils ont été touchés de manière différenciée par la crise ce qui les pousse à reprendre leur destin en main. Il appartient à l’Etat de les accompagner dans cet élan. La stratégie c’est coopérer, territorialiser et régénérer." Le député Jean-Noël Barrot publie un rapport concernant le "rebond économique des territoires". (Interview.)

Autrement dit, on s'attend à ce que la relance parte d'en bas, du "territoire", d'un morceau de France qui a une cohérence interne. Pour réussir, l'union, locale, fait la force (coopérer), il faut faire effet de levier sur ses atouts (territorialiser) et adapter ses ressources à la demande locale (régénérer), notamment en modifiant, localement, l'offre de l'Education nationale.

Non seulement le changement n'est plus imposé d'en haut, non seulement l'Education nationale ne fait plus la loi, mais, on ne nous dit plus que le Français est un inadapté. 

Qu'est-ce qui a changé ? C'est la fin de la parenthèse asiatique. Il n'y a plus de main-d'oeuvre "à bas coût". Les chaînes de fabrication et d'approvisionnement qui n'ont besoin que d'hommes-robots, c'est fini. Hier, c'était à l'homme de s'adapter à l'entreprise, maintenant, c'est à l'entreprise, et à la nation, de tirer parti du talent humain ?

mercredi 16 juin 2021

Le retour de Michel Crozier ?

Il y a un changement à la française, je crois. C'est celui qu'a mené Michel Crozier, il y a quelques décennies. Il correspond à un renouveau du pays, oublié aujourd'hui, mais qui a eu lieu au moment où l'offensive japonaise a commencé à battre de l'aile. Ce type de changement part d'en bas. Pour résoudre les problèmes systémiques d'un Air France ou d'une SNCF, il demande son avis aux gens du terrain. Et il en tire une vision globale, que le haut peut mettre en oeuvre. 

Je me demande si notre gouvernement n'essaie pas de faire du Michel Crozier sans le savoir. L'autre jour j'entendais le directeur de la stratégie de l'ANCT (remplaçant de la DATAR) dire que son agence cherchait à trouver ce que les territoires faisaient de bien, pour le faire connaître. De même, l'Etat négocie des contrats de relance avec les collectivités locales. Contrats qui devraient déboucher, me semble-t-il, sur 834 expérimentations. Le changement n'est plus imposé par le haut. Il part d'en bas.

Pourquoi cela ne marche-t-il pas encore ? Parce que le gouvernement n'a pas encore réinventé la technique Crozier. Il est toujours dans une forme de laisser-faire maladroit. Comme cela a été le cas avec son "comité citoyen", une technique bien connue des études de marché, et qui n'est pas adaptée, c'est de notoriété publique dans ce milieu, à la question que l'on voulait lui faire résoudre. La méthode Crozier demande une enquête. Celui qui la mène doit vouloir changer les choses. Il n'est pas passif. Il cherche à identifier les questions à résoudre, les solutions de ces problèmes, et les personnes clés qui sont sur le chemin critique du changement. 

Michel Crozier nous dit : encore un petit effort ?

samedi 12 juin 2021

Inflation ?

La Deutsche Bank s'inquiète d'un risque d'inflation. L'inflation partirait des USA et gagnerait le monde. En revanche, la plupart des économistes pensent qu'il ne s'agit que d'une inflation conjoncturelle. 

Qui croire ? Le plus important est peut être de commencer par considérer ce que seraient les conséquences d'une vague inflationniste. Comme le dit la Deutsche Bank, il faut en revenir aux années 70. L'inflation a été le fléau de mes années d'adolescence. Le pays a beaucoup souffert alors. Ne souffrirait-il pas encore plus aujourd'hui, à l'heure où l'on parle tant d'inégalités ? Et surtout que deviendrait le fardeau de dettes de l'Etat, s'il devait les payer de plus en plus cher ? 

Un départ d'inflation paraît une question hautement irrationnelle. Les paniques, bien souvent, ne semblent pas avoir de cause bien sérieuse. Keynes parlait "d'instincts animaux", et cela s'applique probablement à tout ce qui touche à la finance. 

("US consumer prices climb at the fastest pace since 2008 US consumer prices accelerated by the most in nearly 13 years in May as pent-up demand combined with higher prices for goods to stoke concerns about inflationary pressures" Financial Times, jeudi dernier.)

mardi 4 mai 2021

La relance des sous-préfets

Les sous-préfets à la relance : qui sont-ils ? (Référence.)

  • Ingénieurs : 10. Ponts : 6 ; Armement : 2 ; Mines : 1 ; Territorial : 1.
  • Santé : 6. Santé vétérinaire : 4 ; Directeur hôpital : 1 ; Directeur établissement sanitaire : 1.
  • Administrateurs : 6. Territorial : 3 ; Civils : 2 ; Inspecteur de l’administration : 1.
  • Sous préfets : 4.
  • Autres corps administration : 4. Conseil d’Etat : 2 ; Cour des comptes : 1 ; Conseil régional des comptes : 1.
  • NSP : 1
D'après leurs grades ils sont souvent jeunes, voire très jeunes. 

Mission ? "Dans le contexte économique lié à la pandémie de covid-19, le sous-préfet à la relance est chargé d'animer et d'accompagner le déploiement des mesures du plan de relance dans le département et de renforcer l'État déconcentré au plus près des élus, des entreprises et des citoyens." (Préfet de la Nièvre)

Pour un entrepreneur : "ce sont les premiers à se confronter à la réalité des relations de l'entreprise et de l'économie avec l'administration. Personne ne s'est confronté à cela, jusqu'ici. Il faut que ça bouge, il faut des résultats, il faut nettoyer, c'est le peuple (par l'entreprise) qui va leur dire ce qu'ils doivent faire, pas le contraire. Ce qu'il faut faire, c'est l'un avec l'autre et pas l'un contre l'autre." 

Autrement dit, ce pourraient être ce que la théorie du changement appelle des "hybrides" : l'amorce de la génération de fonctionnaires dont nous avons besoin ?

mardi 20 avril 2021

France - Argentine match nul

Le gouvernement, en pleine crise, est parvenu à diviser le taux de défaillance des entreprises quasiment par deux. Je suis persuadé qu'il va réitérer son exploit. 

La difficulté que cela pose est que nos entreprises étaient déjà particulièrement fragiles, or, peu cherchent à s'améliorer, car elles attendent un retour d'avant, qui ne reviendra pas. 

Ce qui signifie une économie encore plus faible, alors que le pays aura pris encore plus de dettes. 

S'il ne parvient pas à faire que ses entreprises se transforment, si l'inflation repart, n'y a-t-il pas risque de faillite ? Argentine, étude de cas ? 

dimanche 11 avril 2021

Du néo libéralisme au néo rooseveltisme ?

Depuis la première présidence Clinton, un consensus s’était formé sur l’intérêt à long terme de mener une politique budgétaire prudente, de conserver l’essentiel de la dérèglementation économique des mandats Reagan et de préserver le multilatéralisme commercial (...) la crise du Covid et l’exacerbation des inégalités qu’elle a mises au grand jour auront finalement eu raison des restes du consensus clintonien et préparé l’entrée en scène du néo-rooseveltisme. (Article.) 

Changement aux USA. Le président Biden revient à une politique démocrate. On parle à nouveau de "bons emplois". Certes il est question de l'environnement, mais la situation du peuple redevient une préoccupation de la gauche américaine. 

Cela va-t-il réussir ? Le diable est dans les détails. Mais peut-être pense-t-on, aux USA, que faire le contraire de ce qui n'a pas marché est une idée qui a, au moins, le mérite de la simplicité ?

mercredi 7 avril 2021

Relance : pauvres en dangers ?

J'entendais dire que le plan Biden allait relancer l'économie de la Chine. 

Toujours est-il que nos gouvernants sont avant tout extrêmement soucieux du court terme et ne tiennent pas compte des conséquences systémiques de leurs réformes. Ce n'est pas pour rien, qu'en cinquante ans, la France a accumulé une quantité colossale de dette, et se retrouve avec une économie anémiée. 

On ne parle que de "combler les inégalités". Mais, ce qui risque d'arriver, c'est le contraire. Ceux qui sont armés pour profiter de la relance sont les grands (multinationales et métropoles), et les industriels (Chine et Allemagne). Or les plus faibles, individus, entreprises, et nations, sont à leur limite de flottaison...

(Il faut probablement relire Poor Economics : la définition même de la pauvreté est que le moindre incident devient un drame.)

lundi 5 avril 2021

Le coup de grâce ?

"La croissance sera bien de retour en 2021 mais, pour le FMI, seul « un petit groupe de pays » dépasseront leurs niveaux d'avant-crise d'ici la fin de l'année. Dès lors, la France avec l'Europe risquent de se faire distancer dans l'après-Covid" disait La Tribune, il y a quelques jours. 

C'est mal parti pour la France, non seulement elle va devoir se sortir de la crise, mais elle prend conscience qu'elle repart avec un handicap colossal. 

Que faire ? Ne pas céder à la panique, en s'engageant dans une politique du court terme qui pourrait bien se révéler un coup de grâce. Pour une fois, la première dans l'histoire de France ?, nous devons réfléchir avant d'agir. 

(Comme le répète ce blog : étudier le changement, c'est apprendre à croire à la possibilité du miracle.)

mercredi 31 mars 2021

Politique chinoise

 Le problème de la France ? Elle consomme 10, mais vend 9. Pourquoi ? Parce qu'elle a délocalisé ses "facteurs de production". Comment parvient-elle à tenir ? Par la dette. C'est, en gros, ce que nous a révélé le coronavirus. 

Est-ce durable ? Peut-on combler le trou ? Le pays a certainement des forces qu'il n'exploite pas. Mais, que se passera-t-il, le temps que l'on parvienne à en profiter ? Les failles du pays sont béantes : un gros morceau de la chaîne d'approvisionnement de l'électronique (la base de tous les systèmes de contrôle), un gros morceau de l'industrie pharmaceutique, l'intégralité de la filière numérique, l'intégralité de l'industrie qui va profiter du boom écologique... Etrangement, ce qui manque à la France semble être exactement ce qui est devenu essentiel. Il faudra un jour expliquer comment on a réussi à s'égarer à ce point. 

Et si l'on adoptait la stratégie chinoise ? Faire des appels d'offres publics, ou groupés, est les accorder à ceux qui s'engagent à produire sur place et à procéder à un transfert de savoir-faire ? 

mardi 30 mars 2021

Préférence nationale

Nos facteurs de production sont en piteux état. On me dit que l'on doit impérativement adopter une politique de préférence nationale. Mais comment faire que les entreprises qui ont pris l'habitude d'acheter au moins cher achètent français ? 

Plusieurs idées :

  • Pas de nouvelles lois, il y en a trop, on en crève. Il faut une prise de conscience, déjà, que cela va mal et que tôt ou tard on paiera notre manque de solidarité. 
  • On peut se passer de petites économies sans dommages. 
  • Dans nombre de cas, en réfléchissant un peu et en prenant en compte toute la chaîne des coûts, on peut trouver des solutions françaises ou européennes, qui sont meilleures que celles qui viennent de plus loin. 
  • Pourquoi ne pas faire comme les Chinois : imposer à ceux qui installent des éoliennes en France de transférer leur savoir-faire et d'utiliser la sous-traitance locale ? (Un exemple.)

jeudi 25 mars 2021

Que va relancer la relance ?

J’interviewe des gens étonnants. Un journaliste qui, contre vents, marées et modes numériques, « vend du papier », et dont le fonds de commerce est d’être un connecteur entre dirigeants, des directeurs de clusters d’entreprises qui font des miracles, une équipe de fonctionnaires, qui veut créer les conditions pour que les PME locales « chassent en meute »... Des gens qui n'ont aucun moyens, et énormément de handicaps. 

Mais, le pays, par bien des côtés, semble dévasté : l’Etat saupoudre les aides, sans faire de choix, ses réformes ont tué les corps intermédiaires, qui traduisaient ses idées en actions, des pans entiers de l’économie ont disparu, et la transition écologique, qui semble être son alpha et son omega, demande des éoliennes, des panneaux solaires et des matériaux d'isolation que nous ne fabriquons pas.  

Que va relancer la relance ? L'économie de pays étranger ? Y a-t-on suffisamment réfléchi ? 

mardi 23 mars 2021

Le coût du "quoi qu'il en coûte"

Voilà ce qui semble se dessiner :

Du gouvernement aux entreprises, en passant par l’administration, tout le monde a adopté un raisonnement à court terme, qui consiste à maintenir en vie le maximum d’entreprises « quoi qu’il en coûte », par la subvention et l'effacement de dette. 

Si c'est le cas, cela risque d'avoir de sérieux effets pervers : 

  • Gros « effet d’aubaine » (pas uniquement fraude, mais maintien sur une mauvaise trajectoire d’entreprises qui devraient et ont le potentiel de changer) 
  • L’argent, saupoudré, ne va pas où il faut « mettre le paquet », c'est-à-dire là où le pays a encore des forces qui lui sont propres.
  • La relance « écologique », qui semble la seule stratégie du gouvernement, est essentiellement industrielle (panneaux solaires, éoliennes, isolants, batteries…), et relancera avant tout l’économie chinoise, allemande ou autre… 

Tout le monde est anesthésié. Ligne Maginot acte II ?

Va-t-on se retrouver avec une économie en assistance respiratoire ? Avec une masse de dettes ? Qu'arrivera-t-il si l'inflation repart ? 

mercredi 17 mars 2021

La relance va-t-elle accroître les inégalités ?

Dans les cercles gouvernementaux et les élus on ne parle que de "relance territorialisée", de sous-préfets facilitateurs, de PME… On veut combler les inégalités entre territoires. On veut "réindustrialiser", reconstituer l'avantage concurrentiel du pays, et ce d’en bas, de la petite entreprise. Car nos multinationales qui n'ont de français que le nom, et pas les capitaux, sont des chevaux de Troie de l’étranger… En bref, on veut prendre le contre-pied de tout ce qui se fait depuis la mort de De Gaulle. 

Mais voilà. Les "petits" (petites entreprises, petites collectivités...) sont tellement détruits que, d'une part, ils ne craignent plus rien, et que, d'autre part, ils n’ont pas les moyens de se tirer de la complexité invraisemblable des mesures gouvernementales (qui sont désormais, européennes, nationales et régionales !). Ce sont les "gros" qui en profitent ! Grosses métropoles, grosses multinationales !

Apparemment, le gouvernement en est conscient. Mais comment agir ? Déverser les milliards, oui, l'action pratique, non. Alors, énantiodromie, une fois de plus ? 

mercredi 22 juillet 2020

Gouvernement : quelle stratégie ?

Quelle est la stratégie du gouvernement ? Si je comprends bien, sa priorité est de sortir la France de la crise. Il s'agit de remettre en marche les entreprises du pays. C'est un double changement. Il faut non seulement qu'elles sortent vivantes de la crise, mais surtout qu'elles vainquent les démons qui leur nuisent depuis toujours. (Nom de code : "politique de l'offre".) Secondairement, il faut éviter que la partie la plus fragile de la population prenne un bouillon (ce qui serait mauvais pour l'économie !).

Pour le reste, il flatte les champions des "monde d'après", et leur formidable force de communication, c'est tout.

Mais ce n'est que mon interprétation. (Article de Slate.)