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jeudi 1 septembre 2022

La fin des start up ?

La start up est une innovation de Goldman Sachs. 

Goldman Sachs a été le grand Satan de la spéculation de 29. On dit que toute la législation qui en a résulté a été écrite pour lui. 

Goldman Sachs était, depuis, devenu une banque triste. Elle s'occupait de faire entrer en bourse des entreprises qui avaient fait leurs preuves. Mais la bulle internet a réveillé son démon. Elle a eu une idée géniale : et si, au lieu de donner une valeur à une entreprise en fonction de son histoire, on le faisait en fonction de ses perspectives ? La banque ne prend aucun risque, puisqu'elle prélève une commission lors de l'entrée en bourse ! La start up était née. 

Elle a tué l'innovation organique, et peut-être même la recherche publique. En effet, à quoi sert-il de subir les coûts de la recherche, alors que le marché est prêt à les payer très cher ? D'ailleurs, que ces entrepreneurs sont séduisants quand on les compare aux entrepreneurs et aux scientifiques traditionnels ! 

Les sphères de la pensée ont nommé ce phénomène "open innovation", sans plus réfléchir à ses conséquences. 

Comme le disait un précédent billet, la fin du "quantitative easing" des banques centrales devrait retirer à la spéculation, et donc à la start up, son énergie. Il va falloir en revenir aux moyens d'innover anciens. 

L'ère du rêve est fini, travaillez, prenez de la peine, c'est le fond qui manque le moins ?

(L'édifiante histoire de Goldman Sachs.)

lundi 11 juillet 2016

Barroso chez Goldman


Mais cela ne signifie-t-il pas que M.Barroso a toujours eu les mêmes idées que Goldman Sachs et que ce sont ces idées qui ont gouverné l'UE ? Et que tous les gouvernants de l'époque les partageaient ? Et que ce sont les transformations que ces idées ont apportées à l'Europe qui sont, aujourd'hui, à l'origine de la crise qu'elle traverse ? 

(Fait curieux : M.Barroso aurait été embauché pour aider Goldman à tirer parti du Brexit. Une reconnaissance du succès de son action ?)

jeudi 20 février 2014

Goldman Sachs, fusions et acquisitions

Une étude de Goldman Sachs encourage les fusions acquisitions. 

Acquérir une entreprise est généralement une très mauvaise idée. Mais, pas toujours. Comme le dit, en substance, Goldman Sachs, la fusion qui crée un oligopole prend son marché en otage et en retire une rente.

Vous avez besoin d'un coup de main pour acquérir une société ? Goldman Sachs peut vous aider. C'est le leader mondial du secteur.

mardi 17 septembre 2013

Qu'est-ce que le "modèle du marché"?

Il y a déjà longtemps que les gourous du management anglo-saxons nous disent que l'entreprise doit se "recréer sur le modèle du marché". Cette expression me parlait sans que j'en aie autre chose qu'une définition floue. En fait, sa signification est simple : l'entreprise doit devenir un négociant. Acheter et vendre. Regardons autour de nous, les transformations récentes de l'entreprise s'expliquent.

Le modèle du marché signifie l’abandon de son métier. Pour devenir un négociant, l’entreprise doit abandonner son métier. C’est ce phénomène qui a été à l’œuvre, partout, ces dernières décennies (du moins à l’Ouest). Pour en comprendre la conséquence, l'équation métier = risque est nécessaire : faire un métier c'est avoir développé une maîtrise exceptionnelle d'un certain type de risques. Voici ce que cela donne :
  • Enron a été un des pionniers du modèle du marché. 6 fois de suite il reçoit la palme de l’innovation du journal Fortune. Et tous les MBA le citent en exemple. Fin 2001, faillite. Il avait masqué ses actifs à risque dans des filiales non consolidées[1]. Toutes les entreprises font maintenant de l’Enron :
  • Goldman Sachs[2] et l’industrie financière ont augmenté massivement chiffre d’affaires et bénéfice en vendant à des marchés insolvables, tout en faisant porter les risques par d’autres, ce qui leur permettait de limiter les réserves qui servent de garanties. 
  • Les laboratoires pharmaceutiques ne veulent plus faire de recherche, ils parient sur le marketing pour vendre des produits de grande consommation (OTC). 
  • Les assureurs ont fait appel à des réassureurs.
  • Les constructeurs automobiles et aéronautiques ont confié de plus en plus de conceptions à leurs sous-traitants. 
  • Jusqu’au traité de Kyoto qui a délocalisé nos émissions de CO2 (qui croissent trois fois plus vite depuis[3]) !
Les conséquences du modèle du marché. Le modèle du marché a eu trois conséquences, que l’on découvre aujourd’hui :
  1. Il est redevenu possible de créer des marques automobiles[4]. Il suffit de s’entourer des bons équipementiers. De même, les compagnies pétrolières n’auront bientôt plus que leurs yeux pour pleurer. En effet, elles « ont jugé sage de sous-traiter le forage et d’autres aspects de la production. » Leurs sous-traitants ont apporté ce savoir-faire aux pays possesseurs de ressources pétrolières.[5] Partout les entreprises se sont dépossédées de leur métier, leur compétence à prendre des risques, en particulier celui de l’innovation. L’entreprise devient une coquille vide. Elle amasse de l’argent qu’elle est incapable d’investir. Les fonds d’investissement l’ont compris. Ils veulent  lui faire cracher ses économies. Sous leur pression, Apple, par exemple, va verser 100md$ à ses actionnaires[6].
  2. Et si un composant fautif (mais assuré) faisait dérailler votre train ou votre voiture, ou exploser votre autocuiseur ? Le risque est saupoudré partout. On ne sait plus où il est. Et surtout, il n’est plus entre les mains de ceux qui savent le gérer. Voilà pourquoi la croissance est bloquée. Les banques sont assises sur des actifs qui peuvent leur éclater à la figure. Mais lesquels ? Alors, elles accumulent des réserves. Elles espèrent aller assez vite pour être prêtes au cas où. Ce faisant, elles augmentent les chances d’Armageddon.
  3. Qu’ils soient issus du milieu scientifique ou économique, les travaux américains actuels de prospective constatent que nous gérons la planète comme l’économie. La planète court à la faillite[7] ! (Curieux retour au rapport du Club de Rome, Les limites à la croissance[8].) Le modèle du marché ne crée pas. Il exploite. Ce faisant, il détruit.
Pourquoi le modèle du marché est-il destructeur ? Le marché n'est-il pas un mécanisme de répartition, neutre ? Le prochain billet se penche sur la question. 




[1] EICHENWALD, Kurt, Conspiracy of Fools: A True Story, Broadway Books, 2005.
[2] Sur l’histoire récente de Goldman Sachs : TAIBBI, Matt, The Great American Bubble Machine, 9 juillet 2009, que l’on peut lire ici : http://www.rollingstone.com/politics/news/the-great-american-bubble-machine-20100405.
[3] FRIEDMAN, Thomas L, Hot, Flat, and Crowded: Why The World Needs A Green Revolution - and How We Can Renew Our Global Future, Penguin, 2009.
[4] Dans le dossier spécial de son numéro du 20 avril 2013.
[5] Supermajordämmerung, The Economist, 3 août 2013.
[6] Tim Cook’s cash card, The Economist, 27 avril 2013.
[7] Voir une revue de livres sur la question : Pearce, Fred, What do we fix first – environment or economy?, NewScientist, 8 juillet 2013. Et, en particulier : Friedman, Thomas L, Hot, Flat, and Crowded: Why The World Needs A Green Revolution - and How We Can Renew Our Global Future, Penguin, 2009.
[8] MEADOWS, Donella, RANDERS, Jorgen, MEADOWS, Dennis, Limits to Growth, Chelsea Green, 2004.

samedi 29 juin 2013

Fin des BRICS

Que reste-t-il des BRICS ? Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud. En dehors de la Chine, qui décélère, le reste ne va pas très bien. Curieux. Pourtant on nous disait que c'était l'avenir du monde. (Un économiste de Goldman Sachs, Jim O'Neill, serait à l'origine du terme.) Quel est leur problème, d'ailleurs ? BRS sont tirés par des ressources naturelles. IC s'évertuent à faire mieux que l'Occident. Mais rien de très neuf ne sort de ce monde. Il manque d'un moteur. L'Occident demeure le berceau des principales industries mondiales.

Pourquoi, alors, nous a-t-on annoncé notre fin ? Peut-être parce que Marx n'avait pas tout à fait tort. L'Occident se livre une guerre de classes, entre dirigeants (plutôt que possédants) et dirigés ? Les premiers avaient intérêt à trouver des personnels plus dociles que les seconds ? Quitte, pour cela, à transférer aux BRICS leurs savoir-faire nationaux ?

vendredi 15 juin 2012

Les médias sociaux peuvent-ils révolutionner la banque


Le cas. Goldman Sachs recrute un « stratège médias sociaux ». Quelle est la signification d’une telle décision ? Les banques gèrent-elles correctement leur image sur Internet ? Internet constitue-t-il un danger pour elles ? Comment un « stratège médias sociaux » doit il aborder sa fonction ?...

Eh bien, les banques et leurs stratèges médias sociaux ont beaucoup à faire ! D’ailleurs, stratégie est bien le terme adapté. Car il s’agit d’abord de dresser un plan de bataille. Quel est mon métier ? (banque de réseau, d’investissement ?) Quelles sont mes parties prenantes (et là, il y a beaucoup plus que les clients) ? Quelle est l’urgence du moment ? (Transformer mon image ?) On doit alors concevoir un plan média.

Mais il faut aussi être prêt à réagir en cas « d’emballement médiatique », repérer les quelques sources à apaiser pour « calmer le feu ». Il faut construire un dispositif de « veille e reputation ».

Attention, ce n’est pas un travail d’homme seul, de « bouc émissaire ». Il faut « motiver en interne », construire un système de communication et de veille, ce qui demande équipe et moyens. Et surtout une vision à long terme, qui ne peut être que celle du « big boss ». 

lundi 19 mars 2012

L’Espagne se moque de Mme Merkel ?

Le très respectable gouvernement conservateur espagnol annonce qu’il ne tiendra pas ses engagements. Ne se croirait-on pas chez les Grecs ? Mais rien ne se passe. Qu’en déduire ?
  • La rigueur est enterrée : la crise n’était pas une question de déficit public? Les marchés ne punissent pas les paniers percés: depuis que la BCE imprime de la monnaie, la dette de fait plus les criminels ?
  • La discipline économique de Mme Merkel est, corrélativement, ridiculisée. Au mieux, elle s’applique aux États sans défense (la Grèce et la Belgique), et à quelques masochistes libéraux (Angleterre, Irlande)? Avons-nous vécu un grand moment d’hypocrisie ?
  • La crise économique a été résolue par les manœuvres à la Goldman Sachs de la BCE ? Leçon de courage pour les générations futures ?
Compléments :

samedi 19 novembre 2011

BCE et Goldman Sachs

La BCE va prêter au FMI pour qu’il puisse prêter à son tour au Fonds de Solidarité. (FESF : pour sauver la zone euro, la BCE pourrait prêter via le FMI)

Cela permet à la BCE d’avoir le rôle de prêteur de dernier ressort d’une banque centrale, sans le dire. Donc de trahir l’esprit de sa mission, en étant fidèle à sa lettre.

C’est du Goldman Sachs tout craché. Y aurait-il un lien entre cette manœuvre et le fait que Mario Draghi a été un employé de Goldman Sachs ?

Quid de la rigueur intellectuelle du Dr Merkel ? 

samedi 12 novembre 2011

Énergies renouvelables et subvention

Le gouvernement américain a noyé l’industrie de « l’énergie renouvelable » sous les subventions. Résultat, les investissements de sociétés telles que GE et Goldman Sachs rapporteraient jusqu’à 25% par an, sans risque.

Objectif : créer un effet d’échelle qui rende concurrentiel le renouvelable. Mais « l’industrie aurait pu faire beaucoup plus de solaire, pour un prix beaucoup plus faible, en termes de subvention » (A Gold Rush of Subsidies in the Search for Clean Energy - NYTimes.com) : l’économie (américaine) a-t-elle été plus intéressée de faire un profit à court terme sur le dos de l’État, que de créer une activité durable ? 

mardi 11 janvier 2011

Goldman Sachs et Facebook

Facebook a de bonnes chances d’être une bulle. Mais Goldman peut avoir bien fait d’y investir : elle a gagnée une lucrative entrée en bourse. (Is Facebook really worth $50 billion?)

C’est un retour aux origines pour Goldman Sachs dont la fortune a commencé avec la bulle Internet, durant laquelle cette banque a réussi à nous faire croire que les start up Internet étaient d’une valeur énorme.   

mercredi 5 janvier 2011

Goldman Sachs innove

Goldman Sachs apporte 1,5md€ à Facebook. En fait, ce montant est rassemblé par 500 investisseurs représentés par Goldman Sachs. Ce qui permet à Facebook de dépasser le nombre d’actionnaires qui exigerait une entrée en bourse, sans avoir à entrer en bourse.

Décidément la compétence clé de Goldman Sachs est bien « l’innovation », c’est-à-dire trahir l’esprit des lois en respectant leur lettre. 

mercredi 21 juillet 2010

Goldman Sachs apprivoisé ?

Goldman Sachs, le vilain de la crise, va-t-il, comme après celle de 29, être remis dans le rang ?

En tout cas, la nouvelle régulation financière, dont les effets semblent encore difficiles à prévoir, s’attaque à 80% de ses revenus. (Bombmakers bombarded.)

Ce qui pourrait signifier qu’une crise n’est pas le seul moment où un gouvernement peut agir fermement. 

mercredi 26 mai 2010

La femme à abattre

Film de Bretaigne Windust, 1951.

Réalisateur inconnu, mais film qui a beaucoup de rythme et pas de temps mort.

L’histoire est celle de ce que Goldman Sachs appellerait une « innovation » : comment gagner de l’argent en tuant des gens, sans prendre de risque. Le tout organisé de manière extrêmement rationnelle, de façon à maximiser le gain des actionnaires.

Compléments :
  • Le plus surprenant est que le film serait basé sur des faits authentiques. Et il serait dû en grande partie à Raoul Walsh. 

vendredi 21 mai 2010

Réforme de Wall Street

Les sénateurs américains ont voté un encadrement de l’industrie financière qui semble sévère.

J’ai du mal à savoir ce que l’on doit en penser. Ce qui me frappe particulièrement est qu’une telle réforme semblait impossible il y a encore quelques temps. Je me souviens en particulier de débats houleux au sujet d’une agence de protection du consommateur. Elle me semblait mal partie, et pourtant elle a été apparemment adoptée sans vagues.

Ce qui a fait ce miracle, ce sont les malheurs récents de Goldman Sachs. (Voir : Thank You, Lloyd Blankfein.)

« La chance ne sourit qu’à l’esprit bien préparé » semble être la citation exacte de Pasteur. Elle paraît vérifiée ici. Elle l’est aussi pour des entrepreneurs avec qui j’ai parlé récemment et qui ne voyaient que la chance comme raison de leur succès.

C’est peut-être ce qui explique l’optimisme américain : si l’on se prépare bien, même si l’avenir semble bouché, une occasion, imprévisible, surgira, que l’on saura exploiter pour faire pencher le sort en sa faveur ? 

dimanche 16 mai 2010

Twitter

Twitter vaudrait 1md$, sans avoir démontré qu’il pouvait gagner de l’argent. Ses dirigeants commencent juste à s’en préoccuper. Pas d’une façon très rassurante. (Up for promotion.)

Que de telles sociétés aient pu naître démontre la rationalité de la spéculation. Un investisseur met de l’argent dans une start up, parce qu’il sait que d’autres investisseurs seront prêts à lui acheter ses actions, et qu’ils feront de même avec d’autres collègues. L’investissement est rentable jusqu’à ce que l’on ait épuisé les capitaux disponibles. Le perdant de l’affaire est le dernier à posséder des parts de la société. Ce jeu ne crée rien, mais il redistribue l’argent de la communauté au plus habile. D’ailleurs, pouvoir perdre gros rend ce jeu follement excitant, comme me le disait un trader.

Compléments :
  • C’est en grande partie parce qu’il a créé ce mode de spéculation moderne que Goldman Sachs a connu sa fortune actuelle (Dr Strangelove and Mr Goldman Sachs.) En fait monter un mécanisme spéculatif est extrêmement complexe puisqu’il faut créer et faire connaître une sorte de signal qui, lorsqu’il est déclenché annonce à la société qu’une phase spéculative a démarré. Le signal du web social est probablement la capacité, pour une innovation, d’être adoptée gratuitement par un grand nombre de personnes. Une telle innovation trouvera des fonds, sans avoir besoin de démontrer sa rentabilité. Mécanisme identique, les mini spéculations de 29 : Crash de 29 : mécanisme.
  • Hervé Kabla, l’ethnologue du web social, définit Twitter comme « un café du commerce mondial » (voir commentaires du billet).

dimanche 2 mai 2010

Goldman émissaire ?

Les journalistes donnent du témoignage des dirigeants de Goldman Sachs l’image de gens surpris d’être victimes d’une sorte de procès en sorcellerie.

J’ai tendance à penser comme eux. Il y a probablement disproportion entre ce qui leur est reproché et leurs éventuels torts, dont ils n’étaient d’ailleurs probablement pas conscients. Au fond, ils ressemblent aux gens que je côtoie tous les jours (JP Morgan a même cherché à me recruter, il y a fort longtemps !). Des gens respectables.

Les banquiers de Goldman seraient-ils les Templiers modernes ? Leur succès les a conduits à s’approprier une part démesurée des richesses des nations. Celles-ci n’entendent pas se laisser faire et ont recours pour cela à une sorte de « licence politique », une certaine mauvaise foi. Ainsi, le possible écart de Goldman, subtilement mis en scène, permet à l’administration américaine de faciliter le passage de ses mesures de réglementation des banques, auxquelles le peuple semble favorable. La fin justifie les moyens ?

C’est habile. Et c’est probablement le type de procédé que les banquiers appelaient « innovation » et pour concevoir lesquels ils recrutaient les meilleurs esprits. Quelques-uns de ces derniers leur auraient-ils échappé ?

Compléments :

vendredi 30 avril 2010

Fabrice Tourre

Dans l’enquête que mène la SEC sur Goldman Sachs et Fabrice Tourre, le Financial Times semble penser que chacun de ces derniers doit être en train de calculer – heure par heure - où se trouve son intérêt et s’il doit fausser compagnie à l’autre.

Goldman Sachs doit-il faire de Fabrice Tourre un bouc émissaire ? Ne pas le lâcher pour qu’il ne fasse pas de révélations compromettantes ? Fabrice Tourre doit-il plaider coupable ?...

Un Français, habitué à beaucoup attendre de la société, est-il préparé à un tel jeu d’individualisme à outrance ? Peut-il y être aussi bon qu’un Américain ?

L'immigré doit il éviter les risques excessifs : il sait mal en contrôler les conséquences ? (Est-ce aussi pourquoi il tend à prendre de tels risques : mauvaise évaluation de leurs conséquences ?)

vendredi 23 avril 2010

Qui veut nuire à Goldman Sachs ?

Finalement, ce n’est pas tant que Goldman Sachs ait commis une indélicatesse qui est nouveau, mais la manière dont elle est traitée : publiquement.

Ce qui peut entraîner de gros dommages. Cela semble vouloir dire qu’il y a volonté de nuire à Goldman Sachs, et que le gouvernement américain a des moyens pour ce faire qui sont plus efficaces que toutes les lois.

Grande leçon de conduite du changement.

Ne pourrait-elle être appliquée aux compagnies d’assurances, qui ont la curieuse pratique d’éliminer leurs clients lorsqu’ils sont malades - ce qui leur permet de réaliser des bénéfices considérables ?

Décidément, les entreprises s’étaient retournées contre la société. Il est temps que celle-ci découvre qu’elle peut les rappeler à leur responsabilité sociale.