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lundi 16 mai 2022

Armée européenne ?

L'Angleterre vole au secours de la Suède et de la Finlande. Ces pays veulent adhérer à l'OTAN. En attendant qu'ils y entrent, l'Angleterre leur offre la protection de son armée et de sa force nucléaire. 

La BBC se demandait ce qui se passerait en cas d'attaque russe impliquant des soldats anglais. 

(Bien sûr, les risques sont faibles, et le perfide M.Johnson a certainement saisi là une occasion de diviser son véritable ennemi : l'UE.) 

Depuis quelques temps, je me demande s'il n'y aurait pas intérêt à ce que nos troupes se trouvent sur le front russe. J'ai gardé de mon service militaire une image effrayante de la désorganisation de l'armée française. Avec mon mauvais esprit naturel, je crois que la situation n'a changé en rien. 

Etre au contact d'un ennemi aussi redoutable que le Russe, toujours prêt au mauvais coup, ne serait-il pas à la fois un grave danger, mais aussi, un entraînement salutaire pour notre armée ?

samedi 1 mai 2021

Vous avez dit putsch ?

Cette semaine, on a parlé d'un appel au "putsch" de quelques généraux retraités. Etrange histoire. 

Curieusement, lorsque l'on parle de FN, on pense que ses sympathisants sont des pauvres. Or, une partie de la haute société lui apporte son soutien, sans le dire, bien sûr, aussi fort que les généraux. Pourquoi le phénomène n'est-il pas mieux étudié ? 

Quant aux généraux, ils doivent faire sourire les pays étrangers. Avec une telle armée, ils n'ont rien à craindre. Ils nous rappellent, d'ailleurs, une étrange tradition française. Pour la gauche ou la droite, l'ennemi est à l'intérieur. D'où une succession de défaites humiliantes. Sans que l'on soit, apparemment, capable d'en tirer aucune leçon. 

jeudi 22 novembre 2018

Santé navale

J'ai appris, bien longtemps après sa mort, que mon père avait été reçu au concours de santé navale, probablement en 1945. Je n'imaginais pas mon père médecin. En revanche, il aimait la mer.

En lisant wikipedia, j'ai découvert que santé navale menait au moins aussi souvent aux colonies qu'à l'océan. La marine navale apportait la médecine moderne à l'empire français. C'était déjà les "French doctors". Mais sans prétention à la gloire. Ils ressemblaient, surtout, aux missionnaires. Gens de devoir et de dévouement. Cela aurait convenu à mon père.

samedi 30 septembre 2017

Joffre et Foch

Hasards de Wikipedia, je lis les fiches de Joffre et Foch. C'est très loin de ce que l'on m'a enseigné.

En dehors des erreurs propres à tout homme, ils semblaient l'un et l'autre avoir quarante ans de retard sur la réalité militaire de leur époque. Que la France ait résisté signifie peut-être que, en ces temps, le talent de l'état major comptait peu dans le résultat des opérations. Ce fut une sorte de guerre de siège.

Il se peut aussi que cet état major dépassé ait été renforcé dans ses certitudes par la victoire. Ce qui l'a mal préparé à la guerre suivante.

(Mon propre service militaire, en Allemagne, m'a montré une armée ridiculement dysfonctionnelle. Qu'en est-il de l'armée moderne ?)

lundi 8 juin 2015

Les satellites militaires américains dépendent de fusées russes

Problème aux USA. On n'a plus le droit d'y acheter des fusées russes. Elles sont fabriquées par un ami de M.Poutine. Il est sanctionné. Or, les satellites militaires américains en dépendent. (L'article du New York Times.) Apparemment, un lobbying efficace devrait permettre de lever l'interdiction. 
The Pentagon’s position, however, has powerful support from the nation’s intelligence chief and two of the most influential defense contractors, Boeing and Lockheed Martin. And it appears to be prevailing, even as the United States has imposed a raft of financial and travel sanctions against Russian officials, including those overseeing that country’s defense industry, in order to deter further aggression by Mr. Putin in Ukraine.
Exemple de la folie gestionnaire qui s'est emparée de l'entreprise ? Pour réduire ses coûts (et augmenter les dividendes de ses actionnaires), elle est prête à pactiser avec le diable ? Et peut-être bien, aussi, à perdre un savoir-faire critique ? 

mercredi 20 mai 2015

La politique guerrière de la France

J'entendais dire que les guerres de la France lui coûtent 1md par an. Aurait-on pu en faire l'économie ?
  • Doctrine Obama. Tout mais pas la guerre. Efficace ? M.Obama pourrait être en train de rééquilibrer les forces au Moyen-Orient, d'un côté les Chiites de l'autre les Sunnites. Les USA en arbitre. Pas très brillant pour le moment. Mais il part de loin. 
  • Doctrine Merkel. Solidarité européenne. Si l'on réduit les salaires, on doit aussi contribuer aux dépenses européennes collectives. L'Europe finance nos soldats. 
En tout cas, cela montre probablement que M.Hollande a des valeurs. La grandeur de la France ? Et peut-être aussi des hiérarchies de craintes : le terroriste est moins redoutable que l'Allemand ?

mercredi 11 juin 2014

L'armée marque contre Bercy

Apparemment, Bercy voulait saigner le budget de la défense. Cela a produit une révolte dit la Tribune. Tous unis. Généraux, industrie de l'armement, députés de tous bords, ministre. Le gouvernement a dû reculer.

Un classique du changement en France ? La réforme : l'attaque par coup bas ? Et la réaction : "la communauté délinquante", tous unis contre l'injustice ? Notre mode particulier de résistance au changement ?

mardi 18 février 2014

François Mitterrand, le guerrier

Je découvre, dans un texte de Louis Gautier, que François Mitterrand fut un guerrier. Des présidents de la 5ème République, "il est celui qui a le plus livré bataille". Il semble surtout avoir été l'auteur d'un changement majeur. Il a transformé l'identité et la mission de notre armée.

Les guerres mitterrandiennes ont été de deux types, opposés. L'un consistait, en quelque sorte, à défendre la grandeur de la France, en Afrique, "continuité et conservatisme". "La France ne serait plus tout à fait elle-même aux yeux du monde si elle refusait d'être présente en Afrique", dit Mitterrand. L'autre commence avec la Guerre du Golfe. Le pays va s'engager désormais dans le règlement des crises internationales. Le rôle et la mission de l'armée changent. On parle maintenant de "projection". Il faut changer les principes constitutifs de l'armée française. La France n'intervient plus seule. La conscription n'est plus de saison.

Mais il y a un fil commun entre les deux : la grandeur de la France (et sa place de président dans l'Histoire ?). François Mitterrand a pensé que la guerre et les forces armées étaient un facteur déterminant "pour la stature internationale de notre pays". Mais que leur mission était amenée à évoluer.

A cette vision peut-être discutable, François Mitterrand semble avoir apporté le talent d'un stratège avisé.
Mitterrand est tellement préoccupé par la dimension historique de ses actes, surtout quand il s’agit de l’usage de la force, qu’il se laisse parfois exagérément influencer par des impressions du passé ou l’écho futur espéré de ses décisions. Cela a parfois nuit à la lisibilité voire à l’efficacité immédiate de son action militaire. Mais cela a évité aussi de plus grands maux. Comme chef des armées, Mitterrand est tout sauf timoré mais il est le contraire d’un impulsif.

mercredi 5 juin 2013

De l'usage du sophisme pour réduire le budget de la défense ?

Article sur le livre blanc de la Défense. Si je comprends bien, le gouvernement a trouvé une façon élégante de faire des gains de productivité permettant de réduire le budget de la défense. Il a fait l’hypothèse de collaborations européennes.

Or, elles n’ont jamais fonctionné et ne fonctionneront probablement pas avant longtemps, si elles fonctionnent un jour. Et il le sait parfaitement bien. 

Pourquoi, alors, ne pas regarder la réalité en face ? Et demander aux gens compétents d’être intelligents. C’est-à-dire de concevoir une défense avec les moyens du pays, si possible en évitant de suivre les modes venues des USA, qui ont d’autres ressources que les nôtres. Après tout, les Talibans afghans arrivent bien à leur tenir tête, avec un armement modeste... Et il y a un précédent. Marcel Dassault a conçu de très bons avions avec très peu de moyens… 

Pourquoi achetons-nous des drones ?

L’armée achète ses drones aux USA alors que nous sommes particulièrement gâtés en termes d’industrie de la défense. Qu’est-ce qui a pêché ? La Tribune montre une grande confusion. L’Etat hésite beaucoup ; il cherche à faire travailler ensemble des gens qui ne s’entendent pas ; on veut faire des programmes européens, alors que les armées européennes n’ont pas les mêmes besoins…

Je n’y connais rien, mais plusieurs choses me frappent dans cette histoire.
  • Les drones sont des sortes de maquettes évoluées : un des architectes du programme américain a conçu  dans son garage des équipements à la fois efficaces et peu coûteux . Pourquoi personne n’a-t-il développé un programme sur fonds propres ?
  • Pour cette même raison, quelle était la logique de chercher à fusionner les projets de Dassault et d'EADS ? Pourquoi n’avoir pas fait jouer la concurrence ?
Et si nous étions victimes d’une sorte de ritualisme ? L’Etat, techniquement incompétent, ne rêve que de fusions industrielles glorieuses et de projets européens ; les industriels, techniquement compétents, ne savent qu’attendre les ordres de l’Etat pour mieux l’essorer ? 

dimanche 17 mars 2013

Guerre du Mali et stratégie française

Article sur la guerre du Mali. On y voit beaucoup de choses curieuses.
  • Tout d’abord que le problème du Mali résulte probablement d’une lutte d’intérêts au plus haut niveau. Et qu’il y a collusion entre les prétendus rebelles et certains prétendants au pouvoir.
  • Ensuite que la France, craignant que la zone ne devienne une poudrière, avait depuis longtemps décidé d’intervenir ; qu’elle était bien préparée ; et qu’elle a une connaissance remarquable de ce qui se passe sur le terrain. L’Amérique ne semble pas lui avoir facilité la tâche. Certainement parce qu’elle ne percevait pas une menace à ses propres intérêts. Peut-être aussi que sa stratégie de la soft power hypocrite est incompatible avec un type d’attaque frontal, qui désigne un « ennemi » et le frappe ? (Une démarche qui rappelle étrangement la France des colonies.)
  • Enfin, François Hollande paraît étonnamment déterminé dans cette affaire. (Infiniment plus que son prédécesseur.) Derrière son apparente nonchalance, croirait-il fermement à quelques principes ?

lundi 4 mars 2013

Clowns italiens et autres histoires

The Economist traite MM.Grillo et Berlusconi de « clowns ». Sans pour autant se montrer inquiet outre mesure, me semble-t-il. La BCE peut maintenir l’Europe à flots. Et M.Grillo n’est pas sans intérêts. Justement ceux qui l’ont fait élire. Il a capté un besoin de la nation (de toutes les nations ?). Un ras le bol des politiciens de carrière, qui ne suivent que leur intérêt. Ses députés devraient voter les lois au coup par coup, et non selon une stratégie prédéfinie. Il faut surtout relâcher l’austérité, pense The Economist. Reste à convaincre l’Allemagne.

L’Angleterre est dans la mélasse. Elle ne sait qu’importer. Sa devise n’a pas fini de sombrer. Le prix de sa dette va-t-il augmenter ? Non, ça va mal partout. En tout cas, peut-être son gouvernement devrait-il faire quelques investissements en infrastructures pour relancer ses affaires ? Dans la série « l’Angleterre aime l’Europe », The Economist est allé à la rencontre des fermiers anglais. Celui qui est interviewé révèle que sans la PAC, « il aurait gagné sa vie seulement durant 5 de ses 21 années de ferme ». On tolère que la France laisse aller son déficit un peu plus longtemps.

Aux USA l’impact du séquestre n’est pas encore clair. The Economist encourage le pays à exporter du gaz, pour se faire de l’argent. Mesure que bloquent les industriels, qui ont peur d’une augmentation des prix de l’énergie, et les écologistes anti-gaz de schiste.

Décidément, The Economist aime l’Afrique. Tout y va beaucoup mieux. Mais sa fortune est essentiellement une question de ressources naturelles. Elle sera durable si elle réussit un changement. Elle doit mettre à profit l’exode rural et une démographie galopante, et éviter qu'ils ne se transforment en une pauvreté explosive. The Economist encourage le continent à créer un marché commun.

La situation iraquienne est extrêmement confuse. Tensions dans tous les sens. Mais le pays semble résister. Quant au Hezbollah, la guerre civile syrienne le met dans une situation délicate. Comment soutenir son dictateur d'allié sans perdre sa légitimité de défenseur du faible ? Que va devenir l’Asie centrale après le départ américain ? Outre l’Afghanistan et le Pakistan, 5 ex républiques soviétiques sont fragiles. « La guerre, elle-même, est une partie du problème, la violence, l’extrémisme religieux et le trafic de drogue conduit par des seigneurs de guerre qui en ont résulté ne respectent pas les frontières ». La Chine pourrait être amenée à calmer une instabilité qui menace ses intérêts économiques.

Entreprises. Hypocrites ? Yahoo veut rapatrier ses employés à distance. Les réseaux sociaux, c’est très bien pour les autres ? En tout cas, il paraît que des études montrent que travailler à la maison améliore la productivité de l’entreprise. Les fonds d’investissement sont partis pour une bulle spéculative. Ils ont 1000 milliards à placer. Et, en plus, à un moment où les entreprises sont chères. L’industrie de la défense européenne devrait fusionner. Cela ferait énormément baisser le coût de sa production. D’autant que le budget européen est réduit de 200 à 170md. Mais, politiquement, c’est compliqué. Les projets communs vont donc se multiplier.
Comment faire qu’une entreprise soit gérée dans son intérêt ? Un actionnariat dilué n’est pas bon pour sa santé. L’actionnaire se vendant au plus offrant. Il n’y aurait peut-être pas de panacée, de structure éternelle. « Différentes sortes d’entreprises sont bonnes pour différentes choses. Les entreprises anglo-saxonnes sont bonnes pour prendre des décisions difficiles. Les entreprises continentales pour faire des investissements à long terme. Les partenariats sont bons pour susciter la loyauté (…) Il serait mieux que (les politiciens) encouragent la diversité, puisque des écosystèmes divers sont bien plus robustes. »
Éternelle question. La machine va-t-elle mettre l’homme au chômage ? On en parle beaucoup aux USA. Apparemment, la question serait mal posée. Un des principaux moteurs de la modification de l’emploi occidental, l’élimination des qualifications intermédiaires, était dû aux délocalisations. La main d’œuvre émergente ayant perdu ses bas salaires, les entreprises occidentales vont recommencer à employer leurs concitoyens et à investir pour les faire gagner en productivité.
Pourquoi les Américains ont-ils défait les Allemands. Ces derniers étaient supérieurs dans leur art de la guerre, en particulier dans leur « capacité de se relever d’un revers et de contre-attaquer ». C’est le complexe militaro industriel américain qui a gagné, et en particulier ses ingénieurs du BTP de marine. Ils ont bétonné sa marche vers la victoire. 

dimanche 27 janvier 2013

Mali : guerre système D ?

Apparemment, les Américains semblent dire que l’arrivée de l’Armée française au Mali était mal organisée.

Nouvelle manifestation de notre système D national ? On intervient dans l’urgence, et ensuite on improvise. Ça ne rate pas toujours. Et ça a l'avantage d'être rapide. Effet de surprise assuré. D’ailleurs, en ce qui concerne l’expérience de notre armée, elle se compte probablement en millénaire. Ce qui importe avant tout, il me semble, c’est sa motivation. 

mardi 22 janvier 2013

Outsourcing et systèmes éducatifs

Une mode de management de plus ? Les entreprises américaines rapatrient leurs emplois « low cost ». Les prix ont augmenté en Orient et baissé en Occident, et la main d’œuvre y est devenue flexible. Et il y a aussi les coûts de transport, et le fait que l’on redécouvre qu’il est utile que recherche et développement et production collaborent. Sans compter qu’en externalisant son savoir-faire, on l’apporte à ses concurrents. Finalement, tout bien calculé, il n’est pas certain que c’ait jamais été rentable. Mais, voilà, les entreprises bougent en troupeau. La nouvelle tendance est d’être proche des gros marchés. Les facteurs de succès pour une nation sont maintenant : « des compétences et un système de formation au meilleur niveau, ainsi qu’une main d’œuvre flexible et motivée, des groupements importants de sous-traitants et une réglementation intelligente ».

The Economist s’intéresse aussi (en conséquence ?) aux systèmes éducatifs. Facteurs de réussite ? La culture du pays, plus que le système éducatif lui-même ; l’importance que « l’histoire de la nation » donne à l’éducation ; chez les enfants, développer des qualités telles que « la capacité à rester concentré et à contrôler ses impulsions » ou « obstination et curiosité » plutôt que l’intelligence pure ; un environnement familial qui ne connaît ni maltraitance, ni dysfonctionnement ;  et enfin la qualité (et la motivation) des enseignants. (Des idées pour la France ?)

Décès de James Buchanan, un économiste qui s’était intéressé à la façon dont les Etats prennent des décisions. Et qui avait montré que les théories Keynésiennes les emmenaient sur la pente dangereuse de la dépense incontrôlée. Apparemment, il pensait qu’un pays pouvait résister à toutes les turpitudes politiques, pour autant que tout le monde croie aux principes de sa constitution. (Ce qui me semble avoir été aussi vu par Aristote.)

Pourquoi l’Angleterre a-t-elle adhéré à l’Europe ? Pour des raisons d’influence géopolitique, pas dans l’espoir de gains économiques. Les Eurosceptiques l’ont oublié.

En tout cas, la France s’est engagée au Mali dans une bien délicate aventure. Car le pays est un « chaos politique ». Cette guerre souligne aussi la faiblesse militaire européenne, à un moment où la rigueur frappe les budgets militaires et où les USA se retirent du monde.

(The Economist donne aussi des conseils à Barack Obama, mais je n'ai pas été convaincu de leur utilité.)

mercredi 13 juin 2012

Lybie : ratage ?

Milice, milice, milice. On ne parle que de milices en Lybie. Le pays semble proche de l’anarchie. (Le Figaro - International : Libye : les milices font régner leur désordre)

Je me demande si elle n’est pas un nouvel exemple de la longue série des changements ratés de Nicolas Sarkozy (cette fois-ci, il n’était pas seul) qui fournissent des exemples à mes cours, et me dépriment. Rien n’avait été prévu pour l’après guerre. Comment, d’ailleurs, aurait-il pu en être question ? Nos pays ne sont-ils pas en faillite ? 

samedi 9 juin 2012

La guerre : keynésianisme de droite ?

Curieux. Les dépenses de l’État américain ont beaucoup augmenté avec M.Reagan, pas du tout avec M.Obama. Cause : la guerre.

Les Républicains seraient des keynésiens qui ne diraient pas leur nom ? (Real Government Spending Per Capita - NYTimes.com)

samedi 12 mai 2012

La fièvre hexagonale, les grandes crises politiques 1871 – 1968

Livre de Michel Winock, Points histoire, 2009. Pourquoi la France est-elle une poudrière ?

Peut-être parce que nous sommes fondamentalement intolérants. Nous devons cela à notre passé catholique. Avec l’amour des principes absolus. Chez nous, il n’y a pas de place pour le compromis, celui qui ne pense pas comme nous doit disparaître.

Peut-être aussi parce que la logique de notre société est féodale, avec un État hyper puissant, mais sourd, dysfonctionnel parce que morcelé, et donc fragile, et une nuée de petits propriétaires qui oscillent entre une passivité bovine et la révolte.

Nos gouvernements tendent à exclure, voire à diaboliser, une partie de l’électorat. Ce phénomène, combiné à des dissensions internes qui les paralysent, conduit à des bouffées de colère qui prennent la forme de tentatives de coups d’État.
  • La Commune. La commune ressemble à un règlement de comptes, qui serait à la fois une guerre de religion et une sorte d’expiation de la défaite de 70 (comme en 1940 ?). Paris est évacué, puis ce qui reste de sa population est massacré. Début de notre tradition de l’affrontement sectaire ? À noter qu'un troisième parti, les radicaux,  a essayé de jouer les médiateurs entre les adversaires. Débarrassé de son aile gauche, il va désormais pouvoir dominer la politique française.
  • 16 mai 1877. 1877 semble être la réelle naissance de la 3ème République, et la défaite finale de la monarchie. Le 16 mai s’affrontent Mac Mahon, président de la République et orléaniste, et la chambre, de gauche. C’est elle qui gagne. La gauche aura une majorité durable. Mais, si ses partis  parviennent à s’allier pour gagner les élections, ils se haïssent trop pour pouvoir gouverner. Ce qui conduit à un régime faible, et à une droite qui se sent minorité opprimée, et qui est prête à tous les coups tordus.
  • Le Boulangisme. La République ayant fait des exclus, en 1887, ils vont tenter de se venger. Ils trouvent dans le général Boulanger le chef charismatique dont ils ont besoin. Mais il ne sera pas à la hauteur de l’événement. Début des mouvements de masse et populistes.
  • L’affaire Dreyfus. En France, il est normal d’être antisémite, mais pas de condamner un innocent. C’est peut être ce qu’il faut retenir de l’affaire Dreyfus. C’est aussi la naissance, et la première victoire, des « intellectuels ». Mais c’est certainement la droiture de quelques officiers de l’armée qui mérite d’être remarquée.
  • 6 février 34. Les forces coalisées d’une droite revancharde et du PC profitent de l’affaire Stavisky pour attaquer un gouvernement de gauche dysfonctionnel, mais soutenu par le peuple. Ça ne marche pas mais cela conduit à une forme de guerre civile larvée et suicidaire. La gauche prétextera d’une lutte contre le fascisme, qu’elle croit français, pour ne pas apporter les réformes nécessaires au gouvernement, et ignorer la montée du nazisme.
  • 10 juillet 40. Paul Reynaud aurait pu être l’homme de la situation. Mais il manque de souffle. Pétain et surtout Laval profitent de l’éternelle faiblesse du régime pour faire un coup d’État et imposer leur vision médiocre, et revancharde, du monde.
  • 13 mai 58. Guerre d’Algérie. Cette fois-ci l’armée se croit une mission, elle aussi a des comptes à régler. Le gouvernement en place, comme d’habitude, est trop divisé pour pouvoir réagir. De Gaulle arrive, transforme la constitution, et règle le problème, endémique, d'instabilité gouvernementale.
  • Mai 68. Mai 68 est l’histoire d’une sorte de baby boom étudiant mondial, mais qui, en France, va, en se heurtant à la rigidité de la société gaulliste, exploser.  

samedi 21 janvier 2012

Obama réorganise son armée

« Faire des trous dans la coque pour alléger le bateau », voici comment j’explique généralement la façon usuelle de mener le changement. Ce serait peut-être celle qu’utilise Obama pour réduire les coûts de son armée.

Il élimine les troupes stationnées en Europe, alors qu’elles ont un rôle décisif de coordination des armées amies – elles-mêmes critiques dans la réduction des coûts militaires américains. (The downgrading of Europe)

mercredi 26 octobre 2011

Science et manipulation

L’entreprise étudie ce que trahissent les mouvements de notre regard pour savoir quoi nous vendre, et comment nous le vendre.

Elle arrive aussi à mesurer nos changements de battements de cœur à ceux de la couleur de notre peau. (The all-telling eye)

Bref, notre subconscient est le champ de bataille des « marques ». 

lundi 18 juillet 2011

Avenir de l’aviation de combat

Fin de l’avion de combat ? Il coûte beaucoup plus cher qu’un drone, et la vulnérabilité des porte-avions fait que son rayon d’action est insuffisant. (The last manned fighter)