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dimanche 1 décembre 2013

Sympathie pour l’opprimé et incertitudes internationales

Imprévisibilité du changement. L’accord avec l’Iran annonce une nouvelle ère d’incertitude. Va-t-il employer ses nouveaux moyens pour attiser les conflits du moyen orient, ou pour les calmer ? The Economist estime que, de toute manière, la situation était intenable. Quant à la Chine elle multiplie les provocations contre ses voisins et les USA. Stratégie Munich ?

L’Allemand se sent pauvre. Mme Merkel va renforcer la solidarité sociale. The Economist le regrette. En Angleterre, la croissance est de retour, mais le pouvoir d’achat n’arrête pas de reculer. Et le nord n’arrête pas de sombrer. Heureusement, M.Cameron a trouvé un moyen de diviser l’Europe, afin de faire prévaloir les intérêts de son pays : raviver les différences entre l’ancienne ligue hanséatique et le sud. Curieuse France : dure à l’extérieur, molle à l’intérieur. Ayant perdu ses protections, M.Berlusconi pourrait connaître l’arbitraire de la justice italienne… Les réfugiés syriens arrivent en Bulgarie, par la Turquie. Quant à l’Ukraine, sa classe dirigeante semble particulièrement nauséabonde. Pour le moment, l’Europe a résisté à la tentation de se boucher le nez. Aux USA la fraude atteint des niveaux exceptionnels, entre 70 et 240md$ par an. A tel point que les malfrats abandonnent le commerce de la drogue pour escroquer l’Etat.

Il est de plus en plus facile d’acheter des armes de plus en plus puissantes. Les services secrets tentent de garder la trace de leurs mouvements. Et il y a un marché pour la contre-mesure. C’est bon pour les affaires. Que penser du Bitcoin, monnaie électronique qui échappe à tous les contrôles ? Il a subi des manipulations spéculatives et pourrait être remplacé par d’autres monnaies électroniques. Ce qui ne répond pas à la question. Quant au commerce de détail, il est attaqué par Internet. Pas facile de vendre, de manière rentable, des produits frais, en ligne. Va-t-il céder au « dilemme du prisonnier » ? En tout cas, il pourrait apprendre des erreurs des autres vendeurs en ligne.

L’innovation peut-elle combattre le réchauffement climatique ? Les papetiers auraient trouvé le moyen de « réduire la consommation d’énergie par au moins un quart et sa production de CO2 par plus de deux, d’ici 2050 ». « Le projet était inhabituel en ce que les entreprises ont collaboré. D’habitude elles sont en concurrence. Les papetiers sont parvenus à travailler ensemble en confinant leurs efforts à des « concepts génériques et pré concurrentiels », c'est-à-dire à des avancées sur les fondamentaux ». Le codéveloppement aurait-il le vent en poupe ? 

Comment éviter au dirigeant de « dérailler », comme M.Messier ? Peut-être, simplement, prendre conscience qu’il n’est pas un dieu. La sympathie de la société irait-elle maintenant aux opprimés ? Dans son cœur, les débiteurs semblent prendre l’avantage sur les créditeurs.

Et l'on a découvert que les tissus des êtres vivants (des dinosaures) parvenaient à se conserver quasiment indéfiniment. 

dimanche 6 octobre 2013

Vertueuse démocratie italienne, réhabilitation du rond point, et la prochaine crise financière prend des forces

M.Berlusconi a tenté un coup tordu, qui s’est retourné contre lui. (« M.Berlusconi a perdu une partie de son parti et, plus important, son pouvoir de veto sur le gouvernement de M.Letta. ») La démocratie italienne aurait-elle des leçons à donner à une Europe dont la dérive bureaucratique encourage le populisme ? En Grèce, le gouvernement tente de se débarrasser de ses néonazis, en prouvant qu’ils sont criminels (seule façon d’interdire un parti). Pour que Mme Merkel attire les sociodémocrates dans son gouvernement, ce qui n’est pas dans leur intérêt, elle doit leur accorder de grosses concessions. Le petit peuple autrichien est en colère. Il sanctionne les partis de gouvernement. M.Erdogan propose des réformes. Compromis habile, compte-tenu d’une situation compliquée ? En menaçant l’Ukraine, M.Poutine l’aurait poussée vers l’Europe. Suède et Pologne seraient pour son adhésion. France et Espagne contre. C’est l’Allemagne qui décide. En Angleterre, M.Milliband aurait le vent en poupe, pas M.Cameron.

USA. La loi sur la santé de M.Obama fonctionne-t-elle ? L’avenir le dira. Pour le moment c’est un « machin » dont la mise en œuvre est compliquée et dont il est difficile de mesurer les effets. Les Républicains savent qu’ils ont peu de temps pour tuer le projet. Une fois installé, les avantages acquis ont la peau dure. Le budget fédéral est toujours bloqué. Le gouvernement tente de protéger les retraites. Mais une récession est possible. (Et le politicien américain est totalement insensible à l’intérêt général.) Quant au parti républicain il prend de plus en plus l’allure d’un FN aux dimensions continentales. Parti inéligible de défenseurs des intérêts mal compris des petits blancs. En Chine, grande campagne de repentance publique.

Entreprise. Londres développe un écosystème de start up, une Silicon Valley. Pour réussir il lui faudra attirer des compétences, de l’argent, et peut être aussi des entreprises… de l’étranger. L’Allemagne essaie de faire de même. Elle innove mais n’a pas une culture favorable à la start up. En particulier, c’est la grande entreprise, plus que la bourse, qui fournit des fonds. En France, les magasins sont fermés le dimanche, mais pas Internet. En Lybie, il y a de l’argent à gagner pour les aventuriers (turcs, chinois et coréens, en particulier). Le nettoyage par la chimie a son champion : Ecolab. L'espace est de plus en plus une affaire privée. Depuis que les journaux scientifiques font payer les auteurs plutôt que les lecteurs (accès libre), ils publient n'importe quoi, ou presque.

Prochaine crise financière : auspices exceptionnellement favorables ? Une nouvelle vague de fusions-acquisitions se prépare. Phénomène de mode. Pourquoi l’entreprise n’investit-elle pas ? A cause du système de rémunération de son dirigeant. Il le rend myope. Outre, la non durabilité de l’entreprise cela nous menace d’une nouvelle crise de la dette. En effet, les actifs des entreprises seraient évalués au prix du marché, qui est en phase spéculative. « Si les profits ont été exagérés, c’est aussi le cas de la valeur des entreprises. On parle beaucoup de désendettement, mais la baisse du ratio de la dette des organismes non financiers au PIB est à peine visible. En conséquence, le danger du surendettement est sous-estimé. Un effondrement du prix des actifs pourrait provoquer une crise. » Ce qui ne serait pas bon pour les banques françaises et allemandes dont les ratios de solvabilité ne reflèteraient pas la réalité. Et voilà qu’arrivent les Catbonds. Des obligations qui permettent de s’assurer contre les catastrophes naturelles. Innovation financière favorable à la spéculation, et à la prise de risque à la recherche de toujours plus de profits. « Les désastres causés par l’homme peuvent être tout aussi effrayants que ceux causés par la nature. »

Réhabilitation du rond-point. La preuve de l’inefficacité du secteur public ? La multiplication des ronds points ! disent les zélateurs du marché. Faux. Invention anglaise, le rond-point est beaucoup plus économe en temps d’attente, en vies et en frais de maintenance que le feu rouge. Il a certes quelques inconvénients en ce qui concerne les piétons et les cyclistes. Mais on va y remédier. Particularité de la démocratie (anglo-saxonne ?). Elle s’intéresserait à l’avenir, et au changement. Pas au passé. C’est pourquoi elle répéterait les mêmes erreurs. Et l’Angleterre ? « Une petite île capable de battre le monde, enfoncée dans le snobisme et l’esprit de clocher. »

Science. Changement climatique. Ridicules modèles de prévision. Ils ne prévoient pas que le capital puisse être touché. Pas plus que la croissance. Pas plus qu’ils ne voient les impacts systémiques d’une catastrophe. Toujours est-il que l’on aurait surestimé la capacité réfléchissante des particules qui se trouvent dans les nuages. Penser à l’argent rendrait malhonnête. Penser au temps aurait l’effet inverse. Ce qui serait renforcé par une attitude de réflexion.  

mardi 26 février 2013

Italie, pays de bouffons ?

Un chroniqueur de France culture traitait Berlusconi et Grillo de « bouffons ». Le sont-ils tant que cela ?

Depuis qu’elle est entrée dans l’euro, l’Italie est en déclin. Elle s’est privée de la dévaluation et de l’inflation, qui la maintenaient à flots. En outre, elle est dirigée par une Allemagne qu’elle n’a pas élue. Est-il totalement illogique, dans ces conditions, que les bouffons proposent de sortir de l'euro ? (D'ailleurs une dissolution ordonnée de l'euro, pour raison d'absence de solidarité, n'est-elle pas une solution raisonnable ?)

Quant au vertueux Monti, comme beaucoup de nos dirigeants, il se veut représentant de l’entreprise, sans y avoir jamais mis les pieds. S’il l’avait fait, il saurait qu’un changement n’a le droit de vivre que s’il donne immédiatement des résultats. Or, ses réformes ont fait énormément de perdants, et ont eu zéro bénéfice. C’est une erreur que les bouffons n’auraient pas faite.

Il y a peut être plus curieux. Je disais que l’Italie était, comme la France, un pays dont le principe est le clientélisme. En lui retirant sa souveraineté, l’Allemagne n’est-elle pas devenue, de fait, son tuteur ? L’élection de « bouffons » ne la force-t-elle pas à agir ? L’Italie aurait-elle voté Merkel ?

lundi 31 octobre 2011

Italie et changement

Les promesses de M.Berlusconi seront-elles plus qu’un écran de fumée ?
  • En Italie, le changement est toujours venu de l’extérieur.
  • M.Berlusconi est apparu après l’opération « Mains propres », qui a dévasté la classe politique italienne. Il demeure sans alternative.
  • Dans ce monde d’assistés (?) seul rayon de soleil : la banque d’Italie. Elle produirait une sorte de corps d’élite. Le nouveau président de la BCE en étant issu, peut-on espérer un miracle ?
(A tale of two Italians)

lundi 4 juillet 2011

Paradoxe Sarkozy

Une majorité de Français ne veut plus de notre président, mais une majorité pense qu’il sera réélu. Comment expliquer ce paradoxe ? (Down, but far from out

Peut-être estimons nous qu’il est plus résistant à l’aléa que ses opposants, et que l’avenir n’est qu’aléa ? Syndrome Berlusconi ? 

vendredi 24 juin 2011

Médiocre démocratie

Il se confirme que M.Berlusconi pourrait être remplacé par le chaos.

Le gouvernement anglais est faible, mais, curieusement, son opposition a placé à sa tête un leader qui lui garantit l’échec.

La situation française est proche. Que dire de la Belgique ?

Les démocraties sont elles malades ou leur solidité constitutive leur permet elle de vivre sans direction ? L’incompétence de leur tête est-elle la contrepartie de la liberté et de l’autonomie de leurs membres ? 

lundi 13 juin 2011

The Economist vs Berlusconi

« L’homme qui baisa une nation » titre The Economist (The man who screwed an entire country). Plus fort que « L’homme qui voulut être roi » ?

Depuis toujours The Economist déteste M.Berlusconi. Quelqu’un d’aussi haï par un journal aussi dogmatiquement ultralibéral peut-il être fondamentalement mauvais ?

D’ailleurs, si M.Berlusconi fait passer ses intérêts avant ceux de la nation, il la tient quand même en une seule pièce, et il a, semble-t-il, un bon ministre des finances. Qu’arriverait-il si sa myriade d’adversaires prenait le dessus ? Un chaos de coups tordus ?

M.Berlusconi n’est pas le mal personnifié, mais le fruit du système politique italien ?

samedi 28 mai 2011

Hypocrite élite ?

En France et à l’étranger, l’affaire DSK a conduit à examiner les mœurs de notre couche dirigeante.
  • On découvre que ses pratiques s’appelleraient ailleurs du harcèlement : « en France le harcèlement sexuel n’est pas accepté sur le lieu de travail – sauf en politique ». « à gauche, en particulier, il semblerait que refuser une avance, même non désirée, est, en quelque sorte, bourgeois ». (What did they know?)
  • Et que les journalistes s’y prêtent avec bonne grâce. Ce serait même une ficelle du métier : l’homme politique étant un mâle libidineux, depuis Françoise Giroud, les journaux lui envoient des femmes aguichantes pour récolter ses confidences. (Hommes politiques et femmes journalistes : liaisons dangereuses ? - LeMonde.fr)
Tout cela donne une bien étrange image des valeurs de nos élites, et de leur vision du monde, et rend sympathique M.Berlusconi. 

lundi 7 février 2011

Instabilité italienne

Pourquoi M.Berlusconi n’a-t-il aucun remplaçant crédible, notamment du fait d’une opposition incapable de s’unir ? Une partie de la raison pourrait-être :
Le parti socialiste italien a été en grande partie détruit par les affaires de corruption du début des années 90, si bien que le centre-gauche est aujourd’hui représenté par une coalition fondamentalement contre nature d’anciens Chrétiens démocrates progressistes et d’anciens Communistes, qui, ce n’est pas surprenant, trouvent difficile de s’accorder sur une politique commune.

jeudi 20 janvier 2011

samedi 25 décembre 2010

Berlusconi l’insubmersible ?

Les entreprises télévisuelles de M.Berlusconi affrontent le plus terrible des fléaux inventés par le capitalisme libéral : Ruppert Murdoch.

Or, elles se défendraient bien  mieux que l’élite économique fréquentable. Cela ne serait pas dû uniquement à des manipulations des lois de la République. Elles sauraient séduire le marché.

samedi 18 décembre 2010

Génial Berlusconi ?

S.Berlusconi aurait-il été plus malin que tout le monde ? Contrairement à nous, il a évité une relance qui l'aurait endetté et forcé à un plan de rigueur, destructeur des services publics. (Article.)

Or, les plans de rigueur sont loin d'avoir fait leurs preuves... Et on commence à se demander si le peuple va longtemps tolérer d’être le dindon de la farce.

L’auteur de l’article reproche à M.Berlusconi de ne pas avoir fait les réformes structurelles libérales dont la crise aurait facilité le passage.

Ça en dit peut-être plus long sur le libéralisme et sur l’esprit des réformes actuelles que sur M.Berlusconi. Elles ne sont pas une solution à la crise, mais la crise est leur excuse ? Elles sont idéologiques, et ultralibérales ? 

D’ailleurs M.Berlusconi est depuis toujours la bête noire de tous les libéraux, The Economist en tête. Et s'il y avait derrière cette haine autre chose qu’une réaction de la vertu outragée ?

Compléments :
  • Par ailleurs, j’ai constaté que les bons politiques sont des « survivants », ils savent que ce qui compte est de durer (cf. Clinton). Pour cela tous les coups sont permis. Ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire.

jeudi 16 décembre 2010

Paradoxale Russie

The Economist décrit une Russie mafieuse, mise en coupe réglée par une bureaucratie assoiffée d’argent et des forces de l’ordre qui tirent le meilleur de leur pouvoir de nuisance. Le tout ne fonctionnerait que grâce aux revenus du pétrole, qui permettrait d’acheter le peuple. Mais l’élite serait mécontente. Chaos imminent ?

Pourtant 70% de la population a une opinion favorable du couple présidentiel (MM. Poutine et Medvedev). (Frost at the core.)

Y aurait-il quelque chose du besoin populaire que des gens aussi peu fréquentables que MM.Poutine ou Berlusconi auraient compris et qui échapperait à des personnes aussi admirables que M.Obama, et l’intelligentsia occidentale ?

mardi 14 décembre 2010

Fin de Berlusconi

Depuis quelques temps je lis que la fin de S.Berlusconi est imminente.

Mais une instabilité italienne ne signifierait-elle pas une nouvelle crise de l’euro ?

Illustration des techniques de négociation ? Le bon négociateur se place dans une situation dans laquelle nous n’avons qu’une seule possibilité d’action, qui est à son avantage. Sinon c’est l’apocalypse. 

mercredi 8 décembre 2010

Wikileaks revu

J’ai tort de comparer Wikileaks au Canard enchaîné et de le trouver décevant, parce qu’il ne dénonce pas de grande malversation.

Car, au fond, il est intéressant de connaître ce que le diplomate bien informé pense des grands. Que David Cameron « manque de profondeur » et que Silvio Berlusconi soit épuisé par sa vie nocturne n’est pas sans intérêt quand on veut comprendre leurs politiques.

Compléments :

samedi 3 avril 2010

Berlusconi (suite)

Les dernières élections italiennes sont très favorables à S.Berlusconi. Y aurait-il deux façons de juger un homme politique ?
  1. Ce qu’il dit ou fait. Critère de jugement de l’intellectuel. Alors les triomphes durables de MM.Berlusconi et Reagan, ou de Mme Thatcher, sont quasi incompréhensibles.
  2. Ce qu’il est. Ce qui compte est son comportement. Il a quelque chose qui plaît.  

vendredi 5 mars 2010

Silvio Berlusconi

J’entends dire que la RAI ne diffusera pas de débats politiques. Ce qui réduit un peu plus l’espace d’expression de l’opposition à Silvio Berlusconi.

Bizarre. Silvio Berlusconi a une image internationale effroyable et pourtant il se maintient au pouvoir. Cela pose de curieuses questions :

  • Les Italiens sont-ils idiots ? L’opposition est en proie aux divisions. Berlusconi n’est peut-être pas un aussi mauvais choix qu’il y paraît.
  • Parallèle avec la France ? Une droite soumise à un « mâle dominant » fanfaron, qui donne au pays une image internationale ridicule, une gauche bien pensante victime d’une guerre des chefs incessante qui prépare mal au gouvernement ? (Et dont le seul programme est de dénoncer les malversations du dit « mâle dominant ».)
Qu’est-ce, dans nos cultures, qui peut expliquer ce bizarre équilibre ?

lundi 16 novembre 2009

Silvio Berlusconi

J’entendais dire ce matin que M.Berlusconi déployait son génie pour réformer la justice de son pays, afin qu’elle ne puisse le poursuivre. Bizarre, me suis-je dis, mais les démocraties tendent à élire leurs pires ennemis.

Il m’est venu une curieuse idée d’explication. Le processus de sélection de nos hommes politiques est extrêmement éprouvant. Seuls les plus déterminés peuvent réussir. Et vouloir détruire un système est probablement un moteur extrêmement efficace.

Donc si nous voulons donner aux gens compétents une chance de nous diriger, il faut réduire la difficulté de l’élection ?

samedi 18 avril 2009

Capitalisme de Berlusconi

RFI, hier : M.Berlusconi, pour encourager la croissance italienne voulait encourager le permis de construire devant le fait accompli (une coutume locale), et relâcher les normes de construction, notamment antisismiques. Un tremblement de terre le force à modifier la loi.

Notre capitalisme appelle « innovation » l’ignorance des lois de la société ou de la nature. 2 autres exemples :

  • Lait frelaté chinois. L’offre ne peut suivre la demande. Pour y parvenir on met des additifs divers dans le lait. Mort d'un nombre inavouable de nourrissons.
  • Bulle financière. Afflux d’investissements des pays émergents en Amérique. Les placements sont épuisés, on invente du « placement sûr ».

Le capitalisme a un étrange effet sur l’homme. Non seulement il nous fait perdre tout sens commun, mais il nous pousse à tuer père, mère, enfant, science et société pour la gloire d’indicateurs stupides tels que « taux de croissance ». Pourquoi nous être donné des dieux aussi ridicules ?

Compléments :