Syrie, curieuse affaire. On y tue par centaines milliers. Mais lorsqu'il s'agit d'utiliser des gaz, le reste du monde s'indigne.
Quelle interprétation donner à ce paradoxe ? Ce qui compte avant tout est de se faire respecter. L'Occident a dit : pas de gaz. S'il ne réagit pas, il perd la face ?
Et, d'ailleurs, pourquoi le régime syrien utilise-t-il ce type d'arme ? Pour s'assurer que le reste du monde est bien vigilant ? Qu'il n'est pas possible de faire ce qu'il veut ?...
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dimanche 15 avril 2018
jeudi 17 août 2017
Demandeurs d'asile
Au premier trimestre, le nombre de demandeurs d'asile à l'Europe aurait beaucoup baissé par rapport à l'année précédente (47%). Pourquoi ? Principalement du fait d'une réduction importante du nombre de réfugiés syriens (ils seraient une vingtaine de milliers, en baisse de quatre-vingt dix mille). Rapport Eurostat.
J'entendais aussi dire que les Syriens quittaient les camps dans lesquels ils s'étaient réfugiés, pour revenir chez eux. Notamment à Alep.
Leçon de démocratie ? La dictature n'est insupportable qu'à ceux qui ont tout ?
dimanche 5 avril 2015
Libérez les villes !
En dépit du progrès technique, la créativité est une affaire de troupeau. Plus du monde peut
vivre dans une ville, plus cela profite à l’économie. Mais la réglementation a
nombre d’effets pervers, notamment spéculatifs, qui empêchent les villes de se
développer. Comme d’habitude, les pauvres en sont les premières victimes. « La part croissante du revenu national qui va
vers les possesseurs de capital, plutôt que vers les travailleurs, est
largement due à une augmentation des paiements aux propriétaires de logements. » Les « zones
économiques spéciales » sont à la mode. Malheureusement, elles donnent
rarement les résultats attendus. Alors, on innove. Elles vont
bientôt pouvoir faire leurs lois. (« Dumping social » : on n’a
encore rien vu ?)
Les Hollandais ont le
blues en dépit d’une économie, relativement florissante. Car, comme dans
beaucoup d’autres pays, elle profite à peu de gens. Toute petite Bretagne ? Malgré une comptabilité créative, le budget
de l’armée anglaise rétrécit rapidement, avec l’influence internationale du
pays. Et curieusement, alors que « l’Europe
s’est transformée en 40 ans, d’un club français protectionniste et illibéral,
en un groupe favorable à la liberté des marchés et des échanges, plus
anglo-saxon », grâce à l’action de l’Angleterre, M.Cameron veut la
quitter. Le Nigéria élit un nouveau
président, dans le calme. Mais, il va devoir compter avec une économie en
mauvais état. Elle dépend d’un pétrole dont le prix baisse. Tout le reste est
importé… Et si l’Iran devenait notre ami ?
Sa production de pétrole a peu de chances de repartir rapidement, mais il a des
gisements de gaz qui pourraient être utiles à des Européens en délicatesse avec
M.Poutine. Plus inattendu. M.Assad est devenu fort dépendant des
Iraniens, et de leurs alliés. Et ceux-ci veulent arrêter les frais. « « Nous allons nous débarrasser de
M.Assad à un moment ou un autre », dit un dirigeant du Hezbollah, « je
pense que l’Iran attend le bon moment ». » Le sud des USA est
resté marqué par son passé confédéré. Par ailleurs, plus les armes tuent, plus
les lobbys font voter aux élus des lois favorables aux armes. « L’Iowa envisage une loi qui permettrait aux
enfants de moins de 14 ans d’utiliser des révolvers. » Contrairement à
sa réputation, le Japon compte beaucoup de pauvres. (Seulement 5
pays de l’OCDE en ont une plus grande proportion.) Comme partout
ailleurs, c’est une question de chômage et « d’emplois de mauvaise qualité ».
En Grèce, le problème, ce sont les retraites. 17,5% du PIB. On arrête tôt le travail et on
est très généreusement payé.
Microsoft a été le pionnier du cloud et du mobile. Mais a échoué pour avoir voulu protéger son monopole Windows. Il a appris de ses erreurs. Maintenant se pose une question : le monde dans lequel il entre est infiniment moins rentable que celui dont il vient... La production d’acier chinoise, qui avait atteint des sommets, entame un déclin. Des moments difficiles se préparent pour une industrie particulièrement peu efficace, qui va devoir se rationaliser ? Baisse des profits des entreprises américaines. Mauvaise nouvelle pour l’économie mondiale, dont les moteurs, Chine et USA, sont également en ralentissement ? L’art est un investissement. Mais il est hautement spéculatif. Alors, autant aimer ce que l’on achète. Car on risque d’avoir du mal à le vendre.
Une grossesse qui se déroule dans de mauvaises conditions (« infection, malnutrition, stress, pollution
de l’air ») produit des hommes diminués. « Une théorie dit que l’adversité durant la grossesse met en marche des
gènes qui prédisposent l’enfant à des maladies chroniques. » Aux USA, un organisme privé installe un système sophistiqué de surveillance
des fonds marins. Mais sans avoir consulté les scientifiques et les pêcheurs.
Cela aurait ralenti le projet. Maintenant on espère qu’il sera utile.
dimanche 9 novembre 2014
Economie mondiale : en piqué, commandes bloquées ?
On ne peut même plus se réjouir du malheur des autres ! Il nous retombe immédiatement sur le nez.
Au cœur du problème se trouve l’illusion selon laquelle on peut gouverner le monde par la monnaie. La politique de création monétaire des
banques centrales était supposée relancer l’inflation. Ce qui permettait d’éliminer
les dettes. Résultat ? Baisse des obligations, augmentation
corrélative des actions, baisse des taux de change, qui doit être
compensée par une baisse de salaires… Bref, l’activité freine, les dettes
augmentent, les riches s’enrichissent (ils possèdent les actions), et les pauvres (individus ou
nations) coulent. Accélération de la déflation. Et maintenant, illustration :
En piqué
La politique monétaire du Japon a pour seul résultat la baisse de son taux de change. Il
exporte sa déflation. Et ça ne lui profite même pas. Il ne fait
que s’enfoncer. Et l’Irlande ? L’Europe la veut succès de sa politique de
rigueur. En fait, le peuple souffre. Et son embellie vient des exportations
vers des pays en forme (USA et Angleterre). Elle pourrait être sans lendemain. Autre
exemple. Alors qu’hier on nous donnait en modèle les BRICS, aujourd’hui ils
sont au bord du gouffre. Ils n’avaient pas de moteur propre. Particulièrement
la Russie et le Brésil. Il suffirait que les gestionnaires de fonds occidentaux
prennent peur, pour que cela se termine en bain de sang.
Et maintenant, des individus. On découvre qu’aux USA, ce
sont les 0,01% les plus riches qui se sont gigantesquement enrichis. L’effet
est tellement disproportionné qu’il ne se sent pratiquement plus au niveau du
1% ! Et ces riches sont de plus en plus des rentiers.
Commandes bloquées
Quant aux pouvoirs, c’est la Bérézina. Elections américaines. Le pays a voté la paralysie de sa
démocratie. S’il est ingouvernable, cela n’empêche pas ses dépenses de croître,
et ses dettes de s’accumuler. Cela ne va pas mieux au Pakistan : pouvoir faible, état de chaos ? Ni en Espagne.
Classe gouvernante corrompue jusqu’à la moelle. En Inde, on essaie de réformer un système de taxation incohérent, mais
les résistances internes vident les réformes de leur substance. Les USA se barricadent contre le
terrorisme canadien… En Syrie, la guerre contre l’Etat Islamique liquide les
modérés. La Russie exproprie les entreprises occidentales, ce qui fait la
fortune des oligarques. (L’obsession de M.Poutine du contrôle va-t-elle
transformer le pays en Corée du nord ?) Allemagne. Anniversaire de 1989. Plutôt
que d’une inégalité est / ouest, il faut parler de différences nationales :
il y a désormais des Etats très pauvres et des Etats très riches. Ukraine. Les séparatistes ukrainiens doivent construire un Etat.
Kiev leur a coupé les vivres. Il leur faut capturer des villes stratégiques. NSA. Les services secrets anglo-saxons désirent
espionner Internet. Google et autres ne voudraient pas que ça se sache. Calme
dans la tempête, la Chine veut
installer son influence mondiale. Mais, dans le domaine automobile, sa
politique de joint venture avec l’Ouest n’a pas fonctionné. Elle s’est
endormie, alors qu’elle pensait lui piquer son savoir-faire.
Un autre jour au
paradis
La Banque Mondiale
change. Elle serait dirigée par un illuminé qui se prend pour superman, et
restructure par oukase. Twitter,
acteur de niche ? La qualité de l’eau devient un problème critique pour
beaucoup de multinationales. Le cannabis
est légalisé. Un cadre légal incohérent empêche le développement de grands
monopoles. Pas pour longtemps. Et si les multinationales du tabac s’emparaient du marché ? Vive l'économie de marché !
Les enfants asiatiques sont devenus énormément myopes. Trop
d’études et de jeux électroniques, et surtout pas assez de lumière.
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dimanche 12 janvier 2014
Hollande, le Schröder français
Les vœux de
M.Hollande ont enthousiasmé The Economist. A la surprise générale, ce fut un coming out libéral. Il est presque allé jusqu’à parler de
paresseux qui abusent du système. Et il est prêt à « court-circuiter » les processus démocratique s’il le faut. Seule
inquiétude, cependant, le passé de M.Hollande trahit une tendance à accoucher
de décisions qui se paralysent par contradiction.
En fait, il n’y a peut-être pas beaucoup à faire pour
améliore les affaires des Etats. Vendre
ou mieux gérer leurs possessions. Il y a là une fortune (pour les seuls
actifs non financiers : près de 80% du PIB pour la France, et 120% pour le
Japon). Encore faudrait-il en avoir une comptabilité correcte.
L’Amérique va-t-elle
connaître, enfin une forte croissance ? Tout ce qui semblait l’empêcher
jusque-là a disparu. A moins que le pays ne soit entré dans une phase
structurelle de stagnation. Sinon son humeur est à la réduction des inégalités.
Mais elle ne devrait pas passer aux actes. Car ceux qui ont intérêt à cette
réduction ne votent pas. L’Italie ressemble
étrangement à la France de la IIIème République. Il n’y pas pire ennemi d’un
dirigeant qu’un homme de son parti. L’intérêt du pays pèse peu par rapport aux
ambitions personnelles. La Lettonie choisit un premier ministre de type Merkel.
En Grèce, un risque en cache un
autre. Economiquement, cela va mieux, « ce qui est inquiétant, c’est plutôt la montée d’extrémistes grecs
appartenant à des variantes néo-nazies ou néo-staliniennes ». En Syrie, les excès d’une émanation d’Al Qaeda
ont provoqué un sursaut du reste du pays. Du coup, le prestige de l’opposition
respectable en est grandi, et la qualité de recours de M.Assad réduite. En Egypte, le mécontentement suscité par
les manifestations continuelles des frères musulmans préparerait le terrain à un
retour d’une dictature militaire. En Israël,
M.Kerry aurait réussi l’impossible. Convaincre les politiques israéliens de la
nécessité d’un Etat palestinien. Mais les Palestiniens préféreraient vivre au
milieu des griefs qu’ils ont accumulés vis-à-vis des Israéliens. Par ailleurs,
la question se pose à nouveau de savoir ce
que cela signifie d’être Juif. Est-ce une question de gènes, ou de partage
de valeurs communes ? En Iran,
les sanctions internationales ont surtout affecté le petit peuple. L’argent
étant réservé aux services de sécurité. La famille de M.Mandela se dispute la
possession de sa marque.
Les dépenses en recherche
médicale seraient en déclin. Evénement dont les « effets ne devraient pas se faire sentir avant quelques temps ».
Automobile. Course à la taille. Ceux
qui produisent beaucoup cherchent à éliminer les autres. Le marché semble
douter des capacités de se renouveler d’IBM. Il se trouve qu’il vient d’annonce
une unité d'avenir consacrée à un ordinateur programmable en langage naturel. Quant à Samsung, il
produit tout ce qu’il faut pour équiper la maison électronique. La qualité
allemande fait un malheur dans le domaine de l’armement. Difficulté du moment :
vendre au marché en croissance des pays peu recommandables sans que cela se
remarque trop. Le retour des nations ? Les grandes compagnies de
navigation de croisière se font prendre des parts de marché par des spécialistes. Notamment des
compagnies qui vendent des croisières monolingues. La Chine n’est plus le
Farwest de la cosmétique.
« A mesure que les coûts augmentent
et la croissance faiblit, L’Oréal et Revlon ne seront probablement pas les
derniers cosméticiens étrangers à reconsidérer leurs ambitions chinoises. »
Et si le marché n’était pas le meilleur moyen d’allocation de ressources ?
(comme on me l’a seriné à l’Insead). On trouve de nouveau des vertus aux
conglomérats. La titrisation est de
retour. Son objet est de transférer les dettes des entreprises des banques
au marché. Un investisseur averti en valant deux on espère que les mêmes causes
n'auront pas les mêmes effets. Finalement, les économistes ont changé de
consensus. « Maintenant il n’est
question que de Grande récession – et de la possibilité qu’un peu plus d’inflation puisse être utile. »
dimanche 15 décembre 2013
2014 : rien ne va plus ?
En lisant The Economist, je me demandais si 2014 ne pouvait
pas voir quelques bouleversements sérieux. Et
si l’Inde élisait un homme dangereux ? « Un populiste
avec un passé inquiétant et un bon bilan économique. » Le rodéo politique italien se poursuit.
Je me demande s’il ne reproduit pas notre troisième République. En tout cas, on
semble vouloir s’acheminer, comme chez nous, vers le bipartisme. (Ce qui me
semble une idée antidémocratique.) Aux USA,
Républicains et Démocrates se sont enfin entendus sur un budget fédéral.
Apparemment en jouant sur les mots pour masquer leurs concessions réciproques. Le
libéralisme allemand serait en
berne, il ne correspond pas à une tradition du pays. Le président turc s’en
prend aux forces religieuses modérées. L’Ukraine
est toujours aussi incertaine, le peuple (une minorité occidentalisée ?)
est dans la rue, mais, pour le reste, cela semble une bataille entre
oligarques. Étrange Thaïlande : d’un côté, un parti, représentant le petit
peuple, a le pouvoir de gagner les élections, d’un autre, l’opposition a la
force de renverser le gouvernement. En Syrie,
le démantèlement du stock d’armes chimiques serait un succès, mais la sortie des
dites armes dépend de la capacité de M.Assad à dégager des routes, et à gagner
des guerres… Finalement, Israël est « désorienté ». « les jeunes Israëliens ont oublié le projet
commun des pionniers (…) idem pour les entrepreneurs qui ont fait des fortunes
dans les glaces et l’électronique. » Le nouveau dictateur nord coréen fait regretter son père.
Le peuple chinois ne
veut pas des OGM, mais son gouvernement a décidé qu’ils étaient bons pour
lui. Résultat de la
crise ? Brutalement des
négociations de libre échange se dégèlent. Le « Doha round » de l’OMC
d’un côté (démarré en 2001), Europe Mercosur de l’autre. Curieusement, les
entreprises utiliseraient un prix (coût) du carbone dans leurs calculs d’investissements.
Et il serait beaucoup plus élevé que celui des marchés - qui, par ailleurs n'arrivent pas à se mettre en route. (L’entreprise meilleure
pour notre santé que la démocratie ? Ou que le marché ?) Tom Enders
veut faire d’EADS une entreprise normale, qui ne suit que son intérêt et pas
celui des gouvernements qui l’ont financée. Et les dits gouvernements vont le
laisser faire. Gaz de schiste et USA,
phénomène curieux. Le pays n’est pas capable d’écouler le type de pétrole
produit (le marché n’est pas équipé pour l’exploiter), du coup son prix baisse,
ce qui menace sa production… Pourquoi
les fusions et acquisitions échouent-elles ? Parce qu’elles échappent
à la rationalité. Il faut gagner à tout prix.
Science. La
nouvelle science de l’épigénétique montre que l’alimentation du père peut avoir
une conséquence sur la constitution de l’enfant. Les journaux scientifiques
appliquent d’autres critères de sélection que ceux de la qualité de la
recherche. Mais, d’une manière générale, l’homme, qu’il soit ordinaire, scientifique
ou autre, n’est pas rationnel, il tend à « interpréter les artefacts d’une certaine façon ». Et les requins pourraient savoir ce qu'ils font quand ils attaquent l'homme.
dimanche 22 septembre 2013
Le retour du long terme ?
Et si le monde devait se donner des objectifs à longs termes ? se demande Jeffrey Sachs. (Eliminer
la pauvreté, les émissions de CO2…) Et agir comme elle l’a fait avec la loi de
Moore en électronique : éliminer les blocages qui se trouvent sur la route
du dit objectif. (Bonne idée, je crois : cela nous sortirait de la
malédiction du cours terme.)
The Economist semble penser que l’Ouest a traité la crise syrienne à la manière munichoise
(je suis en désaccord). En tout cas, elle est utilisée par la Russie pour
retrouver un rôle central dans la diplomatie mondiale. Et l’Iran fait de son
mieux pour retrouver les bonnes grâces des USA.
L’Angleterre et les pays du nord montent un front anti-immigration. Pour le moment, l’UE
ne les entend pas. L’immigration est un résultat de l’ouverture des marchés
voulue par le nord, et elle permet aux pays du sud d’écouler leurs chômeurs, qui
pour certains sont hautement qualifiés.
Débats budgétaires américains : les Républicains
toujours aussi cons (traduction littérale de l'anglais).
« Quand une dette n’est-elle pas une
dette ? » Quand elle concerne les retraites. Aujourd’hui,
les engagements (colossaux) les concernant ne sont pas comptabilisées. Mais, cette dette se réduit
beaucoup plus facilement que celle due aux marchés. Aux USA, la planche à
billets n’est pas prête de s’arrêter. Elle n’a pas eu encore d’effets sur les
pauvres. En attendant, elle enrichit les riches.
La valorisation des entreprises américaines est revenue au
sommet mondial. Mais il suffirait à celles des autres pays d’un peu mieux
comprendre ce qui plaît au marché pour s’y trouver aussi.
15% de riches, 85% de définitivement pauvres. Fin de
l’ascenseur social. Le
type d’emplois que fournit l’économie est inaccessible au gros de la
population. (Travaux de Tyler Cowen.)
McKinsey aurait
l’avenir pour lui. Car son métier est d’apporter un peu de réconfort à des
PDG stressés. Que ses missions de conseil soient utiles est
secondaire. Bombardier attaque
Boeing et Airbus. Pas de danger immédiat. Ce n’est que le début de l’offensive.
La place des voitures électriques
est en ville. Bonne nouvelle pour Bolloré.
La guerre entre le Bengladesh
et le Pakistan a donné lieu à un génocide. Nixon était au courant, mais n’a pas
voulu intervenir. Les Pakistanais étaient ses amis. Les raids de l’aviation alliée sur les villes ennemies ont été aussi
meurtriers qu’inefficaces (la production a augmenté) et coûteux (40% des
budgets). Reste à savoir pourquoi on a persévéré dans l’erreur.
Sciences. Les
animaux verraient la vie d’autant plus rapidement que la leur est courte.
dimanche 15 septembre 2013
Poutine sauve Obama
M.Poutine sauve
M.Obama
Pour redonner une place à son pays dans le monde, M.Poutine aurait
sauvé la face de M.Obama (accessoirement de MM.Hollande et Cameron), en
proposant une solution à la crise syrienne. Mais, la mise en œuvre du plan de
M.Poutine paraît impossible. En ce qui concerne l’Europe, Mme Merkel est aimée
de son peuple et haïe par le reste de l’Europe. Elle a une curieuse stratégie.
Pour prendre des voix à ses adversaires elle leur emprunte leurs idées. Si bien
qu’elle tend à faire une politique de gauche. Bizarrement aussi, The Economist
reproche à M.Hollande ce qu’il apprécie chez Mme Merkel : dans le doute,
il avance à petits pas. En Angleterre, M.Milliband est toujours aussi confus. Quant
à l’UE « elle compte encore ».
Par sa nature même, c'est un poids lourd de la politique internationale. Ses
sanctions frappent, son opinion est respectée, on cherche son appui. Encore
faudrait-il qu’elle parvienne à mobiliser cette force. Le problème de la
Norvège est sa richesse. Qui vient du pétrole. Les salaires augmentent et son économie n’est plus
concurrentielle. Et elle doit gérer un fonds de bientôt 1100md$, qui « possède en moyenne 2,5% de toutes les
sociétés européennes cotées. »
L’entreprise
américaine, combattante de la cause nationale
Les espions américains auraient infiltré Internet et les
produits que vendent les entreprises de leur pays. Ce qui est ennuyeux. Les
failles qu’ils ont installées un peu partout sont d’un grand intérêt pour les
criminels. Surtout, cela jette un discrédit sur les entreprises américaines (« qui favorisent la dissémination de la
culture et des valeurs américaines »). Peut-être serait-il sage de
leur monter des concurrents ? L’Europe est maintenant en retard dans le
domaine de la téléphonie mobile (4G). Ses entreprises n’ont pas les moyens d’investir
dans de nouvelles technologies. Parmi les solutions envisagées : unifier
le marché européen ; réduire la concurrence nationale (le contraire ce qu’a
fait la France ?). Ce qui pourrait conduire à une forte augmentation des
prix.
La croissance est
bonne pour la biodiversité
The Economist conclut, ce qui ne surprendra personne, que la
croissance est bonne pour la biodiversité. A condition, toutefois, qu’elle soit
réglementée par les pouvoirs publics. A lire cet article, on peut se demander
si la biodiversité n’est pas un concept de repus. Les pauvres et les nouveaux
colonisateurs, qu’ils viennent de notre culture ou d’autres, et quelle que soit
leur espèce, commencent par tout détruire sur leur passage. Puis la nature s’adapte,
et un équilibre s’installe.
La France, éternelle
perdante
Chronique d’un livre sur la peur de l’inflation en Allemagne.
« Histoire d’une mauvaise gestion
financière. » Qui vient de ce que « les vainqueurs (de la guerre de 14) ont écrit l’histoire et les
conditions de la paix ». Un livre qui « fait attention de ne
faire de reproche à personne – sinon peut-être aux Français ». Car s’il y
a un vaincu de l’histoire, c’est bien la France. Autres livres, sur le cancer. « le
cancer est une conséquence inévitable de la multicellularité. » Nos
cellules doivent se multiplier jusqu’à un certain point. Malheureusement, le
mécanisme de blocage s’use. La science n’a pas encore trouvé
comment traiter la question. En attendant, le plus efficace est une bonne
hygiène de vie.
lundi 9 septembre 2013
Une France de croisés ?
Les opposants au mariage pour tous se sont reconvertis dans
l’opposition à une intervention en Syrie, dit
le Monde. Leur motivation serait la défense de la minorité chrétienne
(orthodoxe), actuellement protégée par M.Assad. M.Poutine serait leur héros.
Ce qui est un peu étrange, historiquement parlant. En effet,
les orthodoxes ont été traditionnellement les ennemis des catholiques romains. Et les derniers ont organisé des croisades spécifiquement contre les premiers. Les
chevaliers teutoniques en furent les champions. Et ce sont probablement bien
plus les croisades qui ont abattu Byzance, que les Ottomans. Or, Byzance c’était
ce qui survivait de l’empire romain…
Apparemment, pour ces activistes, il y a deux types d’hommes.
Les bons chrétiens et les autres, qui peuvent crever. Pour sauver les premiers
ils sont prêts à pactiser avec M.Assad. Or, pour répondre au mécontentement de
ses concitoyens, il a choisi la force. Non seulement ce choix a produit plus de
cent mille morts, mais c’est aussi lui qui est à l’origine de la présence d’Al Qaeda
dans ce conflit. Car, c’est lui qui a fait sortir ses membres de ses geôles. L’aide
de la Russie et de l’Iran n’aurait-elle pas pu lui servir à autre chose qu’à
acheter des armes ? D’autres pays ont connu des troubles, aucun ne les a
réglés à la manière Assad. M.Assad ne commence-t-il pas à sentir un peu le
soufre ?
Comment justifier cette position ? Une frange de la population française se sent
attaquée par les valeurs du libéralisme, anglo-saxon ? Un individualisme
dont le cheval de Troie est une certaine idée des droits de l’homme (voir billet précédent) ? Certes.
Mais cela n’excuse ni l’irresponsabilité, ni la lâcheté.
dimanche 8 septembre 2013
La Syrie révèle les divisions occidentales
La Syrie divise.
Aux USA et en Angleterre, elle révèle que la politique n’est plus une affaire
de partis mais d’individus. Le cas le plus intéressant est l’anglais.
M. Cameron pensait avoir un accord avec M.Miliband, mais ce dernier l’a trahi
en dernière minute. D’où refus du parlement d’une intervention en Syrie. En fait, les Anglais approuveraient dans leur majorité une frappe des USA contre la
Syrie. Mais ils ne tiennent pas à être mêlés à l'affaire. (Quant à M. Miliband il donne un bien triste spectacle : premier
ministre désastreux en perspective ?) Aux USA, il semble que M.Obama rassemble autour de son projet d'intervention un morceau de son parti, et des
Républicains. Quant à la France, elle est dans une situation déplaisante, d’autant
que sa population est plutôt opposée à une frappe en Syrie. Curieusement, de
bonnes nouvelles pourraient venir d’Iran. Le nouveau président doit réparer les
relations de son pays avec l’Occident, s’il veut remettre son économie en
marche. Et il n’a aucun intérêt à une dégradation de la situation syrienne. Des
contacts seraient pris avec l’administration américaine.
Reste du monde. Election
à Moscou. M. Poutine a sorti un opposant de ses geôles. Il veut donner à la
dite élection un air démocratique. « Après
le mouvement révolutionnaire égyptien, un Etat autoritaire reprend les pouvoirs
qu’il a brièvement laissés au peuple », apparemment sans que cela émeuve
ce peuple. Changement en Chine. M.Xi élimine une puissante faction d’ancien
régime.
Economie. Le
marché de l’énergie européen devrait être intégré, et posséder une stratégie
commune (par exemple en mettant ses panneaux solaires en Espagne plutôt qu’en Allemagne).
Cela ferait de grosses économies (65md par an). Mais cela entraîne des
changements difficiles. Une fois de plus, « beaucoup va dépendre de l’Allemagne ».
Aux USA, le bus a le vent en poupe. Faute d’un réseau de transport en commun
moderne. Les USA et l’UE subventionnent leurs agriculteurs. Ils le font pour
des raisons différentes. « Les
contribuables européens paient souvent pour bloquer le marché (…) Les
subventions américaines donnent aux agriculteurs un avantage sur le marché des
matières premières. » La téléphonie mobile se simplifie. Vodafone et
Verizon se séparent ; Microsoft achète les terminaux mobiles de Nokia ; l’UE
serait partie pour une consolidation de ses « marchés fragmentés ». Certains
analystes prévoient une « nouvelle récession mondiale avec des vagues de
déflation allant vers l’Ouest, venant d’Asie, la Chine devant dévaluer du fait
d’une perte continue de compétitivité », mais la faiblesse émergente fait
baisser les prix des matières premières. C'est bon pour l'Ouest. Incertitude donc. Mais les marchés
sont optimistes. Les gouvernements suisse et américain se sont mis d’accord
pour que les banques suisses transmettent des informations sur les comptes des
fraudeurs américains qu’elles abritent (et paient des amendes). Apparemment, ces informations permettraient
de savoir vers quels autres paradis part l'argent de la fraude lorsqu'il quitte la
Suisse. Ces paradis pourraient à leur tour subir le traitement suisse. Le fraudeur ne serait, alors, plus en sécurité nulle part. Changement chez les avionneurs. Hier les nouvelles compagnies des pays du Golf demandaient des longs courriers. Aujourd'hui, le marché va vers des moyens courriers (moteurs moins puissants, moins de carburant). Les constructeurs modifient leurs appareils.
Science. Ronald
Coase, un économiste, est mort. Il avait montré « pourquoi les entreprises
existent ». Qu’il puisse exister des entreprises a extraordinairement
surpris les autres économistes. La sélection naturelle permet aux oiseaux de
Tchernobyl de s’adapter à la perte de la vue.
dimanche 1 septembre 2013
Calme avant la tempête syrienne ?
Nouvelles du monde.
The Economist est favorable à une frappe de représailles en Syrie. Il remarque
que, curieusement ?, les armes chimiques sont les seules à être
uniformément bannies. Même Hitler n’a pas voulu les utiliser. Aux USA, les deux
camps politiques semblent se satisfaire d’une guérilla fratricide. « M.Poutine a rempli le vide idéologique russe
de nationalisme et d’anti-américanisme. » Et il essaie de se
rapprocher de la Chine. Le Portugal croît, mais n’est pas tiré d’affaires. En
Norvège, tout va bien, mais le pays est las de son gouvernement, de gauche. En France,
M.Hollande travaille pendant les vacances. Fâcheux précédent ? Les banques
chinoises sont gigantesques. Ce sont des bras armés de l’Etat. Mais, sous la
pression des événements, concurrence et prêts douteux, elles devraient se
transformer en banques normales. The Economist encourage, comme d’habitude, l’Europe
à, enfin, se réformer, et à ne pas céder à ses vieux démons (particulièrement
français). La politique monétaire américaine déstabilise les monnaies des pays
émergents. Un peu de contrôle des capitaux ne peut pas faire de mal. Enfin,
comment contrer la montée du fondamentalisme ? En encourageant un Islam
équilibré.
L’entreprise en
changement. Le traitement du cancer serait la prochaine vache à lait de l’industrie
pharmaceutique. Les grands groupes achètent les petits laboratoires, chez qui
se fait la recherche. Les entreprises qui ont fait leur fortune sur le PC ont
raté le coche du mobile. Microsoft aurait peut-être réussi à prendre celui du
cloud computing. Mais trop tard pour sauver son dirigeant. La France affronte
Mercedes et l’Allemagne dans une guerre du liquide de refroidissement. L’Allemagne,
militante écologiste par ailleurs, cherche à affaiblir les normes
environnementales, qui sont défavorables à ses constructeurs. La France ne veut
pas se laisser faire. Enfin, on redécouvre les vertus de l’Etat comme
innovateur en première instance. Les accidents informatiques boursiers se
multiplient. Les régulateurs américains cherchent à faire dévoiler par les
banques les incidents qu’ont connus leurs systèmes d’information.
La Science. On a
réussi à créer une forme de cerveau à partir de cellules souches. A l’usage de
la recherche. Et la rareté (d’argent, de temps…) rendrait idiot.
samedi 31 août 2013
Faut-il intervenir en Syrie ?
Que l’Occident peut-il apporter à la Syrie ? Encore plus
de chaos ? Et même un chaos qui devient régional ? Mais The Economist
a peut-être raison…
Quelques idées sur le sujet :
- M.Assad défie les USA. Ils ne peuvent pas ne pas agir sans perdre la face.
- Surtout, il me semble que c’est le moment d’affirmer quelque chose qui mériterait d’être une valeur de l’Occident. A savoir qu’un conflit ne se règle pas par la force, et la mort d’êtres humains, mais par la discussion. J’avoue être assez mal à l’aise avec une doctrine des droits de l’homme militante. Elle me semble n’être rien d’autre qu’une forme d’impérialisme culturel. En revanche, comme dans les théories de Richard Dawkins, je crois qu’il peut être bon de proposer quelques nouvelles idées à la sélection naturelle des idées mondiales, et de se battre pour elles. Si elles apportent quelque-chose à l’humanité, elle les retiendra. Mais, pousser cette idée signifie quelque-chose d’important pour l’Occident. Il doit acquérir un savoir faire nouveau. Devenir un donneur d’aide mondial. Une force capable d’amener des différends entre groupes sociaux à une issue pacifique. Union européenne et pas guerre d’Irak, en bref.
- Une frappe forte en Syrie peut montrer à M.Assad que l’Occident ne le laissera pas gagner. Bien entendu, cela peut le pousser à la folie. Ce qui conduirait à une explosion locale. Mais, de toute manière, si le conflit s’éternise, c’est ce qui arrivera.
lundi 12 août 2013
Chine et écologie, délocalisation indienne et la politique ne doit pas être laissée à l'homme d'affaires...
Une fois de plus la Chine
change. Elle s’en prend à sa pollution.
Ce n’est pas facile d’autant que pour la population cela demeure une
préoccupation secondaire. Mais « ses
leaders comprennent le défi du changement climatique mieux que leurs
prédécesseurs et peut-être mieux que leurs équivalents internationaux. Ils sont
bons pour passer à l’action dans les situations d'urgence. Parce que le pays
arrive après les autres, il devrait pouvoir apprendre de leurs erreurs (…) La
Chine a un marché intérieur énorme, des capitaux peu chers et des déserts
ensoleillés et ventés, un environnement idéal pour bâtir un système qui n’émette
pas de carbone. »
La fin des illusions ? « Plutôt que d’utiliser ses compétences d’homme d’affaires pour relancer l’économie italienne, M.Berlusconi a utilisé ses compétences politiques pour protéger ses intérêts d’homme d’affaires. » Faillite du partenariat public-privé. Partout dans le monde cela a été la même chose. On espérait qu’avec des hommes d’affaires au gouvernement, l’économie irait mieux qu’avec des hommes politiques. C’est le contraire qui s’est passé. Fin d’une ère en Israël ?
L’armée de citoyens céderait la place à une armée de métier de haute
technologie. Adaptation à la dislocation des pays voisins, mais aussi aux
aspirations de la population. Barak Obama ferme ses ambassades au Moyen-Orient
et en Afrique du nord. Contrairement à ce qu’il croyait, Al Qaeda n’est pas en recul. Au contraire, le chaos régional est
favorable à son expansion. L’économie syrienne est en apnée. On se dirige vers une économie de subsistance dominée par des seigneurs de guerre. Fin d’une ère
en Italie ? Berlusconi semble
avoir été affecté par sa dernière condamnation. Il n'aurait pas de
remplaçant à la tête de son parti. Avenir national incertain. (Recomposition de
l’Italie politique en vue ?) En tout cas, l’Industrie italienne,
jadis puissante, est dans un cercle vicieux. Plus ses entreprises se
délocalisent, plus elles tendent à former des sous-traitants étrangers, plus le
pays perd en compétence, plus le chômage monte, et plus le marché se rétrécit. La
Grèce, le Portugal et l’Irlande vont avoir besoin de la solidarité de la zone euro. On attend l’élection de Mme Merkel pour
le dire. « 52% des Anglais ont du
mal à joindre les deux bouts. » En Angleterre, il y a de la place pour les gros salaires et pour les
très bas. Les qualifications intermédiaires souffrent (apparemment 40% de la
population). L’Etat aurait masqué le phénomène par le crédit d’impôt. Et cette
population serait surendettée. (Miracle thatchérien ?) L’Inde étant un pays où apparemment
rien n’est facile, les hommes d’affaires délocalisent ce qui est
compliqué à réaliser ou mal fait en Inde vers d’autres pays (Doubaï, Singapour,
l’Ile Maurice, le Sri Lanka, l’Angleterre et même la France).
Achat du Washington Post par Jeff Bezos. L’affaire pourrait réussir. Les journaux sont devenus très bon marché (un dixième de leur prix d'antan). Ils doivent réinventer leur modèle économique. Plus question de compter sur la publicité. Les revenus doivent venir des consommateurs. Et M.Bezos a montré qu’il savait les comprendre. Mais, pour qu’un journal comme le Washington Post continue à faire trembler les hommes politiques. Il doit attirer à lui un lectorat important. Il doit convenir à beaucoup de goûts.
Google Chrome a dépassé Explorer. Fin d'une ère ?
Google Chrome a dépassé Explorer. Fin d'une ère ?
Start up. Une nouvelle
activité voit le jour : les entreprises envisagent de monter des
contre-attaques contre les pirates informatiques. Il y a aussi un marché de
stimulation de l’intellect vieillissant inspiré par les dernières découvertes
en neurosciences. Et on est maintenant capable d’utiliser du papier pour
imprimer en 3D. Ce qui donne des résultats aussi durs que le bois.
La consommation de poisson explose. Elle est tirée par les pays émergents. Les quantités issues de
la pêche sont constantes. La pisciculture est en plein développement.
Attention, l’inactivité
est dangereuse. Pour bien se porter, il faudrait maintenir une activité de « basse intensité » (marcher, travailler debout, par exemple). Enfin, on étudie en laboratoire les mutations des virus. Cela permet de se
préparer aux éventuels dangers que peuvent présenter leurs évolutions.
lundi 29 juillet 2013
Globalisation acte 2 : la fin
Pays émergents :
la fin du miracle. Ils ont profité d’un moment favorable. L’élite
occidentale les a vus croître sans inquiétude. Et les chaînes d’approvisionnement
ont rendu possible un développement explosif. On n’en connaît pas encore toutes
les conséquences (écologiques, en particulier). Mais cet épisode a produit des
effets pervers. Les émergents ont accumulé des dollars, ce qui a abaissé le
prix de leurs exportations, et encouragé les émergés à vivre à crédit. Tout se
termine avec un monde en déséquilibre, et en crise. Chacun se replie sur soi.
Et les prochains pays émergents n’apportent pas assez de personnes pour alimenter un nouveau boom. The Economist aimerait que, cette fois, on évite un conflit.
La crise et ses remous :
La Belgique change de
roi. Est-elle l’image de la zone euro ? « piégés dans un mariage royal arrangé. Ils continuent ensemble parce qu’ils
n’osent pas y mettre un terme. » Le
Moyen-Orient se transforme. « Le
toujours puissant Etat égyptien avec l’appui nouveau de l’opinion publique et l’argent des pays du Golf, ennemis des frères musulmans, vont
vraisemblablement contenir les islamistes, bien que, probablement, au prix d’une
violence modérée. » « La
Syrie en tant que pays a cessé d’exister. Différentes parties appliquent
différentes lois, allant des anciennes lois nationales à la sharia ou à aucune
loi. Les économies sont locales et dépendent de nouvelles affaires liées à la
guerre. Différents drapeaux flottent sur les bâtiments administratifs – quand ils existent encore. » Détroit
fait faillite. Symptôme d’un problème national. Les villes et les Etats ont
promis des retraites et des régimes sociaux à leurs employés, dont ils n’ont
jamais eu les moyens. Prévenir est trop compliqué. Seule la crise, une série de
faillites, peut permettre de résoudre le problème. (L’ajustement porterait sur
2700md$ : quel va être l’impact de cet appauvrissement massif sur les USA ?)
Les Républicains estiment que M.Obama a employé des moyens déloyaux pour se
faire élire (n’auraient-ils pas fait de même ?), ce qui justifie qu’ils
bloquent le fonctionnement du pays.
Imminente crise boursière ? Apparemment les bourses croient à une croissance qui ne va pas arriver. Elles sont surévaluées. Comme tout le monde, l’Australie a trouvé de nouvelles sources de gaz. Ce pourrait être une « bénédiction », mais le coût d’exploitation semble s’envoler…
Presse. Les journaux anglais, malgré leurs énormes tirages, suivraient le chemin de ceux des autres nations. Baisse des ventes. Baisse des revenus publicitaires. Presse régionale en difficulté. Trop de titres nationaux. On tente de renforcer la place des abonnements et d’Internet. Mais, ce n’est pas assez.
Et tentatives pour réagir ?
Grande nouveauté. Fini
l’obsession des coûts ? Les entreprises envisagent d’avoir une
stratégie prix. Les fondateurs sont-ils de meilleurs dirigeants que les
managers professionnels ? Pas toujours, mais généralement oui, surtout s’ils
savent s’entourer. Et ils ont un avantage décisif lorsqu’il faut réussir des
changements difficiles.
Chasse aux paradis
fiscaux. Tentative d’accord international. Les intérêts en jeu sont
tellement importants qu’il y a peu de chances de succès immédiat. Mais The
Economist est confiant sur le long terme. (La faiblesse de l’entreprise par
rapport au gouvernement serait sont court-termisme ?) Les 9 plus grands assureurs attirent l’attention des
régulateurs. Ils présenteraient, comme les banques, des risques systémiques.
Non pour leur activité traditionnelle, mais pour leurs diversifications.
Science et culture (éternelles ?)
Notre sommeil serait affecté par la lune. Peut-être parce que nos ancêtres
devaient avoir le sommeil léger lors des pleines lunes. Facile de
nous implanter de faux souvenirs. Un des grands cataclysmes de notre histoire
aurait été provoqué par une météorite volatilisant le pétrole et le gaz de l’écorce
terrestre d’où nuage de méthane et effet de serre. Enfin, Kafka était « un individu névrosé, hypocondriaque,
tatillon, complexe et sensible dans tous les domaines, et qui
tournait toujours autour de lui-même, et faisait des problèmes d’absolument
tout. (…) Kafka décrivait le monde comme il le voyait. Plein d’individus
solitaires et persécutés, mais pas sans espoir. »
Mots-clés :
Assureurs,
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BRICS,
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Detroit,
Egypte,
Kafka,
Presse,
Syrie,
The Economist,
USA
lundi 27 mai 2013
La Birmanie s'ouvre au monde, et l'Europe est toujours aussi désespérante
The Economist encourage M.Obama à réformer ses régimes
sociaux. Il propose des mesures qui dépassent mon entendement limité. Mais il
me semble qu’il sera difficile de réformer à un moment où les
finances des USA semblent s’améliorer miraculeusement.
En Europe, comme d’habitude, tout va mal. L’Espagne est dans
une mauvaise passe. Elle a pourtant réformé ferme et l’électorat se laisse
faire. Elle commence même à attirer les entreprises d’autres nations de l’UE. Mais
elle dépend de ses exportations dont deux tiers vont vers une euro-zone en pleine
dépression. The Economist voudrait plus de réformes. Mais cela va être
difficile à avaler. The Economist a enfin compris la ligne directrice de
M.Hollande : l’ambiguïté. (Il ne lui reste plus qu’à lire Hannah Arendt.)
En tout cas, le journal est inquiet pour la France qui « pourrait couler l’Europe ».
L’Europe, aurait, comme l'Espagne, besoin de réformes, mais « les gouvernements ont dépensé tellement de capital politique à
promouvoir l’austérité, qu’ils pourraient être trop affaiblis pour libéraliser
leurs économies ». « L’infortuné » M.Hollande a peut être
raison : « il serait erroné de
penser que l’euro peut survivre sans un plus important partage de risques ».
Mais l’opinion de la France ne pèse pas lourd, ces temps-ci.
L’économie anglaise irait apparemment un petit peu mieux. Ce
qui permettrait de réutiliser la planche à billets sans effet adverse.
La Birmanie s’ouvre brutalement au monde, après un
demi-siècle d’isolement. C’est un (des rares) succès pour la politique asiatique
de M.Obama. Le pays pourrait profiter d’une situation géostratégique
exceptionnelle (entre l’Inde et la Chine, notamment). Mais il est constitué d’une
multitude d’ethnies. Ce qui le rend extrêmement fragile. Cela explique peut-être
l’importance que l’armée a joué dans son gouvernement. Elle était nécessaire pour le conserver en une seule pièce. On se prépare à
négocier avec M.Assad. Car on a peur que les islamistes profitent de sa chute. Mais
l’armée de M.Assad ayant l’avantage, il n’a pas grand intérêt à lâcher quoi que
ce soit. Ce qui inciterait l’Angleterre et la France à donner des armes à ses
opposants. L’Amérique chercherait, elle, à gagner du temps. « Mais pour quoi ? »
Les grandes entreprises vont-elles payer plus d’impôts ?
On en parle beaucoup, les « entreprises
américaines ont amassé de l’ordre de 1900 md$ à l’étranger, protégés du
percepteur américain », mais il
y a peu de chances que cela se fasse. Les intérêts de pays comme la Grande
Bretagne, l’Irlande ou le Luxembourg s’y opposent. Yahoo achète 1,1md$ Tumblr,
qui gagne 13m$. Ce type d’acquisitions devrait se multiplier : « les géants du Web nagent dans l’argent ».
C’est aussi le cas dans d’autres secteurs. Et c’est pour cela que les fonds d’investissement
« activistes », se préparent à lancer l’assaut.
Il n’y a pas que les Chinois qui utilisent Internet pour l’espionnage
industriel. L’Inde, et bien d’autres, s’y mettent. Pour vendre des armes, il
faut proposer à l’acheteur des projets qui aident son économie. Curieusement,
ce serait une forme de subvention déguisée à certains secteurs du pays acheteur
que le dit pays paierait au prix fort. La pratique aurait son origine aux USA. « Ils avaient forcé l'Allemagne à acheter des armes américaines pour compenser le coût du stationnement de troupes en Europe ». Elle aurait de beaux jours devant elles. En effet, les industries de l’armement de l’UE et des USA ont besoin de
nouveaux marchés.
Il semble que l’on puisse corréler les mots que nous
employons avec les caractéristiques de notre comportement. Une bonne nouvelle
pour le marketing. Ces temps-ci la recherche découvre que l’être est un
écosystème. Dans cet épisode on apprend que certains virus peuvent constituer
une sorte de système immunitaire.
mercredi 22 mai 2013
Comment sortir du chaos syrien ?
Un ami libanais commente mon dernier
billet sur la Syrie :
Quant à la Syrie, n’oublie pas que la Syrie est le théâtre des conflits des autres – je pense aux conflits suivants : conflit Russie-USA, conflit Sunnite – Chiite, conflit régional entre Iran, Egypte-Arabie-saoudite & Turquie pour le contrôle de cette région, conflit économique dans cette région avec une nouvelle apparition de champs de gaz dans le large du Liban, conflit avec Israël, etc.
Un article
ajoute à cela qu’il faut aussi envisager les conséquences du conflit. La
minorité sunnite irakienne a été gagnée par la fièvre syrienne : l’Irak
est aussi menacé de chaos.
Comment éviter que le Moyen-Orient ne devienne un champ de
bataille ? Le même article semble penser que son problème vient de la
solution qu’il a adoptée : le conflit. Et si, au lieu de jouer à dent pour
dent, on essayait de discuter ? Peut-être que cela sortirait l’Iran, par
exemple, d’une spirale de radicalisation ?
jeudi 16 mai 2013
Impasse en Syrie ?
Le régime Assad a joué à diviser pour régner, et à terroriser. Mais, cette
fois-ci « la population sunnite (a)
simplement arrêté d’avoir peur ». Et le conflit est devenu confessionnel.
Et les thèses sunnites rejoignant celles d’Al Qaïda. Nouvel épisode de l’affrontement
entre les empires ottoman (turc) et safavide (iranien), mais aussi de la guerre
froide, avec Américains et alliés d’un côté et Russes et alliés, de l’autre. « Bientôt (le conflit) sera allé bien trop
loin pour que l’un ou l’autre camp puisse revendiquer la victoire. » Si
je comprends bien.
Mais serait-ce bon pour la Syrie qu’il y ait un vainqueur ? L’Europe ne devrait-elle pas se préoccuper d’un chaos à ses portes ? Mais, après les désastres irakiens, afghans et libyens, quelle solution adopter ? A moins que la crise mondiale ne soit un des catalyseurs de l’affrontement ? Si elle se résolvait, les forces belligérantes seraient-elles affaiblies ?
Mais serait-ce bon pour la Syrie qu’il y ait un vainqueur ? L’Europe ne devrait-elle pas se préoccuper d’un chaos à ses portes ? Mais, après les désastres irakiens, afghans et libyens, quelle solution adopter ? A moins que la crise mondiale ne soit un des catalyseurs de l’affrontement ? Si elle se résolvait, les forces belligérantes seraient-elles affaiblies ?
lundi 6 mai 2013
Rêve en Chine et déprime ailleurs
Le nouveau gouvernement chinois parle de « rêve chinois ».
Pas moyen de savoir ce qu’il sous entend par là. (Mais peut-être est-ce un
reflet du « rêve américain » ? Celui de la Chine étant de
redonner la place qu’elle mérite à sa culture, plutôt qu’une bagnole à chaque
citoyen, comme aux USA.) Mme Merkel et M.Hollande ne s’aiment pas trop. Mais
ça ne change rien, ils sont condamnés à s’entendre. L’Islande change de
gouvernement. Ce n’est apparemment pas une question de programme. Juste un
usage de crise. L’humeur de l’UE n’est plus à la rigueur. The Economist l’encourage
à continuer son effort de libéralisation, cependant. Et la zone euro est de
nouveau menacée. Ce coup-ci ce sont les banques espagnoles et italiennes qui ne
prêtent pas à leurs PME. Scénario habituel : elles pourraient entraîner
leurs pays et la zone euro dans leur chute. La Grèce, après avoir réduit de 20%
son PIB, pourrait repartir. Mais son moral est si bas que l’on peut en douter
(60% des jeunes sont au chômage). En France, M.Hollande se montre amical
vis-à-vis de l’entrepreneur : baisse des taxes sur les plus-values de
cession. L’Angleterre est soulagée : le gouvernement français demande des
économies à son armée, mais ne renonce pas à son rôle mondial. D’autant qu’il
faudra faire sans les USA. Et, effectivement, M.Obama n’intervient pas en
Syrie, alors qu’il le devrait. (Curieusement, l’article n’envisage pas les
conséquences d’une telle intervention.) D'ailleurs, la Syrie, facilement accessible, est devenue la destination préférée du tourisme terroriste, actuellement en plein boom. L'Angleterre est inquiète : que feront ceux de ses nationaux qui font la guerre en Syrie, lorsqu'ils reviendront à la maison ?
Djibouti semble béni des dieux. Le trafic de son port ne
fait qu’augmenter. C’est le point de passage obligé de l’approvisionnement de l’Ethiopie,
arrêt pratique pour les cargos naviguant entre l’Europe et l’Asie et toutes les
grandes armées mondiales y sont installées. Mais sa population n’a pas accès à
ces revenus. Elle est la « plus
pauvre d’Afrique ». À Ho Chi Minh Ville, menacée par la montée des
eaux, les autorités locales préfèrent un projet hasardeux de digues à 2,6md$
plutôt qu’un, plus efficace, à 1,4m$ ! Question d'intérêt.
Au Bangladesh, un immeuble s’est effondré sur des ouvriers du textile. Ce qui
obéit à une logique certaine. Main d’œuvre excessivement bon marché, pas de
droit de l’environnement, et boom de la demande suscitée par une ouverture des
marchés de l’UE. Dans ces conditions, il faut produire à tous prix.
Défaillance du marché. Les compagnies pétrolières sont
évaluées en fonction de leurs réserves. Or, si l’on veut limiter le
réchauffement climatique, une partie de ces réserves ne pourra pas être
exploitée. Le gouvernement américain demande au commerce en ligne de collecter
la TVA. Ce qui pourrait être bénéfique pour Amazon qui, jusque-là, plaçait ses
entrepôts dans les zones hors taxes. La société va optimiser sa logistique,
multiplier ses dépôts et acquérir une flotte de camions. Avantage concurrentiel
important : apparemment pouvoir disposer immédiatement de ses acquisitions
compte beaucoup pour le consommateur américain. (Ce qui explique pourquoi
Amazon France insiste autant sur la livraison dans la journée ?) Pourquoi
les banquiers anglo-saxons ne sont pas en prison ? Parce que l’incompétence
n’est pas un crime. En Allemagne, en revanche, on ne transige pas avec la
confiance.
On est parvenu à faire voler des robots-insectes. Mais il
leur manque encore une alimentation autonome. La pollinisation pourrait être un
de leurs emplois ! L’Amérique veut replanter ses forêts de châtaigniers
génétiquement modifiés. Les anciennes populations de ces arbres ont été
victimes de maladies.
jeudi 7 mars 2013
Logique de l'appui russe à la Syrie
Pourquoi les Russes appuient-ils Assad ? Souvenir de l'URSS ou intérêts économiques. Voici ce que j'avais entendu jusque-là. France Culture, ce matin, avait un autre avis : la Russie se sent proche des chrétiens orthodoxes syriens et a peur que l'émergence d'une forme de fondamentalisme islamique ne gagne ses propres populations.
La vie ne serait-elle pas plus simple si l'on expliquait clairement les raisons de ses actes ?
La vie ne serait-elle pas plus simple si l'on expliquait clairement les raisons de ses actes ?
lundi 25 février 2013
Chaos au Moyen-Orient, paix en Europe, Chine en guerre, et reflux de l’individualisme ?
Politique. The Economist aimerait que M.Obama s’intéresse enfin à la
Syrie. Somalie, en puissance, elle se transforme en chaos. Tout le monde se bat
avec tout le monde, y compris entre opposants. Le terreau et fertile pour le
Jihadisme. Demain, une guerre qui s’étend au Liban, à Israël, à l’Iraq, à la Jordanie… ?
Chypre subit une crise de la dette. Mais elle serait
peut-être riche en pétrole. Cela pourrait lui permettre de payer ses dettes. Mais
transporter le pétrole est compliqué et demande des investissements coûteux. Et
si le plus simple était de passer par la Turquie ? Et s’il y avait là une
raison de se réconcilier, pour les populations de l’Ile ? Quant à la
Turquie, l’Europe semble d’un seul coup la trouver sympathique. Et si Kurdes et Turcs se réconciliaient pour devenir Européens ?
Quant à la Chine, son armée aurait organisé des bataillons
de pirates informatiques qui alimentent son industrie avec le savoir-faire
occidental. Politique d’intérêt national.
L’Europe veut taxer les transactions financières. The
Economist n’est pas d’accord. Idem pour les bonus des banquiers : ils vont augmenter leurs salaires ! En revanche, l’Europe serait
favorable aux intérêts du Whisky écossais. Elle le protège, abat les
barrières douanières à l’étranger, et lui ouvre les marchés européens (La France
est le plus gros consommateur mondial).
Vers une nouvelle vague de fusions / acquisitions ? « Beaucoup de patrons s’attendent maintenant à
une faible croissance des pays développés. Ils pensent qu’ils ont tiré tout ce
qui était possible des réductions de coûts. Une grosse acquisition est le
meilleur moyen d’améliorer les affaires, pensent certains. » The
Economist rappelle « les études biannuelles
de KPMG n’ont jamais trouvé plus de 34% d’acquisitions rentables ».
Santé publique. Certains Etats américains légalisent la drogue. Cela permet de contrôler sa consommation. C’est l’occasion d’une expérimentation. (Une bonne idée pour réduire les déficits du pays ?) L’activité spatiale de la NASA ne sert plus à rien, sinon à
engraisser quelques lobbies industriels. Et si on lui avait trouvé une activité
honnête : surveiller et détruire les météorites qui nous menacent ?
Dans la rubrique, l’individualisme d’antan a du plomb dans l’aile,
on essaie de modéliser la façon dont « les
sociétés changent leur esprit collectif ». Pour cela, on veut utiliser
le « big data » craché de toutes parts. On découvre aussi les bénéfices
des virus et que « beaucoup de créatures (y compris les humains) ne sont
pas auto-suffisantes mais dépendent de la symbiose ». En équipant les
plantes de certains virus, on pourrait leur donner des propriétés utiles (par
exemple résistance à la sécheresse).
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