lundi 16 juin 2014
Obama et l'Irak : c'est ma faute, qu'ils se débrouillent ?
dimanche 15 juin 2014
Chaos, principe du capitalisme de marché ?
mercredi 22 mai 2013
Comment sortir du chaos syrien ?
Quant à la Syrie, n’oublie pas que la Syrie est le théâtre des conflits des autres – je pense aux conflits suivants : conflit Russie-USA, conflit Sunnite – Chiite, conflit régional entre Iran, Egypte-Arabie-saoudite & Turquie pour le contrôle de cette région, conflit économique dans cette région avec une nouvelle apparition de champs de gaz dans le large du Liban, conflit avec Israël, etc.
samedi 26 mai 2012
Petit traité de manipulation : le sophisme
lundi 2 janvier 2012
Changement en Irak
samedi 29 octobre 2011
Sarkozy à Munich ?
samedi 26 mars 2011
Jumelles et radio analogique
dimanche 27 février 2011
Irak, 2011
Le premier problème des dictatures, c’est la succession du tyran. Ce qui fit la force de la France fut que ses rois eurent des enfants. Leur second problème est qu’un tel régime repose trop lourdement sur les capacités d’une seule personne et emploie insuffisamment celles du reste de la population. C’est intenable dès que la concurrence adopte un modèle qui utilise plus intelligemment la ressource humaine (comme l’a fait l’Angleterre dès le 17ème siècle) ?
mercredi 5 janvier 2011
L’Amérique quitte le Moyen-Orient
- Une théorie économique s’applique au sujet : celle de la gestion d’un bien commun.
samedi 4 septembre 2010
Irak et liberté
mercredi 18 août 2010
Quel avenir pour l’Irak ?
vendredi 23 juillet 2010
Guerre d’Irak
jeudi 27 mai 2010
Tribus irakiennes
- Ce pourrait être une bonne chose, parce qu’elles sont inter confessionnelles, et pragmatiques.
- Ce pourrait être l’anarchie (« une sorte de Somalie qui aurait du pétrole ») si aucune force n’est capable de contenir leurs intérêts divergents.
dimanche 25 avril 2010
Green Zone
jeudi 11 mars 2010
Dictature en Irak ?
La dictature est un scénario d’avenir pour l’Irak :
Plus probable qu’un coup d’état est une prise de pouvoir par des politiciens et des généraux agissant de concert.
Aurait-on fait une guerre et tué autant de gens pour revenir au statu quo ?
lundi 1 mars 2010
Dissuasif Obama
Les dirigeants d’Al Caïda sont poursuivis et éliminés, sans arrière pensée (y compris pour les éventuelles bavures qui accompagnent les exécutions). En Irak et en Afghanistan, la conduite de la guerre s’apparente à de la gestion de projet.
Pour B.Obama les guerres seraient-elles des équations ?
mercredi 6 janvier 2010
Renseignement militaire
Le renseignement militaire en Irak fonctionne mal. Selon un haut responsable, il lui faut des ethnologues :
"the vast intelligence apparatus is unable to answer fundamental questions about the environment in which US and allied forces operate and the people they seek to persuade. Ignorant of local economics and landowners, hazy about who the powerbrokers are and how they might be influenced, incurious about the correlations between various development projects and the levels of cooperation among villagers, and disengaged from people in the best position to find answers" (…) He urges them to get out of headquarters, work with soldiers on the ground, talk to people and act more like journalists, as well as historian and librarians. Interestingly he says that 90% of intelligence work these days is what he calls "open source", and quotes a former head of intelligence saying that the job should be more Sherlock Holmes than James Bond.
A damning view of US intelligence in Afghanistan
La guerre, c’est une conduite du changement par d’autres moyens : comprendre la logique de la culture adverse permet de prévoir ses actions et d’en tirer parti.
dimanche 13 décembre 2009
Tony Blair et l’Irak
RFI parlait d’une interview de Tony Blair par la BBC dont il ressortait qu’il pensait qu’il avait eu raison de faire la guerre en Irak, même si les raisons qu’il a données étaient erronées (armes de destruction massive).
Mécanisme intellectuel possible de Blair : 1) mon rôle est de faire ce qui est bien pour le peuple (sous-entendu idiot) ; 2) une fois que je l’ai trouvé, j’utilise les moyens qui me permettent de le convaincre. La fin justifie les moyens.
Faisons maintenant l’hypothèse que le peuple est intelligent, et que l’Angleterre est une démocratie, et que M.Blair représente « l’exécutif », c'est-à-dire l’organe qui doit mettre en œuvre la volonté du peuple, telle qu’exprimée par le « législatif », qu’aurait-il dû faire ?
Modèle trop théorique ? Dans notre démocratie le chef de l’exécutif ressemble à un dirigeant d’entreprise, il a une délégation de pouvoir, même s’il doit rendre des comptes. Alors, pourquoi M.Blair n’a-t-il pas soumis le problème de la guerre d’Irak au peuple ; organisé la réflexion de celui-ci de façon à ce qu’elle soit efficace ; et mis en œuvre la solution qui en résultait ? Peut-être que l'Angleterre aurait trouvé une idée qui aurait permis de réaliser la fin que désirait M.Blair (éliminer une dictature), mais avec un moyen moins sanglant, et moins inefficace (la guerre), et sans tricher avec les règles de la société ?
Compléments :
mercredi 2 décembre 2009
Obama, Afghanistan et discours
Un dirigeant passe souvent des mois à concevoir une stratégie. Quand il y parvient, elle lui devient évidente. Et quand il l’annonce il est tout surpris qu’elle ne le soit pas pour ses collaborateurs. Il ne comprend pas qu’il doit leur faire vivre en accéléré le processus qui lui a permis d’atteindre sa conclusion. Je me demandais si B.Obama, qui a réfléchi pendant fort longtemps à ce qu’il allait faire en Afghanistan, allait tomber dans ce piège. Je suis donc allé lire son discours.
D’ordinaire ce type de discours doit répondre à 3 questions :
- Un objectif symbolique en quelques mots, si possible chiffré. L’objectif que se donne B.Obama est d’éliminer la menace terroriste que constitue l’Afghanistan (et non pas d’y installer un régime démocratique). Le retrait de ses troupes commencera en 2011, juste avant les élections.
- Un diagnostic qui sonne juste de la situation actuelle (le point de départ). L’Amérique ne s’est pas donné suffisamment de moyens pour combattre les Talibans (quand B.Obama est arrivé, il y avait 32.000 soldats américains contre 160.000 en Irak, au maximum).
- Pourquoi va-t-on atteindre l’objectif que l’on s’est donné ? 1) Plus de troupes pour combattre les « insurgés », et protéger « des centres de population clés », ce qui doit « aider à créer les conditions (…) de transfert de responsabilité aux Afghans ». 2) Assistance à des secteurs de l’économie qui « puisse avoir un impact immédiat sur la vie du peuple Afghan ». 3) Collaboration avec le Pakistan, chez qui la rébellion s’est installée.
Le discours semble ensuite vouloir aborder franchement les questions et inquiétudes. En particulier, il explique pourquoi l’Afghanistan ne sera pas le Vietnam, et il chiffre le coût de l’effort militaire. Ce discours paraît aussi vouloir répondre honnêtement aux critiques étrangères : les USA ont joué le premier rôle dans la sécurité mondiale depuis 60 ans, sans jamais chercher à le dominer, ce qui est exceptionnel ; on ne lui en a guère su gré ; il est vrai qu'il a commis quelques erreurs.
Il revient sur la stratégie de B.Obama : avant tout « reconstruire notre force ici », « parce que la nation que je suis le plus intéressé à construire est la nôtre ». Ce qui signifie réduire le prix de son engagement militaire étranger et donc le partager avec des « alliés et partenaires », d’où les efforts diplomatiques de M.Obama (qui sont donc avant tout destinés aux intérêts économiques des Américains).
Il conclut en rappelant que « quand cette guerre a commencé, nous étions unis », et qu'il aimerait que l’Amérique le soit à nouveau.
Qu’en penser ? Discours probablement intelligent, honnête et habile. Mais y a-t-il de quoi susciter l’enthousiasme des foules ? L’union sacrée qu’il appelle de ses vœux ? Le succès afghan est-il garanti ? La démonstration n’est pas très poussée. Peut-être suffit-il à B.Obama d’avoir atteint une conclusion qui le satisfait, il n’a pas besoin de la faire partager ? C'est vrai que, contrairement à mon parallèle avec la conduite du changement en entreprise, il n’a pas à convaincre son peuple pour obtenir ce qu’il veut. Un honnête discours pour quelqu’un qui n’a pas grand-chose à demander ?
jeudi 29 octobre 2009
Blair ou pas Blair
Quels critères de sélection pour le prochain président de l’Europe ? Un article reprend ce qu’on lit ça et là, mais légèrement différemment :
Tout d’abord, le premier titulaire du poste fera jurisprudence. Autant ne pas se tromper. Ensuite, il y a deux choix :
- Soit une star internationale, qui fera que la voix de l’Europe sera équivalente à celle de l’Amérique ou de la Chine. Ce qui signifie Tony Blair, faute de combattants.
- Soit un obscur, un homme de compromis permanents que demandent les processus emberlificotés et fragiles de l’Europe. (Il existe une autre définition, semble-t-il équivalente, de cette personne : quelqu’un qui ne fasse pas d’ombre aux autres chefs d’états, ce que des médiocres ne peuvent souffrir.)
Tony Blair a beaucoup contre lui. Outre qu’il appartient à un pays hostile à l’Europe, sa nomination à la tête de l’Europe serait vue comme une provocation par nombre d’Anglais (du type de celles qui déclenchent guerres et schismes) ; il a joué les va-t-en guerre d’Irak ; il n’a rien fait pour rattacher l’Angleterre à l’Europe, à un moment où c’aurait été favorable aux Britanniques (leur culture n’est plus aussi admirée aujourd’hui qu’avant crise) ; il ne comprend rien aux mécanismes subtils et compliqués de l’Europe.
Et moi ? Pas d’opinion tranchée. Et je ne suis pas sûr que les arguments dont il est question ici soient aussi indiscutables qu’on le dit.
- La jurisprudence sera-t-elle définitive ? Leur fondateur compte beaucoup, mais les organisations savent changer.
- L’Europe doit elle avoir une voix de star ? Notre fougue nous a joué de sales tours ; il est parfois judicieux d’avoir une attitude au monde modeste, qui sache opportunément exploiter les occasions que lui offre l’arrogance de contrées qui se croient des grandes puissances.
Compléments :
