jeudi 7 mars 2013
Thatcher and sons
dimanche 24 février 2013
L’Angleterre sombre ?
vendredi 25 mars 2011
Budget anglais
vendredi 7 mai 2010
Complexité anglaise
- Gordon Brown pourrait rester en poste, simplement parce qu’il est le premier ministre en place. Pour y demeurer, il peut construire une coalition à long terme, ou au coup par coup, pour chaque vote de la chambre.
- Les conservateurs (36% des voix) devraient, cependant, gouverner l’Angleterre. Bien qu’une coalition avec le lib-dem ait moins de chances de tenir qu’une alliance « lib-lab ».
- Qu’est-ce qui nous garantit qu’une coalition émergera ? De nouvelles élections seraient peu goûtées par l’électeur.
- Le lib-dem, qui semblait devoir profiter de l’événement, a moins de députés (5 au dernier comptage) que lors de la précédente élection… Et avec près de 80% du nombre de votes des travaillistes, il a un peu plus d’un cinquième de ses députés.
lundi 26 avril 2010
Nick Clegg
- The granola-eaters' revenge, Getting a Clegg up, The western front
- L’autre jour, j’ai entendu un bout de débat entre les trois candidats premier ministre et j’ai été frappé par les similitudes entre Nick Klegg et David Cameron. Tous les deux semblent venir du même monde.
- D’après ce que disait samedi La rumeur du Monde de France Culture, Nick Klegg a été choisi pour sa ressemblance avec Tony Blair. Décidément, Tony Blair est le modèle de l’homme politique anglais. Je crois bien que David Cameron est aussi du genre Tony Blair.
lundi 19 avril 2010
Gordon Brown et David Cameron
vendredi 12 mars 2010
Gordon Brown
Pourquoi Gordon Brown revient-il (de très loin) dans l’estime populaire ?
- La façon dont ses opposants exploitent les faiblesses et maladresses de Gordon Brown le rendent sympathique.
- Les conservateurs ont voulu proposer un plan dont les défauts se retournent contre eux.
- Curieusement, le parti travailliste est parvenu à se placer en position de contre.
Leçon de judo ? Il vaut mieux être attaqué qu’attaquant ? Alors on peut utiliser l’énergie de l’adversaire contre lui ?
dimanche 20 décembre 2009
Pauvre Angleterre
En lisant The Economist j’apprends deux choses sur l'Angleterre :
- The real windfall. Je pensais que la finance était une « compétence clé » du pays, comme le cinéma à Hollywood ou l’industrie en Allemagne. En fait, ce serait un « accident historique provoqué par la régulation américaine des années 60 ». Londres a habilement exploité sa chance en attirant les financiers en leur créant des conditions qu’ils ne pouvaient pas trouver ailleurs. Gordon Brown serait en train de tuer la poule aux œufs d’or.
- Falling star. British Airways va encore plus mal que ce que je pensais. Ses marchés traditionnels (classe affaire vers les USA) sont en crise, elle est attaquée par les compagnies à bas coûts, ses fonds de pension sont en déficit colossal (3,7md£ mais ça pourrait être pire) et ses 55 747 n’ont plus que 5 ans à vivre…
Ce qui me frappe dans dans le cas BA, c’est qu'elle était la plus grosse compagnie mondiale dans les années 90, qu’il en était de même de British Télécom et de bien d’autres entreprises anglaises que l’on nous présentait alors comme des modèles.
L’Angleterre ne serait-elle plus que ruines ? Sa gloire n’était-elle que façades, n’y avait-il rien derrière ?
Compléments :
- L’industrie de l’énergie anglaise : Le marché ne marche pas.
vendredi 19 juin 2009
Traité de Lisbonne en péril ?
Irish issue to dominate EU talks montre à quel point l’Europe tient à un fil :
Si je comprends bien, le premier ministre irlandais procède à ce qui me semble un petit chantage : alors que son pays est, de sa propre faute, dans une situation fort délicate, et que l’UE lui est probablement d’une grande utilité, il demande un aménagement du traité de Lisbonne. Il veut s’assurer qu’il pourra conserver sa neutralité militaire, le contrôle de son système d’imposition, et de ses lois sur l’avortement.
Ce qui révèle le fragile jeu de dominos qu’est l’Europe : les présidents polonais et tchèque, opposés à l’Europe, ne signeront le traité de Lisbonne que si l’Irlande l’accepte. Or, si l’on attend trop, Gordon Brown aura été remplacé par les conservateurs anglais qui veulent un référendum sur le dit traité, qui ne peut qu’être rejeté (la majorité des Anglais veut sortir de l’UE !).
À ce sujet la situation de Gordon Brown est paradoxale. Il est immensément impopulaire et n’a pu garder son poste que par la grâce d’un de ses pires ennemis. Parce qu’il est aussi faible, mais favorable à l’Europe, ses partenaires européens lui accordent ce qui lui permet de tenir encore un peu (Will EU watchdog bite UK?).
mardi 12 mai 2009
À quoi sert le FMI
Un économiste américain apparemment respectable apporte une réponse paradoxale à cette question. Si le FMI, jadis honni, a connu un regain d'estime et de moyens ces derniers temps c’est parce qu’il joue un rôle capital dans le redressement anglo-saxon.
En effet, en venant au secours des pays en défaut de paiement, il leur permet de rembourser leurs créanciers anglo-saxons. Sur le fond, il n’y a rien de condamnable là-dedans, si ce n’est que les dits créanciers ont joué au pousse-au-crime, et que ceux qui vont payer pour leurs méfaits sont les populations locales, innocentes. Elles devront rembourser pendant des années le FMI, comme le font les pays africains.
Exemple d’application : l’Islande. Gordon Brown vient d’annoncer qu’il allait forcer le FMI à renflouer les banques islandaises, pour sauver leurs filiales anglaises (y compris celles qui sont du ressort du gouvernement britannique !). Brillant : l’Islande contribue au désendettement anglais. Les Anglais auraient des complices dans la place : ceux qui ont fait subir une gestion hasardeuse aux banques islandaises ont des intérêts à l’étranger, les mêmes que ceux des britanniques.
Pour mener à bien cette stratégie, on aurait copié le gouvernement américain et son « stress test » : faire croire que les banques se portent mieux que prévu, qu’elles n’ont besoin que d’un petit coup de pouce. Bizarrement, deux cabinets anglais ont été chargés du dit stress test.
Compléments :
- L’Amérique a procédé de même, mais en utilisant son peuple en guise d’Islandais : elle a renfloué AIG, grâce aux finances publiques, pour que l’assureur AIG rembourse les pertes dues aux manoeuvres douteuses des grandes banques, et les sauve de la noyade.
- Je comprends mieux la haine que suscite Gordon Brown en Angleterre : il met au jour la perfidie d’Albion. L'intention est bonne, mais il parle trop ?
dimanche 3 mai 2009
Catastrophe imminente
Lester R. Brown, qui est présenté comme ce qui se fait de mieux parmi les scientifiques, annonce la fin de la civilisation, amenée par une famine mondiale imminente.
Les causes ? De plus en plus difficile de nourrir la planète. Les rendements plafonnent, et parfois régressent (en Chine), et transformer le blé en biocarburant n’est pas judicieux (un plein de 4x4 = de quoi nourrir une personne sur un an). Les nappes phréatiques sont épuisées (notamment en Inde et en Chine), et la terre arable connaît une érosion sans précédent (un tiers des surfaces serait concerné). Et ça chauffe de plus en plus.
Ce scénario revient régulièrement depuis Malthus, et, plus récemment, Forrester. Peut-il se réaliser cette fois-ci ? L’humanité sera-t-elle sauvée par la science, à nouveau ? La thèse de l’article est que, manifestement, elle s’essouffle ; cette fois-ci, il va falloir changer notre comportement, radicalement et brutalement.
mercredi 29 avril 2009
Santé de l’Angleterre
Je constate depuis quelques semaines que les journalistes économiques anglais en veulent à leur gouvernement. Quelles sont leurs raisons ?
Angleterre en difficulté ? Vue d’où elle part (de plus bas que l’Amérique - Perfide Albion), je continue (Dynamique Grande Bretagne) à penser qu’elle manœuvre magistralement les ficelles de l’économie. Justification (Hubris and nemesis) :
- Contrairement à l’Amérique elle a nationalisé ses banques sans coup férir.
- La chute de la livre a permis de lutter contre une possible déflation, et de stimuler les exportations. Malheureusement, la demande étrangère est déprimée ; observation qui pourrait expliquer pourquoi les économistes poussent à une relance mondiale : elle va de pair avec la politique de taux de change des pays anglo-saxons ?
- Faibles taux d’intérêt et création de monnaie.
- Chance d’avoir une industrie, faible (13% de l’économie), mais sur des marchés peu exposés à la récession (pharmacie, aéronautique).
- Certes son endettement croit (80% du PIB), mais il y a pire (Japon : 200%).
Paul Krugman va dans mon sens, et pour lui ne pas être entré dans la zone Euro a été une bonne idée (A quick note on Britain).
Alors pourquoi est-ce que l’économiste anglais grogne ? Il en voudrait au gouvernement Brown de manœuvres que la morale réprouve, quand elles ne s’appliquent pas à l’étranger. Il aurait notamment expédié beaucoup de décisions difficiles au-delà des prochaines élections ; il aurait aussi organisé une campagne de calomnie contre son opposition
La politique est souvent peu aimable, les conservateurs ont parfois dénigré la santé mentale de M.Brown, par exemple. Mais en impliquant les épouses, et par de totales inventions, M.McBride (homme de main de M.Brown) clairement est allé trop loin. Tailspin.
On reproche aussi un passé de dépenses exagérées. Mais peut-être croyait-il tout simplement que l’économie était solide et qu’il pouvait se le permettre (« le ministère des finance a confondu un super boom avec une position économique durable » A chancellor flying on a wing and a prayer) ?
samedi 25 avril 2009
Chronique d’une crise annoncée
Philip Swagel raconte l’arrivée de la crise telle que vue par le dernier ministère des finances américain, dont il est membre. Histoire d’hommes qui veulent éviter l’inévitable.
La Guerre de Troie n’aura pas lieu
La crise, ils la voient arriver très tôt. Dès l’été 2006, le ministère soupçonne qu’une trop longue prospérité a endormi l’économie et qu’une tempête va survenir à laquelle elle n’est pas préparée. Intéressante décision, le ministre remet sur pieds un comité qui avait géré le crash de 87.
Très vite les idées de rétablissement de l’économie ressemblent à ce qu’elles sont aujourd’hui. Très vite les problèmes s’accumulent : toutes les propositions présentent des effets pervers (en en aidant certain on biaise la concurrence), le ministère semble incapable de se faire entendre du congrès…
Il commet une erreur : il pense que la crise va être suscitée par l’incapacité des emprunteurs à payer leur dette, du fait d’un retournement de conjoncture. En fait, elle a deux causes : on a vendu des prêts à des gens incapables de les rembourser ; la baisse du prix de l’immobilier rend logique d’abandonner maison et remboursements.
Plus la crise s’approche, plus les conséquences des décisions du ministère se retournent contre leurs intentions. Par exemple :
- Début 2008, il veut stimuler l’économie, il y injecte 100md$, mais survient une brutale augmentation du prix de l’énergie qui annule l’effet attendu.
- Après des signes précurseurs, la secousse vient de Lehman Brothers, qui fait faillite le 15 septembre. Ne pas la secourir est sans danger, pense-t-on. Mais divers imprévus, dont l’incompréhension des marchés étrangers, conduisent à la panique, au blocage du crédit interentreprises, avec menace corrélative d'effondrement du système bancaire. Le lendemain, AIG défaille. Cette fois-ci le ministère ne veut pas que disparaisse l’assureur d’une partie de l’économie mondiale. Rétrospectivement c’était une erreur.
Les événements se précipitent, l’avance est grignotée par les événements, jusqu’à ne devenir plus que réactivité, et désillusion.
Des hommes de bonne volonté ?
L’effort a été héroïque. Avec l’aide d’une partie de l’élite scientifique, le ministère américain paraît avoir voulu recréer une économie durable et honnête, en corrigeant ses effets pervers : en recapitalisant les banques ; en réinventant la titrisation à l’origine de la crise, mais nécessaire à la vie de l’économie ; en retaillant les prêts, de façon à ce que les emprunteurs puissent à la fois les payer et qu’ils reflètent le prix réel de leur bien…
Tout cela avec une énorme contrainte : « il (Paulson) pensait qu'il était une mauvaise idée que le gouvernement soit impliqué dans la possession des banques ».
Était-il si convaincu de l’efficacité des marchés qu’il a cru qu’il s’agissait juste de soigner une maladie infantile ? Étrange contradiction entre un hyper interventionnisme, qui aurait consisté à porter le marché à bout de bras, et une croyance en son efficacité intrinsèque.
L’épisode du TARP comme exemple. J’avais trouvé l’idée brillante : il s’agissait de retirer les actifs à risque des banques, pour leur enlever toute inquiétude, et donc l’envie de reconstituer leurs réserves. Mais, inconsciemment dirigiste ?, je n’avais pas envisagé le dédommagement. Le ministère américain s’est épuisé à chercher un mécanisme qui produirait un prix « juste » pour ces actifs. Ce mécanisme devait faire appel au marché, lui seul étant infaillible. Ce qui est sorti de ce travail ne paraît pas avoir été efficace. D’où l’idée d’injecter directement de l’argent dans les banques. (Cette idée avait la faveur des économistes, mais elle aurait été inacceptable par le congrès initialement, semble-t-il.)
Que faire ?
Qu’en déduit Philip Swagel ? Qu’il faut adopter le scénario suédois, que défendent beaucoup d’économistes.
Et l’administration Obama ? Elle persévère, en tirant des enseignements étranges de l'expérience précédente :
- Il faut se faire aimer du congrès : soyons « populistes ».
- S’embarrasser d’aléa moral et des intérêts des contribuables est une erreur. Comme le dit Philip Swagel, les banques ne bougent que si on leur fait une proposition qu’elles ne peuvent refuser. Ce qui est fatalement au détriment du contribuable.
- Oui, mais l’argent nécessaire, comment le demander au congrès ? Inutile, le ministère Paulson a fait une découverte : si j’ai correctement compris, la Réserve fédérale (dont la direction est demeurée inchangée) a la possibilité de jouer les assureurs. Plutôt que d’acheter cher, on assure bon marché. Le congrès n’y voit que du feu.
Alors, Obama : ultralibéraliste cynique ?
L'analyse de cette expérience, en termes de conduite du changement, sera faite par le billet suivant...
Compléments :
- Le scénario suédois : Crise aux USA : décodage, Comment faire payer le banquier ?
- TARP : Blocage américain (premier paragraphe).
- L’équipe au pouvoir semble vouloir maintenir en vie, coûte que coûte, les idées du Consensus de Washington, que pourtant Gordon Brown dit mort.
mardi 17 mars 2009
Phénix anglais
Perfide Albion, par Marc Roche illustre la merveilleuse efficacité de la finance anglaise.
Que le génie anglais est grand ! Le temple de l’évasion fiscale est à ciel ouvert : c’est la City. Grâce au talent de ceux qui la composent, il est possible d’y faire disparaître l’argent sans même les secours d’un paradis fiscal. Pas étonnant qu'elle se porte bien. Les plumes qu’elle a perdues illustrent le Darwinisme social : la crise a éliminé ses membres les plus faibles ; elle va en sortir revivifiée.
D’ailleurs, la croisade de Gordon Brown contre les paradis fiscaux n’est-elle pas admirable ? D’hyper coupable de la crise, l’Angleterre devient le super champion de la vertu outragée ; demain elle sera grand inquisiteur, montrant d’un doigt vengeur les crimes de l’Allemagne, de l’Afrique ou de la Chine. Mais surtout, en rayant de la carte ces temples du terrorisme que sont la Suisse et le Lichtenstein, elle élimine ses concurrents : il n’y a plus d’autre paradis fiscal qu’elle !
Compléments :
- L’Angleterre affronte l’Europe continentale avec une audace extraordinaire : alors que, du fait de ses turpitudes (Perfide Albion), elle est au plus bas, elle tente de nous expédier sa crise (Dynamique Grande Bretagne) tout en nous empêchant de moraliser notre marché intérieur (Changements en Europe). Et si le coupable devenait le grand vainqueur de la crise qu’il a suscitée ? Et si nous vivions un des extraordinaires moments de l’histoire humaine, un moment qui effacera à jamais le souvenir des exploits des plus grands stratèges de tous les temps ?
- L’Angleterre accuse l’Allemagne : Corruption allemande.
- Les techniques anglaises : Et Dieu créa l'Anglo-saxon, Perfide Albion.
Trafalgar
Décidément ces Anglais sont admirables.
Exactement comme prévu (Changements en Europe), Gordon Brown vient de se porter au secours de Barroso (Pour Londres, c'est Barroso for ever). Et il va gagner.
L’Anglais nous écrase de sa supériorité intellectuelle : protégé dans son île, par un système financier qu’il manipule comme un Dieu (Dynamique Grande Bretagne), il crée une zone euro à sa main dont il sait tirer tous les profits (Changements en Europe).
jeudi 1 janvier 2009
Méfiez-vous de l’Occident
Et si cette crise montrait la force de ces nations, que l’on avait enterrées un peu vite ?
On les accuse de tous les maux (colonialisme, impérialisme…). D’ailleurs elles sont condamnées mécaniquement par la puissance des pays émergents, qui ne se privent pas d’annoncer leurs ambitions. Que la vengeance sera douce !
Elles attendent leur fin avec résignation, écrasées par le sentiment de leur culpabilité et de leur fragilité. Nous sommes des loosers. Faux.
Le monde a adopté nos valeurs : la démocratie, l’économie de marché, la science, les droits de l'homme (l'individualisme)… Elles étaient tellement naturelles pour nous, qu’elles le sont devenues pour lui. À tel point qu’il nous a chassés en leur nom. Et maintenant, il se rend compte que quels que soient nos vices, les siens sont bien plus grands. Le Président Mugabe n’est qu’un exemple d’une règle qui ne semble pas avoir d’exceptions. D’ailleurs, les nouveaux pays mercantilistes, qui pensaient se venger de nos méfaits avec nos armes, pourraient se trouver piégés par elles. Auraient-ils dévoilé leurs batteries trop vite ?
La force de l’Occident est qu’il s’est, en partie, immunisé contre les maux qu’il crée. Conformément aux traveaux de psychologie de l’optimisme, la crise le stimule. Regardez MM. Brown, Obama et Sarkozy.
Le monde doit apprendre à nous respecter, parce que nous sommes redoutablement dangereux. Nous sommes les barbares des temps modernes. Nos innovations dévastent le monde comme jadis les hordes mongoles. Et nous sommes indispensables : nous sommes les plus avancés dans la maîtrise des ficelles que nous avons inventées, et qui règlent la vie de la planète.
Compléments :
- Digression sur le cas français. Bien que nous soyons les ennemis héréditaires de l’Angleterre et ayons des relations ambigües avec l’Amérique, notre culture est la plus proche de la leur que l’on puisse trouver. Notamment en termes d’individualisme.
Et nous avons une caractéristique qui exaspère l’Anglais : renaître de nos cendres, au moment même où il pensait s’être débarrassé de nous.
Ce n’est pas uniquement vrai des victoires du XV de France. Ça a aussi été le cas à Valmy ou une armée de gueux, d’un pays en proie à l’anarchie, a mis en déroute la coalition des armées européennes. Et en 40 lorsque de Gaulle, général provisoire auquel la BBC avait accordé une pièce, seul et sans amis, et que Roosevelt a toujours pris pour un fantoche, a reconstitué une puissance venue d'un autre âge (Tome 2 du De Gaulle de Jean Lacouture). La France n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle est humble, convaincue de sa médiocrité. - Optimisme. Le leader du changement est stimulé par l’échec (!). Un exemple : Sarkozy en leader du changement. Autre exemple et références aux travaux de Martin Seligman : Lyon et Fiorentina.

