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dimanche 15 avril 2018

Syrie

Syrie, curieuse affaire. On y tue par centaines milliers. Mais lorsqu'il s'agit d'utiliser des gaz, le reste du monde s'indigne.

Quelle interprétation donner à ce paradoxe ? Ce qui compte avant tout est de se faire respecter. L'Occident a dit : pas de gaz. S'il ne réagit pas, il perd la face ?
Et, d'ailleurs, pourquoi le régime syrien utilise-t-il ce type d'arme ? Pour s'assurer que le reste du monde est bien vigilant ? Qu'il n'est pas possible de faire ce qu'il veut ?...

jeudi 17 août 2017

Demandeurs d'asile

Au premier trimestre, le nombre de demandeurs d'asile à l'Europe aurait beaucoup baissé par rapport à l'année précédente (47%). Pourquoi ? Principalement du fait d'une réduction importante du nombre de réfugiés syriens (ils seraient une vingtaine de milliers, en baisse de quatre-vingt dix mille). Rapport Eurostat.

J'entendais aussi dire que les Syriens quittaient les camps dans lesquels ils s'étaient réfugiés, pour revenir chez eux. Notamment à Alep. 

Leçon de démocratie ? La dictature n'est insupportable qu'à ceux qui ont tout ?

dimanche 5 avril 2015

Libérez les villes !

En dépit du progrès technique, la créativité est une affaire de troupeau. Plus du monde peut vivre dans une ville, plus cela profite à l’économie. Mais la réglementation a nombre d’effets pervers, notamment spéculatifs, qui empêchent les villes de se développer. Comme d’habitude, les pauvres en sont les premières victimes. « La part croissante du revenu national qui va vers les possesseurs de capital, plutôt que vers les travailleurs, est largement due à une augmentation des paiements aux  propriétaires de logements. » Les « zones économiques spéciales » sont à la mode. Malheureusement, elles donnent rarement les résultats attendus. Alors, on innove. Elles vont bientôt pouvoir faire leurs lois. (« Dumping social » : on n’a encore rien vu ?)

Les Hollandais ont le blues en dépit d’une économie, relativement florissante. Car, comme dans beaucoup d’autres pays, elle profite à peu de gens. Toute petite Bretagne ? Malgré une comptabilité créative, le budget de l’armée anglaise rétrécit rapidement, avec l’influence internationale du pays. Et curieusement, alors que « l’Europe s’est transformée en 40 ans, d’un club français protectionniste et illibéral, en un groupe favorable à la liberté des marchés et des échanges, plus anglo-saxon », grâce à l’action de l’Angleterre, M.Cameron veut la quitter. Le Nigéria élit un nouveau président, dans le calme. Mais, il va devoir compter avec une économie en mauvais état. Elle dépend d’un pétrole dont le prix baisse. Tout le reste est importé… Et si l’Iran devenait notre ami ? Sa production de pétrole a peu de chances de repartir rapidement, mais il a des gisements de gaz qui pourraient être utiles à des Européens en délicatesse avec M.Poutine. Plus inattendu. M.Assad est devenu fort dépendant des Iraniens, et de leurs alliés. Et ceux-ci veulent arrêter les frais. « « Nous allons nous débarrasser de M.Assad à un moment ou un autre », dit un dirigeant du Hezbollah, « je pense que l’Iran attend le bon moment ». » Le sud des USA est resté marqué par son passé confédéré. Par ailleurs, plus les armes tuent, plus les lobbys font voter aux élus des lois favorables aux armes. « L’Iowa envisage une loi qui permettrait aux enfants de moins de 14 ans d’utiliser des révolvers. » Contrairement à sa réputation, le Japon compte beaucoup de pauvres. (Seulement 5 pays de l’OCDE en ont une plus grande proportion.) Comme partout ailleurs, c’est une question de chômage et « d’emplois de mauvaise qualité ». En Grèce, le problème, ce sont les retraites. 17,5% du PIB. On arrête tôt le travail et on est très généreusement payé.

Microsoft a été le pionnier du cloud et du mobile. Mais a échoué pour avoir voulu protéger son monopole Windows. Il a appris de ses erreurs. Maintenant se pose une question : le monde dans lequel il entre est infiniment moins rentable que celui dont il vient... La production d’acier chinoise, qui avait atteint des sommets, entame un déclin. Des moments difficiles se préparent pour une industrie particulièrement peu efficace, qui va devoir se rationaliser ? Baisse des profits des entreprises américaines. Mauvaise nouvelle pour l’économie mondiale, dont les moteurs, Chine et USA, sont également en ralentissement ? L’art est un investissement. Mais il est hautement spéculatif. Alors, autant aimer ce que l’on achète. Car on risque d’avoir du mal à le vendre.

Une grossesse qui se déroule dans de mauvaises conditions (« infection, malnutrition, stress, pollution de l’air ») produit des hommes diminués. « Une théorie dit que l’adversité durant la grossesse met en marche des gènes qui prédisposent l’enfant à des maladies chroniques. » Aux USA, un organisme privé installe un système sophistiqué de surveillance des fonds marins. Mais sans avoir consulté les scientifiques et les pêcheurs. Cela aurait ralenti le projet. Maintenant on espère qu’il sera utile. 

dimanche 9 novembre 2014

Economie mondiale : en piqué, commandes bloquées ?

On ne peut même plus se réjouir du malheur des autres ! Il nous retombe immédiatement sur le nez.

Au cœur du problème se trouve l’illusion selon laquelle on peut gouverner le monde par la monnaie. La politique de création monétaire des banques centrales était supposée relancer l’inflation. Ce qui permettait d’éliminer les dettes. Résultat ? Baisse des obligations, augmentation corrélative des actions, baisse des taux de change, qui doit être compensée par une baisse de salaires… Bref, l’activité freine, les dettes augmentent, les riches s’enrichissent (ils possèdent les actions), et les pauvres (individus ou nations) coulent. Accélération de la déflation. Et maintenant, illustration :

En piqué
La politique monétaire du Japon a pour seul résultat la baisse de son taux de change. Il exporte sa déflation. Et ça ne lui profite même pas. Il ne fait que s’enfoncer. Et l’Irlande ?  L’Europe la veut succès de sa politique de rigueur. En fait, le peuple souffre. Et son embellie vient des exportations vers des pays en forme (USA et Angleterre). Elle pourrait être sans lendemain. Autre exemple. Alors qu’hier on nous donnait en modèle les BRICS, aujourd’hui ils sont au bord du gouffre. Ils n’avaient pas de moteur propre. Particulièrement la Russie et le Brésil. Il suffirait que les gestionnaires de fonds occidentaux prennent peur, pour que cela se termine en bain de sang.

Et maintenant, des individus. On découvre qu’aux USA, ce sont les 0,01% les plus riches qui se sont gigantesquement enrichis. L’effet est tellement disproportionné qu’il ne se sent pratiquement plus au niveau du 1% ! Et ces riches sont de plus en plus des rentiers.

Commandes bloquées
Quant aux pouvoirs, c’est la Bérézina. Elections américaines. Le pays a voté la paralysie de sa démocratie. S’il est ingouvernable, cela n’empêche pas ses dépenses de croître, et ses dettes de s’accumuler. Cela ne va pas mieux au Pakistan : pouvoir faible, état de chaos ? Ni en Espagne. Classe gouvernante corrompue jusqu’à la moelle. En Inde, on essaie de réformer un système de taxation incohérent, mais les résistances internes vident les réformes de leur substance. Les USA se barricadent contre le terrorisme canadien… En Syrie, la guerre contre l’Etat Islamique liquide les modérés. La Russie exproprie les entreprises occidentales, ce qui fait la fortune des oligarques. (L’obsession de M.Poutine du contrôle va-t-elle transformer le pays en Corée du nord ?) Allemagne. Anniversaire de 1989. Plutôt que d’une inégalité est / ouest, il faut parler de différences nationales : il y a désormais des Etats très pauvres et des Etats très riches. Ukraine. Les séparatistes ukrainiens doivent construire un Etat. Kiev leur a coupé les vivres. Il leur faut capturer des villes stratégiques. NSA. Les services secrets anglo-saxons désirent espionner Internet. Google et autres ne voudraient pas que ça se sache. Calme dans la tempête, la Chine veut installer son influence mondiale. Mais, dans le domaine automobile, sa politique de joint venture avec l’Ouest n’a pas fonctionné. Elle s’est endormie, alors qu’elle pensait lui piquer son savoir-faire.

Un autre jour au paradis
La Banque Mondiale change. Elle serait dirigée par un illuminé qui se prend pour superman, et restructure par oukase. Twitter, acteur de niche ? La qualité de l’eau devient un problème critique pour beaucoup de multinationales. Le cannabis est légalisé. Un cadre légal incohérent empêche le développement de grands monopoles. Pas pour longtemps. Et si les multinationales du tabac s’emparaient du marché ? Vive l'économie de marché !
Les enfants asiatiques sont devenus énormément myopes. Trop d’études et de jeux électroniques, et surtout pas assez de lumière.

dimanche 12 janvier 2014

Hollande, le Schröder français

Les vœux de M.Hollande ont enthousiasmé The Economist. A la surprise générale, ce fut un coming out libéral. Il est presque allé jusqu’à parler de paresseux qui abusent du système. Et il est prêt à « court-circuiter » les processus démocratique s’il le faut. Seule inquiétude, cependant, le passé de M.Hollande trahit une tendance à accoucher de décisions qui se paralysent par contradiction.

En fait, il n’y a peut-être pas beaucoup à faire pour améliore les affaires des Etats. Vendre ou mieux gérer leurs possessions. Il y a là une fortune (pour les seuls actifs non financiers : près de 80% du PIB pour la France, et 120% pour le Japon). Encore faudrait-il en avoir une comptabilité correcte.

L’Amérique va-t-elle connaître, enfin une forte croissance ? Tout ce qui semblait l’empêcher jusque-là a disparu. A moins que le pays ne soit entré dans une phase structurelle de stagnation. Sinon son humeur est à la réduction des inégalités. Mais elle ne devrait pas passer aux actes. Car ceux qui ont intérêt à cette réduction ne votent pas. L’Italie ressemble étrangement à la France de la IIIème République. Il n’y pas pire ennemi d’un dirigeant qu’un homme de son parti. L’intérêt du pays pèse peu par rapport aux ambitions personnelles. La Lettonie choisit un premier ministre de type Merkel. En Grèce, un risque en cache un autre. Economiquement, cela va mieux, « ce qui est inquiétant, c’est plutôt la montée d’extrémistes grecs appartenant à des variantes néo-nazies ou néo-staliniennes ». En Syrie, les excès d’une émanation d’Al Qaeda ont provoqué un sursaut du reste du pays. Du coup, le prestige de l’opposition respectable en est grandi, et la qualité de recours de M.Assad réduite. En Egypte, le mécontentement suscité par les manifestations continuelles des frères musulmans préparerait le terrain à un retour d’une dictature militaire. En Israël, M.Kerry aurait réussi l’impossible. Convaincre les politiques israéliens de la nécessité d’un Etat palestinien. Mais les Palestiniens préféreraient vivre au milieu des griefs qu’ils ont accumulés vis-à-vis des Israéliens. Par ailleurs, la question se pose à nouveau de savoir ce que cela signifie d’être Juif. Est-ce une question de gènes, ou de partage de valeurs communes ? En Iran, les sanctions internationales ont surtout affecté le petit peuple. L’argent étant réservé aux services de sécurité. La famille de M.Mandela se dispute la possession de sa marque.

Les dépenses en recherche médicale seraient en déclin. Evénement dont les « effets ne devraient pas se faire sentir avant quelques temps ». Automobile. Course à la taille. Ceux qui produisent beaucoup cherchent à éliminer les autres. Le marché semble douter des capacités de se renouveler d’IBM. Il se trouve qu’il vient d’annonce une unité d'avenir consacrée à un ordinateur programmable en langage naturel. Quant à Samsung, il produit tout ce qu’il faut pour équiper la maison électronique. La qualité allemande fait un malheur dans le domaine de l’armement. Difficulté du moment : vendre au marché en croissance des pays peu recommandables sans que cela se remarque trop. Le retour des nations ? Les grandes compagnies de navigation de croisière se font prendre des parts de marché par des spécialistes. Notamment des compagnies qui vendent des croisières monolingues. La Chine n’est plus le Farwest de la cosmétique. « A mesure que les coûts augmentent et la croissance faiblit, L’Oréal et Revlon ne seront probablement pas les derniers cosméticiens étrangers à reconsidérer leurs ambitions chinoises. » Et si le marché n’était pas le meilleur moyen d’allocation de ressources ? (comme on me l’a seriné à l’Insead). On trouve de nouveau des vertus aux conglomérats. La titrisation est de retour. Son objet est de transférer les dettes des entreprises des banques au marché. Un investisseur averti en valant deux on espère que les mêmes causes n'auront pas les mêmes effets. Finalement, les économistes ont changé de consensus. « Maintenant il n’est question que de Grande récession – et de la possibilité qu’un peu plus d’inflation puisse être utile. » 

dimanche 15 décembre 2013

2014 : rien ne va plus ?

En lisant The Economist, je me demandais si 2014 ne pouvait pas voir quelques bouleversements sérieux. Et si l’Inde élisait un homme dangereux ? « Un populiste avec un passé inquiétant et un bon bilan économique. » Le rodéo politique italien se poursuit. Je me demande s’il ne reproduit pas notre troisième République. En tout cas, on semble vouloir s’acheminer, comme chez nous, vers le bipartisme. (Ce qui me semble une idée antidémocratique.) Aux USA, Républicains et Démocrates se sont enfin entendus sur un budget fédéral. Apparemment en jouant sur les mots pour masquer leurs concessions réciproques. Le libéralisme allemand serait en berne, il ne correspond pas à une tradition du pays. Le président turc s’en prend aux forces religieuses modérées. L’Ukraine est toujours aussi incertaine, le peuple (une minorité occidentalisée ?) est dans la rue, mais, pour le reste, cela semble une bataille entre oligarques. Étrange Thaïlande : d’un côté, un parti, représentant le petit peuple, a le pouvoir de gagner les élections, d’un autre, l’opposition a la force de renverser le gouvernement. En Syrie, le démantèlement du stock d’armes chimiques serait un succès, mais la sortie des dites armes dépend de la capacité de M.Assad à dégager des routes, et à gagner des guerres… Finalement, Israël est « désorienté ». « les jeunes Israëliens ont oublié le projet commun des pionniers (…) idem pour les entrepreneurs qui ont fait des fortunes dans les glaces et l’électronique. » Le nouveau dictateur nord coréen fait regretter son père. 

Le peuple chinois ne veut pas des OGM, mais son gouvernement a décidé qu’ils étaient bons pour lui. Résultat de la crise ? Brutalement des négociations de libre échange se dégèlent. Le « Doha round » de l’OMC d’un côté (démarré en 2001), Europe Mercosur de l’autre. Curieusement, les entreprises utiliseraient un prix (coût) du carbone dans leurs calculs d’investissements. Et il serait beaucoup plus élevé que celui des marchés - qui, par ailleurs n'arrivent pas à se mettre en route. (L’entreprise meilleure pour notre santé que la démocratie ? Ou que le marché ?) Tom Enders veut faire d’EADS une entreprise normale, qui ne suit que son intérêt et pas celui des gouvernements qui l’ont financée. Et les dits gouvernements vont le laisser faire. Gaz de schiste et USA, phénomène curieux. Le pays n’est pas capable d’écouler le type de pétrole produit (le marché n’est pas équipé pour l’exploiter), du coup son prix baisse, ce qui menace sa production… Pourquoi les fusions et acquisitions échouent-elles ? Parce qu’elles échappent à la rationalité. Il faut gagner à tout prix.

Science. La nouvelle science de l’épigénétique montre que l’alimentation du père peut avoir une conséquence sur la constitution de l’enfant. Les journaux scientifiques appliquent d’autres critères de sélection que ceux de la qualité de la recherche. Mais, d’une manière générale, l’homme, qu’il soit ordinaire, scientifique ou autre, n’est pas rationnel, il tend à « interpréter les artefacts d’une certaine façon ». Et les requins pourraient savoir ce qu'ils font quand ils attaquent l'homme. 

dimanche 22 septembre 2013

Le retour du long terme ?

Et si le monde devait se donner des objectifs à longs termes ? se demande Jeffrey Sachs. (Eliminer la pauvreté, les émissions de CO2…) Et agir comme elle l’a fait avec la loi de Moore en électronique : éliminer les blocages qui se trouvent sur la route du dit objectif. (Bonne idée, je crois : cela nous sortirait de la malédiction du cours terme.)

The Economist semble penser que l’Ouest a traité la crise syrienne à la manière munichoise (je suis en désaccord). En tout cas, elle est utilisée par la Russie pour retrouver un rôle central dans la diplomatie mondiale. Et l’Iran fait de son mieux pour retrouver les bonnes grâces des USA.

L’Angleterre et les pays du nord montent un front anti-immigration. Pour le moment, l’UE ne les entend pas. L’immigration est un résultat de l’ouverture des marchés voulue par le nord, et elle permet aux pays du sud d’écouler leurs chômeurs, qui pour certains sont hautement qualifiés.
Débats budgétaires américains : les Républicains toujours aussi cons (traduction littérale de l'anglais).

« Quand une dette n’est-elle pas une dette ? » Quand elle concerne les retraites. Aujourd’hui, les engagements (colossaux) les concernant ne sont pas comptabilisées. Mais, cette dette se réduit beaucoup plus facilement que celle due aux marchés. Aux USA, la planche à billets n’est pas prête de s’arrêter. Elle n’a pas eu encore d’effets sur les pauvres. En attendant, elle enrichit les riches.

La valorisation des entreprises américaines est revenue au sommet mondial. Mais il suffirait à celles des autres pays d’un peu mieux comprendre ce qui plaît au marché pour s’y trouver aussi.
15% de riches, 85% de définitivement pauvres. Fin de l’ascenseur social. Le type d’emplois que fournit l’économie est inaccessible au gros de la population. (Travaux de Tyler Cowen.)
McKinsey aurait l’avenir pour lui. Car son métier est d’apporter un peu de réconfort à des PDG stressés. Que ses missions de conseil soient utiles est secondaire. Bombardier attaque Boeing et Airbus. Pas de danger immédiat. Ce n’est que le début de l’offensive. La place des voitures électriques est en ville. Bonne nouvelle pour Bolloré.

La guerre entre le Bengladesh et le Pakistan a donné lieu à un génocide. Nixon était au courant, mais n’a pas voulu intervenir. Les Pakistanais étaient ses amis. Les raids de l’aviation alliée sur les villes ennemies ont été aussi meurtriers qu’inefficaces (la production a augmenté) et coûteux (40% des budgets). Reste à savoir pourquoi on a persévéré dans l’erreur.

Sciences. Les animaux verraient la vie d’autant plus rapidement que la leur est courte. 

dimanche 15 septembre 2013

Poutine sauve Obama

M.Poutine sauve M.Obama
Pour redonner une place à son pays dans le monde, M.Poutine aurait sauvé la face de M.Obama (accessoirement de MM.Hollande et Cameron), en proposant une solution à la crise syrienne. Mais, la mise en œuvre du plan de M.Poutine paraît impossible. En ce qui concerne l’Europe, Mme Merkel est aimée de son peuple et haïe par le reste de l’Europe. Elle a une curieuse stratégie. Pour prendre des voix à ses adversaires elle leur emprunte leurs idées. Si bien qu’elle tend à faire une politique de gauche. Bizarrement aussi, The Economist reproche à M.Hollande ce qu’il apprécie chez Mme Merkel : dans le doute, il avance à petits pas. En Angleterre, M.Milliband est toujours aussi confus. Quant à l’UE « elle compte encore ». Par sa nature même, c'est un poids lourd de la politique internationale. Ses sanctions frappent, son opinion est respectée, on cherche son appui. Encore faudrait-il qu’elle parvienne à mobiliser cette force. Le problème de la Norvège est sa richesse. Qui vient du pétrole. Les salaires augmentent et son économie n’est plus concurrentielle. Et elle doit gérer un fonds de bientôt 1100md$, qui « possède en moyenne 2,5% de toutes les sociétés européennes cotées. »

L’entreprise américaine, combattante de la cause nationale
Les espions américains auraient infiltré Internet et les produits que vendent les entreprises de leur pays. Ce qui est ennuyeux. Les failles qu’ils ont installées un peu partout sont d’un grand intérêt pour les criminels. Surtout, cela jette un discrédit sur les entreprises américaines (« qui favorisent la dissémination de la culture et des valeurs américaines »). Peut-être serait-il sage de leur monter des concurrents ? L’Europe est maintenant en retard dans le domaine de la téléphonie mobile (4G). Ses entreprises n’ont pas les moyens d’investir dans de nouvelles technologies. Parmi les solutions envisagées : unifier le marché européen ; réduire la concurrence nationale (le contraire ce qu’a fait la France ?). Ce qui pourrait conduire à une forte augmentation des prix.

La croissance est bonne pour la biodiversité
The Economist conclut, ce qui ne surprendra personne, que la croissance est bonne pour la biodiversité. A condition, toutefois, qu’elle soit réglementée par les pouvoirs publics. A lire cet article, on peut se demander si la biodiversité n’est pas un concept de repus. Les pauvres et les nouveaux colonisateurs, qu’ils viennent de notre culture ou d’autres, et quelle que soit leur espèce, commencent par tout détruire sur leur passage. Puis la nature s’adapte, et un équilibre s’installe.

La France, éternelle perdante
Chronique d’un livre sur la peur de l’inflation en Allemagne. « Histoire d’une mauvaise gestion financière. » Qui vient de ce que « les vainqueurs (de la guerre de 14) ont écrit l’histoire et les conditions de la paix ». Un livre qui « fait attention de ne faire de reproche à personne – sinon peut-être aux Français ». Car s’il y a un vaincu de l’histoire, c’est bien la France. Autres livres, sur le cancer. « le cancer est une conséquence inévitable de la multicellularité. » Nos cellules doivent se multiplier jusqu’à un certain point. Malheureusement, le mécanisme de blocage s’use. La science n’a pas encore trouvé comment traiter la question. En attendant, le plus efficace est une bonne hygiène de vie. 

lundi 9 septembre 2013

Une France de croisés ?

Les opposants au mariage pour tous se sont reconvertis dans l’opposition à une intervention en Syrie, dit le Monde. Leur motivation serait la défense de la minorité chrétienne (orthodoxe), actuellement protégée par M.Assad. M.Poutine serait leur héros.

Ce qui est un peu étrange, historiquement parlant. En effet, les orthodoxes ont été traditionnellement les ennemis des catholiques romains. Et les derniers ont organisé des croisades spécifiquement contre les premiers. Les chevaliers teutoniques en furent les champions. Et ce sont probablement bien plus les croisades qui ont abattu Byzance, que les Ottomans. Or, Byzance c’était ce qui survivait de l’empire romain…

Apparemment, pour ces activistes, il y a deux types d’hommes. Les bons chrétiens et les autres, qui peuvent crever. Pour sauver les premiers ils sont prêts à pactiser avec M.Assad. Or, pour répondre au mécontentement de ses concitoyens, il a choisi la force. Non seulement ce choix a produit plus de cent mille morts, mais c’est aussi lui qui est à l’origine de la présence d’Al Qaeda dans ce conflit. Car, c’est lui qui a fait sortir ses membres de ses geôles. L’aide de la Russie et de l’Iran n’aurait-elle pas pu lui servir à autre chose qu’à acheter des armes ? D’autres pays ont connu des troubles, aucun ne les a réglés à la manière Assad. M.Assad ne commence-t-il pas à sentir un peu le soufre ?

Comment justifier cette position ?  Une frange de la population française se sent attaquée par les valeurs du libéralisme, anglo-saxon ? Un individualisme dont le cheval de Troie est une certaine idée des droits de l’homme (voir billet précédent) ? Certes. Mais cela n’excuse ni l’irresponsabilité, ni la lâcheté. 

dimanche 8 septembre 2013

La Syrie révèle les divisions occidentales

La Syrie divise. Aux USA et en Angleterre, elle révèle que la politique n’est plus une affaire de partis mais d’individus. Le cas le plus intéressant est l’anglais. M. Cameron pensait avoir un accord avec M.Miliband, mais ce dernier l’a trahi en dernière minute. D’où refus du parlement d’une intervention en Syrie. En fait, les Anglais approuveraient dans leur majorité une frappe des USA contre la Syrie. Mais ils ne tiennent pas à être mêlés à l'affaire. (Quant à M. Miliband il donne un bien triste spectacle : premier ministre désastreux en perspective ?) Aux USA, il semble que M.Obama rassemble autour de son projet d'intervention un morceau de son parti, et des Républicains. Quant à la France, elle est dans une situation déplaisante, d’autant que sa population est plutôt opposée à une frappe en Syrie. Curieusement, de bonnes nouvelles pourraient venir d’Iran. Le nouveau président doit réparer les relations de son pays avec l’Occident, s’il veut remettre son économie en marche. Et il n’a aucun intérêt à une dégradation de la situation syrienne. Des contacts seraient pris avec l’administration américaine.

Reste du monde. Election à Moscou. M. Poutine a sorti un opposant de ses geôles. Il veut donner à la dite élection un air démocratique. « Après le mouvement révolutionnaire égyptien, un Etat autoritaire reprend les pouvoirs qu’il a brièvement laissés au peuple », apparemment sans que cela émeuve ce peuple. Changement en Chine. M.Xi élimine une puissante faction d’ancien régime.

Economie. Le marché de l’énergie européen devrait être intégré, et posséder une stratégie commune (par exemple en mettant ses panneaux solaires en Espagne plutôt qu’en Allemagne). Cela ferait de grosses économies (65md par an). Mais cela entraîne des changements difficiles. Une fois de plus, « beaucoup va dépendre de l’Allemagne ». Aux USA, le bus a le vent en poupe. Faute d’un réseau de transport en commun moderne. Les USA et l’UE subventionnent leurs agriculteurs. Ils le font pour des raisons différentes. « Les contribuables européens paient souvent pour bloquer le marché (…) Les subventions américaines donnent aux agriculteurs un avantage sur le marché des matières premières. » La téléphonie mobile se simplifie. Vodafone et Verizon se séparent ; Microsoft achète les terminaux mobiles de Nokia ; l’UE serait partie pour une consolidation de ses « marchés fragmentés ». Certains analystes prévoient une « nouvelle récession mondiale avec des vagues de déflation allant vers l’Ouest, venant d’Asie, la Chine devant dévaluer du fait d’une perte continue de compétitivité », mais la faiblesse émergente fait baisser les prix des matières premières. C'est bon pour l'Ouest. Incertitude donc. Mais les marchés sont optimistes. Les gouvernements suisse et américain se sont mis d’accord pour que les banques suisses transmettent des informations sur les comptes des fraudeurs américains qu’elles abritent (et paient des amendes). Apparemment, ces informations permettraient de savoir vers quels autres paradis part l'argent de la fraude lorsqu'il quitte la Suisse. Ces paradis pourraient à leur tour subir le traitement suisse. Le fraudeur ne serait, alors, plus en sécurité nulle part. Changement chez les avionneurs. Hier les nouvelles compagnies des pays du Golf demandaient des longs courriers. Aujourd'hui, le marché va vers des moyens courriers (moteurs moins puissants, moins de carburant). Les constructeurs modifient leurs appareils.

Science. Ronald Coase, un économiste, est mort. Il avait montré « pourquoi les entreprises existent ». Qu’il puisse exister des entreprises a extraordinairement surpris les autres économistes. La sélection naturelle permet aux oiseaux de Tchernobyl de s’adapter à la perte de la vue. 

dimanche 1 septembre 2013

Calme avant la tempête syrienne ?

Nouvelles du monde. The Economist est favorable à une frappe de représailles en Syrie. Il remarque que, curieusement ?, les armes chimiques sont les seules à être uniformément bannies. Même Hitler n’a pas voulu les utiliser. Aux USA, les deux camps politiques semblent se satisfaire d’une guérilla fratricide. « M.Poutine a rempli le vide idéologique russe de nationalisme et d’anti-américanisme. » Et il essaie de se rapprocher de la Chine. Le Portugal croît, mais n’est pas tiré d’affaires. En Norvège, tout va bien, mais le pays est las de son gouvernement, de gauche. En France, M.Hollande travaille pendant les vacances. Fâcheux précédent ? Les banques chinoises sont gigantesques. Ce sont des bras armés de l’Etat. Mais, sous la pression des événements, concurrence et prêts douteux, elles devraient se transformer en banques normales. The Economist encourage, comme d’habitude, l’Europe à, enfin, se réformer, et à ne pas céder à ses vieux démons (particulièrement français). La politique monétaire américaine déstabilise les monnaies des pays émergents. Un peu de contrôle des capitaux ne peut pas faire de mal. Enfin, comment contrer la montée du fondamentalisme ? En encourageant un Islam équilibré.

L’entreprise en changement. Le traitement du cancer serait la prochaine vache à lait de l’industrie pharmaceutique. Les grands groupes achètent les petits laboratoires, chez qui se fait la recherche. Les entreprises qui ont fait leur fortune sur le PC ont raté le coche du mobile. Microsoft aurait peut-être réussi à prendre celui du cloud computing. Mais trop tard pour sauver son dirigeant. La France affronte Mercedes et l’Allemagne dans une guerre du liquide de refroidissement. L’Allemagne, militante écologiste par ailleurs, cherche à affaiblir les normes environnementales, qui sont défavorables à ses constructeurs. La France ne veut pas se laisser faire. Enfin, on redécouvre les vertus de l’Etat comme innovateur en première instance. Les accidents informatiques boursiers se multiplient. Les régulateurs américains cherchent à faire dévoiler par les banques les incidents qu’ont connus leurs systèmes d’information.

La Science. On a réussi à créer une forme de cerveau à partir de cellules souches. A l’usage de la recherche. Et la rareté (d’argent, de temps…) rendrait idiot. 

samedi 31 août 2013

Faut-il intervenir en Syrie ?

Que l’Occident peut-il apporter à la Syrie ? Encore plus de chaos ? Et même un chaos qui devient régional ? Mais The Economist a peut-être raison…

Quelques idées sur le sujet :
  • M.Assad défie les USA. Ils ne peuvent pas ne pas agir sans perdre la face.
  • Surtout, il me semble que c’est le moment d’affirmer quelque chose qui mériterait d’être une valeur de l’Occident. A savoir qu’un conflit ne se règle pas par la force, et la mort d’êtres humains, mais par la discussion. J’avoue être assez mal à l’aise avec une doctrine des droits de l’homme militante. Elle me semble n’être rien d’autre qu’une forme d’impérialisme culturel. En revanche, comme dans les théories de Richard Dawkins, je crois qu’il peut être bon de proposer quelques nouvelles idées à la sélection naturelle des idées mondiales, et de se battre pour elles. Si elles apportent quelque-chose à l’humanité, elle les retiendra. Mais, pousser cette idée signifie quelque-chose d’important pour l’Occident. Il doit acquérir un savoir faire nouveau. Devenir un donneur d’aide mondial. Une force capable d’amener des différends entre groupes sociaux à une issue pacifique. Union européenne et pas guerre d’Irak, en bref.
  • Une frappe forte en Syrie peut montrer à M.Assad que l’Occident ne le laissera pas gagner. Bien entendu, cela peut le pousser à la folie. Ce qui conduirait à une explosion locale. Mais, de toute manière, si le conflit s’éternise, c’est ce qui arrivera.  

lundi 12 août 2013

Chine et écologie, délocalisation indienne et la politique ne doit pas être laissée à l'homme d'affaires...

Une fois de plus la Chine change. Elle s’en prend à sa pollution. Ce n’est pas facile d’autant que pour la population cela demeure une préoccupation secondaire. Mais « ses leaders comprennent le défi du changement climatique mieux que leurs prédécesseurs et peut-être mieux que leurs équivalents internationaux. Ils sont bons pour passer à l’action dans les situations d'urgence. Parce que le pays arrive après les autres, il devrait pouvoir apprendre de leurs erreurs (…) La Chine a un marché intérieur énorme, des capitaux peu chers et des déserts ensoleillés et ventés, un environnement idéal pour bâtir un système qui n’émette pas de carbone. »

La fin des illusions ? « Plutôt que d’utiliser ses compétences d’homme d’affaires pour relancer l’économie italienne, M.Berlusconi a utilisé ses compétences politiques pour protéger ses intérêts d’homme d’affaires. » Faillite du partenariat public-privé. Partout dans le monde cela a été la même chose. On espérait qu’avec des hommes d’affaires au gouvernement, l’économie irait mieux qu’avec des hommes politiques. C’est le contraire qui s’est passé. Fin d’une ère en Israël ? L’armée de citoyens céderait la place à une armée de métier de haute technologie. Adaptation à la dislocation des pays voisins, mais aussi aux aspirations de la population. Barak Obama ferme ses ambassades au Moyen-Orient et en Afrique du nord. Contrairement à ce qu’il croyait, Al Qaeda n’est pas en recul. Au contraire, le chaos régional est favorable à son expansion. L’économie syrienne est en apnée. On se dirige vers une économie de subsistance dominée par des seigneurs de guerre. Fin d’une ère en Italie ? Berlusconi semble avoir été affecté par sa dernière condamnation. Il n'aurait pas de remplaçant à la tête de son parti. Avenir national incertain. (Recomposition de l’Italie politique en vue ?) En tout cas, l’Industrie italienne, jadis puissante, est dans un cercle vicieux. Plus ses entreprises se délocalisent, plus elles tendent à former des sous-traitants étrangers, plus le pays perd en compétence, plus le chômage monte, et plus le marché se rétrécit. La Grèce, le Portugal et l’Irlande vont avoir besoin de la solidarité de la zone euro. On attend l’élection de Mme Merkel pour le dire. « 52% des Anglais ont du mal à joindre les deux bouts. » En Angleterre, il y a de la place pour les gros salaires et pour les très bas. Les qualifications intermédiaires souffrent (apparemment 40% de la population). L’Etat aurait masqué le phénomène par le crédit d’impôt. Et cette population serait surendettée. (Miracle thatchérien ?) L’Inde étant un pays où apparemment rien n’est facile, les hommes d’affaires délocalisent ce qui est compliqué à réaliser ou mal fait en Inde vers d’autres pays (Doubaï, Singapour, l’Ile Maurice, le Sri Lanka, l’Angleterre et même la France).

Achat du Washington Post par Jeff Bezos. L’affaire pourrait réussir. Les journaux sont devenus très bon marché (un dixième de leur prix d'antan). Ils doivent réinventer leur modèle économique. Plus question de compter sur la publicité. Les revenus doivent venir des consommateurs. Et M.Bezos a montré qu’il savait les comprendre. Mais, pour qu’un journal comme le Washington Post continue à faire trembler les hommes politiques. Il doit attirer à lui un lectorat important. Il doit convenir à beaucoup de goûts.

Google Chrome a dépassé Explorer. Fin d'une ère ?

Start up. Une nouvelle activité voit le jour : les entreprises envisagent de monter des contre-attaques contre les pirates informatiques. Il y a aussi un marché de stimulation de l’intellect vieillissant inspiré par les dernières découvertes en neurosciences. Et on est maintenant capable d’utiliser du papier pour imprimer en 3D. Ce qui donne des résultats aussi durs que le bois.

La consommation de poisson explose. Elle est tirée par les pays émergents. Les quantités issues de la pêche sont constantes. La pisciculture est en plein développement.

Attention, l’inactivité est dangereuse. Pour bien se porter, il faudrait maintenir une activité de « basse intensité » (marcher, travailler debout, par exemple). Enfin, on étudie en laboratoire les mutations des virus. Cela permet de se préparer aux éventuels dangers que peuvent présenter leurs évolutions.  

lundi 29 juillet 2013

Globalisation acte 2 : la fin

Pays émergents : la fin du miracle. Ils ont profité d’un moment favorable. L’élite occidentale les a vus croître sans inquiétude. Et les chaînes d’approvisionnement ont rendu possible un développement explosif. On n’en connaît pas encore toutes les conséquences (écologiques, en particulier). Mais cet épisode a produit des effets pervers. Les émergents ont accumulé des dollars, ce qui a abaissé le prix de leurs exportations, et encouragé les émergés à vivre à crédit. Tout se termine avec un monde en déséquilibre, et en crise. Chacun se replie sur soi. Et les prochains pays émergents n’apportent pas assez de personnes pour alimenter un nouveau boom. The Economist aimerait que, cette fois, on évite un conflit.

La crise et ses remous :

La Belgique change de roi. Est-elle l’image de la zone euro ? « piégés dans un mariage royal arrangé. Ils continuent ensemble parce qu’ils n’osent pas y mettre un terme. » Le Moyen-Orient se transforme. « Le toujours puissant Etat égyptien avec l’appui nouveau de l’opinion publique et l’argent des pays du Golf, ennemis des frères musulmans, vont vraisemblablement contenir les islamistes, bien que, probablement, au prix d’une violence modérée. » « La Syrie en tant que pays a cessé d’exister. Différentes parties appliquent différentes lois, allant des anciennes lois nationales à la sharia ou à aucune loi. Les économies sont locales et dépendent de nouvelles affaires liées à la guerre. Différents drapeaux flottent sur les bâtiments administratifs – quand ils existent encore. » Détroit fait faillite. Symptôme d’un problème national. Les villes et les Etats ont promis des retraites et des régimes sociaux à leurs employés, dont ils n’ont jamais eu les moyens. Prévenir est trop compliqué. Seule la crise, une série de faillites, peut permettre de résoudre le problème. (L’ajustement porterait sur 2700md$ : quel va être l’impact de cet appauvrissement massif sur les USA ?) Les Républicains estiment que M.Obama a employé des moyens déloyaux pour se faire élire (n’auraient-ils pas fait de même ?), ce qui justifie qu’ils bloquent le fonctionnement du pays.

Imminente crise boursière ? Apparemment les bourses croient à une croissance qui ne va pas arriver. Elles sont surévaluées. Comme tout le monde, l’Australie a trouvé de nouvelles sources de gaz. Ce pourrait être une « bénédiction », mais le coût d’exploitation semble s’envoler… 

Presse. Les journaux anglais, malgré leurs énormes tirages, suivraient le chemin de ceux des autres nations. Baisse des ventes. Baisse des revenus publicitaires. Presse régionale en difficulté. Trop de titres nationaux. On tente de renforcer la place des abonnements et d’Internet. Mais, ce n’est pas assez.

Et tentatives pour réagir ?

Grande nouveauté. Fini l’obsession des coûts ? Les entreprises envisagent d’avoir une stratégie prix. Les fondateurs sont-ils de meilleurs dirigeants que les managers professionnels ? Pas toujours, mais généralement oui, surtout s’ils savent s’entourer. Et ils ont un avantage décisif lorsqu’il faut réussir des changements difficiles. 

Chasse aux paradis fiscaux. Tentative d’accord international. Les intérêts en jeu sont tellement importants qu’il y a peu de chances de succès immédiat. Mais The Economist est confiant sur le long terme. (La faiblesse de l’entreprise par rapport au gouvernement serait sont court-termisme ?) Les 9 plus grands assureurs attirent l’attention des régulateurs. Ils présenteraient, comme les banques, des risques systémiques. Non pour leur activité traditionnelle, mais pour leurs diversifications.

Science et culture (éternelles ?)

Notre sommeil serait affecté par la lune. Peut-être parce que nos ancêtres devaient avoir le sommeil léger lors des pleines lunes. Facile de nous implanter de faux souvenirs. Un des grands cataclysmes de notre histoire aurait été provoqué par une météorite volatilisant le pétrole et le gaz de l’écorce terrestre d’où nuage de méthane et effet de serre. Enfin, Kafka était « un individu névrosé, hypocondriaque, tatillon, complexe et sensible dans tous les domaines, et qui tournait toujours autour de lui-même, et faisait des problèmes d’absolument tout. (…) Kafka décrivait le monde comme il le voyait. Plein d’individus solitaires et persécutés, mais pas sans espoir. »

lundi 27 mai 2013

La Birmanie s'ouvre au monde, et l'Europe est toujours aussi désespérante

The Economist encourage M.Obama à réformer ses régimes sociaux. Il propose des mesures qui dépassent mon entendement limité. Mais il me semble qu’il sera difficile de réformer à un moment où les finances des USA semblent s’améliorer miraculeusement.

En Europe, comme d’habitude, tout va mal. L’Espagne est dans une mauvaise passe. Elle a pourtant réformé ferme et l’électorat se laisse faire. Elle commence même à attirer les entreprises d’autres nations de l’UE. Mais elle dépend de ses exportations dont deux tiers vont vers une euro-zone en pleine dépression. The Economist voudrait plus de réformes. Mais cela va être difficile à avaler. The Economist a enfin compris la ligne directrice de M.Hollande : l’ambiguïté. (Il ne lui reste plus qu’à lire Hannah Arendt.) En tout cas, le journal est inquiet pour la France qui « pourrait couler l’Europe ». L’Europe, aurait, comme l'Espagne, besoin de réformes, mais « les gouvernements ont dépensé tellement de capital politique à promouvoir l’austérité, qu’ils pourraient être trop affaiblis pour libéraliser leurs économies ». « L’infortuné » M.Hollande a peut être raison : « il serait erroné de penser que l’euro peut survivre sans un plus important partage de risques ». Mais l’opinion de la France ne pèse pas lourd, ces temps-ci.

L’économie anglaise irait apparemment un petit peu mieux. Ce qui permettrait de réutiliser la planche à billets sans effet adverse.

La Birmanie s’ouvre brutalement au monde, après un demi-siècle d’isolement. C’est un (des rares) succès pour la politique asiatique de M.Obama. Le pays pourrait profiter d’une situation géostratégique exceptionnelle (entre l’Inde et la Chine, notamment). Mais il est constitué d’une multitude d’ethnies. Ce qui le rend extrêmement fragile. Cela explique peut-être l’importance que l’armée a joué dans son gouvernement. Elle était nécessaire pour le conserver en une seule pièce. On se prépare à négocier avec M.Assad. Car on a peur que les islamistes profitent de sa chute. Mais l’armée de M.Assad ayant l’avantage, il n’a pas grand intérêt à lâcher quoi que ce soit. Ce qui inciterait l’Angleterre et la France à donner des armes à ses opposants. L’Amérique chercherait, elle, à gagner du temps. « Mais pour quoi ? »

Les grandes entreprises vont-elles payer plus d’impôts ? On en parle beaucoup, les « entreprises américaines ont amassé de l’ordre de 1900 md$ à l’étranger, protégés du percepteur américain »,  mais il y a peu de chances que cela se fasse. Les intérêts de pays comme la Grande Bretagne, l’Irlande ou le Luxembourg s’y opposent. Yahoo achète 1,1md$ Tumblr, qui gagne 13m$. Ce type d’acquisitions devrait se multiplier : « les géants du Web nagent dans l’argent ». C’est aussi le cas dans d’autres secteurs. Et c’est pour cela que les fonds d’investissement « activistes », se préparent à lancer l’assaut.

Il n’y a pas que les Chinois qui utilisent Internet pour l’espionnage industriel. L’Inde, et bien d’autres, s’y mettent. Pour vendre des armes, il faut proposer à l’acheteur des projets qui aident son économie. Curieusement, ce serait une forme de subvention déguisée à certains secteurs du pays acheteur que le dit pays paierait au prix fort. La pratique aurait son origine aux USA. « Ils avaient forcé l'Allemagne à acheter des armes américaines pour compenser le coût du stationnement de troupes en Europe ». Elle aurait de beaux jours devant elles. En effet, les industries de l’armement de l’UE et des USA ont besoin de nouveaux marchés.

Il semble que l’on puisse corréler les mots que nous employons avec les caractéristiques de notre comportement. Une bonne nouvelle pour le marketing. Ces temps-ci la recherche découvre que l’être est un écosystème. Dans cet épisode on apprend que certains virus peuvent constituer une sorte de système immunitaire. 

mercredi 22 mai 2013

Comment sortir du chaos syrien ?

Un ami libanais commente mon dernier billet sur la Syrie :
Quant à la Syrie, n’oublie pas que la Syrie est le théâtre des conflits des autres – je pense aux conflits suivants : conflit Russie-USA, conflit Sunnite – Chiite, conflit régional entre Iran, Egypte-Arabie-saoudite & Turquie pour le contrôle de cette région, conflit économique dans cette région avec une nouvelle apparition de champs de gaz dans le large du Liban, conflit avec Israël, etc.
Un article ajoute à cela qu’il faut aussi envisager les conséquences du conflit. La minorité sunnite irakienne a été gagnée par la fièvre syrienne : l’Irak est aussi menacé de chaos.

Comment éviter que le Moyen-Orient ne devienne un champ de bataille ? Le même article semble penser que son problème vient de la solution qu’il a adoptée : le conflit. Et si, au lieu de jouer à dent pour dent, on essayait de discuter ? Peut-être que cela sortirait l’Iran, par exemple, d’une spirale de radicalisation ? 

jeudi 16 mai 2013

Impasse en Syrie ?

Le régime Assad a joué à diviser pour régner, et à terroriser. Mais, cette fois-ci « la population sunnite (a) simplement arrêté d’avoir peur ». Et le conflit est devenu confessionnel. Et les thèses sunnites rejoignant celles d’Al Qaïda. Nouvel épisode de l’affrontement entre les empires ottoman (turc) et safavide (iranien), mais aussi de la guerre froide, avec Américains et alliés d’un côté et Russes et alliés, de l’autre. « Bientôt (le conflit) sera allé bien trop loin pour que l’un ou l’autre camp puisse revendiquer la victoire. » Si je comprends bien.

Mais serait-ce bon pour la Syrie qu’il y ait un vainqueur ? L’Europe ne devrait-elle pas se préoccuper d’un chaos à ses portes ? Mais, après les désastres irakiens, afghans et libyens, quelle solution adopter ? A moins que la crise mondiale ne soit un des catalyseurs de l’affrontement ? Si elle se résolvait, les forces belligérantes seraient-elles affaiblies ? 

lundi 6 mai 2013

Rêve en Chine et déprime ailleurs

Le nouveau gouvernement chinois parle de « rêve chinois ». Pas moyen de savoir ce qu’il sous entend par là. (Mais peut-être est-ce un reflet du « rêve américain » ? Celui de la Chine étant de redonner la place qu’elle mérite à sa culture, plutôt qu’une bagnole à chaque citoyen, comme aux USA.) Mme Merkel et M.Hollande ne s’aiment pas trop. Mais ça ne change rien, ils sont condamnés à s’entendre. L’Islande change de gouvernement. Ce n’est apparemment pas une question de programme. Juste un usage de crise. L’humeur de l’UE n’est plus à la rigueur. The Economist l’encourage à continuer son effort de libéralisation, cependant. Et la zone euro est de nouveau menacée. Ce coup-ci ce sont les banques espagnoles et italiennes qui ne prêtent pas à leurs PME. Scénario habituel : elles pourraient entraîner leurs pays et la zone euro dans leur chute. La Grèce, après avoir réduit de 20% son PIB, pourrait repartir. Mais son moral est si bas que l’on peut en douter (60% des jeunes sont au chômage). En France, M.Hollande se montre amical vis-à-vis de l’entrepreneur : baisse des taxes sur les plus-values de cession. L’Angleterre est soulagée : le gouvernement français demande des économies à son armée, mais ne renonce pas à son rôle mondial. D’autant qu’il faudra faire sans les USA. Et, effectivement, M.Obama n’intervient pas en Syrie, alors qu’il le devrait. (Curieusement, l’article n’envisage pas les conséquences d’une telle intervention.) D'ailleurs, la Syrie, facilement accessible, est devenue la destination préférée du tourisme terroriste, actuellement en plein boom. L'Angleterre est inquiète : que feront ceux de ses nationaux qui font la guerre en Syrie, lorsqu'ils reviendront à la maison ?

Djibouti semble béni des dieux. Le trafic de son port ne fait qu’augmenter. C’est le point de passage obligé de l’approvisionnement de l’Ethiopie, arrêt pratique pour les cargos naviguant entre l’Europe et l’Asie et toutes les grandes armées mondiales y sont installées. Mais sa population n’a pas accès à ces revenus. Elle est la « plus pauvre d’Afrique ». À Ho Chi Minh Ville, menacée par la montée des eaux, les autorités locales préfèrent un projet hasardeux de digues à 2,6md$ plutôt qu’un, plus efficace, à 1,4m$ ! Question d'intérêt. Au Bangladesh, un immeuble s’est effondré sur des ouvriers du textile. Ce qui obéit à une logique certaine. Main d’œuvre excessivement bon marché, pas de droit de l’environnement, et boom de la demande suscitée par une ouverture des marchés de l’UE. Dans ces conditions, il faut produire à tous prix.

Défaillance du marché. Les compagnies pétrolières sont évaluées en fonction de leurs réserves. Or, si l’on veut limiter le réchauffement climatique, une partie de ces réserves ne pourra pas être exploitée. Le gouvernement américain demande au commerce en ligne de collecter la TVA. Ce qui pourrait être bénéfique pour Amazon qui, jusque-là, plaçait ses entrepôts dans les zones hors taxes. La société va optimiser sa logistique, multiplier ses dépôts et acquérir une flotte de camions. Avantage concurrentiel important : apparemment pouvoir disposer immédiatement de ses acquisitions compte beaucoup pour le consommateur américain. (Ce qui explique pourquoi Amazon France insiste autant sur la livraison dans la journée ?) Pourquoi les banquiers anglo-saxons ne sont pas en prison ? Parce que l’incompétence n’est pas un crime. En Allemagne, en revanche, on ne transige pas avec la confiance.

On est parvenu à faire voler des robots-insectes. Mais il leur manque encore une alimentation autonome. La pollinisation pourrait être un de leurs emplois ! L’Amérique veut replanter ses forêts de châtaigniers génétiquement modifiés. Les anciennes populations de ces arbres ont été victimes de maladies. 

jeudi 7 mars 2013

Logique de l'appui russe à la Syrie

Pourquoi les Russes appuient-ils Assad ? Souvenir de l'URSS ou intérêts économiques. Voici ce que j'avais entendu jusque-là. France Culture, ce matin, avait un autre avis : la Russie se sent proche des chrétiens orthodoxes syriens et a peur que l'émergence d'une forme de fondamentalisme islamique ne gagne ses propres populations.

La vie ne serait-elle pas plus simple si l'on expliquait clairement les raisons de ses actes ?

lundi 25 février 2013

Chaos au Moyen-Orient, paix en Europe, Chine en guerre, et reflux de l’individualisme ?

Politique. The Economist aimerait que M.Obama s’intéresse enfin à la Syrie. Somalie, en puissance, elle se transforme en chaos. Tout le monde se bat avec tout le monde, y compris entre opposants. Le terreau et fertile pour le Jihadisme. Demain, une guerre qui s’étend au Liban, à Israël, à l’Iraq, à la Jordanie… ?
Chypre subit une crise de la dette. Mais elle serait peut-être riche en pétrole. Cela pourrait lui permettre de payer ses dettes. Mais transporter le pétrole est compliqué et demande des investissements coûteux. Et si le plus simple était de passer par la Turquie ? Et s’il y avait là une raison de se réconcilier, pour les populations de l’Ile ? Quant à la Turquie, l’Europe semble d’un seul coup la trouver sympathique. Et si Kurdes et Turcs se réconciliaient pour devenir Européens ?
Quant à la Chine, son armée aurait organisé des bataillons de pirates informatiques qui alimentent son industrie avec le savoir-faire occidental. Politique d’intérêt national.

L’Europe veut taxer les transactions financières. The Economist n’est pas d’accord. Idem pour les bonus des banquiers : ils vont augmenter leurs salaires ! En revanche, l’Europe serait favorable aux intérêts du Whisky écossais. Elle le protège, abat les barrières douanières à l’étranger, et lui ouvre les marchés européens (La France est le plus gros consommateur mondial).

Vers une nouvelle vague de fusions / acquisitions ? « Beaucoup de patrons s’attendent maintenant à une faible croissance des pays développés. Ils pensent qu’ils ont tiré tout ce qui était possible des réductions de coûts. Une grosse acquisition est le meilleur moyen d’améliorer les affaires, pensent certains. » The Economist rappelle « les études biannuelles de KPMG n’ont jamais trouvé plus de 34% d’acquisitions rentables ».

Santé publique. Certains Etats américains légalisent la drogue. Cela permet de contrôler sa consommation. C’est l’occasion d’une expérimentation. (Une bonne idée pour réduire les déficits du pays ?) L’activité spatiale de la NASA ne sert plus à rien, sinon à engraisser quelques lobbies industriels. Et si on lui avait trouvé une activité honnête : surveiller et détruire les météorites qui nous menacent ?
Dans la rubrique, l’individualisme d’antan a du plomb dans l’aile, on essaie de modéliser la façon dont « les sociétés changent leur esprit collectif ». Pour cela, on veut utiliser le « big data » craché de toutes parts. On découvre aussi les bénéfices des virus et que « beaucoup de créatures (y compris les humains) ne sont pas auto-suffisantes mais dépendent de la symbiose ». En équipant les plantes de certains virus, on pourrait leur donner des propriétés utiles (par exemple résistance à la sécheresse).