mardi 11 août 2009

The Economist et l’Allemagne

Surprise. Alors que j’ai cru entendre que l’Allemagne sortait glorieusement de la crise, j’aperçois un article alarmiste de The Economist (Unbalanced Germany).

Si l’Allemagne semble s’être bien tirée de la crise, avec une faible croissance du chômage, son économie dépend trop de l’exportation et de l’industrie. Or, les marchés de l’Ouest ne vont pas se redresser avant longtemps. Il faudrait beaucoup plus de services et de consommation interne. Mais l’Allemagne ne le veut pas. Et ses électeurs sont désespérément contre les réformes et le libre échange.

Je soupçonne que derrière ce jugement, il y a une inquiétude : l’Allemagne exporte beaucoup plus qu’elle n’importe. Ce qui n’est pas durable : ceci signifie que d’autres pays doivent être en déficit permanent. L’Allemagne est la Chine de l’Europe (Déséquilibre des échanges mondiaux). Cependant, suggérer de violer la culture d'un pays est une incongruité en termes de conduite du changement. Je suggère plutôt d’augmenter ses importations :

  • D’apporter les produits dont a besoin son industrie exportatrice (le plus gros client de mon premier employeur, un éditeur de logiciel, était l’Allemagne).
  • De lui vendre le service qu’elle ne sait pas produire.
Compléments :

  • Je note une fois de plus le peu d'amitié de The Economist pour la démocratie et le peuple : Cependant, la politique n'est elle pas supposée n'être qu'art de la persuasion ?

Le mécanisme de la manipulation

Robert Cialdini, dans Influence : Science and Practice, raconte l’histoire suivante :

Une hippie dans un aéroport. Elle donne une fleur à un homme d’affaires. Il se croit obligé de lui donner de l’argent. Discrètement, il se débarrasse de la fleur. Elle la récupère dans une boîte à ordure, et la donne à un nouvel homme d’affaires. Explication. L’humain obéit à la loi de réciprocité, une loi sociale : si on lui donne, il rend. La hippie a utilisé cette faille sociale pour collecter de l’argent.

Je dis et redis que les sciences du management sont devenues des sciences de la manipulation (par exemple : Totalitarisme et management). Cet exemple montre

  • Un des moyens les plus efficaces de nous manipuler : la société nous fixe des droits et des devoirs, ils résident dans notre inconscient ; le manipulateur utilise les règles sociales pour nous forcer à n’avoir que des devoirs envers lui : soit nous le servons, soit nous sommes en contravention avec la société.
  • Qu’aucune règle sociale ne peut être absolue, sous peine de devenir un moyen de manipulation tout aussi absolu.
  • Que l’on ne suit plus les commandements de la société : qui rend encore ce qu’on lui a donné ? Nous soupçonnons certainement une tentative de manipulation. Malheureusement, cela veut dire que la société, basée sur l’échange, ne fonctionnera bientôt plus. Alors que faire ?
S’il y a une règle, c’est qu’aucune règle n’est absolue : ni rendre systématiquement, ni ne jamais rendre. La réciprocité est une règle quasi sacrée, mais rien n’empêche de la discuter en cas de doute. D’ailleurs, il est moins important de se faire un peu escroquer que de refuser de la suivre.

Faire le tri entre ce qu’il faut faire ou non est le rôle de la « raison ».

lundi 10 août 2009

Buffett = Madoff ?

Un article explique de W.Buffett vient de vendre pour 4,9md$ de produits dérivés. Il s’agit d’un pari sur des indexes, qui peut lui faire perdre de l’ordre de 35,5md$, dans 10 ans. Il aura alors 88 ans.

J’ai déjà vu passer un billet de ce type, il y a quelques mois, mais n’ayant pas réagi à temps, je n’ai pas réussi à le retrouver. La présomption que j’en ai tirée est la suivante : W.Buffet a trouvé un moyen élégant de lever d'énormes fonds. Il vend des produits dérivés sur tout et n’importe quoi, à très long terme. Du coup, il récupère énormément d’argent, qu’il peut investir dans des acquisitions. C’est sûrement un excellent investisseur, mais, surtout, il a réussi à expédier le risque après sa mort. Il a construit sa fortune à crédit. Mais un crédit qu’il a de fortes chances de ne jamais payer.

C’est à creuser. Mais il y a probablement derrière tout ceci quelque chose de l’âme de l’Amérique. L’Américain veut faire fortune, et il a trouvé un moyen pour cela : prendre énormément de risques, et les faire porter par quelqu’un d’autre. La société américaine (et mondiale), dans le cas de Goldman Sachs ? La postérité dans celui de Buffett ou Madoff (s’il avait réussi à tenir la distance, ou avait vécu moins vieux) ?

Bien sûr, ça ne réussit pas à tous les coups, mais que pèsent, pour un Américain, quelques années de prison ou de discrédit par rapport à des décennies au firmament de la richesse mondiale ? D’ailleurs, peut-il envisager que sa bonne étoile l'abandonne ?

Compléments :

  • W.Buffett a appelé les produits dérivés des armes de destruction de masse. Ce qui montre qu'il est conscient d'adopter une stratégie à très haut risque.

Le retour des canonnières

La Chine annonce que l’espionnage d’une entreprise occidentale lui a coûté 100 milliards de $. L’Iran emprisonne les ressortissants occidentaux, la Russie renoue avec son passé expansionniste, et cherche à déstabiliser les pays qui l’encerclent…

Décidément l’ère de l’angélisme est passée. Comme je l’ai dit dans un billet précédent, l’Europe doit regarder le monde en face, il est extrêmement inamical, et il ne comprend que la force. Elle n’a plus d’armées, et de toute manière la solution n’est plus efficace. Elle doit se reconstruire des convictions et apprendre à utiliser les atouts qu’elle a en mains pour les faire respecter.

Compléments :

Plus de 1100

Mes considérations du passage du millier (Mille et quelques) contenaient une erreur : mon art du billet a beaucoup évolué. J’ai relu récemment quelques-uns de mes billets initiaux. Je les trouve lourds, didactiques, flagorneurs, prétentieux, artificiels, et mal écrits. J’ai finalement eu du mal à trouver mon style et mon rythme.

Cela s’explique probablement parce que, inconsciemment, j’étais assiégé par des ambitions contradictoires : faire de la réclame à mes compétences de consultant, à mes livres ; montrer que je suis un homme important ; viser le hit parade des blogs…

Edgar Schein a fait une observation judicieuse au sujet des choix de carrière (Career Anchors) : nous sommes pris entre des tentations qui nous rendent incohérents. Il faut savoir repérer celle qui nous convient vraiment, et couper les amarres avec les autres.

N’ai-je plus qu’une direction ? Si c’est le cas, il semblerait que ce soit celle d’un bloc-note que j’écris pour moi, avec une contrainte qui oriente ma créativité : ne pas dire n’importe quoi, parce que je peux être lu.

Une révélation (304) fut que blogger est un exercice de démocratie. C’est dire ce que l’on doit dire, en son âme et conscience, sans censure mais en respectant les règles de la société. C’est l’exercice même du changement, du « stretch goal » : employer les règles de la société pour obtenir ce que l’on désire.

D'ailleurs, si l’écriture du blog est un exercice difficile c’est moins à cause des règles de la société que de l’auto censure, ou de la paresse intellectuelle ?, je lis, j’entends, je ne réagis pas : sans doute, j’espère que les événements se résoudront d’eux-mêmes.

dimanche 9 août 2009

Dr Strangelove and Mr Goldman Sachs

Inquiétant article sur Goldman Sachs (Rolling Stone). Goldman Sachs a été un des grands acteurs du Crash de 29 (Galbraith lui dédie un chapitre). Après des décennies de calme, sa nature se réveille :
  • Lorsqu’arrive la bulle Internet, il est le leader de l’introduction en bourse des entreprises. Jusque-là seules celles qui sont rentables depuis plusieurs années sont candidates. Mais on tord le cou à cette règle. Et Goldman Sachs met au point des techniques frauduleuses pour faire exploser le cours des actions nouvelles et s’attirer des clients. La banque est condamnée, mais la pénalité est faible par rapport aux sommes colossales qu’elle a gagnées, pour des opérations qui n’auront été que du vent (Le Nasdaq perd 5000 milliards de $ à la suite de l’éclatement de la bulle Internet). L’aventure a donné à Goldman Sachs le goût des profits démesurés, dorénavant il va aller de bulle en bulle.
  • C’est à cette époque que M.Rubin, ancien dirigeant de Goldman Sachs et ministre des finances de M.Clinton, va procéder à la déréglementation des systèmes financiers dont nous ne nous sommes toujours pas relevés.
  • La bulle suivante est celle des subprimes. À nouveau, elle tient à une entorse à une règle prudentielle. Le procédé est beaucoup plus brillant que celui que j’avais entrevu. Il consiste à prêter à la terre entière, y compris aux insolvables, mais en se déchargeant du risque. On y parvient 1) par une titrisation qui masque le risqué par du non risqué 2) par une forme d’assurance nouvelle, le CDS, fournie par AIG. Mieux, le régulateur refuse de réguler le CDS, qui peut être consommé sans limites. Et quand l’affaire commence à mal tourner Goldman spécule contre ces produits !
  • Goldman se tourne vers les matières premières. Avec quelques amis, il fait exploser le prix du pétrole à un moment où l’offre est en croissance et la demande en baisse. Pendant la durée de la bulle, trois quarts des achats de matières premières auraient été faits à des fins spéculatives (avant d'être consommé le baril de pétrole était acheté 27 fois). À l’origine de la bulle, une manœuvre de la banque qui obtient une dérogation concernant une règle anti-spéculation datant de 1936. L’exercice aura fait beaucoup de victimes, et serait à l’origine d’une famine qui a touché cent millions de personnes.
  • Puis, c'est le sauvetage des banques par M.Paulson, ministre des finances et ancien P-DG de Goldman Sachs. Bizarrement, la seule grande banque que l’administration américaine laisse sombrer est Bear Sterns, un des principaux concurrents de Goldman Sachs. Par contre son assureur AIG est tiré d'affaires, ce qui permet à Goldman Sachs de couvrir ses pertes (13md$), la banque sera aussi gentiment renflouée par le contribuable.
  • Et l’avenir est riant. La prochaine spéculation semble devoir porter sur le marché des bons à émettre du carbone, que l’administration américaine essaie d’imposer. Goldman Sachs, qui d’ordinaire refuse toute réglementation, a mis son formidable pouvoir de persuasion au service de la promotion d'une politique anti-effet de serre hyper dirigiste.
  • Détail curieux : Goldman Sachs gagne beaucoup d'argent, mais ne paie pas d'impôts. Mais il n'y a rien d'exceptionnel, c'est aussi le cas des deux tiers des entreprises américaines.
Ce qui me fascine dans cet article, c’est que j’y vois le bombardier du film de Kubrick : le Dr Folamour. Goldman Sachs c’est une équipe de génies de la finance, seuls contre tous, qui mettent un talent et une énergie désespérés pour retourner tous les mécanismes de protection de la société, afin d’en tirer des bénéfices toujours plus gros (622.000$ par employé et par an en 2006, et 2009 devrait être bien meilleur). J'y entends aussi l'histoire d’Enron. Mais Goldman Sachs est infiniment plus fort et intelligent qu’Enron, et, surtout, il tire les ficelles de toutes les administrations depuis celle de Clinton : ses anciens employés sont à tous les postes d’importance (à commencer par la direction de l'organisme supposé le contrôler).

Goldman Sachs nous lance un formidable défi : nos réglementations seront impuissantes contre son génie. Il aura notre peau.

Compléments :
  • Sur Enron: EICHENWALD, Kurt,Conspiracy of Fools: A True Story, Broadway Books, 2005.
  • Une autre chose qui me fascine : la similitude entre le comportement du Goldman de cet article et celui d'une cellule cancéreuse.

Iran et Europe

L’Iran juge des ressortissants européens dans le cadre de procès qui ressemblent fâcheusement à ceux de Staline. L’Iran pose un difficile problème à l’Europe : que faire ?

L'Iran a trouvé le point faible de l’Europe : l’Europe n’est pas une puissance, au sens où ses décisions ne sont pas suivies des résultats qu’elles appellent. C'est pour cela qu'elle évite ordinairement d'en prendre. C’est ennuyeux, car son bouclier habituel, les USA, a une crédibilité en berne, est en crise, et n’a peut-être pas des intérêts très conformes à ceux de l’Europe. L’Europe est d’autant plus faible qu’elle a sûrement beaucoup d’otages potentiels (notamment économiques – ceux qui rendent lâches les gouvernements) en Iran.

En fait, voilà exactement l’exercice qu’il faut pour construire une Europe-puissance :

  • Elle est provoquée, elle doit réagir, sous peine de perdre toute crédibilité. Plus important : elle ne peut pas laisser ses ressortissants se faire insulter.
  • Mais cette réponse ne doit pas affermir le régime iranien, qui va l’utiliser pour montrer à son opinion que l’Occident est hostile, et que les accusations des procès étaient fondées, afin de souder sa population derrière lui.
  • Et elle doit prendre en compte les mesures de rétorsions qu'infligeront les Iraniens aux intérêts et aux ressortissants européens. Leur impact doit être évalué et des solutions trouvées pour que leurs effets ne nuisent pas à l’objectif recherché.

Cependant, il existe des facteurs favorables aux Européens, qui sont justement ceux qui expliquent l'attitude du gouvernement iranien : ce régime est extrêmement faible. Non seulement il fait face à une opposition qui pense avoir gagné les élections, mais Amadinejad est contesté par les ultras. Son lien avec Kameneï, qui lui aussi doit être sur un siège éjectable, pourrait être relativement ténu. Juste une question d’intérêt à court terme.

Curieusement, l’Europe doit retrouver ses réflexes de puissance coloniale, mais elle ne peut plus utiliser ses armées comme à l’époque où ses ambassades étaient encerclées par les Boxers, elle doit apprendre à jouer avec les règles de la démocratie pour arriver à ses fins. Il suffit qu’elle réussisse une seule fois pour qu'elle sache dorénavant comment se faire respecter. Les intérêts de ses ressortissants, et de son économie, s'en porteront bien mieux.

Compléments :

Détecter un mensonge

Si vous pensez que quelqu’un dit la vérité, c’est qu’il ment :

  1. On dit que celui qui ment n’a pas un regard franc. Faux. Son cerveau ayant un supplément d’activité, l’œil du menteur tend à être fixe.
  2. Mais les différences entre hommes rendent ce critère inutilisable (à moins d’enregistrer le clignement d’œil naturel de l’individu ?).
Je me demande aussi, dans la ligne de l’exploitation des techniques de manipulation à l’usage des affaires, si le malhonnête n’a pas adopté un comportement qui auparavant signifiait l’honnêteté. Bref, il va falloir apprendre à se méfier de ses émotions, manipulées, et à utiliser sa raison.

Compléments :

  • The Load of Lying: Testing for Truth.
  • Sur les sciences de la manipulation à l’usage du manager, un commentaire que j’ai laissé sur un blog américain (d’où sa langue) :
Management sciences have been studying and using “irrationality” before economics. For example, Skinner’s works about how to “program” people have been used to conceive techniques to motivate sales forces.
Management sciences are all about having people do what you want them to do. They have two targets: 1) your market (marketing) 2) your organisation (“organisational behaviour”). A large part of an MBA course is about how to influence people (the remaining being about finance and the rationality of markets).
A few examples:
-Professor Cialdini (cf. his bestseller: “Influence: science and practice”) teaches you how to use universal rules mankind follows unconsciously to get what you want from people. For example reciprocity (“people repay in kind”), social proof (”people follow the lead of similar others”), consistency (cf. London stock exchange’s “My word is my bond”), etc.
-Professor Chatman studies corporate culture (i.e. the mostly unconscious rules guiding the behaviour of members of a company) and explains how a manager can use it to get more from employees, and have them do what he wants them to do (change management).
-Among other interesting studies there is quite a lot about how to use “framing” in negotiation.
These sciences have two unexpected characteristics: 1) parasitism: they tell you how to exploit society in your own interest; 2) totalitarianism: they tell you how to use people as “machines”. (This has been known for quite some time: March and Simon (“Organizations”) have shown that traditional organisation sciences make the assumption of the “machine” model of human behaviour.)

samedi 8 août 2009

L’invention de Barak Obama

En écoutant un débat sur la religiosité de Barak Obama, je crois avoir compris trois choses curieuses :

  1. Ayant été élevé dans une famille blanche, qui plus est à Hawaï, il a découvert tardivement la population noire américaine. D’où, probablement, son début de carrière de travailleur social : pour étudier cette communauté. Il avait besoin d’un stage pour apprendre à lui ressembler.
  2. Sa famille était athée, il s’est converti tardivement à la religion. A-t-il pensé qu’une certaine forme de religiosité entrait dans le personnage qu’il voulait jouer ? Qu’un vrai noir américain devait être croyant ? D’ailleurs peut-on faire une carrière politique aux USA sans laisser entendre qu’on l’est ?
  3. Ce n’est que récemment qu’il a acquis son charisme de prêcheur. Il semble qu’il était différent auparavant, plus terne. D’après un participant à l’émission, il peut « allumer ou éteindre » ce talent à volonté. Martin Luther King sur commande.
M.Obama est une sorte de Michael Jackson dont l'intérieur aurait été refait. Il y a dans son destin bien des ingrédients des grands drames classiques, des Boris Godounov ou des Hommes qui voulaient être roi. Malheureusement pour l’art, notre époque a perdu le secret des fins tragiques.

Compléments :
  • B.Obama changerait son accent en fonction de son auditoire.

Comment convaincre ?

Chacun voit l’effet de serre à sa porte :

  • Les entrepreneurs qui ont réussi estiment que la terre a des ressources infinies. L’effet de serre ça n’existe pas.
  • Pour d’autres, quasi anarchistes qui refusent la contrainte, l’action humaine c’est le mal (écologistes).
  • Les gens qui sont bien installés dans la hiérarchie sociale croient que c’est l’excès qui menace la terre (scientifiques).
  • Enfin, les dépressifs disent que, quoi que l’on fasse, ça ne changera rien.
Cela explique qu’avec les mêmes informations, on puisse tirer des conclusions différentes. Cela montre pourquoi dirigeants et dirigés ne sont jamais d’accord sur une décision, pourquoi le gouvernement et les chercheurs, par exemple, ne voient pas les réformes de l’enseignement de la même façon…

Platon l’avait compris, il y a 25 siècles. Ce que nous croyons savoir est faux, parce qu’il est basé sur une expérience limitée. Pour prendre des décisions judicieuses, il faut multiplier les expériences, donc débattre. La science cherche à faire gagner ce processus en productivité. Elle veut identifier des règles universelles qui nous sauvent de notre myopie.

Compléments :

  • L’article dont je suis parti : Global Warming Beliefs.
  • Cela explique aussi que le raisonnement soit le plus mauvais outil de persuasion. Si vous voulez transformer une organisation faites lui vivre l’expérience (plutôt une version accélérée de celle-ci) qui vous a montré la nécessité du changement. C’est la technique des scénarios. (Se diriger dans l’incertain pour un aperçu.)