Hautes Etudes de Soudure. EdF a fini par comprendre qu'elle avait trop de chefs, et pas assez de soudeurs.
Après le tout pour l'intellectuel de ces dernières décennies, EdF est-elle l'annonciatrice d'un changement majeur de notre société ?
Hautes Etudes de Soudure. EdF a fini par comprendre qu'elle avait trop de chefs, et pas assez de soudeurs.
Après le tout pour l'intellectuel de ces dernières décennies, EdF est-elle l'annonciatrice d'un changement majeur de notre société ?
Il est arrivé ce qu'il devait arriver : EDF a été nationalisé.
L'histoire d'EDF est celle de beaucoup d'entreprises publiques. De hauts fonctionnaires en prennent la direction. Vous allez voir, ce que vous allez voir, nous allons faire de ce mastodonte inefficace, un champion de l'économie de marché !
Quelques années après, l'entreprise est percluse de dettes, et ne sait plus travailler. Elle a trop d'énarques et de polytechniciens, et plus aucun soudeur. On fait alors appel au contribuable, qu'on trouve pourtant si paresseux et inutile. Depuis le Crédit Lyonnais, l'histoire se répète sans cesse.
Notre élite gouvernante a une curieuse caractéristique : quel que soit ce qu'elle touche, cela se termine en dette publique ! La systémique a-t-elle une explication à proposer ?
Il y a deux ans, j'ai subi une coupure d'électricité d'une journée, un jour très froid. Cela a été très désagréable. Et ça a été fatal à ma chaudière. Or, on annonce de nouvelles coupures. Voilà qui aurait été inconcevable il y a encore quelques années.
Une explication pourrait être qu'il y a eu de grandes manoeuvres au niveau de l'Europe, loin des yeux et des oreilles du citoyen.
Ne serait-il pas démocratique que ce type de décisions fasse l'objet d'une information et d'une consultation populaire ? Avant que ses conséquences ne provoquent une révolution ? D'autant que l'on s'engage dans l'ère du télétravail ?...
L'UE demanderait qu'EDF soit démantelé. (Article.)
Cela nous rappelle un passé que l'on a tendance à oublier. L'UE a été ultra libérale. Elle voulait imposer la concurrence partout. Elle a donc forcé EDF à vendre son énergie à ses concurrents. En outre, il n'est pas interdit de penser qu'EDF, voulant devenir un champion de ce nouveau monde concurrentiel, n'a peut-être pas fait que de judicieux investissements.
L'UE n'a visiblement pas renoncé à sa politique libérale, en dépit de son échec manifeste, et demande encore plus de concurrence. EDF est criblé de dettes. On parle maintenant de le diviser en une partie nucléaire, et en une partie verte. De faire entrer le privé dans le rentable, et de faire payer ce qui ne l'est pas, par le public. Il faut aussi investir dans les énergies renouvelables et dans l'allongement de la durée de vie de ses centrales. Mais sans savoir s'il faut construire de nouvelles centrales, ou, au contraire, ne plus faire appel au nucléaire... Et alors que l'on parle de relocalisation, de résilience, et que l'on commence à se demander si le nucléaire n'est pas une meilleure solution qu'on ne le pensait...
Quel bazar ? Les gens qui nous gouvernent ne feraient-ils pas bien, de temps à autres, de se demander si nos difficultés ne viennent pas de leurs décisions ? Et s'ils ne devraient pas les prendre en réfléchissant un peu plus ?
A partir des années 90, la Commission européenne exige des États membres de libéraliser de vastes secteurs de leur économie, notamment celui de l'énergie. L'objectif était de casser les monopoles verticalement intégrés afin de faire jouer la concurrence. EDF est donc contrainte, de l'amont à l'aval, d'opérer une séparation juridique entre ses activités (création d'ERDF et de RTE). L'État « stratège » opérant un pilotage de long terme des différentes entreprises de l'énergie laisse progressivement place à un État « neutre », c'est-à-dire gardant l'actionnariat par sécurité sans imposer sa vision aux entreprises.
"Faute d'investissements suffisants, le réseau de distribution d'EDF est en piteux état. Particulièrement en zone rurale. Pis, son mauvais entretien le rend de plus en plus vulnérable aux aléas climatiques"
A périmètre et change constants, l'activité recule de 1,6 %, en raison d'une baisse des prix de l'électricité et du gaz à l'étranger. En France, le chiffre d'affaires progresse au contraire de 1,4 %, la demande ayant été stimulée par un climat rigoureux.
La situation d’EDF semble bien plus mauvaise que ce que je craignais (Nuclear contamination).
Areva serait-il aussi très mal parti ?
Compléments :
Voyage en TGV :
Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris le TGV. Et je ne connaissais pas le TGV est. Le pensant plus récent que les autres, et véhicule d’une contrée riche, je m'attendais à quelque chose de cossu et de technologiquement avancé. Déception. Extérieur un peu médiocre. À l’intérieur, ça vibre beaucoup. Pire, à l’aller mon wagon était plongé dans le noir toutes les dix minutes, au retour le néon de ma banquette ne marchait pas. On se serait cru en Angleterre.
La SNCF prépare-t-elle son entrée dans le monde concurrentiel en copiant l’élite financière anglo-saxonne : exploitation du « client » pour enrichir le manager supérieur ? Comme EDF qui fait de coûteux achats mais n’entretient plus son parc de centrales ? (France : coupures d’électricité ?)
Ça semble vraisemblable cet hiver.
Nos centrales sont en mauvais état, notre réseau n’est pas équipé pour importer de l’électricité (nous sommes supposés être exportateurs), nous sommes massivement équipés de chauffages électriques.
Tentant de voir ici la main d’EDF et du gouvernement. Un nouvel exemple de changement à la française. Le nucléaire est supposé nous apporter de l’énergie bon marché et abondante, EDF promeut le chauffage électrique, puis ce même EDF se lance dans une ambitieuse croissance externe, internationale, dont il n’a pas les moyens, et qu’il mène au détriment du parc installé.
Simple hypothèse.
Les découvertes de la dernière centaine :
Energetic manoeuvres : y aurait-il lieu de se préoccuper de l’état d’EDF ?
Retour d’un des vieux démons français, le champion national ? On l’élève à coup d’achats ruineux, dont la société n’a pas les moyens. On pense à France Télécom et à ses 70md€ de dettes, au Crédit Lyonnais et à sa faillite, mais aussi à Thomson que M.Juppé voulait vendre pour 1F. Et à quelques autres.
EDF n’aurait-il pas mieux fait d’investir dans ses installations et de s’occuper de son personnel ?
Compléments :