Visite en forme de plongée ? Il fait nuit, seules les pièces exposées sont éclairées. C'est plus grec, voire romain, qu’égyptien. En ce temps là les envahisseurs s'emparaient des dieux des peuples conquis. Et l’Égypte semble avoir été à la mode. Adrien a même fait représenter son favori en Osiris. Quant aux mystères, il n'en surnage pas grand chose. L'expérience est irremplaçable ?
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dimanche 14 février 2016
Osiris, mystères engloutis d'Égypte
mercredi 25 juin 2014
De Louxor à la Concorde, voyage d'Obélisque
Le musée de la marine organise une exposition sur le voyage de l'obélisque de Louxor. Il a fallu 7 ans pour l'amener jusqu'à la place de la Concorde. Sachant que, pendant plusieurs années, il a été amarré au pied du pont de la Concorde, car on ne savait pas où le déposer.
![]() |
| Page de l'exposition |
Ce voyage en dit bien plus sur la France de l'époque que sur l'Egypte ancienne. Cet obélisque, c'est nous qui l'avons fait.
Pour commencer, il n'a rien de précieux ou de rare. Les Romains en avaient déjà déplacé un grand nombre. Ils sont à nouveau à la mode au 19ème siècle. Et le sultan Mehmet Ali joue de la rivalité entre Anglais et Français, et de la folie des antiquités égyptiennes, pour leur fourguer quelques vieilleries sans valeur en échange de transferts technologiques. C'était un précurseur du vide grenier.
Le voyage de l'obélisque est une aventure à la Jules Vernes. La science, nouvelle, et la détermination de quelques individus, calculant sur leurs pieds, triomphe des crues, des tempêtes et des épidémies. Son héros est un ingénieur de marine, polytechnicien.
Et si l'obélisque s'installe place de la Concorde, c'est parce que Louis-Philippe sait qu'il est un sujet de concorde. La science réconcilie royalistes et révolutionnaires.
Les Anglais ont eu aussi leurs obélisques. Ils n'en ont pas fait tout un plat. Ils s'en sont vite lassés. L'un d'entre eux a d'ailleurs fini à New York.
(Dossier de presse.)
(Dossier de presse.)
lundi 19 août 2013
The Economist contre Internet
Qu'arrive-t-il à The Economist ? La semaine dernière il
reconnaissait qu’avoir donné le pouvoir aux hommes d’affaires était une erreur.
Cette semaine, trois articles s’en
prennent à Internet.
On y lit que l’usage de Facebook cause la déprime chez les adolescents :
chacun n’y parlant que de ses triomphes cela renvoie le lecteur à sa
médiocrité. (« L’émotion la plus
fréquemment suscitée par l’usage de Facebook est l’envie. ») La
relation directe, au moins, nous met en face des hommes tels qu’ils sont. On y
lit aussi qu’Internet produit stress et désorganisation, avec pour premières
victimes les créatifs. Tout d’abord parce que le traitement des mails prendrait
un quart de la journée, en moyenne. Mais surtout parce que l’homme vit en
permanence son travail. Bref, on pensait utiliser Internet au service de l’homme,
et c’est le contraire qui s’est produit. « Il y a certainement des raisons d’en faire beaucoup moins – de rationner
les emails, de réduire le nombre de réunions, de se débarrasser de quelques
dirigeants excessivement zélés. Depuis quelques temps s’impliquer dans son
travail a un retour sur investissement négatif. Il est temps d’essayer une
stratégie bien plus radicale : prendre du recul. » Mais ce serait surtout en dehors de l'entreprise que la perte de productivité produite par Internet serait la plus violente. Internet a remplacé l’emploi fixe traditionnel, par un emploi précaire,
peu productif. « Les
auto-entrepreneurs (40% de la création d’emploi en Angleterre) travaillent plus longtemps – 6 % de plus
que les employés – mais leurs revenus horaires moyens sont moins de la moitié
de ceux des employés. » Internet a aussi « transformé certaines branches de l’économie – la vente de détail, la
musique et l’édition, par exemple -, en grande partie en détruisant des modèles
économiques existants. » « Internet,
par opposition (à l’usine), semble
atomiser la force de travail. En donnant un plus grand contrôle au possesseur
de capital, il pourrait expliquer pourquoi les profits aux USA sont au plus
haut depuis l’après guerre. »
Pour le reste, pas grand-chose de neuf. L’Egypte semble partie pour un scénario algérien. Que ce soit du côté
des frères musulmans ou de celui de l’armée, l’affrontement stimule, en quelque
sorte, les forces du mal. Des composants extrêmement dangereux, masqués
jusque-là, s’affirment et s’affrontent. Inde
/ Pakistan. L’économie pousse les deux pays à s’entendre. Mais c’est tout. L’avenir ?
Peut-être des « décennies de
troubles – « une série de crises ponctuées par l’apathie » ».
En attendant, l’Inde construit une marine de guerre moderne avec porte-avion,
et sous-marins nucléaires. Israël
modifierait sa politique d’implantation. De la Cisjordanie, elle irait vers le Néguev.
Mais, une fois de plus, c’est au détriment des populations locales (Bédouins).
Israël, par ailleurs, relâche une poignée de prisonniers, en signe de bonne volonté. Ce qui n’est pas suffisant
pour les Palestiniens, pour qui les prisons israéliennes ont quelque-chose d’un
rite de passage (« 750.000
Palestiniens sont passés par les prisons israéliennes (depuis 1967) » « 5071 Palestiniens seraient derrière les
barreaux, pour des actes de violence ou de subversion à motivation politique. »).
Pour sa part, l’Amérique, est le premier incarcérateur mondial, loin devant la
Chine. « Un Américain sur 107 était
derrière les barreaux, en 2011 – le taux le plus élevé au monde – et un sur 34
était sous « surveillance correctionnelle » (soit sous les verrous,
soit sous probation, soit en liberté conditionnelle). Un noir a 3,6 fois plus
de chances d’aller en prison en Amérique qu’en Afrique du Sud, en 1993, juste
avant la fin de l’Apartheid. » Mais le pays a décidé de se réformer. « Le coût élevé de la prison a attiré l’attention
à la fois de la gauche et de la droite. » La vertueuse Suède pourrait passer à gauche. Le
parti au gouvernement est pris entre une montée du chômage (8%) et un mouvement
anti immigration.
L’industrie des
médias commencerait à profiter d’Internet. Les revenus passeraient de « produits
physiques » au numérique, téléchargement et streaming, de la vente à la
location. (Remarque : aux USA, les livres électroniques représenteraient 30% des
ventes totales.) Aussi, l’industrie sortirait de ses activités traditionnelles.
« Les journaux entrent dans de
nouveaux métiers tels que le marketing et les conférences. » Quant aux fonds activistes ils en ont après
les entreprises de haute technologie, comme Apple. Pourquoi ? Parce qu’elles
sont remplies d’un argent qu’elles ne savent pas utiliser. Et qu’elles ont du
mal à changer assez rapidement (cf. Microsoft). Qui a tué par le glaive… ?
L’Europe cherche à développer le fret ferroviaire.
Pour cela, il s’agit d’aménager des « corridors » aux travers de l’Europe.
Mais cela coûte cher, demande des collaborations entre Etats, et, de toute
manière, le rail est moins flexible que la route. En tout cas, il semblerait
que ce marché doive-t-être dominé par les chemins de fer allemands. Pour sa
part, un entrepreneur américain envisagerait de construire des trains sous
vides.
Et les groupes d’oiseaux n’entreraient pas en collision en
se posant, parce que, grâce à leur capacité à repérer le champ magnétique, ils
adoptent tous le même angle d’atterrissage.
lundi 5 août 2013
Derniers changements de l'économie
L’économie en
changement
Les grandes
compagnies pétrolières vont devenir de moyens producteurs de gaz. Pour
diverses raisons. Notamment parce que les nations ont décidé d’exploiter
elles-mêmes leurs réserves, et que les « grandes compagnies ont jugé sage
de sous-traiter le forage et d’autres aspects de la production » à des entreprises qui ont apporté leur savoir-faire aux dites compagnies
nationales. George Mitchell est l’entrepreneur
qui a le plus fait pour le gaz de schiste. Il semble avoir eu une détermination
increvable : c’est à près de 80 ans qu’il a trouvé l’idée qui a fini par
rendre le processus d’extraction rentable. C’était aussi un défenseur de la
nature. Et un homme de contradictions.
Fusion Publicis
Omnicom. Publicité bouleversée par Internet. Plus besoin d’intermédiaires,
annonceurs et médias traitent en direct. Les agences elles mêmes construiraient
des plates-formes d’achat d’espace. Et se regrouperaient pour ce faire. Leur
avenir semble sombre. « Fintech ».
Les start up s’attaquent au métier des banques. En Europe, les banques « continuent à réparer leur bilan ». Ce qui les rend fort
peu rentables. En outre, la BCE va les inspecter. Mais que faire si elle trouve
qu’elles ont besoin de capitalisation, sachant que beaucoup d’Etats sont trop
endettés pour les aider, et que l’Allemagne a bloqué toute possibilité d’aide
mutualisée ?
Siemens semble avoir des difficultés à gérer une multitude d’activités.
Par ailleurs, le modèle allemand de coopération syndicats - employeurs serait
sur le déclin. Il aurait fait les frais des réformes Schröder.
Curieux calcul de PIB.
Il dépend des hypothèses choisies. En tout cas, il semblerait que l’on cherche
à évaluer la production non marchande (production et consommation de la
famille), qui pourrait l’être. Où va-t-on s’arrêter ?
Le monde en
changement
Prochaine coalition gouvernementale allemande ?
Toujours aussi incertaine. Mais Mme Merkel est prête à toutes les cohabitations.
En Egypte, l’armée serait tentée de
prendre le pouvoir. Mais elle contrôle une grande partie de l’économie. Comment
faire le bien collectif sans nuire à ses intérêts ? En Iran, le nouveau président tiendrait
ses engagements de réforme. Comment va-t-il résoudre la crise économique causée
par les sanctions internationales ? Au Mali, les élections se sont à peu
près bien passées. Reste à régler la question de l’indépendantisme touarègue.
Aux USA, on se demande si, après tout, la collecte de données privées dénoncée
par M.Snowden n’est pas illégale. Un des étudiants de MIT a piraté un système informatique. Contrairement à sa devise, le MIT
l’a laissé condamner. Et il s’est suicidé. Le grand bond en avant chinois
serait mû par le désir de « venger l’histoire
honteuse du pays ». Que va-t-il arriver quand la Chine sera puissante ? Vengeance ou repos du guerrier ?
Science ?
On essaie de construire des ordinateurs sur le modèle du
cerveau. 3 avantages : ça consomme peu, c’est robuste, et ça se programme
tout seul.
lundi 29 juillet 2013
Globalisation acte 2 : la fin
Pays émergents :
la fin du miracle. Ils ont profité d’un moment favorable. L’élite
occidentale les a vus croître sans inquiétude. Et les chaînes d’approvisionnement
ont rendu possible un développement explosif. On n’en connaît pas encore toutes
les conséquences (écologiques, en particulier). Mais cet épisode a produit des
effets pervers. Les émergents ont accumulé des dollars, ce qui a abaissé le
prix de leurs exportations, et encouragé les émergés à vivre à crédit. Tout se
termine avec un monde en déséquilibre, et en crise. Chacun se replie sur soi.
Et les prochains pays émergents n’apportent pas assez de personnes pour alimenter un nouveau boom. The Economist aimerait que, cette fois, on évite un conflit.
La crise et ses remous :
La Belgique change de
roi. Est-elle l’image de la zone euro ? « piégés dans un mariage royal arrangé. Ils continuent ensemble parce qu’ils
n’osent pas y mettre un terme. » Le
Moyen-Orient se transforme. « Le
toujours puissant Etat égyptien avec l’appui nouveau de l’opinion publique et l’argent des pays du Golf, ennemis des frères musulmans, vont
vraisemblablement contenir les islamistes, bien que, probablement, au prix d’une
violence modérée. » « La
Syrie en tant que pays a cessé d’exister. Différentes parties appliquent
différentes lois, allant des anciennes lois nationales à la sharia ou à aucune
loi. Les économies sont locales et dépendent de nouvelles affaires liées à la
guerre. Différents drapeaux flottent sur les bâtiments administratifs – quand ils existent encore. » Détroit
fait faillite. Symptôme d’un problème national. Les villes et les Etats ont
promis des retraites et des régimes sociaux à leurs employés, dont ils n’ont
jamais eu les moyens. Prévenir est trop compliqué. Seule la crise, une série de
faillites, peut permettre de résoudre le problème. (L’ajustement porterait sur
2700md$ : quel va être l’impact de cet appauvrissement massif sur les USA ?)
Les Républicains estiment que M.Obama a employé des moyens déloyaux pour se
faire élire (n’auraient-ils pas fait de même ?), ce qui justifie qu’ils
bloquent le fonctionnement du pays.
Imminente crise boursière ? Apparemment les bourses croient à une croissance qui ne va pas arriver. Elles sont surévaluées. Comme tout le monde, l’Australie a trouvé de nouvelles sources de gaz. Ce pourrait être une « bénédiction », mais le coût d’exploitation semble s’envoler…
Presse. Les journaux anglais, malgré leurs énormes tirages, suivraient le chemin de ceux des autres nations. Baisse des ventes. Baisse des revenus publicitaires. Presse régionale en difficulté. Trop de titres nationaux. On tente de renforcer la place des abonnements et d’Internet. Mais, ce n’est pas assez.
Et tentatives pour réagir ?
Grande nouveauté. Fini
l’obsession des coûts ? Les entreprises envisagent d’avoir une
stratégie prix. Les fondateurs sont-ils de meilleurs dirigeants que les
managers professionnels ? Pas toujours, mais généralement oui, surtout s’ils
savent s’entourer. Et ils ont un avantage décisif lorsqu’il faut réussir des
changements difficiles.
Chasse aux paradis
fiscaux. Tentative d’accord international. Les intérêts en jeu sont
tellement importants qu’il y a peu de chances de succès immédiat. Mais The
Economist est confiant sur le long terme. (La faiblesse de l’entreprise par
rapport au gouvernement serait sont court-termisme ?) Les 9 plus grands assureurs attirent l’attention des
régulateurs. Ils présenteraient, comme les banques, des risques systémiques.
Non pour leur activité traditionnelle, mais pour leurs diversifications.
Science et culture (éternelles ?)
Notre sommeil serait affecté par la lune. Peut-être parce que nos ancêtres
devaient avoir le sommeil léger lors des pleines lunes. Facile de
nous implanter de faux souvenirs. Un des grands cataclysmes de notre histoire
aurait été provoqué par une météorite volatilisant le pétrole et le gaz de l’écorce
terrestre d’où nuage de méthane et effet de serre. Enfin, Kafka était « un individu névrosé, hypocondriaque,
tatillon, complexe et sensible dans tous les domaines, et qui
tournait toujours autour de lui-même, et faisait des problèmes d’absolument
tout. (…) Kafka décrivait le monde comme il le voyait. Plein d’individus
solitaires et persécutés, mais pas sans espoir. »
Mots-clés :
Assureurs,
Australie,
Belgique,
BRICS,
crise,
Detroit,
Egypte,
Kafka,
Presse,
Syrie,
The Economist,
USA
lundi 8 juillet 2013
L'Egypte, hirondelle qui fait le printemps ?
En Egypte, les frères musulmans ont perdu le pouvoir. L'erreur qu'ils semblent avoir faite est d'avoir pensé qu'ils avaient été élus pour les valeurs qu'ils portaient. Non. On attendait d'eux qu'ils construisent l'avenir, et pas qu'ils répliquent le passé.
Je me demande si leur exemple n'est pas général. L'Amérique aussi a cru que l'histoire était finie et que l'humanité aspirait à son modèle culturel. En s'engouffrant dans le vide qu'avait laissé l'URSS, elle a malheureusement révélé ce que ce modèle avait de pire. C'est à dire que ses principes les plus nobles n'étaient que les chevaux de Troie de l'intérêt de quelques-uns.
Nous avons besoin d'inventeurs. Pas de fondamentalistes.
Je me demande si leur exemple n'est pas général. L'Amérique aussi a cru que l'histoire était finie et que l'humanité aspirait à son modèle culturel. En s'engouffrant dans le vide qu'avait laissé l'URSS, elle a malheureusement révélé ce que ce modèle avait de pire. C'est à dire que ses principes les plus nobles n'étaient que les chevaux de Troie de l'intérêt de quelques-uns.
Nous avons besoin d'inventeurs. Pas de fondamentalistes.
lundi 1 juillet 2013
Après le chaos, la démocratie ?
« Les crises
économiques, plus que la prospérité, annoncent la démocratie. »The
Economist s’interroge sur la vague de révoltes qui secouent le monde. Et s’en
réjouit, finalement. D’ailleurs, les affrontements sectaires, Shiites contre Sunnites,
n’ont pas pour vocation de dégénérer. Une forme d’équilibre a toujours été de
rigueur. « Ni le poids des
allégeances religieuses ni la forme des alliances politiques n’ont été
constants au Moyen-Orient. Savoir que cela peut changer agit comme un frein
contre un affrontement sectaire à outrance. » Pour le reste, ça bouge
partout. En Turquie, le gouvernement a été apparemment ferme face à ses
opposants, mais flexible, en réalité. Les négociations avec l’Europe et les
Kurdes n’ont pas été suspendues. Au Brésil, la crise semble calmée. Mais n’a-t-on
pas promis l’impossible ? (Le problème majeur est la corruption et le
dysfonctionnement de l’Etat, si je comprends bien, i.e. de ce qui devrait mener
les réformes !) Qui va tirer parti de ces troubles ? L’ex président
Lula ? Mais n’est-il pas à l’origine de ce dont souffre le pays ? (Demain
le chaos ?) Le retour de fortune brésilien a fait une victime : son
homme le plus riche. Les investisseurs étrangers ne croyant plus au pays ne lui
prêtent plus. Et ses affaires n’étaient apparemment que des bulles
spéculatives. En Egypte, le pays est paralysé par l’affrontement entre
gouvernement et opposition. Ce qui pourrait ramener l’armée au pouvoir. L’équilibre
politique italien est suspendu aux démêlés judiciaires de M.Berlusconi. En
Russie, Gazprom, outil de pouvoir et d’influence internationale de M.Poutine
est menacé par le gaz de schiste. Il fait choir les prix, émerger une
concurrence interne, et apporte de nouveaux fournisseurs à ses clients. En France
« les implications politiques (de l’affaire
Tapie) sont explosives ». Les Portugais veulent rester dans l’euro,
mais ils souffrent. Qu’ils supportent cette souffrance est capital. « L’UE (…) a désespérément besoin d’un succès.
Si le Portugal ne peut pas se remettre sur pieds en dépit d’un gouvernement de
centre droit qui adopté le libre échange avec zèle, les critiques diront que le
problème est dans le traitement, pas dans son application ». C’est la
faiblesse de la France qui a fait de l’Allemagne un leader. Mais elle est
extraordinairement mal à l’aise dans ce rôle. Elle sait surtout ce qui n’est
pas bien. Non où aller. Barack Obama tente de faire passer quelques mesures de
lutte contre le réchauffement climatique. Mais il est paralysé par une
opposition qui utilise toutes ses initiatives pour lui nuire. (Dans ces
conditions, ne devrait-il pas chercher à encourager le réchauffement climatique ?)
L’Affaire Snowden, en dévoilant l’hypocrisie massive des USA, provoque « le malaise de l’Amérique et la joie de ses
ennemis ». Annonce de la
prochaine crise économique ? La banque fédérale américaine parle de ralentir sa politique de soutien de l’économie. Partout les marchés sont
sans dessus dessous. Et les banques tremblent. « C’est
une douce ironie que les titans de la gestion de fonds, qui se considèrent
comme des champions robustes du système du libre échange, soient si dépendants
des subventions des autorités monétaires. » Quant à Internet, il
facilite les révolutions, mais pourrait bientôt être la meilleure arme pour les
éviter, ou les réprimer.
Dans le monde de l’entreprise. Le marché monte à l’assaut de
l’école. Dorénavant, on va apprendre par ordinateur. Certes ce n’est pas la
première fois que l’on cherche à appliquer une innovation à l’école. Mais cette
fois-ci, c’est sûr, c’est plus efficace que la méthode traditionnelle. Mais n’est-ce
pas un moyen de licencier de l’enseignant ? D’accroître les inégalités ?
En tout cas les lourdeurs administratives pourraient freiner ce changement,
bénéfique selon The Economist. Alors, les entreprises cherchent à rendre les familles
accro à leurs produits, afin qu’elles fassent pression sur l’Etat. (Au fait :
quid de la socialisation dans l’apprentissage ?) Pour le reste, cela bouge
presqu’autant que dans la société civile. Les télécoms européennes sont « dans le trou ». En particulier, les
spécialistes du mobile. La faute apparemment à trop de concurrence, et trop de
déréglementation ! Du coup, ils n’ont pas les moyens d’investir dans le
4G. Les Américains tournent autour des sociétés européennes, exangues. Le cloud
donne l’avantage à IBM et Amazon (« Amazon
pourrait rouleau compresser tout le monde »). Cela force Salesforce,
Oracle et Microsoft à s’unir, pour tenter de sauver leur peau.
Mots-clés :
Allemagne,
Brésil,
cloud computing,
crise,
démocratie,
développement durable,
Egypte,
Gazprom,
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Télécommunications,
The Economist,
Turquie
mardi 4 juin 2013
L’Egypte ou la civilisation qui refusait de changer ?
Implicitement, je pensais que toutes les civilisations
avaient envisagé la question du changement. L’Egypte semble une exception. Suite
de mon
enquête sur l’Egypte et le changement, au département d’égyptologie de la
Sorbonne.
Un coup d’œil au vocabulaire égyptien ne permet pas de
trouver beaucoup de choses sur le changement. « Transformer », c’est
tout. Il est plutôt question d’un mouvement cyclique, peut-être avec une
tendance à la défense, plutôt qu’à l’offensive.
L’Egypte paraît avoir été extraordinairement stable. L’art, par exemple, a peu évolué. A tel point qu’il est difficile de le dater. L’Egypte était une sorte de société « organique » faite de rôles spécialisés. Détail curieux : elle n’avait pas de monnaie. Cela devait probablement figer l’Egyptien, dont les échanges « économiques » étaient circonscrits. Il était donc extrêmement dépendant de la société. En particulier il ne devait pas être capable de résister seul à un aléa. En outre, il se serait confiné à un périmètre étroit, en gros la vallée du Nil. C’était une sorte de paradis, un refuge où la famine était inconnue. Le désert figurant l’enfer. Et l’au-delà ressemblait au présent. Ce qui pourrait signifier que l’Egyptien vivait dans l’immédiat. Il était heureux de son sort. Et donc qu’il n’avait pas de raison de changer.
L’Egypte paraît avoir été extraordinairement stable. L’art, par exemple, a peu évolué. A tel point qu’il est difficile de le dater. L’Egypte était une sorte de société « organique » faite de rôles spécialisés. Détail curieux : elle n’avait pas de monnaie. Cela devait probablement figer l’Egyptien, dont les échanges « économiques » étaient circonscrits. Il était donc extrêmement dépendant de la société. En particulier il ne devait pas être capable de résister seul à un aléa. En outre, il se serait confiné à un périmètre étroit, en gros la vallée du Nil. C’était une sorte de paradis, un refuge où la famine était inconnue. Le désert figurant l’enfer. Et l’au-delà ressemblait au présent. Ce qui pourrait signifier que l’Egyptien vivait dans l’immédiat. Il était heureux de son sort. Et donc qu’il n’avait pas de raison de changer.
mardi 28 mai 2013
L’Egypte et les scribes des contours
Exposition du Louvre sur les « scribes des contours ».
Qui étaient ces scribes ? Des spécialistes du dessin sur pierre. (Un
aperçu venu du Louvre, et un autre, du Monde.)
Cette exposition m’a fait découvrir l’usage qu’ils faisaient
de « l’ostracon ». Jusque là je ne connaissais que l’ostracon grec,
un tesson qui servait aux votes, et qui conduisait parfois à « ostraciser »
une personne, à l’exclure de la cité. En Egypte, l’ostracon était un cahier de
croquis. Il permettait de préparer le détail d’une fresque, ou la réalisation d’une
statue, de s’exercer, pour les apprentis, ou de se délasser, par une sorte de
caricature ou de détournement des rites ou des règles de représentation de l’individu.
Je découvre peu à peu que l’Egypte a été une sorte d’antithèse
du changement. Sa civilisation était avant tout caractérisée par un ordre
social exceptionnellement stable. Son art, d’ailleurs, a
remarquablement peu évolué au cours des temps. Les ostraca semblent montrer qu’il y a quelque chose en l’homme
qui s’accommode mal de la répétition mécanique, taylorienne, des rites. L’homme
n’est pas une machine. Le propre de l’homme est la fantaisie, l’innovation ?
mardi 6 novembre 2012
Changer le monde pour les nuls
Et si la clé du changement du monde était une forme de fondamentalisme ? Cette idée m'est venue d'une conversation avec le professeur Jean-Pierre Schmitt.
Il travaille à un livre sur sa science, l'organisation des entreprises. Son premier objectif est d'en rappeler les fondements. Car ils sont totalement oubliés.
Cela m'a rappelé une sorte de constante de ma vie professionnelle. Depuis ses débuts je suis un cycle immuable. J'entre dans une organisation. J'ai quasi instantanément une idée d'où elle devrait aller. Mais, rien ne va. A force d'efforts, le groupe humain s'organise. Arrivé à un certain degré d'organisation, phénomène curieux, il se met à penser. Je suis devenu inutile.
Il me semble que les Chinois et les Égyptiens anciens avaient observé ce même phénomène. Un sujet favori de lamentation. Les phases de désagrégations sociales se caractérisent par ce que plus personne n'est à sa place. Il me semble aussi que nous avons vécu un tel épisode. 68 et le libéralisme ont voulu l'épanouissement de l'homme. Conséquence imprévue, mais logique : l'ambition personnelle a dominé le monde. D'où un résultat oligarchique. On occupe une fonction sociale en fonction de sa capacité à la saisir et non à la tenir.
Et s'il fallait rebâtir notre société en repartant de ses idées originales ? Une fois en état de marche, elle saura peut-être ou aller, sans qu'on ait besoin de le lui dire ?
Il travaille à un livre sur sa science, l'organisation des entreprises. Son premier objectif est d'en rappeler les fondements. Car ils sont totalement oubliés.
Cela m'a rappelé une sorte de constante de ma vie professionnelle. Depuis ses débuts je suis un cycle immuable. J'entre dans une organisation. J'ai quasi instantanément une idée d'où elle devrait aller. Mais, rien ne va. A force d'efforts, le groupe humain s'organise. Arrivé à un certain degré d'organisation, phénomène curieux, il se met à penser. Je suis devenu inutile.
Il me semble que les Chinois et les Égyptiens anciens avaient observé ce même phénomène. Un sujet favori de lamentation. Les phases de désagrégations sociales se caractérisent par ce que plus personne n'est à sa place. Il me semble aussi que nous avons vécu un tel épisode. 68 et le libéralisme ont voulu l'épanouissement de l'homme. Conséquence imprévue, mais logique : l'ambition personnelle a dominé le monde. D'où un résultat oligarchique. On occupe une fonction sociale en fonction de sa capacité à la saisir et non à la tenir.
Et s'il fallait rebâtir notre société en repartant de ses idées originales ? Une fois en état de marche, elle saura peut-être ou aller, sans qu'on ait besoin de le lui dire ?
mercredi 1 août 2012
Le changement et les anciens Égyptiens
Comment les Égyptiens voyaient-ils le changement ? Une question à
Nathalie Lienhard du département d’égyptologie de la Sorbonne.
Au fond, les Égyptiens anciens ont été heureux et n’ont pas eu d’histoire. Ils appartenaient à une société de type « hydraulique » hiérarchisée et structurée en multiples métiers nécessaires pour tirer au mieux parti des ressources du Nil. Le pharaon, représentant des dieux sur terre et garant de l'ordre établi, y fait régner la stabilité. Les prêtres le représentent, à son tour. Le temps s’y écoule de manière circulaire.
Fort de sa richesse, c’est un pays accueillant à l’étranger. C’est aussi probablement, comme l’Égypte actuelle, un pays qui n’est pas fataliste, ainsi qu’on le dit parfois, mais confiant. Si quelque chose se produit, c’est que cela a une raison.
Mais c’est un monde qui craint le changement comme la peste. Car le changement, c’est-à-dire le passage d’une dynastie à une autre, produit le chaos. Brutalement, l’intérêt personnel domine l’intérêt collectif. Plus personne n’est à sa place et plus rien ne fonctionne.
Le dialogue du désespéré, un texte écrit par un noble lors d’une transition entre dynasties, montre un tel changement, écroulement de l’ordre social. Dans ces conditions, la seule issue est la mort, qui est une seconde vie apparemment bien plus paisible que la première.
Le déclin égyptien a peut-être été un long changement. Progressivement l’ordre hiérarchique s’est dilué, le pouvoir s’est démocratisé, les rites se sont complexifiés.
Au fond, les Égyptiens anciens ont été heureux et n’ont pas eu d’histoire. Ils appartenaient à une société de type « hydraulique » hiérarchisée et structurée en multiples métiers nécessaires pour tirer au mieux parti des ressources du Nil. Le pharaon, représentant des dieux sur terre et garant de l'ordre établi, y fait régner la stabilité. Les prêtres le représentent, à son tour. Le temps s’y écoule de manière circulaire.
Fort de sa richesse, c’est un pays accueillant à l’étranger. C’est aussi probablement, comme l’Égypte actuelle, un pays qui n’est pas fataliste, ainsi qu’on le dit parfois, mais confiant. Si quelque chose se produit, c’est que cela a une raison.
Mais c’est un monde qui craint le changement comme la peste. Car le changement, c’est-à-dire le passage d’une dynastie à une autre, produit le chaos. Brutalement, l’intérêt personnel domine l’intérêt collectif. Plus personne n’est à sa place et plus rien ne fonctionne.
Le dialogue du désespéré, un texte écrit par un noble lors d’une transition entre dynasties, montre un tel changement, écroulement de l’ordre social. Dans ces conditions, la seule issue est la mort, qui est une seconde vie apparemment bien plus paisible que la première.
Le déclin égyptien a peut-être été un long changement. Progressivement l’ordre hiérarchique s’est dilué, le pouvoir s’est démocratisé, les rites se sont complexifiés.
vendredi 15 juin 2012
Social Media Awards
Hier, j'étais invité aux Social Media Awards, de l'ESG Management School et de la Sorbonne. Première édition. On y récompensait la stratégie médias sociaux d'entreprises. On pouvait y rencontrer, bien sûr, Hervé Kabla.
Curieux de voir la Sorbonne éternelle, pleine de jeunes cadres ambitieux, se mettre à l'éphémère et à la mode, et faire preuve d'initiative... D'autant que, peu avant, j'étais installé dans la bibliothèque d'égyptologie de l'université - qui probablement est antérieure aux pyramides.
Quant aux Média awards, ils étaient hébergés par un amphi moderne (seule la façade de cette partie de l'université reste debout, tout le reste a été transformé). Cérémonie assez courte et efficace, qui a donné son grand prix à quelqu'un avec qui j'avais étudié en MBA, et que je n'avais pas vu depuis 20 ans... Le monde est petit.
Excellente initiative, donc. Pour l'année prochaine, j'ai quelques suggestions à faire:
Curieux de voir la Sorbonne éternelle, pleine de jeunes cadres ambitieux, se mettre à l'éphémère et à la mode, et faire preuve d'initiative... D'autant que, peu avant, j'étais installé dans la bibliothèque d'égyptologie de l'université - qui probablement est antérieure aux pyramides.
Quant aux Média awards, ils étaient hébergés par un amphi moderne (seule la façade de cette partie de l'université reste debout, tout le reste a été transformé). Cérémonie assez courte et efficace, qui a donné son grand prix à quelqu'un avec qui j'avais étudié en MBA, et que je n'avais pas vu depuis 20 ans... Le monde est petit.
Excellente initiative, donc. Pour l'année prochaine, j'ai quelques suggestions à faire:
- Protéger l'écran de l'amphi de la lumière extérieure, sans quoi on n'y voit pas grand chose.
- Donner quelques exemples concrets de ce que font les élus, de pourquoi le jury a voulu les distinguer. Se contenter d'une image figée de leur site web est bien triste, et ni très média, ni très social.
- Faire une présentation des tendances d'évolution des médias sociaux qui soit plus accessible à mes faibles connaissances.
jeudi 7 juin 2012
Comment aider la Syrie ?
Ce qui se passe en Syrie est d’autant plus préoccupant que l’on
voit mal comment cela peut se terminer.
Le mécanisme semble le suivant : Bachar el Assad (ou ses proches) se serait lancé dans une vague de répressions qui aurait pour but de provoquer une réaction de son opposition, et une guerre civile entre communautés syriennes, qui justifierait a posteriori son action et son rôle.
Le mécanisme semble le suivant : Bachar el Assad (ou ses proches) se serait lancé dans une vague de répressions qui aurait pour but de provoquer une réaction de son opposition, et une guerre civile entre communautés syriennes, qui justifierait a posteriori son action et son rôle.
Cela n’aurait pas réussi. Son pouvoir pourrait se fragiliser du fait du mécontentement de composants de la société qui lui sont utiles (par exemple les commerçants).
Mais peut-il être remplacé par un régime stable ? Le
fait que les communautés syriennes ne s’entredéchirent pas est un signe positif.
Cependant l’opposition politique est divisée et paraît incapable de gouverner.
En outre, la Syrie est une pièce de l’équilibre local entre Sunnites (poussés
par les Saoudiens) et Shiites (poussés par les Iraniens).
Comment manœuvrer dans ces conditions et déboucher sur un
édifice viable ? Ce qui ne semble pas avoir été très bien réussi, dans des cas
bien plus favorables, à la fois en Égypte, en Tunisie et surtout en Lybie (dont
on ne parle plus !?).
Compléments :
jeudi 26 janvier 2012
Reflux de la culture occidentale ?
Le printemps arabe fut-il celui de la démocratie ?
Si l’on regarde l’histoire du Moyen-Orient sous l’angle culturel, on observe :
Une vague colonisatrice, supposée apporter les Lumières à des peuples attardés. Une contre vague, qui, au nom de ses valeurs, refuse le joug de l’Occident. Elle aboutit à l’installation de gouvernements dictatoriaux et « progressistes » (à notre sens). L’Iraq, la Syrie, et l’Égypte furent, il y a quelques décennies, des dictatures éclairées.
La nouvelle vague semble un retour aux valeurs culturelles traditionnelles. En particulier, l’Arabie Saoudite et l’Iran tiennent le haut du pavé.
La nouvelle vague semble un retour aux valeurs culturelles traditionnelles. En particulier, l’Arabie Saoudite et l’Iran tiennent le haut du pavé.
mardi 3 janvier 2012
Changement en Palestine.
Les Palestiniens vont-ils s’unir et se rapprocher de l’Égypte ?
La tentative de reconnaissance par l’ONU faite par le Fatah a résulté en une forme de sanctions économiques, qui poussent le Fatah à se rapprocher du Hamas, qui, lui, est prospère. Le Hamas s’éloignerait de l’Iran et de ses alliés pour rejoindre les Frères musulmans égyptiens. (Rivals who may need each other)
Vers un Moyen-Orient soudé par un Islam (relativement) modéré mais ferme dans ses principes ?
Compléments :
lundi 19 décembre 2011
Causes du printemps arabe
Chaque peuple arabe aurait eu un thème de soulèvement spécifique. Égalité civique au Bahreïn, liberté de parole et d’association en Syrie, sécurité des personnes en Tunisie et en Égypte, niveau de vie au Yémen. Globalement la révolte n’aurait pas été spécialement une question de jeunes, de chômage et de revenus. Plutôt un mouvement de classes moyennes ?
En tout cas, il y a eu effet de contagion, chacun s’enhardissant avec les succès de l’autre.
Quant à l’issue du mouvement, elle semble être liée à la détermination des gouvernants en place. Ceux qui ont disparu avaient perdu le contact avec les réalités et la volonté de se battre.
Voilà ce que je comprends de The Arab Spring is not About Twitter, de Glen Rangwala, CAM, n°64.
lundi 28 novembre 2011
Manifestations en Égypte
« les principaux perdants (des éventuelles prochaines élections égyptiennes) seront probablement les nouveaux partis qui représentent l’esprit de la révolution égyptienne. Pas étonnant qu’ils soient redescendus dans les rues en force. » (Who will benefit from the chaos?)
lundi 17 octobre 2011
Échanges Israël Palestine
Les Israéliens et les Palestiniens décident d’échanger des prisonniers. Pourquoi maintenant ? (An extraordinary exchange rate)
- Parce que la direction palestinienne pourrait aller de Syrie en Égypte, et que l’Égypte aurait demandé une forme de concession, en échange du déménagement.
- Pour affaiblir le Fatah, qui a demandé à l’ONU de reconnaître un État palestinien.
- Pour faire oublier au peuple israélien son mécontentement.
lundi 22 août 2011
Libye : ça commence maintenant ?
Le Colonel Kadhafi semble mal parti. Il va falloir peut-être se demander ce qu’il faut faire maintenant.
Enseignements du passé récent :
- L’Égypte semble avoir des difficultés à réussir sa révolution. Or sa culture est bien plus solide que la libyenne (et ses infrastructures n'ont pas été touchées). Risque de chaos ? N’est-ce pas aussi l’enseignement de la décolonisation ?
- Afghanistan : pour avoir voulu aller trop vite, les USA ont enlisé l’OTAN dans une guerre interminable et qui va probablement se terminer en une plus ou moins grande déroute.
Comment aider la Libye à éviter l’anarchie ? En tout cas, il semble judicieux de remplacer notre investissement militaire par un investissement civil. D’autant que, plus il y aura de pays stables et démocratiques, plus la pression sera forte sur ceux qui ne le sont pas (Syrie), pour le devenir… (Et inversement...)
jeudi 4 août 2011
Rationalité des marchés
Les pays que les marchés pensent les plus certains de faire faillite : La Grèce, le Portugal et l’Irlande sont au sommet, plus risqués que le Venezuela et le Pakistan ; l’Espagne est moins sûre que l’Égypte révolutionnaire. (How much closer a union?)
Raison ? Cacophonie de la communication gouvernementale européenne.
Autrement dit la rationalité des marchés (dont on nous a rebattu les oreilles) est nulle. On les manipule par la propagande.
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