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samedi 7 septembre 2019

L'ère de l'argent facile

Dès qu'il y a une crise, les banques centrales impriment de l'argent. Qu'est-ce que cela signifie ?

On peut vivre d'emprunts. Vous empruntez pour faire marcher vos affaires, et quand vous devez rembourser, vous empruntez de nouveau. Sachant qu'il y aura toujours plus d'argent, on vous prêtera. C'est ainsi que l'on devient milliardaire.


Toujours plus d'argent pour le même volume de biens, cela veut dire inflation. Pourquoi n'est-ce pas le cas ? Par ce que les biens de consommation courante sont encadrés. L'inflation ne touche que les biens de luxe, en particulier l'immobilier.

Il est donc possible que l'on s'achemine vers une humanité à deux étages. D'un côté les oligarques qui contrôlent les ressorts de l'économie, et qui vivent dans une société à part, où la pomme (cultivée comme au Moyen-âge) vaut dix euros, et les enfants sont élevés par des précepteurs. De l'autre, le reste de la société, encadré par un Etat providence, dispose de services plus ou moins réduits, calculés pour éviter son mécontentement.

Juste ?

mercredi 5 juin 2019

Economie platonicienne

La monnaie n'a pas de valeur. Les économistes, en particulier les monétaristes, mais aussi Keynes, ont vu que la monnaie était un système d'alimentation, physiologique, de l'économie, susceptible à des maladies. Du coup, ils ont abordé la question de manière de plus en plus empirique, en s'éloignant de plus en plus de l'intuition commune.

Il y a quelque chose de Platon dans cette histoire. Nos impressions ne sont que confusion. Pour arriver à agir juste, il faut parvenir à s'en dégager.

samedi 5 mars 2016

La crise expliquée

Une crise se préparerait. Mercredi matin, France Culture l'expliquait ainsi :
  1. Endettement chinois, la croissance chinoise n'était pas saine, elle est portée par la dette, ce n'est pas durable ;
  2. Baisse du prix du pétrole (corrélative au point 2), qui ruine certains pays ;
  3. L'économie américaine ralentit, du fait de son industrie, et des difficultés de ses producteurs de gaz de schiste (point 3) ;
  4. Les banques centrales ont procédé à une "expansion monétaire sans précédent", qui a provoqué un effet pervers : une bulle spéculative. C'est elle qui éclate. 
Nous passons de bulle spéculative en bulle spéculative ? L'économie est désamorcée ?

jeudi 25 février 2016

Banque centrale : pyromane ?

Si la guerre des monnaies est menée à coup de taux négatifs, le danger pour l'économie mondiale sera considérable. On entrera alors en territoire inconnu et le secteur financier sera sous une forte pression. Il n'est pas alors exclu que les banques augmentent le taux des crédits qu'elles accordent, ou durcissent à nouveau leurs conditions de prêts pour compenser les pertes réalisées sur les marchés de taux, ou sur les dépôts régis par des rémunérations négatives. On aura alors atteint l'effet inverse de ce que les banques centrales souhaitent : une compression du crédit qui est naturellement déflationniste et qui, partant, encouragera encore à aller plus loin dans le taux négatif. La spirale déflationniste sera alors proche, sans vrai moyen de la contrer. (La Tribune.)
Les politiques des banques centrales ont l'effet inverse de ce qui est désiré. Au lieu de relancer l'économie en favorisant son financement, elles provoquent une contraction des crédits. Faillite du monétarisme, qui régit le monde ? Nouvel exemple d'énantiodromie ? Pas amusant. 

(Monétarisme : laisser-faire, rendu possible par une saine gestion de la monnaie par les banques centrales. Hypothèses qui sous-tendent ce modèle.)

mardi 28 avril 2015

FNUMPS victimes du marché ?

Si je résume deux billets précédents, nos politiques nous donnent deux choix :
  • UMPS : le problème du pays est la flexibilité de l'emploi. L'emploi ne peut pas s'adapter à la demande du marché. D'où chômage. 
  • FN : sortons de l'euro, dévaluons et cela rendra notre économie compétitive. 
Ces deux choix viennent de la même idée :
  • Le marché est créateur de valeur. Il est parfait, ou quasiment. Laisser-faire. 
  • L'homme est un coût. Pour que le marché fonctionne correctement, il faut que l'homme ait le bon prix. C'est la question de la compétitivité. 
Cela produit un cercle vicieux : "Etre plus compétitif" se fait au détriment des autres. Cela les force à s'ajuster. Puis nous à réagir... Spirale déflationniste. Il y a une autre façon de voir les choses :
  • Le marché est une place d'échange. Or on n'échange que ce qui est différent. 
  • L'homme est le créateur de valeur, et pas le marché. En effet, l'homme transforme l'expérience en connaissances. 
Conséquences :
  • Interprétation de la crise. On a tué le créateur. Du coup, le marché n'a plus rien à se mettre sous la dent. Notre société s'auto-détruit. 
  • Changement à mener pour redresser la situation : action pour l'innovation. S'intéresser à ce que l'homme a envie de faire, et l'encourager à créer, et le "mettre en valeur", en utilisant le marché pour cela. Action. 

samedi 17 janvier 2015

Banque centrale suisse : l'hirondelle qui fait le printemps ?

La banque centrale suisse lâche son franc : cataclysme. A la fois pour l'économie du pays et pour l'euro. 

Cela pose la question de l'indépendance des banques centrales, dit Paul Krugman

Si elles perdent cette indépendance, c'est la fin du monétarisme, une variante du laisser-faire du libéralisme première manière (ou néolibéralisme)... Après le monétarisme ?

samedi 15 novembre 2014

Analyse systémique de la crise

Cette crise est un cas d'école de systémique ! La politiques des banques centrales a l'effet opposé de celui qui était prévu. 

Pourtant tout part d'un principe en béton. Une quasi tautologie. Il ne s'agit même pas d'économie, mais de bon sens. Les banques centrales créent de la monnaie pour pousser l'inflation. Effet évident : si vous avez une masse monétaire de x et des prix p, avec 2x les prix sont 2p. (Puisqu'il y a toujours les mêmes choses à acheter avec deux fois plus d'argent.)

Or cela accélère la déflation ! Pourquoi ? Parce que les banques centrales achètent des emprunts d'Etat, ce qui fait baisser le rendement de ceux-ci. L'argent va donc se placer ailleurs, notamment dans les actions. En quittant le pays, il fait baisser le taux de change. Avantage concurrentiel pour les entreprises locales. Mais le supplément de rentabilité obtenu n'est pas réinvesti. Et les pays étrangers, confrontés à cette concurrence, doivent baisser leurs coûts salariaux. Déflation. Et demande d'aide à leur banque centrale... 

Où est le bug ? C'est que la société ne crée plus, elle détruit, elle brûle son patrimoine. Irresponsabilité comme principe de vie. Les banques centrales, en prétendant résoudre seules les problèmes du monde, ne font qu'encourager cette irresponsabilité. La crise n'a pas une cause économique, mais humaine

(C'est ce que dit Mme Merkel. Malheureusement, son pays a réagi à ses propres problèmes par des mesures déflationnistes : il est devenu compétitif par réduction de salaires, délocalisation, et diminution de ses investissements productifs. Aujourd'hui nous n'avons que des exemples de ce qu'il ne faut pas faire. Y compris, d'ailleurs, chez des économistes hétérodoxes comme Paul Krugman.)

mardi 11 novembre 2014

Cause de la crise : le laisser-faire ?

Nous en sommes arrivés à croire que la monnaie était le régulateur du bonheur mondial. Résultat : les banques centrales sont les maîtres de la planète. La démocratie est devenue une farce. Or, les grandes manœuvres monétaires nous plongent dans un cercle vicieux déflationniste. Voilà la constatation sur laquelle je débouche dans un précédent billet

D'où vient ces croyances ?, me suis-je demandé. Une recension d'un ouvrage sur Friedman et Bretton Woods me donne les idées suivantes :
  • Le monde est aux mains de l'idéologie du laisser-faire. L'idée de Bretton Woods, et des gouvernements d'après guerre, était la maîtrise du marché, de façon à assurer le plein emploi. C'était (aussi ?) le temps de l'Etat providence. Mais, cela rendait fous certaines personnes, Hayek et Friedman en particulier. Elles y voyaient la promesse du totalitarisme. Vieille idée des Lumières. Seule une "loi naturelle" permet la liberté humaine. (L'homme ne peut pas se diriger lui même, sans recourir à la dictature.) Et cette loi est celle du marché. Autrement dit, ces gens exigeaient, pour nous, le chômage ! (Quant à l'idée centrale du monétarisme, c'était que le marché avait, tout de même, besoin d'un coup de pouce : une politique de la monnaie judicieuse. On réintroduisait l'homme dans le système. Mais pas n'importe lequel : l'économiste éclairé, l'élu de Dieu ?)
  • Mais ce ne sont pas eux qui ont eu la peau de Bretton Woods. Ce sont ses vices de conception, et le marché. C'est-à-dire nous. Autrement dit, nous avons estimé, probablement, que nous devions suivre notre intérêt à court terme et éliminer ce qui nous contraignait, plutôt que de faire un effort pour adapter le modèle de l'Etat providence aux circonstances du moment. Banalité du mal, aurait dit Hannah Arendt ? 
Et maintenant, tentative de raisonnement systémique. Si l'on veut se remettre en piste, il faut sortir du laisser-faire. (Au moins, nous avons démontré qu'un marché libéré ne crée rien, sinon de la destruction.) Donc, en revenir à la politique au sens premier du terme : le peuple prenant son sort en main. Ce n'est que lui qui peut décider d'une répartition équitable des revenus de son labeur collectif. Et qui peut contenir la tentation au parasitisme de ses membres (i.e. les "forces du marché"). Contrairement à ce que pense Hayek et Friedman, la société humaine est assez grande pour s'auto-contrôler sans Staline. (Voir travaux d'Elinor Ostrom.)

dimanche 9 novembre 2014

Economie mondiale : en piqué, commandes bloquées ?

On ne peut même plus se réjouir du malheur des autres ! Il nous retombe immédiatement sur le nez.

Au cœur du problème se trouve l’illusion selon laquelle on peut gouverner le monde par la monnaie. La politique de création monétaire des banques centrales était supposée relancer l’inflation. Ce qui permettait d’éliminer les dettes. Résultat ? Baisse des obligations, augmentation corrélative des actions, baisse des taux de change, qui doit être compensée par une baisse de salaires… Bref, l’activité freine, les dettes augmentent, les riches s’enrichissent (ils possèdent les actions), et les pauvres (individus ou nations) coulent. Accélération de la déflation. Et maintenant, illustration :

En piqué
La politique monétaire du Japon a pour seul résultat la baisse de son taux de change. Il exporte sa déflation. Et ça ne lui profite même pas. Il ne fait que s’enfoncer. Et l’Irlande ?  L’Europe la veut succès de sa politique de rigueur. En fait, le peuple souffre. Et son embellie vient des exportations vers des pays en forme (USA et Angleterre). Elle pourrait être sans lendemain. Autre exemple. Alors qu’hier on nous donnait en modèle les BRICS, aujourd’hui ils sont au bord du gouffre. Ils n’avaient pas de moteur propre. Particulièrement la Russie et le Brésil. Il suffirait que les gestionnaires de fonds occidentaux prennent peur, pour que cela se termine en bain de sang.

Et maintenant, des individus. On découvre qu’aux USA, ce sont les 0,01% les plus riches qui se sont gigantesquement enrichis. L’effet est tellement disproportionné qu’il ne se sent pratiquement plus au niveau du 1% ! Et ces riches sont de plus en plus des rentiers.

Commandes bloquées
Quant aux pouvoirs, c’est la Bérézina. Elections américaines. Le pays a voté la paralysie de sa démocratie. S’il est ingouvernable, cela n’empêche pas ses dépenses de croître, et ses dettes de s’accumuler. Cela ne va pas mieux au Pakistan : pouvoir faible, état de chaos ? Ni en Espagne. Classe gouvernante corrompue jusqu’à la moelle. En Inde, on essaie de réformer un système de taxation incohérent, mais les résistances internes vident les réformes de leur substance. Les USA se barricadent contre le terrorisme canadien… En Syrie, la guerre contre l’Etat Islamique liquide les modérés. La Russie exproprie les entreprises occidentales, ce qui fait la fortune des oligarques. (L’obsession de M.Poutine du contrôle va-t-elle transformer le pays en Corée du nord ?) Allemagne. Anniversaire de 1989. Plutôt que d’une inégalité est / ouest, il faut parler de différences nationales : il y a désormais des Etats très pauvres et des Etats très riches. Ukraine. Les séparatistes ukrainiens doivent construire un Etat. Kiev leur a coupé les vivres. Il leur faut capturer des villes stratégiques. NSA. Les services secrets anglo-saxons désirent espionner Internet. Google et autres ne voudraient pas que ça se sache. Calme dans la tempête, la Chine veut installer son influence mondiale. Mais, dans le domaine automobile, sa politique de joint venture avec l’Ouest n’a pas fonctionné. Elle s’est endormie, alors qu’elle pensait lui piquer son savoir-faire.

Un autre jour au paradis
La Banque Mondiale change. Elle serait dirigée par un illuminé qui se prend pour superman, et restructure par oukase. Twitter, acteur de niche ? La qualité de l’eau devient un problème critique pour beaucoup de multinationales. Le cannabis est légalisé. Un cadre légal incohérent empêche le développement de grands monopoles. Pas pour longtemps. Et si les multinationales du tabac s’emparaient du marché ? Vive l'économie de marché !
Les enfants asiatiques sont devenus énormément myopes. Trop d’études et de jeux électroniques, et surtout pas assez de lumière.

lundi 30 avril 2012

Angleterre en difficulté ?

Apparemment The Economist confirme mon diagnostic (Double-dip trouble). Quel que soit l’angle sous lequel on regarde la situation anglaise, il n’y a pas de lumière au bout du tunnel. Fait exceptionnel, elle est à nouveau en récession, alors qu’elle aurait dû sortir la tête de l’eau si elle avait suivi le chemin des précédentes crises (y compris de la grande dépression, d’ailleurs). Et ce en dépit d’une dévaluation de la livre de 20% (et de mesures monétaires, aussi radicales que peu conventionnelles, de la banque d’Angleterre). Seul son plan de rigueur continue à suivre son cours sans encombre.

Je note aussi que l’inflation y est de 3,5%.

Maison témoin d’une politique de rigueur ?

mardi 20 mars 2012

Les inégalités causent-elles les crises ?

Les économistes semblent divisés : la croissance récente des inégalités de fortune est-elle la cause ou la conséquence de la cause de la crise ? (Inequality and crisis: The usual suspect | The Economist)

En tout cas, les inégalités ne semblent plus une bonne chose, disent-ils. C’est une remise en cause radicale de la pensée dominante de ces derniers temps, qui voulait que l’enrichissement du riche fasse celle du pauvre.

À ce sujet, une observation curieuse. L’obsession des banques centrales a été la maîtrise de l’inflation. Pour ce faire elles sont parvenues à contenir les augmentations de salaire du petit peuple. Par contre, les gros bonnets n’étaient pas soumis à un tel contrôle, ce qui leur a permis de s’enrichir.

Le monétarisme serait-il l’expression de l’intérêt des magnats de l’économie ?

vendredi 19 août 2011

Nouveau modèle de régulation monétaire ?

Nous avons abandonné l’étalon or il y a 40 ans, pourtant l’Europe l’a réinstauré avec l’euro. Grave erreur ? Cependant, c’est la fluctuation des taux qui rend la spéculation endémique et qui a produit notre crise. « Par contraste, il n’y a pas eu de bulle financière pour ainsi dire pendant l’ère Bretton Woods et (…) pratiquement aucune crise financière. » (Forty years on)

Bref, il faut inventer un nouveau modèle de régulation mondiale.

Pourrait-il être celui qui a cours au sein des nations ? Vers une fédération mondiale ? La main invisible du marché est-elle l’ennemi du nationalisme ? 

dimanche 31 juillet 2011

Gouvernements à cours de munitions

«  Quand les marchés tanguaient, les banques centrales réduisaient brutalement les taux d’intérêt. Un sous-produit de cette politique a été une série de bulles alimentées par endettement ». « Une politique qui a consisté à éviter les petites récessions a résulté en la plus grande crise depuis les années 30. » «  Il reste peu d’options aux gouvernements des pays riches si l’économie s’affaiblit encore. » (Running out of options)

jeudi 9 décembre 2010

Keynes

Analyse lumineuse de la théorie de Keynes :
  • Pour les monétaristes, l’individu a une vision parfaite de l’avenir, et investit toujours de manière optimale.
  • Pour Keynes l’avenir est imprévisible. L’individu amasse de l’argent pour se protéger. C’est cela le rôle de l’argent : protection contre l’incertitude. Plus elle grandit, plus il empile, et plus l’économie se rétrécit. D’où la relance keynésienne : en dépensant, l’État rend à nouveau le monde prévisible.
Je m’interroge : n’y a-t-il pas d’autres moyens que l’argent de ce faire ? 

dimanche 21 novembre 2010

Attaque de la banque centrale

Amusante vidéo. La politique de la banque centrale américaine nuit à tous. Elle est dirigée par Goldman Sachs. Obama diffère de Bush en ce qu’il veut couler le monde, pas seulement les USA. 

Y aurait-il un mouvement de rejet de la banque centrale indépendante, une des grandes inventions de la mode monétariste ? (Fin de siecle.)

Compléments :

jeudi 11 novembre 2010

Départ d’inflation

Hier, j’entendais un universitaire anglais s’inquiéter du décollage de l’inflation en Angleterre, très au dessus des normes européennes, et non suivie par les taux d’intérêts obligataires – toujours quasi nuls.

Pourquoi s'étonner ? Cela semble une conséquence naturelle des efforts gouvernementaux anglo-saxons : liquider leur crise par une politique monétariste. L’inflation est utile pour éliminer les dettes.

Quelles vont être les conséquences de ce succès ? L’inflation est une récompense du pêcheur et une punition du vertueux : est-ce acceptable ? Et puis, il y a tentative de contamination mondiale. Et l'UE peut-elle tolérer que l'inflation s'envole chez l'un de ses membres ?...

Barry Eichengreen explique justement que les crises du système monétaire international surviennent lorsque les intérêts de la démocratie s’écartent de ceux de l’économie… L’avenir est imprévisible. Mais il pourrait bien être mouvementé. 

lundi 8 novembre 2010

Les USA ruinent le monde (suite)

QE2, la nouvelle vague, modeste, de « quantitaive easing » américaine fait l’unanimité contre elle. Y compris en Angleterre. Un interviewé de la BBC disait ce matin que l’Amérique exportait sa crise. Ce que pense ce blog depuis longtemps. (Bizarrement, c’était aussi la politique de l’Angleterre. Aurait-elle trouvé plus fort qu’elle ?)

Avec un tel comportement, comment l’Amérique peut-elle condamner la politique monétaire chinoise, qui n'est-autre que la sienne ?. N’est-elle pas raisonnable par les temps qui courent ? Le reste du monde ne serait-il pas tenté de l’adopter s’il le pouvait ?

Compléments :

mercredi 3 novembre 2010

Politique économique américaine

Tentative de caractérisation de la politique économique américaine :

La Chine serait un épouvantail commode. Elle donne à l’Amérique une excuse pour ne pas remettre sa maison en ordre. Or, non seulement elle n’attaque pas ses problèmes structurels mais elle les maintient en vie, à l’image de ses banques et de ses foyers surendettés, qui ne peuvent pas vendre leur maison pour aller chercher un emploi. Elle fait marcher la planche à billets, qui, au lieu d’alimenter la nation, nourrit des spéculations dangereuses chez les pays, émergents notamment, qui ne peuvent pas se protéger.

Compléments :

vendredi 29 octobre 2010

Angleterre en piqué ?

L’économiste Brad DeLong divise le monde. La Chine a procédé à une relance keynésienne et s’en porte bien. Ensuite, il y a le reste du monde qui ne sait à quel saint économique se vouer et qui en souffre. On y trouve la sous-catégorie de ceux qui manquent de crédibilité et qui ont dû restructurer leur économie dans la douleur.

Et puis il y a l’Angleterre. Personne ne lui demandait rien, elle pouvait emprunter à pas cher, y compris à son peuple. Pourquoi s’est-elle jointe au dernier camp ? Alors que rien ne se dessine pour mettre au travail le million de chômeurs qui en résultera ?

Ces derniers temps, il semble qu’il n’y ait plus que des économistes keynésiens. Sélection naturelle ? Les économistes monétaristes ont été dévastés par la crise qui a démontré l’erreur des hypothèses dont dépendait leur art ?

mercredi 13 octobre 2010

Changes : l’Amérique ruine le monde ?

L’Amérique veut se tirer de la crise en l’exportant. Pour cela elle utilise très agressivement la stratégie de la « planche à billet », sans se préoccuper de ses conséquences mondiales. Ceux qui en paieront les frais sont les économies ouvertes (le Brésil, pas la Chine).

Le fantasme du monétarisme – régler les problèmes de la planète par des tours de passe-passe monétaires - est maintenant poussé à l’absurde ? De même en est-il de l’obsession de liquider l’homme au profit du logiciel, qui rend notre économie de moins en moins durable (cf. billet précédent) ?

Grande leçon de changement, et de systémique : l’homme s’obstine dans ce qui cause son malheur ?
Les politiques qui sont supposées résoudre le problème en sont, au contraire, la cause. (Jay Forrester, le fondateur de la systémique.)