dimanche 3 août 2014
Monde de demain : non démocratique ?
mardi 25 décembre 2012
USA : the wild bunch ?
samedi 9 juin 2012
La guerre : keynésianisme de droite ?
jeudi 24 mai 2012
Le cours de Facebook plonge
- Facebook : des prévisions déjà dégradées par Morgan Stanley ?
- Dans un billet je m'interrogeais sur le décalage entre l'intérêt que suscitait Facebook, et l'opinion des experts. Ceux qui ont acheté étaient-ils, non pas mal informés, mais désinformés par les banques qui menaient l'introduction en bourse ? Pire, va-t-on apprendre, une fois de plus, que, dans ces banques, il se trouvait des personnes qui jouaient sur la chute du cours ?
- L’introduction de Facebook marque-t-il la fin d’une ère ? Celle de Mme Thatcher et de M.Reagan, celle de la toute puissance de la déréglementation, de la bourse et des marchés financiers ?
vendredi 8 avril 2011
Bienvenue Mister Chance
samedi 15 janvier 2011
Ronald Reagan
lundi 10 janvier 2011
Taxi driver
mardi 23 novembre 2010
Austère Amérique
dimanche 19 septembre 2010
Qu’est-ce qui fait perdre les socialistes ?
- Michel Winock (Le socialisme en France et en Europe), distingue deux courants socialistes : populaire et intellectuel. En Europe du nord, ils se sont fondus dans la sociale-démocratie, en Europe du sud, ils se sont divisés entre communisme et socialisme.
- J’ai l’impression que, progressivement, le courant intellectuel a pris la main sur l’ensemble du mouvement, et que la droite a récupéré une partie au moins du courant populaire. Aux USA, Reagan, Bush ou Palin représentent le peuple, pas Obama. Il en est certainement de même en France. Aussi curieux que c’ait pu me paraître le Mouvement Populaire porte probablement bien son nom.
- L’intellectuel est individualiste et universaliste. Sa bible, c'est les droits de l’homme. Pour lui il existe une seule « culture » (cf. France Culture ou Ministère de LA Culture). Elle est mondiale.
- Le populaire croit qu’être Français ou Américain est une réalité (dont on peut être fier). Sur ce point il se rapproche de l’ethnologue : il pense qu’il y a des cultures, une par groupe humain. (Ce qui signifie que chacun d’entre nous appartient à plusieurs cultures, notamment à celle de l’entreprise qui l’emploie.)
- Laisser renaître un mouvement puissant à leur gauche. (Et le flouer lors des élections façon « union de la gauche »).
- Utiliser la méthode Blair et devenir le parti de l’individualisme et du libéralisme éthique. (Option DSK ?) Ce qui leur permet à la fois de ratisser le bobo à gauche et le libéral à visage humain de droite, plus les marges qui pensent en être. De manière équivalente, ce serait le parti du diplôme - le point commun de ces deux électorats. La droite devenant le parti de ceux qui ne se définissent pas, avant tout, par leurs études : l’ouvrier et le self made man, notamment.
- Sur culture et civilisation (par exemple) : Mosse, George L., Les racines intellectuelles du Troisième Reich, Points 2008.
lundi 26 juillet 2010
USA mal partis ?
- Lors de la dernière crise américaine, dans les années 80, Michel Crozier (Le mal américain) avait estimé qu’il s’agissait d’une crise culturelle, et que, pour la corriger, l’Amérique devait revoir ses valeurs.
- J’ai l’impression que Ronald Reagan a pris le contrepied de ce point de vue, en affirmant à l’Américain qu’il n’avait pas à évoluer. Sa solution, si j’en crois Michael Moore, était la finance. Or, il semblerait bien que celle-ci ait été une fausse-amie et que l’Amérique ait vécu successivement deux bulles spéculatives.
dimanche 25 juillet 2010
Capitalism : a love story
samedi 3 avril 2010
Berlusconi (suite)
- Ce qu’il dit ou fait. Critère de jugement de l’intellectuel. Alors les triomphes durables de MM.Berlusconi et Reagan, ou de Mme Thatcher, sont quasi incompréhensibles.
- Ce qu’il est. Ce qui compte est son comportement. Il a quelque chose qui plaît.
dimanche 13 septembre 2009
Erreurs américaines
L’actualité américaine me fait revoir mes jugements :
B.Obama en leader ?
Dans un complément de note, j’ai assassiné B.Obama et son discours sur la réforme de la santé. En fait, j’avais lu un peu trop vite les comptes-rendus du discours :
- Il semble avoir fait preuve de passion et de conviction.
- Il aurait défini un cadre clair au projet.
Bref je l’ai attaqué alors qu’il semblait vouloir illustrer la technique de « fair process » qui justifiait ma critique.
Qui sont les Américains ?
Mon point de vue sur son opposition est aussi en révision :
- Je voyais le peuple qui s’oppose à Obama, comme « l’Amérique d’en bas », porteuse des valeurs essentielles du pays. Je me demande maintenant si je ne suis pas victime d’un biais rousseauiste (quand même issu de mon expérience), qui croit le peuple comme fondamentalement « bon », « decent people » disent les Anglais. Or, les opposants aux réformes semblent contre tout, sans discussion possible. Le gouvernement c’est le mal et B. Obama est condamné définitivement et sans procès parce qu’il est ce qu’il est. (Quoi exactement ? je n’ai pas compris. Pas comme eux ? Noir, tolérant et altruiste ?). Il y a quelque chose de haineux dans tout cela, d’antidémocratique. Ceci donne une inquiétante image de fanatisme.
- Pendant la campagne j’avais assimilé S.Palin à R.Reagan. Certainement faux : R.Reagan c’était une sorte de bonhommie, une Amérique sûre d’elle, Mme Palin me semble plutôt issue d’une Amérique puritaine, haineuse et petite, un peu ce que décrit Michael Moore dans Bowling for Columbine, et que j’avais du mal à croire possible.
- Mais ces opposants sont-ils vraiment l’image de l’Amérique ? Ou une minorité relativement petite ? Mais si c’est une minorité, elle n'est forcément impuissante : M.Olson (The logic of collective action) montre que lorsque l’individualisme est la règle d’un groupe humain, alors ce sont les minorités organisées qui ont le dessus.
Difficile de se faire une idée claire sur un pays, quand on en est loin.
Compléments :
- Sur B.Obama : The art of the possible, Fired up and ready to go.
- Sur son opposition : Une nouvelle droite marche à Washington contre un "gouvernement vampire".
lundi 9 mars 2009
Moutons de Panurge
Si j’interprète correctement Seeds of its own destruction, l’élite anglo-saxonne doute de ce à quoi elle a cru.
Et si la ligne directrice qu’elle a suivie depuis l’avènement de Reagan avait été une erreur ? Et si on avait donné le pouvoir à des apprentis sorciers ? Et si optimiser les gains de l’actionnaire avait été stupide ? Et si le dirigeant était le mieux placé pour diriger son entreprise ? Et s’il fallait (comme après la crise des années 30) réduire la taille et la complexité des organismes financiers, les découper en métiers uniques ? Les ramener à la taille des nations ? Et s’il fallait revoir la politique monétaire (banque centrale indépendante) et fiscale (minimale) ? Et si la « globalisation » devait s’effondrer comme lors de sa première édition (en 14) ?...
Il y a quelques mois personne n’aurait entendu de tels propos, pourtant appuyés par une raison qui nous paraît maintenant évidente.
Question : la raison mène-t-elle jamais l’humanité ? Ou la foi ? Une foi irrésistible.
Compléments :
- Le plus amusant est que ceux qui ont eu raison contre tous sont récompensés. Mais à quoi ont-ils servi ? C'est notamment le cas de l’économiste Shiller (son analyse : SHILLER, Robert J., Irrational Exuberance, Princeton University Press, 2005).
- Un autre intérêt que je trouve à cet article. La théorie de Frank Knight, que je cite souvent (cf. À qui appartient le profit ?), selon laquelle celui qui assure l’incertitude doit recevoir le profit, aurait eu un rôle que je ne soupçonnais pas dans la crise. Les financiers ayant prétendu qu’ils possédaient les meilleurs outils de gestion du risque, il était naturel que les profits de l’économie leur reviennent. Brillant !
samedi 13 septembre 2008
Deux cent unième
- Le coup d’accélérateur vient de Vincent Giolito, important homme de presse, qui m’a suggéré de faire plus court. Résultat : sans vraiment que je le veuille j’écris quatre ou cinq billets là où il y en avait péniblement un par le passé !
- James March, gourou des gourous et spécialiste des organisations, l'explique clairement : « les décisions surviennent ». Le développement de ce blog ne doit pas grand-chose à une quelconque volonté délibérée. Je suis entré dans un mode de fonctionnement dans lequel je réagis aux événements.
- En fait, s’il y a quelque chose de délibéré, c’est que je me suis exposé aux événements. (Comme j’ai commencé à le dire, et le développerai sûrement plus tard, je crois que le Japon (Voyage à Tokyo) et la Chine ont une tendance naturelle au repli sur soi. Je suis pareil. J’évite les informations et le bruit quotidien, parce que je les crois gratuitement anxiogènes. Je suis prêt à affronter beaucoup de difficultés tant que je vois la possibilité d’une issue. Les « dénonciations », si propres à notre pays d'artistes engagés, me désespèrent.) Je me suis donc réabonné à The Economist, parfois stupidement libéral mais remarquable quotidien d’économie, j’écoute à nouveau les informations du service public (RFI), et j’ai découvert qu’il y avait beaucoup de bons blogs.
- Et merci pour les mails et commentaires. Une nouvelle retombée inattendue de l’activité de blogger (ce que Bertrand Duperrin appelle la sérendipité – terme que je croyais signifier heureux hasard, en anglais).
- Autre bénéfice. J’apprends de mes erreurs, des problèmes et difficultés que je rencontre. Ce blog fonctionne de la même façon : parce que j’y attaque des problèmes nouveaux pour moi (cf. Sarah Palin), je découvre aussi des idées nouvelles. Il m’apporte une expérience qui ressemble beaucoup à celle de la pratique. Surprenant.
- Pour le moment, phase d’apprentissage. Quand j’aurai atteint un régime de croisière, je demanderai au consultant Faurie de remettre en ordre une existence un peu désorientée par ce changement.
- MARCH, James G., How Decisions Happen in Organizations, Human-Computer Interaction, 1991, Volume 6.
- MARCH, James G., A Primer on Decision Making: How Decisions Happen, Free Press 1994.
À lire absolument III
- Nous contraignons la nature, alors qu’il faut la laisser suivre son cours. Pour cela nous devons faire sauter les blocages organisationnels qui l’en empêchent. Et pour résoudre ce type de problème, il faut faire appel à la société : l’homme n’est efficace qu’en groupe. On retrouve ce que j’appelle les techniques « d’ordinateur social ». Et le « donneur d’aide », l’animateur du changement par vocation, qui tire son pouvoir de ce qu’il élimine les dysfonctionnements organisationnels. Tout simplement parce qu’il sait tisser le lien social nécessaire au travail efficace. Son talent le plus utile est certainement de savoir éviter la DCA de ceux qui se croient à tort criminellement incompétents, et qui ne veulent pas que ça se sache (« déchet toxique »).
- Voilà pourquoi il suffit parfois qu’un Ronald Reagan (Ronald Reagan catalyseur du changement) ou une Sarah Palin (Sarah Palin et Gregory Bateson) apportent un peu de confiance en lui à un peuple pour que ce peuple « conduise le changement » sans plus d’aide.
- Voilà pourquoi les généreuses intentions de Laurence Parisot (L’erreur de Laurence Parisot ?) vont à contre courant.
jeudi 11 septembre 2008
Où l'on reparle des élections américaines
Je tombe par hasard sur un billet d'un blog de The Economist (Democracy in América) : A revitalised campaign (10 septembre). Il semble arriver à la même conclusion que moi (Sarah Palin, la parole est à la Défense) :
Dites ce que vous voulez sur Madame Palin, mais McCain a fait un choix politique habile. Les membres du parti, autrefois désabusés, sont maintenant d’enthousiastes McCainiaques.Bizarrement, l'argument Ronald Reagan est aussi évoqué. Les orphelins de Ronald Reagan (qui semblent nombreux), se reconnaissent en Sarah Palin.
mercredi 10 septembre 2008
Ronald Reagan catalyseur du changement
- Nous pensons que le changement a besoin d’un « leader ». De quelqu’un qui indique aux autres ce qu’ils doivent faire. Que ça nécessite du génie. Et des efforts. Faux, le changement c’est placer l’organisation dans des conditions favorables. Car l’organisation, c’est nous tous, c'est-à-dire des gens remarquables, qui savent très bien se débrouiller pour peu que la situation s’y prête. Pourquoi un Ronald Reagan ne fournirait pas ces conditions favorables ?
- D’ailleurs, pourquoi avons-nous besoin de consultants qui nous émerveillent avec « l’état de l’art » des sciences du management ? Ils nous rassurent. Nous pensons qu’ils font des miracles. Ça nous donne du courage. Nous nous mettons en mouvement, et nous trouvons des solutions qu’ils n’avaient pas prévues. Le consultant est un catalyseur.
mardi 9 septembre 2008
Sarah Palin, la parole est à la Défense
Je ne sais pas trop ce qui se passe aux USA. Mais je peux imaginer que l'Américain est pris entre l'inquiétude personnelle de perdre son emploi, alors qu'il est surendetté, et une perte de confiance dans des valeurs qui comptent peut-être plus que sa vie. Explications :
- Les bulles ne sont pas que spéculatives. Chacune signifiait le triomphe de l'Amérique (La Nouvelle économie a été vue comme un nouveau Millénarisme). On croit à tort qu'il s'agissait d'argent. Pas du tout. La victoire d'un capitalisme mondialisé, pour l'Américain, c'est la paix et la prospérité pour tous, la fin de la barbarie. Un monde meilleur. Or, que découvre-t-il ? Que des escrocs ! L'élite du pays a manipulé ces mêmes idéaux pour abuser le petit peuple.
- Le Président Bush ? Manipulé. La guerre d'Irak ? L'Amérique, qui croyait libérer un peuple de la dictature et lui apporter la démocratie, cause son malheur et se fait haïr. Et si la réelle raison de cette guerre était quelques intérêts privés ?
De là, je vois deux interprétations à l'attitude de l'Américain.
- La « Maginite ». Le gouvernement français disait à son peuple « vous pouvez dormir tranquilles, nous sommes bien défendus » (un film de 1939). Ce qui a fait du Prix de l’excellence de Peters et Waterman un énorme succès ? Il affirmait que l’entreprise américaine était extraordinaire. Alors que les Japonais lui taillaient des croupières.
Homme politique en période d’incertitude : assurez le monde que tout va bien, vous gagnerez les élections ! - Besoin de retrouver des repères pour affronter, avec courage, le changement. Ces repères ? Un peu d'assurance que les valeurs fondatrices du pays ne sont pas pourries. C'est probablement ce qu'a apporté à l’Amérique le Président Reagan qui, vu de loin, a beaucoup en commun avec Sarah Palin.
Finalement, coup de génie de John McCain ?
La citation vient de LABORIE, Pierre, L’opinion française sous Vichy, Seuil, 2001.
