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samedi 18 juin 2016

Bayer et Monsanto

Bayer veut acheter Monsanto, disait-on le mois dernier. Si une entreprise allemande devient le leader du marché des OGM, il y a peu doutes que l'Europe se mette rapidement à consommer des OGM, ai-je pensé. 

Mais, peut-être ne suis-je pas le seul à soupçonner qu'il est dangereux que la société soit menée par des intérêts économiques à courte vue ? A moins que les dits intérêts soient victimes de leur propres vices ? (Bayer est en mauvaise santé, apparemment.) Qui a vécu par le glaive...

dimanche 3 mai 2015

Albion au bord du précipice ?

L’Angleterre vote le 7 mai. Elle fait pitié. Ses états financiers sont bien plus mauvais que ceux de la France, sa productivité recule. Son grand succès a été de remplacer ses chômeurs par des travailleurs (très) pauvres. Aujourd’hui, c’est le chaos : 5 partis politiques pour un système fondé sur le bipartisme. Et surtout l’émergence d’un nationalisme « régional » (Ecosse, Irlande, Pays de Galle, Angleterre), sans précédent. Mais il faut voter Cameron, même s’il veut sortir de l’Europe, dit The Economist. Sans quoi vous aurez la France !
Justement, partout le peuple s’appauvrit. Cause ou conséquence : flexibilité du travail et entreprises de travail temporaire ? C’est ennuyeux, mais attention à ne pas y toucher, sinon vous aurez la France (et son chômage de masse) ! (Décidément notre pays est à l’honneur.) On notera un curieux graphe que je commenterai dans un prochain billet.

La corruption empêche l'Espagne de se redresser. Une étude a trouvé que « les entreprises les moins productives croissaient plus vite que les autres ». Ce qui compte n’est pas la compétence, mais les copains. Nouvel article sur Margrethe Vestager. La rigueur nordique est lâchée sus aux monopoles. Aux USA, la baisse du prix du pétrole n’a pas stimulé l’économie. Etrange. (Et si la peur de l'avenir poussait à l'épargne ?) M.Netanyahou s’en prend à sa Cour suprême. Conflit entre deux Israël : d’un côté les valeurs universalistes occidentales, de l’autre le nationalisme et la religion. Pour le reste, Israël est en paix. Les Arabes se battent entre eux. Et Israël est copain avec l’Arabie saoudite et l’Egypte. C’est le bon moment pour attaquer le Hezbollah. Afin de profiter de ce qu’il est pris par plusieurs fronts. Et pour l’affaiblir, avant que ses troupes de choc ne reviennent, pleines d’usage et raison, s’occuper de leur voisin. Le président indonésien veut montrer qu’il est un fort. Alors il fait exécuter les trafiquants, et couler les bateaux de nationalités qui ne peuvent le menacer. (En particulier, il se garde bien d’ennuyer la Chine.) Quant à la Chine elle mène à la fois une politique d’agression et de conciliation. C’est ainsi qu’elle colonise la mer de Chine. Son objectif est d’asseoir sa domination régionale.

On parle de désarmement nucléaire. Ça ne semble mener nulle part. Mais, au moins, le contact n’est pas rompu. Programme pour un bombardier américain. Il doit pouvoir détruire n’importe quel pays. Boeing et Lokheed Martin affrontent Northrop. L’activité militaire du camp qui perdra disparaîtra. Pour une fois, la France crée la mode : le droit de vote renforcé pour actionnaire durable semble gagner le monde. Médicaments génériques : les entreprises tentent de se concentrer pour pouvoir augmenter leurs marges. VW remplace son président, par un légèrement plus jeune, de façon à ce qu’il puisse continuer à faire les mêmes erreurs. Détourner la loi constitue une part importante du modèle économique de l’entreprise innovante. Comment acheter des terres à des petits résistants ? La leur payer un prix correct et déplacer vers d’autres terres équivalentes ceux qui ne veulent pas céder. (Le type d’idée qui vous vaut un prix Nobel.)

Innovation. Le drone est utilisé par le malfaiteur. Ce qui crée un marché pour l’anti-drone. Et, pour une fois, la France serait en pointe. Les Chinois, pour leur part, sont en pointe pour créer un homme génétiquement modifié. Vus les premiers résultats obtenus, on est dans l’univers des apprentis sorciers. 

dimanche 20 juillet 2014

Vieille Amérique

« Même si la croissance potentielle repart un peu, l’Amérique va de plus en plus ressembler aux économies vieillissantes, à faible croissance, qu’elle méprisait ». Le chômage est faible, mais l’Amérique ne croît pas. Le moteur de son développement est grippé.

La France est enlisée au Mali. M.Hollande a voulu faire comme M.Mitterrand. Mais il n’avait pas les mêmes atouts. En Ukraine, « La colère sur le terrain peut-être en train de créer ce que Alexender Golts (…) appelle « une longue guerre partisane » ». Elle aurait échappé au contrôle de la Russie. Justice italienne. Cauchemar de l’économie. Cause culturelle, peut-être : ce qui compte n’est pas l’efficacité mais l’élégance intellectuelle du jugement… La Suisse, une confédération, pourrait-elle donner des leçons à l’UE ? Elle semble avoir tiré le meilleur des cultures qui la composent. Mais, « l’union monétaire suisse est arrivée après des siècles d’unité politique ». Remaniement ministériel en Angleterre. M.Cameron a constitué un gouvernement en vue des prochaines élections. Il a de bonnes chances de gagner, vue la médiocrité d’Ed Milliband. Gouvernement faible, et qui n’améliore pas les chances de l’Angleterre de rester dans l’UE. Israël et les Palestiniens. Pas une guerre mais recherche du retour au statu quo ante. Le Hamas est dans l’intérêt d’Israël, qui craint qu’il ne soit remplacé par Al Qaeda. Les frappes visent essentiellement ses membres, et leur famille. Aux USA, le monde politique se solidifie en deux camps, qui ne veulent pas se parler. Démocratie paralysée.

Venezuela. A la suite d’une grève, M.Chavez a licencié une grande partie des employés de son industrie pétrolière. Ils avaient une compétence rare. Ils sont partis faire la fortune des pays voisins. Les BRICS (ou la Chine, surtout ?) ont décidé de remplacer le FMI. Ambition : aider les pays en développement à investir dans des infrastructures de transport. Au Japon, la côte de popularité de M. Abe choit. « M. Abe est perçu comme ayant fait passer en force, contre la volonté de la plupart de la population, un changement historique de la politique de sécurité japonaise ». Les capitaux, les oligarques et les mafieux de la Chine continentale sont en passe de museler la presse de Hong Kong. Chine continentale dans laquelle les victimes de la nouvelle révolution culturelle, anti corruption, sont de plus en plus nombreuses. Nouveau gouvernement égyptien. Paternaliste et paralysé par sa dépendance aux intérêts spéciaux nationaux.

Qu’est-ce qui tire l’industrie pharmaceutique ? La recherche des failles de la législation. L’industrie pétrolière, elle, parie que le pétrole restera cher et  que les gouvernements seront incapables de combattre le réchauffement climatique. Après des années douloureuses, les affaires de l’industrie de l’armement repartent. Mais le marché est fragmenté et difficile. L’industrie de l’armement doit devenir efficace. Apple et IBM s’allient. Les forces d’IBM vont se mettre à vendre les produits d’IBM à l’entreprise. Leurs concurrents sont pris par surprise. Qu’attendre de Big data ? Pas de rupture, une optimisation à la marge, mais sur de gros volumes.  

dimanche 22 juin 2014

L’économie de marché, ou l’art de coincer la bulle

Amazon ou la bulle permanente. Amazon vaut 500 fois son bénéfice (grande leçon pour Alstom !). Amazon, c’est la course en avant dans l’hétéroclite. Réel potentiel ou art de faire durer la spéculation ? Les groupes américains cherchent à changer de nationalité, de façon à pouvoir mettre la main sur les fonds qui sont planqués à l’étranger par peur du fisc. Les génériques n’ont pas produit les baisses de prix escomptés. Les grands laboratoires graissent la patte de leurs concurrents, jouent sur la publicité ou sur des modifications d’apparence, pour maintenir leurs monopoles au-delà de l’expiration de leurs brevets. Le poids du secteur financier n’a pas cessé de croître ces derniers temps. Curieusement, il n’y a pas eu effet d’échelle. L’augmentation de son train de vie a excédé celle de ses revenus. Et cela « s’est accompagné d’un ralentissement de la croissance économique ». Les ventes en ligne dominent le marché du voyage. Il arrive à maturité. L’évolution technologique est la principale force sur laquelle jouer.

Et si l'Angleterre était l'hirondelle qui annonce la fin de cette ère spéculative ? L'Angleterre se racornit. Sa puissance politique et économique disparaît. Elle était liée à son secteur financier et à ses partenariats avec les USA et l'UE. Mais l'influence internationale de ses derniers est désormais faible. Et la réglementation financière et le repli national des banques ont réduit à peu de choses les banques anglaises et enlèvent leur intérêt aux atouts de la City. Parallèlement, le capitalisme d’Etat s’est réinventé. Au lieu de diriger les entreprises, il devient une sorte de minorité de blocage. (Ce qui me semble être le modèle allemand.) Les Chinois bloquent le rapprochement des 3 principaux armateurs mondiaux.

Les crises en cours modifient les équilibres internationaux. En ce qui concerne l’Ukraine, tout est une question de gaz. Les pipelines russes veulent contourner l’Ukraine. Les USA et l’UE refusent, ce qui fait tomber le gouvernement bulgare. Quant aux Suédois et aux Finlandais ils se rapprochent de l’OTAN. Les Kazakhs nouent une alliance inconfortable avec les Russes. La crise irakienne rapproche l’Amérique de l’Iran, et les Kurdes d’une nation. Pétrole. Les crises irakienne, syrienne et libyenne vont réduire l’offre, d'où augmentation de prix. Ailleurs, la justice américaine veut faire payer l’Argentine pour des dettes acquises par des fonds spéculatifs. Comment contourner cette décision ? En Inde, le parti du congrès est réduit à néant, et sans leader. Sa stratégie consiste à attendre les erreurs du gouvernement. Les Chinois submergent le Tibet. Et l’Indonésie est un curieux pays. Le quatrième plus peuplé au monde, il est fait de « 14466 îles, avec plus de 360 groupes ethniques parlant 719 langues ». Une forme de régionalisme prendrait le pas sur le centralisme des dernières décennies. Mais il tiendrait ensemble grâce à des liens interpersonnels forts. Qui sont aussi vecteurs de corruption. 

Les fougères auraient produit un refroidissement climatique. Elles ont piégé du carbone et sont devenues pétrole. (Où l’on apprend aussi que la science s’en remet au « crowdfounding ».) Newton fut « le dernier des magiciens ». Il rêvait d’alchimie. 

dimanche 25 mai 2014

L’Inde a besoin d’un as du changement ?

L’Inde élit M.Modi. Un autocrate. Elle a voté pour le développement économique et a éjecté le clientélisme féodal du Parti du Congrès. M.Modi doit transformer l’Inde en usine du monde, alors que le « pays a oublié, purement et simplement, comment travailler ». Et qu’il semble un enchevêtrement invraisemblable. (Changement compliqué ?) En mer de Chine, les pays de la Région semblent impuissants face au bon plaisir du monstre chinois. Coup militaire en Thaïlande. Raison : mettre un terme au blocage actuel ? Ou intervenir avant qu’un prince héritier faible ne prenne le pouvoir ? L’Arabie saoudite investit à la maison.

L’UE parle un anglais corrompu par le français (une façon de faire fuir l’Angleterre ?). Elections européennes. En Italie, lutte entre M.Grillo et M.Renzi et ses réformes. La République Tchèque est anti-européenne. Le PS français semble être le parti de gouvernement dont la situation, eu égard à ces élections, est la plus difficile. L’armée est un élément central de la politique russe. Elle doit lui permettre d’intervenir dans son voisinage, de tenir en respect ses minorités, et de la défendre de la Chine – mission de ses missiles nucléaires. Chine avec laquelle elle tente de s’entendre pour faire pièce aux sanctions de l’Ouest. La Lybie est divisée entre islamistes et anti-islamistes. Devant la chienlit actuelle, le second camp est tenté par un coup. Avec l'assentiment de l’Algérie et de l’Egypte. D’où guerre civile ?

Les entreprises chinoises déposent beaucoup de brevets. Lenovo est le champion du PC. Il pense assurer son développement grâce à l’innovation. Il semble surtout un champion de l’exécution efficace de stratégies industrielles. Aux USA (seulement ?), Télécom et TV fusionnent, pour disposer d’offres globales. Les journaux sont toujours au milieu du gué numérique. Le journaliste doit s’imprégner des nouveaux usages du marché. Big data dans l’agroalimentaire. Les données que possèdent l’industrie lui permettent de dire à l’agriculteur quoi, quand et où planter (« prescription planting »). Mais l’agriculteur se méfie. Il a peur d’être le dindon de la farce. Les banques européennes (Crédit Suisse, bientôt BNP) ont maille à partir avec la justice américaine. Ses jugements semblent marqués par l'incohérence. (Pragmatisme, c'est-à dire, coup par coup ?) Pour faire plaisir à leurs actionnaires, les laboratoires pharmaceutiques ont liquidé leur recherche. Ils doivent maintenant trouver des fournisseurs de nouvelles molécules.  

Pour défendre les ordinateurs des pirates, deux versions d’un même programme ne doivent pas se ressembler. Il suffit pour cela de le demander aux compilateurs. On cherche à produire à simuler le système nerveux d’un ver. 

dimanche 12 janvier 2014

Hollande, le Schröder français

Les vœux de M.Hollande ont enthousiasmé The Economist. A la surprise générale, ce fut un coming out libéral. Il est presque allé jusqu’à parler de paresseux qui abusent du système. Et il est prêt à « court-circuiter » les processus démocratique s’il le faut. Seule inquiétude, cependant, le passé de M.Hollande trahit une tendance à accoucher de décisions qui se paralysent par contradiction.

En fait, il n’y a peut-être pas beaucoup à faire pour améliore les affaires des Etats. Vendre ou mieux gérer leurs possessions. Il y a là une fortune (pour les seuls actifs non financiers : près de 80% du PIB pour la France, et 120% pour le Japon). Encore faudrait-il en avoir une comptabilité correcte.

L’Amérique va-t-elle connaître, enfin une forte croissance ? Tout ce qui semblait l’empêcher jusque-là a disparu. A moins que le pays ne soit entré dans une phase structurelle de stagnation. Sinon son humeur est à la réduction des inégalités. Mais elle ne devrait pas passer aux actes. Car ceux qui ont intérêt à cette réduction ne votent pas. L’Italie ressemble étrangement à la France de la IIIème République. Il n’y pas pire ennemi d’un dirigeant qu’un homme de son parti. L’intérêt du pays pèse peu par rapport aux ambitions personnelles. La Lettonie choisit un premier ministre de type Merkel. En Grèce, un risque en cache un autre. Economiquement, cela va mieux, « ce qui est inquiétant, c’est plutôt la montée d’extrémistes grecs appartenant à des variantes néo-nazies ou néo-staliniennes ». En Syrie, les excès d’une émanation d’Al Qaeda ont provoqué un sursaut du reste du pays. Du coup, le prestige de l’opposition respectable en est grandi, et la qualité de recours de M.Assad réduite. En Egypte, le mécontentement suscité par les manifestations continuelles des frères musulmans préparerait le terrain à un retour d’une dictature militaire. En Israël, M.Kerry aurait réussi l’impossible. Convaincre les politiques israéliens de la nécessité d’un Etat palestinien. Mais les Palestiniens préféreraient vivre au milieu des griefs qu’ils ont accumulés vis-à-vis des Israéliens. Par ailleurs, la question se pose à nouveau de savoir ce que cela signifie d’être Juif. Est-ce une question de gènes, ou de partage de valeurs communes ? En Iran, les sanctions internationales ont surtout affecté le petit peuple. L’argent étant réservé aux services de sécurité. La famille de M.Mandela se dispute la possession de sa marque.

Les dépenses en recherche médicale seraient en déclin. Evénement dont les « effets ne devraient pas se faire sentir avant quelques temps ». Automobile. Course à la taille. Ceux qui produisent beaucoup cherchent à éliminer les autres. Le marché semble douter des capacités de se renouveler d’IBM. Il se trouve qu’il vient d’annonce une unité d'avenir consacrée à un ordinateur programmable en langage naturel. Quant à Samsung, il produit tout ce qu’il faut pour équiper la maison électronique. La qualité allemande fait un malheur dans le domaine de l’armement. Difficulté du moment : vendre au marché en croissance des pays peu recommandables sans que cela se remarque trop. Le retour des nations ? Les grandes compagnies de navigation de croisière se font prendre des parts de marché par des spécialistes. Notamment des compagnies qui vendent des croisières monolingues. La Chine n’est plus le Farwest de la cosmétique. « A mesure que les coûts augmentent et la croissance faiblit, L’Oréal et Revlon ne seront probablement pas les derniers cosméticiens étrangers à reconsidérer leurs ambitions chinoises. » Et si le marché n’était pas le meilleur moyen d’allocation de ressources ? (comme on me l’a seriné à l’Insead). On trouve de nouveau des vertus aux conglomérats. La titrisation est de retour. Son objet est de transférer les dettes des entreprises des banques au marché. Un investisseur averti en valant deux on espère que les mêmes causes n'auront pas les mêmes effets. Finalement, les économistes ont changé de consensus. « Maintenant il n’est question que de Grande récession – et de la possibilité qu’un peu plus d’inflation puisse être utile. » 

dimanche 5 janvier 2014

Le printemps arabe de la démocratie ?

Politique turque : tous pourris ? Un scandale révèle que les enfants des gouvernants (premier ministre compris) ont trempé dans des malversations. Ce que l’on apprend grâce à des juges, qui appartiennent à un allié devenu ennemi du pouvoir. Les dits juges ont servi à renverser le précédent pouvoir. Quant à l’opposition : c’est le chaos. Partout, même spectacle. Comme le marché, la démocratie semble un régime où la médiocrité attire la médiocrité. En Europe, au milieu de la tempête, les partis de gouvernement font preuve d’un curieux détachement. A l’image du premier ministre du Danemark. En pleine chienlit gouvernementale (elle est encore moins populaire que M.Hollande !), elle s’amuse à prendre son autoportrait en compagnie de MM.Cameron et Obama. Devant autant d’indifférence, les forces poujadistes prospèrent. Gros scores garantis aux prochaines élections. Mais elles sont incapables d’assumer des responsabilités. (Les politiques n’ont aucune raison de changer donc, sinon d'être populistes, à des fins tactiques.) Y a-t-il meilleur signe de cette faillite démocratique que la BCE ? Pour éviter une déflation, la BCE, donc, banque centrale sans Etat, va faire une politique « non conventionnelle ». Comme la FED. Mais plus difficilement. Car elle doit contourner les résistances des Etats… Quant aux Arabes, leur tentative de printemps démocratique les a précipités dans une guerre fratricide, secte contre secte. 

2014, l’étincelle ? La spéculation boursière a probablement atteint son point d'éclatement. « La combinaison du mécontentement de l’électorat et de la nervosité gouvernementale peut conduire à des résultats imprévisibles. » C’est grave, mais moins que ce qui nous attend. Un retour à l’ère victorienne. Car le monde de Dickens est la norme du capitalisme. C’est, du moins, ce que déclare un économiste, deux siècles de statistiques à l’appui. Heureusement, la microassurance fonctionne, si on la vend, non à l’individu, mais au groupe.

Par ailleurs, les écoutes de la NSA auraient fait perdre à M.Obama (qui s’en fiche ?) deux alliés : les jeunes et les Européens. Le Liban résiste toujours à la contamination de la crise syrienne. Le Soudan du Sud semble mal parti : certains pays limitrophes le divisent pour régner.

Entreprise. Le Danemark est le champion de l’agriculture industrielle, hyper scientifique (on y parle même de bio silicone). Héritage viking ? On fait visiter les abattoirs aux enfants. Les banques d’investissement sont parvenues à contourner les lois qui devaient réduire la rémunération des banquiers. Mais pas les forces du marché, qui les contraignent à faire des économies. (Il reste de la marge : la rémunération moyenne chez Goldman Sachs est encore proche de 500.000$.) Les laboratoires pharmaceutiques trouvent de plus en plus de remèdes, notamment dans le domaine du cancer, mais leurs marchés (les vieux américains et les émergents) ne peuvent pas se les offrir. Le problème viendrait en partie de ce qu’aux USA, un tiers du marché mondial, il est culturellement incorrect de parler de coût des médicaments. Là aussi, à long terme, les forces du marché, la nécessité de trouver des débouchés, pourraient faire changer les choses. C’est peut-être aussi ce qui arrive à Gazprom. Outil politique du gouvernement russe, il veut imposer sa loi à l’Europe. Celle-ci essaie de le contrer en jouant de la concurrence. Il doit s’adapter pour conserver son influence. Autre exemple de dirigisme. L'Angleterre est le champion mondial de l'énergie éolienne en mer. Ce qui lui coûte extrêmement cher en subventions. Politique d'autant moins compréhensible que le savoir-faire technologique part vers ses fournisseurs étrangers... Une note d'espoir, tout de même ? L'entreprise italienne est increvable. En dépit de ses handicaps domestiques, elle parvient à exporter, et à lever des fonds sur les marchés internationaux. Apprenons à aimer le marché ? 

68 aurait-il été l'idiot utile du collectivisme ? Prochaine acquisition pour le NSA ? En exploitant un phénomène physique de diffusion du son, il est possible de transformer la fibre optique en réseau d’écoute. NSA des parents : les enfants ne fuiraient pas autant Facebook qu’on l’aurait dit.

jeudi 26 septembre 2013

HRA Pharma : seule la PME peut encore innover ?

Histoire d'HRA pharma, petit laboratoire créé en 1996. Voyage dans un monde de bénéfices étonnants (l'un des derniers "à connaître des marges que l'on pourrait qualifier d'insolentes (jusqu'à 80%)"), peuplée de monstres qui plient les législations selon leur intérêt et ne conçoivent la petite entreprise que comme une proie ou un cadavre. Comment, HRA peut-il être, dans ces conditions, rentable et croissant (CA : 55m€, pour 110 personnes) ?

Son principe est "de découvrir, développer, homologuer et commercialiser des médicaments ou des dispositifs médicaux répondant à une demande médicale non satisfaite. Ces produits (doivent) être innovants et à forte valeur ajoutée". Sa force est la faiblesse des mastodontes. Ils ne s'intéressent qu'aux grands marchés. Ils laissent de côté énormément de choses.

Paradoxe : "en matière de RetD, il est clair que l'on a intérêt à fonctionner en petites unités. Ce qui pose un problème est l'aspect commercial". "L'augmentation de la taille de l'entreprise (110 personnes) est paradoxalement le point qui me paraît le plus préoccupant pour l'entreprise." HRA considère que sa compétence est la RetD, qu'elle doit être faite en petites unités, et que tout le reste doit, dans la mesure du possible, être sous-traité. Force, une dream team ? "nous connaissons très bien notre domaine et notre métier (...) nous avons réussi à professionnaliser les équipes et à recruter de plus en plus de personnes issues d'entreprises plus grandes et souvent très expérimentées".

Comment la société trouve-t-elle ses idées de développement ? D'abord, en étendant le champ de ses produits existants. Ensuite en acquérant de nouveaux brevets. Ce qui semble demander un gros travail qui ressortit plus à l'art qu'à la science. Le dirigeant de la société, André Hulmann, a ce talent. (Le modèle très particulier d'HRA pourra-t-il survivre à son départ ?)

jeudi 12 septembre 2013

Maladies psychiques : échec de la chimie

L'industrie pharmaceutique se retirerait du traitement par la chimie des maladies psychiques. La raison en est que l'on s'est trompé sur le mécanisme que l'on croyait à l'oeuvre. On est incapable de concevoir de nouveaux traitements. Et les anciens ne marchaient probablement pas (effet placebo ?)...

Faudrait-il s'interroger sur le fonctionnement de l'industrie pharmaceutique ? Et restreindre notre usage des médicaments ?

vendredi 14 juin 2013

Le marketing remplace le médicament !

Discussion sur l’industrie pharmaceutique. On me dit qu’elle ne fait plus de recherche parce que c’est « risqué » ! Mais justement, c’est parce que c’est risqué que ça rapporte beaucoup, et qu’il y a peu de concurrents ! La force d’un laboratoire c’est d’assumer ces risques mieux que d’autres !

Que font-ils alors ? Du marketing, pour pousser à l’achat (on m’a parlé de partenariats avec Coca Cola !) et de l’externalisation pour réduire les coûts ! Et les laboratoires préfèrent l’OTC, non encadré, aux médicaments de prescription, qui le sont. Mais qui va nous soigner, demain ?

Il y a ici un très étrange phénomène. Je l’avais déjà noté dans l’assurance, et bien entendu, dans la banque. Les entreprises se sont mises à considérer leur métier comme trop risqué. Elles ont cherché à faire porter ce risque par d’autres. Du coup, elles ont perdu leur savoir-faire. Bientôt, elles ne vaudront plus rien. Avec elle, c’est notre héritage collectif qui disparaît. 

lundi 13 mai 2013

Nouvelle semaine de crise

The Economist s’intéresse aux banques d’investissement. Les belles années de la profession semblent derrière elle. Quelques banques américaines sont sorties victorieuses de la crise. (Ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour le contribuable américain qui devra sauver ces monstres de la faillite.) Comme d’habitude, les européennes ont pris un bouillon. (Y aurait-il quelque-chose que l’Europe n’a pas compris dans les règles du jeu de l’économie mondiale ?) En particulier les banques françaises semblent sous-valorisées. Toujours est-il que les class actions gagnent l’Europe.

La productivité mondiale devrait baisser avec le vieillissement de sa population. A court terme, l’Europe va particulièrement mal, mais toutes les économies sont plutôt en recul. Cela pourrait s’améliorer un peu l’année prochaine. (Parce que ça ne peut pas être pire ?) Mais pas à long terme. D’après l’économiste en chef de HSBC, les gouvernements ont compensé le manque de croissance par des expédients. Situation malsaine, difficile à réformer sans susciter nationalisme ou révoltes populaires. (Question : les systèmes sociaux qu’apparemment l’on ne peut plus se payer, n’ont-ils pas été utilisés pour masquer aux pauvres qu’ils vivaient à crédit alors que les riches s’enrichissaient ? Les dits pauvres ne seraient-ils pas quelque-peu les dindons de la farce ?) Pas d'avenir pour l’OMC ? La mode serait maintenant à des négociations bloc à bloc.

Les Indiens ne paraissent pas beaucoup se préoccuper de l’emploi des masses de jeunes qui vont arriver sur le marché du travail. L’Inde est un pays difficile à faire évoluer.

Barack Obama a une majorité du pays pour lui, mais pas ses élus. Le découpage électoral les protège de l’opinion publique nationale. M.Obama se demande comment utiliser ses techniques de campagne pour les ébranler. Par ailleurs, on se demande quel va être l’impact de ses lois sur la santé, sur une industrie qui emploiera en 2020 « un travailleur américain sur 7, sans compter les entreprises auxiliaires, telles que les sociétés informatiques ou les cabinets de conseil spécialisés ». L’Amérique veut se concilier les économies asiatiques. Mais sa politique militaire semble hésitante et contreproductive. « La Chine est inquiète, mais les alliés de l’Amérique ne sont pas rassurés. » En tout cas, les relations américano-coréennes sont excellentes.

Le président du parlement européen désirerait que ce parlement élise le président de l’Europe. Ce pourrait être lui. Ou cela pourrait servir sa carrière en Allemagne, si je comprends bien. Allemagne où les manœuvres politiques sont toujours aussi compliquées à suivre (dernier épisode : les Verts sont en faveur d’une redistribution vigoureuse) et l’issue des prochaines élections, incertaine.

En Lybie, les milices semblent gouverner le pays.

Les revenus des 3 grands cabinets de conseil en stratégie ont cru fortement l’an dernier (17,3% pour Bain). Leur métier a évolué. « Ils tirent maintenant la plus grande part de leurs revenus de la mise en œuvre d’idées, de l’amélioration des processus internes de leurs clients, et d’autres missions non considérées traditionnellement comme du conseil en stratégie ». Si bien que les 4 grands cabinets d’audits essaient de les concurrencer, en achetant d’autres cabinets de conseil en stratégie. Windows 8 va mal. Décidément Microsoft semble incapable de sortir du marché du PC. Une start up lance un appareil qui photographie tout ce que vous voyez. Et il existe des systèmes d’évaluation des navires marchands. Apparemment, les fonds d’investissements s’intéresseraient au marché de l’occase navale.

Le dioxyde de carbone n’arrête pas de s’accumuler dans l’atmosphère. Personne ne s’en préoccupe. 

lundi 1 octobre 2012

Politique, pharmacie, Warren Buffett, retraités et quelques autres


Affligeants politiques, semble dire The Economist. Ils n’obéissent qu’à leur seul intérêt, d’une inconcevable médiocrité. Caractéristique certaine : s’opposer à l’intérêt général. Ici Mme Merkel détricote le mécanisme que la zone avait mis en place pour éviter la dislocation. Là, M.Rajoy fait preuve à la fois d’incompétence et d’un sens de l’honneur pitoyable. Et que dire de l’Inde ? Un magma de partis corrompus. On a retrouvé M.Kohl. Dans une chaise roulante, incapable de parler. Il a été victime d’un accident de cuisine. Visiblement c’était un tyran domestique, haï des siens. Curieusement, l’article se fait l’écho d’une de mes théories : sa gestion de la réunification allemande pourrait être à l’origine de la crise de l’euro. Il y a aussi des élections en Géorgie. Un suppôt de Bush y affronte un milliardaire inquiétant. Aux USA, les élections ne sont plus une question d’idées mais de logistique : chaque camp recrute des électeurs avec des moyens et une efficacité américains. La perfide Albion partage ses ambassades avec sa colonie canadienne. Décidément, elle n’est pas européenne. Le LDP japonais choisit comme candidat premier ministre un ancien premier ministre qui s’est ridiculisé, ce que compense sa haine des Chinois. En Argentine, où l’inflation atteint 25%, la présidente, qui vit d’expédients, est chahutée. Mais la situation économique du pays devrait s'améliore, et la sauver. En politique, le crime ne tue pas. C’est peut-être Hugo Chavez qui paraît le plus honnête de la bande. Certes, il ne laisse pas de place à l’expression de son opposition, mais au moins les élections sont libres.

Il y a pire que la politique : l’industrie pharmaceutique (chronique du livre Bad Pharma de Ben Goldacre). Le processus d’approbation et de diffusion des médicaments serait parfaitement manipulé. Si bien que le médecin a peu de moyens de connaître le degré de nocivité ou d’efficacité de ce qu’il prescrit : « des gens (…) meurent pour rien ». On a d’ailleurs expliqué pourquoi la pharmacie mais aussi l’éducation consomment de plus en plus de nos revenus. Elles ne connaissent pas de gains de productivité. Mais leurs salaires suivent ceux des industries qui en connaissent. Intelligent, mais ça ne me semble pas toute la réalité. « Les industries à productivité » l’ont trouvée dans l’exploitation des pays émergents. Les couches supérieures de l’entreprise se sont enrichies au détriment des couches inférieures. Les universitaires, les cadres du pharmaceutique… voyant que des gens de même diplôme gagnaient beaucoup ont voulu faire de même.

Le secret de Warren Buffett est connu ! Les fonds de retraite n’ayant pas le droit de s’endetter, pour ne pas prendre de risques, ils sont contraints d’acheter des actifs risqués pour avoir un fort retour sur investissement. Ce qui laisse à Warren Buffet les titres sans risque, et sous évalués ! En outre, il possède une activité d’assurance, qui lui permet d’emprunter à un taux record. D’où gros « effet de levier ». Malin.
Tout aussi lucratif. Les Baby boomers arrivent à la retraite, après un hold up. Ils ont beaucoup gagné, parce qu’ils ont eu peu d’enfants, et ont été jeunes à une époque où il y avait peu de retraités. Maintenant, ils utilisent leur poids politique pour faire payer les jeunes. Le déséquilibre ne sera bientôt plus tenable. Nous aurions le choix entre l’inflation et la crise. En revanche, Steve Jobs est bien mort. Pour la première fois, Apple sort un produit, un logiciel cartographique, qui n’est pas au point (ce que je confirme). Apple devient une entreprise ordinaire ?

Article sur l’Inde. Elle aurait tout accepté de l’Occident, sauf la logique économique, qui lui est imperméable. Ce que regrette The Economist, qui lui prédit l’avenir des USA, si elle se transforme. N’a-t-elle pas tout pour lui ressembler ? Sauf un rêve : s'enrichir. En Chine, il ne fait pas bon être dans le hit parade des milliardaires : cela attire sur vous l’attention de l’Etat…

Une histoire de robots, pour finir. On aurait trouvé le moyen de réduire massivement leur prix (22.000$). Bonne nouvelle pour l’automobile, qui en consomme beaucoup. Apparemment, le nouveau robot serait capable de détecter les obstacles et aurait des articulations non rigides, faciles à guider manuellement. Donc, plus besoin de système de programmation compliqué et de protection.  

mardi 11 septembre 2012

The Economist de la semaine

Asia’s next revolution

The Economist de cette semaine annonce que l’Asie réinvente l’Etat providence. Il lui donne des conseils pour éviter les erreurs occidentales.
Notre système est-il intrinsèquement vicié ? Je n’en suis pas sûr. Comme toute organisation humaine, il a été efficace un temps, et a besoin, périodiquement, d’être reconçu.
En ce qui concerne l’intérêt de l’Asie pour l’Etat providence, il me paraît donner raison à une théorie de ce blog, à savoir qu’à une phase libérale va succéder une phase plus solidaire. La concurrence entre mains d’œuvre devrait décroître, ainsi que les inégalités, la pauvreté, la natalité et la course en avant productive. C’est du moins mon intuition.

Ce journal pense aussi (depuis quelques temps) que les dirigeants de la zone euro sous-estiment les risques que court la dite zone. Sa situation économique empire, son système bancaire est fragile, et le moindre pépin pourrait se transformer en cyclone. Solution ? Une fédération.
Facile à dire… Vue la complexité du changement nécessaire, je doute, qu’il puisse se faire sans l’impulsion d’une sérieuse crise. (Note postérieure. Contrairement à ce que je pensais, les gouvernements européens auraient démarré un travail sérieux pour aboutir à une fédération, tout le monde serait prêt à faire des concessions - à commencer par la France.)
D’ailleurs, il semblerait que cette fédération émerge progressivement : un système d’encadrement des banques européennes est annoncé. Il a pour objet d’éviter aux Etats de renflouer celles qui défaillent. En échange de quoi ils perdent le contrôle d’une partie de leur économie nationale…

Parmi les autres sujets que j’ai vu passer : François Hollande est impénétrable, y compris par ses proches ; Israël se serait mis d’accord avec B.Obama, pour ne pas bombarder l’Iran en période d’élection ; l'Inde affronte les laboratoires pharmaceutiques ; les banques centrales se demandent pourquoi la politique monétaire est sans effet sur la crise (faut-il agir directement sur l’économie ? comme un Etat dirigiste ?) ; et les dernières recherches sur l’ADN, qui révèlent une réalité bien plus complexe que celle que l’on soupçonnait, et où l’on parle de la dernière idée à la mode : reprogrammer nos cellules… 

jeudi 7 avril 2011

Résistance aux antibiotiques et économie de marché

Nos antibiotiques ne sont plus efficaces. Cela signifie que nous sommes mal protégés d’anciennes maladies, et que beaucoup d’opérations, qui ne peuvent être faites que parce que nous savons nous garantir des infections, peuvent devenir impossibles.

Ce regrettable état de fait semble un effet imprévu de l’économie de marché (The spread of superbugs) :
  • La médecine libérale fait tout ce qui est en son pouvoir pour plaire au client. À commencer par lui donner ce qu’il réclame, même quand il n’en a pas besoin. Du coup il développe des germes résistants aux antibiotiques qui iront infecter ses semblables.
  • Le gros des antibiotiques sert à accélérer la croissance des animaux industriels.
  • Les laboratoires n’investissent plus dans la recherche de nouveaux antibiotiques, parce que ça rapporte peu, et surtout qu’ils guérissent ce qu'ils soignent. Les maladies chroniques sont bien plus rentables. 
Compléments :

    samedi 19 mars 2011

    Le nucléaire a-t-il un avenir ?

    Nous avons besoin du nucléaire, il est peu dangereux (il tue moins que les mines de charbon), mais seuls les régimes non démocratiques vont continuer à y investir, alors que seule la démocratie présente la transparence qu’exige la gestion d’une centrale nucléaire. Voici ce que, en substance, dit The Economist.

    Bref, quitte à sauter avec les Chinois, autant profiter du nucléaire en attendant.

    En fait, je ne crois pas que notre démocratie soit aussi transparente que nous le pensons. Article après article les économistes ne se lamentent-ils pas de ce que leur science a été kidnappée par la finance, et a produit 30 ans de débilités sans nom ? Ne nous dit-on pas que c’est l’industrie pharmaceutique qui contrôle l’État ? Le néoconservatisme, le mouvement qui a le plus marqué l’Occident ces dernières décennies, ne prône-t-il pas le lavage de cerveau ?... 

    mardi 16 novembre 2010

    Capture pharmaceutique

    Les économistes ont expliqué l’inefficacité des organismes de contrôle américains lors de notre dernière crise par le fait qu’ils avaient été « capturés » par les banques.

    En France, ce serait les laboratoires pharmaceutiques qui auraient capturé leur organisme de contrôle. Comme semble le montrer l’affaire d’un coupe-faim fatal, interdit partout sauf chez nous, et remboursé par l’euphémistiquement nommée « assurance maladie ».

    Compléments :
    • Le contrôleur a des circonstances atténuantes : il est extrêmement « coûteux » de penser différemment de ses collègues.