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mercredi 10 avril 2019

La justice et le politique

M.Netanyahou semble devoir être réélu. Heureusement pour lui, car il est poursuivi par la justice.

Il y a d'ailleurs quelque-chose de curieux. Beaucoup de leaders "populaires" ont la justice sur le dos. Y a-t-il corrélation entre ce qu'aime le peuple et ce qui est malhonnête, ou la justice ne serait-elle pas totalement aveugle ?

Aux USA, la justice est devenue caricaturale. Dès qu'un homme politique surgit, on lui fait un procès. Le mal américain gagnerait-il le monde ? Le système judiciaire pourrait-il avoir des biais systématiques ?

mardi 7 août 2018

Homosexualité numérique

Israël commençait à être mal vue de ses alliés traditionnels, du fait des traitements qu'elle inflige aux Palestiniens. Alors, elle a fait une campagne de relation publique. Pour cela elle a utilisé ses start up. Car les start up apportent avec elles l'esprit du libéralisme que l'Occident apprécie. Rien de tel qu'une Gay Pride pour faire aimer une nation. Voilà ce que disait, samedi, un journaliste spécialiste du sujet à France Culture. Du moins si je l'ai bien compris.

J'ai rapproché cela de ce qui se passe en Arabie Saoudite. On pense aussi, là-bas, que la libéralisation des moeurs est indissociable du succès de l'économie numérique. Va-t-on bientôt faire la promotion de l'homosexualité ?

mardi 22 mai 2018

Guerre d'Iran

Les USA, Israël et l'Arabie Saoudite s'unissent pour combattre l'Iran. La seule issue que l'on puisse voir à ce conflit est la guerre. Voilà ce que disait un universitaire interrogé par Soft Power de France Culture.

On oublie souvent que les USA sont un Etat religieux. Est-on parti pour une nouvelle guerre d'Irak, contre l'axe du mal ? Mais, leurs intérêts économiques ne sont jamais loin de leurs préoccupations. Quels sont-ils, dans ce cas ?

jeudi 8 février 2018

Palestinien

Il ne fait pas bon être palestinien. La plupart des régimes de la région sont des alliés plus ou moins objectifs d'Israël. Et les Palestiniens, eux-mêmes, sont désunis. Que peuvent-ils espérer ?

L'individualisme est un attrape couillon. Une personne tient son pouvoir de la société, des réseaux qu'il y possède.

(Il y a une tradition anglaise, cependant, qui peut être adaptée à cette situation. Ce que l'on a appelé "Peterloo". Une foule pacifique manifeste, avec hommes, femmes et enfants. Les forces de l'ordre prennent peur. Grand massacre. L'opinion s'en offusque... Mais le Palestinien n'est pas un Anglais.)

jeudi 16 février 2017

Avenir d'Israël

Les faucons israéliens se seraient réjouis de l'élection de M.Trump. Mais, depuis, M.Trump a eu besoin du contrepoids saoudien aux Iraniens, et a changé sensiblement ce qu'il dit de ses intentions vis-à-vis d'Israël. Voilà ce que j'ai entendu.

Sachant à quel point Israël dépend des USA ; que les USA veulent se replier sur eux-mêmes et réduire leurs subventions militaires ; que le pays est seul et petit dans une région qui lui est hostile, peut-il réellement se réjouir d'être entre les mains d'un Donald Trump qui ne suit que ses intérêts ?

mercredi 6 janvier 2016

Israël : la vengeance d'Obama ?

Hervé Kabla trouve que la réconciliation des Américains avec les Iraniens est une mauvaise affaire pour les Israéliens. Je me suis demandé si cela ne me donnait pas raison. Il me semble que M.Obama est un extraordinairement intelligent tueur. Or, M.Netanyahou lui a fait dans les bottes. M.Obama devait donc se venger. Et si l'accord iranien était cette vengeance ? Qu'elle se mange froide confirme peut-être ce que l'on peut apercevoir de la personnalité d'Obama...

En outre, cet accord a beaucoup d'intérêts. Ajouté au gaz de schiste, qui rendent les USA indépendants des Saoudiens, cette manœuvre permet de neutraliser le pouvoir de nuisance de ces derniers. Ils vont devoir maintenant dépenser des ressources financières en déclin pour contrer un ennemi puissant, alors qu'ils ont besoin de leur argent pour acheter la paix intérieure. Nouvel avatar de la technique américaine visant à paralyser le Moyen-Orient ? 

dimanche 3 mai 2015

Albion au bord du précipice ?

L’Angleterre vote le 7 mai. Elle fait pitié. Ses états financiers sont bien plus mauvais que ceux de la France, sa productivité recule. Son grand succès a été de remplacer ses chômeurs par des travailleurs (très) pauvres. Aujourd’hui, c’est le chaos : 5 partis politiques pour un système fondé sur le bipartisme. Et surtout l’émergence d’un nationalisme « régional » (Ecosse, Irlande, Pays de Galle, Angleterre), sans précédent. Mais il faut voter Cameron, même s’il veut sortir de l’Europe, dit The Economist. Sans quoi vous aurez la France !
Justement, partout le peuple s’appauvrit. Cause ou conséquence : flexibilité du travail et entreprises de travail temporaire ? C’est ennuyeux, mais attention à ne pas y toucher, sinon vous aurez la France (et son chômage de masse) ! (Décidément notre pays est à l’honneur.) On notera un curieux graphe que je commenterai dans un prochain billet.

La corruption empêche l'Espagne de se redresser. Une étude a trouvé que « les entreprises les moins productives croissaient plus vite que les autres ». Ce qui compte n’est pas la compétence, mais les copains. Nouvel article sur Margrethe Vestager. La rigueur nordique est lâchée sus aux monopoles. Aux USA, la baisse du prix du pétrole n’a pas stimulé l’économie. Etrange. (Et si la peur de l'avenir poussait à l'épargne ?) M.Netanyahou s’en prend à sa Cour suprême. Conflit entre deux Israël : d’un côté les valeurs universalistes occidentales, de l’autre le nationalisme et la religion. Pour le reste, Israël est en paix. Les Arabes se battent entre eux. Et Israël est copain avec l’Arabie saoudite et l’Egypte. C’est le bon moment pour attaquer le Hezbollah. Afin de profiter de ce qu’il est pris par plusieurs fronts. Et pour l’affaiblir, avant que ses troupes de choc ne reviennent, pleines d’usage et raison, s’occuper de leur voisin. Le président indonésien veut montrer qu’il est un fort. Alors il fait exécuter les trafiquants, et couler les bateaux de nationalités qui ne peuvent le menacer. (En particulier, il se garde bien d’ennuyer la Chine.) Quant à la Chine elle mène à la fois une politique d’agression et de conciliation. C’est ainsi qu’elle colonise la mer de Chine. Son objectif est d’asseoir sa domination régionale.

On parle de désarmement nucléaire. Ça ne semble mener nulle part. Mais, au moins, le contact n’est pas rompu. Programme pour un bombardier américain. Il doit pouvoir détruire n’importe quel pays. Boeing et Lokheed Martin affrontent Northrop. L’activité militaire du camp qui perdra disparaîtra. Pour une fois, la France crée la mode : le droit de vote renforcé pour actionnaire durable semble gagner le monde. Médicaments génériques : les entreprises tentent de se concentrer pour pouvoir augmenter leurs marges. VW remplace son président, par un légèrement plus jeune, de façon à ce qu’il puisse continuer à faire les mêmes erreurs. Détourner la loi constitue une part importante du modèle économique de l’entreprise innovante. Comment acheter des terres à des petits résistants ? La leur payer un prix correct et déplacer vers d’autres terres équivalentes ceux qui ne veulent pas céder. (Le type d’idée qui vous vaut un prix Nobel.)

Innovation. Le drone est utilisé par le malfaiteur. Ce qui crée un marché pour l’anti-drone. Et, pour une fois, la France serait en pointe. Les Chinois, pour leur part, sont en pointe pour créer un homme génétiquement modifié. Vus les premiers résultats obtenus, on est dans l’univers des apprentis sorciers. 

dimanche 31 août 2014

La zone euro au bord de l’explosion

The Economist estime que les risques de fracture politique de la zone euro sont extrêmement élevés. La situation n’est plus soutenable par les populations. Il faut réformer, mais, avant tout, il faut relancer. Même si The Economist approuve le nouveau gouvernement français, c’est surtout parce qu’en donnant de la crédibilité à la France, cela rend vraisemblable qu'on l'autorisera à de nouvelles entorses à la rigueur. Au fond il est d’accord avec M.Montebourg. Et est d’ailleurs bien plus méchant que lui vis-à-vis de l’Allemagne. Les réformes dont elle est si fière n’ont été qu’une forme de « dévaluation interne » dont il faudrait amoindrir les effets aujourd’hui.

La guerre en Ukraine paralyse une zone économique essentielle au pays. Il est devenu dysfonctionnel. (Inquiétante zone de non droit aux portes de l’Europe ?)

La justice américaine rançonne l’entreprise ! Elle multiplie les lois – se maintenir en conformité coûterait 40m$/an à la grande entreprise. Mais surtout, la justice se rémunère avec les pénalités qu’elle impose ! Et il n’y a plus de procès, donc plus de justice au sens premier du terme. En effet, il semble préférable à l’entreprise de chercher un arrangement. Sans compter les juges s’immiscent dans la gestion de l’entreprise. Bref, la justice, qui est le principe de la démocratie américaine, semble avoir sombré dans l’arbitraire ! La justice parasité par l'intérêt personnel ? En revanche, de grandes entreprises semblent s’engager dans une vision de leur responsabilité sociétale qui est à long terme. Problème : à court terme, cela fait augmenter leurs coûts.

En Chine, rien ne résiste au pouvoir central. On pensait les entreprises d’Etat trop fortes pour craindre quoi que ce soit. Mais elles sont mises au pas. Purges sauvages et privatisations, au moins partielles, de ce qui n’est pas stratégique, ou manque d’efficacité.

Israël : l’économie, qui dépend à 40% des exportations, est touchée par la hausse de la devise.

Le cloud computing a le vent en poupe ? Une concurrence féroce fait s’effondrer les prix. Les données sont de mieux en mieux protégées de l’espionnage de la NSA. A moyen terme, une version « hybride » gagne du terrain : seule une partie des données part sur le cloud. Mais, à terme, le marché devrait se développer. 

Amazon achète Twitch une plate-forme de streaming de vidéos de jeux vidéo. La stratégie d’entreprise comme course après l'illusoire ?

Flexibilité de l’emploi. En Europe et au Japon, il y a l’emploi à vie, ce qui force une partie de la population à la précarité à vie. Le travail aux USA devient, lui aussi, de moins en moins flexible. Les classes défavorisées ne trouvent plus à se placer. 

dimanche 10 août 2014

La prostitution disruptée par Internet

The Economist semble aux mains des stagiaires.

Ils étudient la « disruption » de la prostitution par Internet. Les lois du marché à l’œuvre comme dans n’importe quelle autre profession de service. Ce pourrait même être une réussite du modèle de l’autoentrepreneur. Désormais, on peut faire commerce de son corps de chez soi et sans intermédiaire. Et en toute sécurité. Internet est grand.

La Russie semble avoir fait une croix sur l’économie, puisqu’elle est l’outil de sanctions. Elle se préparerait à l’autarcie et au sacrifice. Plus rien ne l’empêche d’attaquer l’Ukraine. (Les sanctions occidentales auraient-elles eu l’effet inverse de celui qui était escompté ?) Cuba, aussi, chercherait des partenaires qui ne soient pas susceptibles d’utiliser l’économie pour faire un coup d’Etat. En Turquie le premier ministre actuel serait certain de conserver le pouvoir tant qu’il assure la prospérité à son peuple. Ce qui n’est pas le cas de M.Renzi. La faiblesse de l’économie italienne pourrait mettre en péril ses réformes. Les Palestiniens et les Israéliens sont fatigués. Le Hamas n’est plus soutenu que par l’Occident. Les pays arabes n’apprécient pas sa nuance d’Islamisme et jugent qu’il y a des drames bien plus sérieux qui se jouent ailleurs. En Iraq, M. al Maliki pourrait envisager de partir, avec l’accord des Iraniens et des Américains. Aux USA, M.Obama ne sait toujours pas parler aux patrons. En réaction aux pressions de la Chine, les Uigurs veulent affirmer leur identité grâce à l’Islam. Ce qui augure de la persistance de troubles. Ebola cause une panique chez les pays riches. Menace pour le commerce des pays infectés. Ce dont ils n’ont pas besoin.


Pourquoi le gestionnaire de fonds existe-t-il encore, alors qu’il est inefficace ? Parce qu’il permet aux fonds de pension de croire au miracle… 10 à 20% des fusions ne se font pas. Unilever se veut vertueuse. Ce qui signifie former les paysans, laver les mains des enfants, et exiger de ses clients d’économiser l’eau de leur douche. Il n’est pas certain que la bourse apprécie. Warren Bennis a été le premier à s’intéresser au leader. Beaucoup de ce que les MBA disent du leader vient de lui. Apparemment les leaders modernes l’auraient désespéré. Mais une nouvelle génération, pleine de promesses, arriverait. Il y a trop de banques en Europe. Les subventions de la Chine à ses chantiers navals leur a permis de faire boire la tasse à leurs concurrents. L’organisation mondiale du commerce a connu un nouvel échec. L'Inde, pourtant devenue libérale, a refusé de lui soumettre sa politique de subventions à l'agriculture. Avenir compromis. 

dimanche 3 août 2014

Monde de demain : non démocratique ?

Et s'il fallait se préparer à un monde non démocratique ? Et si, honteuse du spectacle qu’elle a donné à l’époque de son « irrationnelle exubérance »,  la démocratie se repliait sur quelques îlots ? Le reste du monde étant abandonné ? Question que je me suis posée, en lisant The Economist.

Curieusement, c’est Israël qui me fait penser à cela. De plus en plus isolé, ayant perdu son ascendant moral, sous l’influence d’un million d’émigrés russes rêvant d’un Poutine juif et d’une proportion grandissante d’ultra orthodoxes, Israël penche vers l’autoritarisme.

Ailleurs, aussi, surdité, chaos et repli sur soi : 

En Syrie, Assad se partage le pays avec « l’Etat islamique », pour écraser les rebelles modérés. La Libye est un chaos. Si le virus Ebola gagne l’Afrique, c’est parce que le peuple n’a, avec raison, aucune confiance en son gouvernement et en ses conseils.

L’Angleterre est sortie de la crise. Résultat ? L’entreprise a gagné, l’individu perdu. Certes il y a du travail, mais mal payé et peu productif. L’Espagne va, aussi, apparemment mieux. Mais il y a un nombre colossal de chômeurs et « un quart des employés ont encore un contrat temporaire ».
  
Ukraine. Les sanctions occidentales contre la Russie viseraient la prospection pétrolière en Arctique, mais pas le gaz, utile à l’Europe. Ce qui ne fait que renforcer la dépendance de la population et de l’économie vis-à-vis de l’Etat. La Russie se referme sur elle-même ? Comme les USA ? Car, aux USA, les grands projets collectifs, c’est fini. L’Américain se méfie du gouvernement, et de la science (la conquête de la Lune fut « l’acte final de l’histoire d’amour de l’Amérique avec la science »). L’égoïsme peureux a gagné. Reagan mauvais génie des USA ? Sa foi du charbonnier en leur grandeur (« un homme ayant le grand avantage de croire en ses propres interprétations, réécrites, réordonnées, optimistes, du monde »)  aurait-elle empêché une remise en cause nécessaire ?

Les créditeurs de la Russie et de l’Argentine, condamnés par la justice occidentale, tentent de faire saisir leurs possessions étrangères.

Pour éviter à l’Europe la déflation, la BCE devrait créer de la monnaie. Mais cela la forcerait à acheter des dettes d’Etat de pays que l’Allemagne juge peu vertueux.

Chine. La dernière révolution culturelle, anti corruption, fait un grand nettoyage. Ce qui semble visé : un « réseau » « cherchant à amasser tant de pouvoir qu’il menaçait un système de direction collective qui dépend d’un équilibre précaire entre factions et intérêts ».

Les pays d’Amérique latine sont soumis aux hasards de la « loterie des matières premières », qui fait fluctuer leurs prix, et fournit des instants de croissance accélérée à une économie après l’autre.

Alors que depuis 30 ans on nous vente son efficacité, l’entreprise est devenue hyper bureaucratique. Complexité (de 4 à 7 indicateurs de performance à 25 à 40) ; réunions (les managers y passeraient 15% de leur temps - beaucoup n'ayant aucun objectif) ; e-mails (« communications externes » passant de 1.000 en 1970 à 30.000 aujourd’hui). Achetez des entrepôts. Partout dans le monde, le commerce électronique fait leur fortune.

Science. « L’étude a montré que plus un pays est développé, plus est élevé le taux d’augmentation des capacités cognitives des femmes. » Des bactéries utilisent l’urine pour produire de l’électricité. 

dimanche 27 juillet 2014

Ukraine : la série de l'été en Russie

Ukraine. Les séparatistes abattent par erreur un avion civil. En Russie, la popularité de M.Poutine est exceptionnelle (83%). « Les Russes voient la guerre en Ukraine comme un drame télévisuel captivant ». Toutefois, « M.Poutine se soucie de son image internationale ». La Pologne s'arme pour pouvoir faire la guerre à la Russie. Mais l'industrie de la France n'aura pas de contrats, puisqu'elle fournit la Russie.

En Italie, M.Berlusconi est lavé d’une partie des charges qui pesaient sur lui. La justice, de gauche, a obéi à M.Renzi, qui a besoin de l’appui de M.Berlusconi pour réformer le sénat. La Croatie est dans de sales draps. Et son élite, corrompue, ne fait rien pour l’en tirer. La Grèce est sous tutelle de ses créditeurs internationaux. Elle aimerait s’en dégager. Ce ne sera probablement pas possible. L’Allemagne est la seule puissance européenne qui compte. Mais elle n’agit pas en leader. (Ou en Führer ?) Israël / Palestine. Les deux camps semblent commencer à penser qu’il faudrait peut-être trouver une solution pacifique à leur éternel conflit. Les islamistes chassent les chrétiens d’Irak. L’anarchie règne dans les pays qui bordent le lac Tchad. Les sectes islamistes y prospèrent. La Malaisie élit un nouveau président. L’opposition, mauvaise perdante, ne devrait pas pouvoir paralyser le pays.

Aux USA, le choix des parents influe considérablement sur le succès des enfants. Les parents riches s’occupent de plus en plus de leurs enfants. Ils les couvent, et leur parlent beaucoup (ça développe l'intellect). Les pauvres pas du tout (l’année dernière, 61% des femmes n’ayant pas le bac qui ont accouché étaient célibataires). Tout se joue dans les premières années de la vie.

Le marché (l’Occident ?) n’aime pas certains pays. Ce qui leur coûte gros. En réduisant massivement la valeur de leurs sociétés (le « price earning ratio » des entreprises russes est de 5,2, contre plus de 25 pour les entreprises américaines), et en leur faisant payer cher leurs emprunts (9,8% à l’Argentine, contre quasiment zéro en Occident). Siemens change de dirigeant. Entreprise pas assez rentable. Il faut faire un élégant redécoupage d'activités pour plaire aux marchés financiers. De manière plus préoccupante, l’entreprise semble avoir développé une culture de la défiance fort peu allemande, et sa conséquence : « une mauvaise capacité à la réalisation de projets ». Microsoft rationalise son portefeuille d’activités. Le pragmatisme est au pouvoir.

Le coût des énergies propres est bien supérieur à ce que l’on pensait jusque-là. « Les gouvernements devraient attaquer les réductions d’émissions plutôt que s’entêter à promouvoir certaines formes d’énergies renouvelables. »

On essaie d’expliquer la schizophrénie par la génétique. Ce qui pourrait avoir un peu plus de succès que les travaux de ce type menés pour d’autres maladies.

Justice. « Pour toutes les culture, présentes ou passées, l’intention du criminel compte plus que le mal qu’il a fait. » « On peut donc faire l’hypothèse que l’impartialité résulte de l’évolution, qui a voulu que (la raison l’emporte sur la passion). »

dimanche 20 juillet 2014

Vieille Amérique

« Même si la croissance potentielle repart un peu, l’Amérique va de plus en plus ressembler aux économies vieillissantes, à faible croissance, qu’elle méprisait ». Le chômage est faible, mais l’Amérique ne croît pas. Le moteur de son développement est grippé.

La France est enlisée au Mali. M.Hollande a voulu faire comme M.Mitterrand. Mais il n’avait pas les mêmes atouts. En Ukraine, « La colère sur le terrain peut-être en train de créer ce que Alexender Golts (…) appelle « une longue guerre partisane » ». Elle aurait échappé au contrôle de la Russie. Justice italienne. Cauchemar de l’économie. Cause culturelle, peut-être : ce qui compte n’est pas l’efficacité mais l’élégance intellectuelle du jugement… La Suisse, une confédération, pourrait-elle donner des leçons à l’UE ? Elle semble avoir tiré le meilleur des cultures qui la composent. Mais, « l’union monétaire suisse est arrivée après des siècles d’unité politique ». Remaniement ministériel en Angleterre. M.Cameron a constitué un gouvernement en vue des prochaines élections. Il a de bonnes chances de gagner, vue la médiocrité d’Ed Milliband. Gouvernement faible, et qui n’améliore pas les chances de l’Angleterre de rester dans l’UE. Israël et les Palestiniens. Pas une guerre mais recherche du retour au statu quo ante. Le Hamas est dans l’intérêt d’Israël, qui craint qu’il ne soit remplacé par Al Qaeda. Les frappes visent essentiellement ses membres, et leur famille. Aux USA, le monde politique se solidifie en deux camps, qui ne veulent pas se parler. Démocratie paralysée.

Venezuela. A la suite d’une grève, M.Chavez a licencié une grande partie des employés de son industrie pétrolière. Ils avaient une compétence rare. Ils sont partis faire la fortune des pays voisins. Les BRICS (ou la Chine, surtout ?) ont décidé de remplacer le FMI. Ambition : aider les pays en développement à investir dans des infrastructures de transport. Au Japon, la côte de popularité de M. Abe choit. « M. Abe est perçu comme ayant fait passer en force, contre la volonté de la plupart de la population, un changement historique de la politique de sécurité japonaise ». Les capitaux, les oligarques et les mafieux de la Chine continentale sont en passe de museler la presse de Hong Kong. Chine continentale dans laquelle les victimes de la nouvelle révolution culturelle, anti corruption, sont de plus en plus nombreuses. Nouveau gouvernement égyptien. Paternaliste et paralysé par sa dépendance aux intérêts spéciaux nationaux.

Qu’est-ce qui tire l’industrie pharmaceutique ? La recherche des failles de la législation. L’industrie pétrolière, elle, parie que le pétrole restera cher et  que les gouvernements seront incapables de combattre le réchauffement climatique. Après des années douloureuses, les affaires de l’industrie de l’armement repartent. Mais le marché est fragmenté et difficile. L’industrie de l’armement doit devenir efficace. Apple et IBM s’allient. Les forces d’IBM vont se mettre à vendre les produits d’IBM à l’entreprise. Leurs concurrents sont pris par surprise. Qu’attendre de Big data ? Pas de rupture, une optimisation à la marge, mais sur de gros volumes.  

dimanche 6 juillet 2014

Le pays arabe : régime fort, Etat faible…

Qu’est-ce qui empêche les pays arabes de s’adapter au monde moderne ? Selon The Economist, de multiples facteurs, en particulier l’Islam. Mais surtout l’adoption d’idéologies rétrogrades (Salafisme). Ce qui aurait mis, dernièrement, le feu aux poudres serait le développement des inégalités. (Au moins en Syrie, cela aurait été dû à une libéralisation économique.) Caractéristique ? « Régimes forts, Etats faibles ». (Et Al Qaïda prend le relais des régimes faibles ?) En Irak, confronté au dit Al Qaïda, les troupes gouvernementales font preuve d’un peu de vigueur, les Russes envoient des avions de combat, et les Américains aimeraient que le gouvernement devienne plus démocratique avant d’intervenir en force.

En Ukraine, M.Poutine utiliserait ce qu’il perçoit comme une technique américaine : créer une succession de crises, par manipulation en sous-main. En France, M.Sarkozy est arrêté. « Il aime tellement la compétition », dit un dirigeant de l’UMP, « que quand il n’y en a pas, il l’invente ». L’Italie est submergée d’immigrés et pourrait utiliser sa présidence de l’UE pour en obtenir de l’aide. L’Allemagne a conservé un système éducatif à trois vitesses. Une tentative de réforme de celle qui prépare à l’université, ne passe pas. M.Cameron aime désormais M.Juncker. Et attend son salut de Mme Merkel. Aux USA, plus M.Obama cherche à contourner le parlement et le Sénat, qui lui sont hostiles, plus ceux-ci le bloquent. (Peut-être faudrait-il qu’il apprenne à aimer la démocratie ?) En Inde, M.Modi fait face à la réalité du pouvoir. Plus compliqué que prévu. Idem en Thaïlande. Les généraux et le populisme sont aux commandes de l’économie. Le Japon veut réformer sa constitution pour qu’elle devienne plus guerrière. Ses pacifistes s’insurgent. Mais sa jeunesse est lasse de la culpabilité qu’on lui fait porter depuis la guerre. La campagne anti corruption de M.Xi Jinping fait tomber des pontes du régime. Ce qui révèle sa volonté d’exercer seul le pouvoir, mais aussi à quel point « le cœur du système est pourri ». La population de Hongkong tente de repousser une OPA sur son île par la Chine continentale, et ses oligarques.

« Cela ressemble au problème de l’œuf et de la poule. Sans forte reprise, les entreprises ne veulent pas dépenser. Mais si elles ne dépensent pas, il n’y aura pas de forte reprise. » Dernière mode de management : holacratie. L’entreprise doit être faite d’équipes qui s’assemblent spontanément pour mener une mission. Sévère amende pour BNP. Les USA mettent le monopole du dollar au service de leurs intérêts. Les obligations vertes font un malheur, bien qu’on ne sache pas trop de quoi il s’agit. Le commerce équitable serait un attrape-nigaud. Il ne rapporte quasiment rien à ceux qu’il était supposé aider. L’Afrique construit son infrastructure, en particulier ses réseaux de fibre optique. Un métier d’aventuriers. L’économie israélienne est dominée par une vingtaine de familles. Elles s’enrichissent au détriment de la population. Mais il est difficile de desserrer leur étau.

Les Tibétains devraient leur capacité à vivre dans des conditions difficiles à un croisement entre homo sapiens et une variante humaine disparue depuis longtemps. La conquête du monde par l’homme aurait été essentiellement une question de chasse à l’eau. 

dimanche 13 avril 2014

Du bienfait de l'incertitude et du risque

Comment éliminer les crises financières ? Tout est une question de risque. Quand les organismes financiers se croient à l’abri des risques (soutien de l’Etat), ils deviennent irresponsables. Il en résulte une crise… il faut « réintroduire le risque dans le secteur privé ».

En tout cas, si le risque est bon pour la santé, les pauvres devraient se réjouir :

Le retour de Dickens ? Il y a de plus en plus de travailleurs indépendants. « l’économie pourrait avoir créé un grand réservoir de travailleurs, ressemblant aux « spinsters » du début de l’Angleterre du 19ème siècle, des femmes seules qui étaient payées à la pièce pour tisser du textile chez elles, ou aux dockers qui se massaient aux portes de ports dans l’espoir d’être pris pour une journée de travail. Cela signifierait une économie dans laquelle les salaires sont maintenus bas de manière permanente, et les profits demeurent élevés. » Art de la politique aux USA. Les milliardaires utilisent leur argent pour faire tomber les politiciens adverses ; on est élu de père en fille, histoire de capital de marque. Bouleversement en France. M.Drahi, simple polytechnicien, parvient à défaire les projets de l’establishment. Les entreprises ressortent les vieilles marques. Probablement parce que nous n’avons plus confiance dans les marques actuelles. Technologie de l’information, grave problème de sécurité. « Cet épisode est un nouveau rappel des problèmes de sécurité auxquels les entreprises doivent faire face à mesure que de plus en plus d’activités économiques se font en ligne. »

Europe. Les juristes allemands grippent le mécanisme européen. « Le juridisme germanique est le signe d’un désagrément profond : les gouvernements veulent les avantages de la monnaie unique mais pas le partage de risques et les transferts d’une fédération (…) pour fonctionner correctement une union monétaire a besoin d’une forme d’union fiscale. » Pourtant, des économistes semblent penser que l’entrée dans l’Europe aurait été extrêmement rentable. En particulier pour l’Irlande, le Danemark, l’Angleterre et le Portugal. Mais pas pour la Grèce. Les Grecs peuvent de nouveau emprunter sur les marchés financiers. Mais ils ne sont pas au bout de leurs peines. France et Italie, même stratégie : pas de stratégie ? Sortir de la rationalité financière pour prendre de vitesse leurs blocages internes (leurs Etats dans l’Etat) et externes (rigueur européenne) ?

La Russie organise des troubles en Ukraine, pour convaincre l’Occident qu’une fédération ukrainienne serait un moindre mal. La tâche des Ukrainiens est compliquée. Ils doivent à la fois résister aux provocations et faire avec un gouvernement d’oligarques, contre lesquels ils se sont soulevés… Curieusement, l’Angleterre serait plus sensible que l’Ukraine aux menaces russes. Cambridge University Press censure un ouvrage critique du régime de M.Poutine. En Afghanistan, les élections ont été plus calmes que prévu. « Les Afghans ordinaires ont envoyé un message : à leurs politiciens, que la stabilité nationale est plus importante que les intérêts particuliers ; au reste du monde, que leur pays mérite d’être aidé ; au Talibans, que leur prétention à représenter l’Afghanistan est sans fondement. »

Chine. Les ONG se développent, avec la complicité de l’Etat chinois. « Un curieux pacte, non formulé,  s’est fait : chaque parti accepte le compromis comme un moyen de progresser vers son objectif, à court terme, tout en espérant que l’avenir jouera en sa faveur. » Les Chinois prêtent aux pays d’Amérique latine, en échange de l’accès à leurs ressources naturelles. (Création d’une relation de dépendance ?)

Ciment. Dangote, énorme groupe nigérien. Il résulte de la volonté du gouvernement nigérien, de « subtituer » un producteur local aux importations étrangères. Holcim et Lafarge fusionnent. Ils seraient complémentaires. Holcim, marketing ; Lafarge, technologie. Ils voudraient faire du ciment comme un service, i.e. du ciment sur mesure, pour des usages spécifiques. (Fumeux ? Dirigeants en panne de stratégie ?)

Les négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens sont mortes. Raison ? « Actuellement, Israël est fort et le mouvement palestinien faible. » Sur le long terme cette faiblesse n’est peut-être pas dans l’intérêt israélien : un Etat mixte sera dominé démographiquement par les Arabes. Le gouvernement sud-africain est massivement corrompu.

Les centrales nucléaires pourraient fonctionner au thorium. Cela aurait des tas d’avantages. En particulier qu’il est difficile de le transformer en bombe. C’est d’ailleurs pour cela qu’il ne nous a pas intéressé. On aurait trouvé un moyen de stimuler la régénération de certains organes (de souris). 

dimanche 9 février 2014

Dynamisme africain

Dynamique Afrique. C’est nouveau, elle développe une industrie pour ses propres besoins. Tout lui est favorable : éducation, gouvernements et infrastructures qui s’améliorent ; main d’œuvre qualifiée chinoise qui reste sur place ; « migration des emplois de fabrication asiatiques ». Israël va-t-elle connaître le sort de l’Afrique du sud pré Apartheid ? Il devient mal vu d’y investir. La Pologne ne sait pas quelle politique énergétique adopter. Gaz de schiste ou nucléaire ? Gros investissements. En attendant 80% de son énergie vient du charbon. M.Hollande va en Amérique. Il veut afficher son nouvel amour du marché. Mais peut-on le croire ? L’Allemagne va-t-elle sortir de sa politique de non intervention militaire ? Elle l’envisage sérieusement. Aujourd'hui ses intérêts la poussent à appuyer la Chine et la Russie… En Ukraine, l’Europe revient dans le débat. Elle pourrait chercher à ramener le pays vers l’Ouest, grâce à des mesures économiques, à une promesse d’adhésion à l’UE, et en menaçant les intérêts financiers des meneurs de l’autre camp.

Aux USA, B.Obama a déporté deux millions d’immigrés plus ou moins illégaux. Pour cela une impressionnante logistique a été mise en place, faisant mentir ceux qui accusent d’incompétence le service public. Le pays est aussi un champion toutes catégories de la politique agricole. Il subventionne massivement ses (riches) producteurs. Il les assure même contre ce qui peut faire baisser les prix. (Ce qui est aussi bon pour les assureurs, payés par le contribuable.) Et il offre un très généreux programme d’alimentation gratuite au nécessiteux. Quant aux négociations de libre échange, M.Obama les présente comme devant « protéger nos travailleurs, protéger notre environnement et ouvrir de nouveaux marchés aux produits américains », mais les Républicains ne sont pas convaincus. Par ailleurs, les riches se marient entre eux. Ce qui amplifie les inégalités. Et l’Américain semble penser que les Républicains roulent pour le « riche au cœur froid », alors que les Démocrates ne voient que par le « pauvre indigne ». Un pipeline doit apporter le gaz de schiste canadien aux USA. Les Américains semblent ne pas en vouloir. Au motif qu’ils ont suffisamment de leur propre production. Donc que le gaz de schiste canadien est polluant. Aung San Suu Kyi présidente ? On ne semble pas pressé de faire l’évolution constitutionnelle nécessaire. Champ de mines en Thaïlande. La dernière élection n’a rien changé. Un Raminagrobis local pourrait-il mettre d’accord les plaideurs ? Le Japon part de plus en plus à droite, et encadre la liberté de parole de sa presse. En Chine, l’élu apprend à parler à la démocratie, et le gouvernement veut forcer les entreprises à mettre en œuvre sa politique environnementale par la pression populaire.

La mode est maintenant à l’échange de services publics d’une nation à une autre.

BP s’est rétréci et s’est affaibli. Il est très dépendant de la Russie. Risque-t-il une OPA ? Raison ? Deepwater Horizon. Mais surtout un management qui n’a pas été « excellent »… Google a un différend avec l’UE. Sa plate-forme de recherche favorise un peu trop ses intérêts. Apparemment, l’UE et Google sont las de l’affaire. Et veulent y mettre un terme, même si la solution trouvée n’est pas dans l’intérêt collectif. Microsoft, toujours gros, mais qui n'arrive pas à être mobile, aurait choisi le bon PDG. Le canal du panama est en cours d’élargissement. Ceux qui participent aux travaux se disputent. L'économie mondiale découvre d’autres routes.

Fin de la bulle des business schools.  C'est « une des rares professions où ne pas obéir à ses propres règles est quasiment une condition de recrutement ». Capturées par un corps enseignant indéboulonnable, plombées par des coups salariaux colossaux, leur « esprit moutonnier » leur garantit l’abattoir.

Finance mondiale. Pas de crise en vue. La politique monétaire européenne et japonaise prend le relais de l’américaine, ce qui garantit que les capitaux continuent à aller vers les émergents. La baisse des cours des actions correspond à une prise de bénéfice. Une étude montre que la motivation par bonus tend à pousser le dirigeant à sous-investir. Contrairement à ce que l’on pensait, les bidonvilles (« un tiers de la population des pays en développement ») ne serait pas un meilleur ascenseur social que la campagne. Causes ? Prix de l’immobilier et épidémies, en particulier.

Allons-nous tous être des OGM ? En tout cas, les biotechnologies commenceraient à fonctionner. De nombreuses manipulations génétiques sont tentées. Utiliser des virus (dont le HIV) pour modifier un gène, recoder le système immunitaire pour qu’il détruise les mauvaises cellules ou les gènes qui les produisent. Respirer du xénon améliorerait les performances sportives russes. 

dimanche 19 janvier 2014

Notre avenir selon The Economist : Dickens ou Kafka ?

Contrairement à ce qui s’est passé jadis, la technologie (Internet) devrait détruire l’emploi, et dans de grandes proportions. Les start up sont les agents de ce changement. L’entrepreneur serait-il le prolo moderne ? Il est exploité par l’investisseur, qui le fait travailler nuit est jour dans des « accélérateurs ». Pour produire ce qui semble d’une étrange inutilité. S’il a de la chance, il sera absorbé par une grande entreprise, il en deviendra une sorte de chef de service. Malheureusement, le système éducatif ne forme par le personnel auquel est destiné l'emploi de demain. L’offre ne correspond pas à la demande. Les entreprises commencent à fournir des formations en ligne afin de mettre à niveau ceux qui peuvent l’être. Ce monde sera Orwellien ou ne sera pas. Google devient le nouveau General Electric. C’est un General Data. Il constitue un groupe d’entreprises qui collecte toutes les données possibles sur nous. Gigantesque NSA.

Et l'agriculture ? Le monde mange de plus en plus de viande. Danger ! Ça consomme énormément d’eau, cela produit des gaz à effet de serre et c’est un « réservoir de maladies ». Solution ? L’élevage industriel. Mais pas à la chinoise. Sans mesures de sécurité sanitaire les élevages industrialisés chinois sont des bombes à retardement.

Les producteurs de piles sont en fin de vie. Substitution en Occident et concurrence en Orient. Les Etats se fatigueraient de subventionner la production cinématographique. Elle va au plus offrant sans jamais se fixer. Les MBAs investissent des centaines de millions dans de nouveaux bâtiments. Histoire d'en donner pour leur argent à des élèves qui achètent leur diplôme 200.000$. Les bâtiments sont payés par des anciens qui ont réussi. Qu’apporte l’éducation américaine ? Des références et des relations. Dans ces conditions, autant utiliser des formations en ligne. Au moins elles en réduiront le prix.

La qualité de la gestion des entreprises serait mesurable et elle se verrait dans leurs résultats. Les Américains et les Allemands seraient bons, le secteur public, l’entreprise familiale et les pays du sud mauvais.

La bulle boursière se dégonflerait et profiterait aux obligations d’Etat. Les analystes financiers sont de mauvais conseil dit une étude. Le Capital investissement achète au capital investissement. Cela s’explique par le fait qu’il doit à la fois revendre rapidement les entreprises dans lesquelles il investit et qu’il doit employer l’argent qu’il a, sous peine de le perdre. Cela n’amuse pas ceux dont ils gèrent l'argent (les fonds de pension, notamment). Car, ils peuvent avoir des participations dans les fonds acheteurs et vendeurs : « en substance, ils achètent l’entreprise à eux-mêmes, avec d’importants coûts de transaction ». (Les propriétaires des fonds, eux, gagnent à tous les coups.)

Politique. Notre président est « ridicule ». (Ce que The Economist avait pris pour un réveil était un cauchemar ? D'habitude, il titre ce genre d'erreur « waving or drowning ».) En Ukraine la contestation semble avoir perdu, les oligarques ne sont pas de son côté. Les choix énérgétiques allemands (Atomkraft nicht danke) font passer au pays un mauvais quart d’heure. Ses subventions à l’énergie renouvelable coûtent 260€ en moyenne à un foyer. Et les centrales a charbon, c'est pas cher, fonctionnent à plein régime. Jamais l’Allemagne n’a produit autant de CO2. La Turquie doit-elle entrer dans l’UE ? M.Hollande est pour, mais l’Angleterre est maintenant contre. Les Grecs de Chypre aussi. Et, M.Erdogan est de moins en moins fréquentable. D'ailleurs la Turquie n'est-elle pas un peu grosse à avaler ? Aux USA, Obamacare tient toujours à un fil. Le peuple est contre. Ceux qui y adhèrent sont les mal portants. Ce qui menace le projet d’un déséquilibre fatal. La politique iranienne de M.Obama n’a pas l’appui des Américains. En Israël, on semble s'accorder pour expédier les Arabes du pays dans un nouvel Etat palestinien. 

dimanche 12 janvier 2014

Hollande, le Schröder français

Les vœux de M.Hollande ont enthousiasmé The Economist. A la surprise générale, ce fut un coming out libéral. Il est presque allé jusqu’à parler de paresseux qui abusent du système. Et il est prêt à « court-circuiter » les processus démocratique s’il le faut. Seule inquiétude, cependant, le passé de M.Hollande trahit une tendance à accoucher de décisions qui se paralysent par contradiction.

En fait, il n’y a peut-être pas beaucoup à faire pour améliore les affaires des Etats. Vendre ou mieux gérer leurs possessions. Il y a là une fortune (pour les seuls actifs non financiers : près de 80% du PIB pour la France, et 120% pour le Japon). Encore faudrait-il en avoir une comptabilité correcte.

L’Amérique va-t-elle connaître, enfin une forte croissance ? Tout ce qui semblait l’empêcher jusque-là a disparu. A moins que le pays ne soit entré dans une phase structurelle de stagnation. Sinon son humeur est à la réduction des inégalités. Mais elle ne devrait pas passer aux actes. Car ceux qui ont intérêt à cette réduction ne votent pas. L’Italie ressemble étrangement à la France de la IIIème République. Il n’y pas pire ennemi d’un dirigeant qu’un homme de son parti. L’intérêt du pays pèse peu par rapport aux ambitions personnelles. La Lettonie choisit un premier ministre de type Merkel. En Grèce, un risque en cache un autre. Economiquement, cela va mieux, « ce qui est inquiétant, c’est plutôt la montée d’extrémistes grecs appartenant à des variantes néo-nazies ou néo-staliniennes ». En Syrie, les excès d’une émanation d’Al Qaeda ont provoqué un sursaut du reste du pays. Du coup, le prestige de l’opposition respectable en est grandi, et la qualité de recours de M.Assad réduite. En Egypte, le mécontentement suscité par les manifestations continuelles des frères musulmans préparerait le terrain à un retour d’une dictature militaire. En Israël, M.Kerry aurait réussi l’impossible. Convaincre les politiques israéliens de la nécessité d’un Etat palestinien. Mais les Palestiniens préféreraient vivre au milieu des griefs qu’ils ont accumulés vis-à-vis des Israéliens. Par ailleurs, la question se pose à nouveau de savoir ce que cela signifie d’être Juif. Est-ce une question de gènes, ou de partage de valeurs communes ? En Iran, les sanctions internationales ont surtout affecté le petit peuple. L’argent étant réservé aux services de sécurité. La famille de M.Mandela se dispute la possession de sa marque.

Les dépenses en recherche médicale seraient en déclin. Evénement dont les « effets ne devraient pas se faire sentir avant quelques temps ». Automobile. Course à la taille. Ceux qui produisent beaucoup cherchent à éliminer les autres. Le marché semble douter des capacités de se renouveler d’IBM. Il se trouve qu’il vient d’annonce une unité d'avenir consacrée à un ordinateur programmable en langage naturel. Quant à Samsung, il produit tout ce qu’il faut pour équiper la maison électronique. La qualité allemande fait un malheur dans le domaine de l’armement. Difficulté du moment : vendre au marché en croissance des pays peu recommandables sans que cela se remarque trop. Le retour des nations ? Les grandes compagnies de navigation de croisière se font prendre des parts de marché par des spécialistes. Notamment des compagnies qui vendent des croisières monolingues. La Chine n’est plus le Farwest de la cosmétique. « A mesure que les coûts augmentent et la croissance faiblit, L’Oréal et Revlon ne seront probablement pas les derniers cosméticiens étrangers à reconsidérer leurs ambitions chinoises. » Et si le marché n’était pas le meilleur moyen d’allocation de ressources ? (comme on me l’a seriné à l’Insead). On trouve de nouveau des vertus aux conglomérats. La titrisation est de retour. Son objet est de transférer les dettes des entreprises des banques au marché. Un investisseur averti en valant deux on espère que les mêmes causes n'auront pas les mêmes effets. Finalement, les économistes ont changé de consensus. « Maintenant il n’est question que de Grande récession – et de la possibilité qu’un peu plus d’inflation puisse être utile. » 

dimanche 15 décembre 2013

2014 : rien ne va plus ?

En lisant The Economist, je me demandais si 2014 ne pouvait pas voir quelques bouleversements sérieux. Et si l’Inde élisait un homme dangereux ? « Un populiste avec un passé inquiétant et un bon bilan économique. » Le rodéo politique italien se poursuit. Je me demande s’il ne reproduit pas notre troisième République. En tout cas, on semble vouloir s’acheminer, comme chez nous, vers le bipartisme. (Ce qui me semble une idée antidémocratique.) Aux USA, Républicains et Démocrates se sont enfin entendus sur un budget fédéral. Apparemment en jouant sur les mots pour masquer leurs concessions réciproques. Le libéralisme allemand serait en berne, il ne correspond pas à une tradition du pays. Le président turc s’en prend aux forces religieuses modérées. L’Ukraine est toujours aussi incertaine, le peuple (une minorité occidentalisée ?) est dans la rue, mais, pour le reste, cela semble une bataille entre oligarques. Étrange Thaïlande : d’un côté, un parti, représentant le petit peuple, a le pouvoir de gagner les élections, d’un autre, l’opposition a la force de renverser le gouvernement. En Syrie, le démantèlement du stock d’armes chimiques serait un succès, mais la sortie des dites armes dépend de la capacité de M.Assad à dégager des routes, et à gagner des guerres… Finalement, Israël est « désorienté ». « les jeunes Israëliens ont oublié le projet commun des pionniers (…) idem pour les entrepreneurs qui ont fait des fortunes dans les glaces et l’électronique. » Le nouveau dictateur nord coréen fait regretter son père. 

Le peuple chinois ne veut pas des OGM, mais son gouvernement a décidé qu’ils étaient bons pour lui. Résultat de la crise ? Brutalement des négociations de libre échange se dégèlent. Le « Doha round » de l’OMC d’un côté (démarré en 2001), Europe Mercosur de l’autre. Curieusement, les entreprises utiliseraient un prix (coût) du carbone dans leurs calculs d’investissements. Et il serait beaucoup plus élevé que celui des marchés - qui, par ailleurs n'arrivent pas à se mettre en route. (L’entreprise meilleure pour notre santé que la démocratie ? Ou que le marché ?) Tom Enders veut faire d’EADS une entreprise normale, qui ne suit que son intérêt et pas celui des gouvernements qui l’ont financée. Et les dits gouvernements vont le laisser faire. Gaz de schiste et USA, phénomène curieux. Le pays n’est pas capable d’écouler le type de pétrole produit (le marché n’est pas équipé pour l’exploiter), du coup son prix baisse, ce qui menace sa production… Pourquoi les fusions et acquisitions échouent-elles ? Parce qu’elles échappent à la rationalité. Il faut gagner à tout prix.

Science. La nouvelle science de l’épigénétique montre que l’alimentation du père peut avoir une conséquence sur la constitution de l’enfant. Les journaux scientifiques appliquent d’autres critères de sélection que ceux de la qualité de la recherche. Mais, d’une manière générale, l’homme, qu’il soit ordinaire, scientifique ou autre, n’est pas rationnel, il tend à « interpréter les artefacts d’une certaine façon ». Et les requins pourraient savoir ce qu'ils font quand ils attaquent l'homme. 

lundi 19 août 2013

The Economist contre Internet

Qu'arrive-t-il à The Economist ? La semaine dernière il reconnaissait qu’avoir donné le pouvoir aux hommes d’affaires était une erreur. Cette semaine, trois articles s’en prennent à Internet.
On y lit que l’usage de Facebook cause la déprime chez les adolescents : chacun n’y parlant que de ses triomphes cela renvoie le lecteur à sa médiocrité. (« L’émotion la plus fréquemment suscitée par l’usage de Facebook est l’envie. ») La relation directe, au moins, nous met en face des hommes tels qu’ils sont. On y lit aussi qu’Internet produit stress et désorganisation, avec pour premières victimes les créatifs. Tout d’abord parce que le traitement des mails prendrait un quart de la journée, en moyenne. Mais surtout parce que l’homme vit en permanence son travail. Bref, on pensait utiliser Internet au service de l’homme, et c’est le contraire qui s’est produit. « Il y a certainement des raisons d’en faire beaucoup moins – de rationner les emails, de réduire le nombre de réunions, de se débarrasser de quelques dirigeants excessivement zélés. Depuis quelques temps s’impliquer dans son travail a un retour sur investissement négatif. Il est temps d’essayer une stratégie bien plus radicale : prendre du recul. » Mais ce serait surtout en dehors de l'entreprise que la perte de productivité produite par Internet serait la plus violente. Internet a remplacé l’emploi fixe traditionnel, par un emploi précaire, peu productif. « Les auto-entrepreneurs (40% de la création d’emploi en Angleterre) travaillent plus longtemps – 6 % de plus que les employés – mais leurs revenus horaires moyens sont moins de la moitié de ceux des employés. » Internet a aussi « transformé certaines branches de l’économie – la vente de détail, la musique et l’édition, par exemple -, en grande partie en détruisant des modèles économiques existants. » « Internet, par opposition (à l’usine), semble atomiser la force de travail. En donnant un plus grand contrôle au possesseur de capital, il pourrait expliquer pourquoi les profits aux USA sont au plus haut depuis l’après guerre. »

Pour le reste, pas grand-chose de neuf. L’Egypte semble partie pour un scénario algérien. Que ce soit du côté des frères musulmans ou de celui de l’armée, l’affrontement stimule, en quelque sorte, les forces du mal. Des composants extrêmement dangereux, masqués jusque-là, s’affirment et s’affrontent. Inde / Pakistan. L’économie pousse les deux pays à s’entendre. Mais c’est tout. L’avenir ? Peut-être des « décennies de troubles – « une série de crises ponctuées par l’apathie » ». En attendant, l’Inde construit une marine de guerre moderne avec porte-avion, et sous-marins nucléaires. Israël modifierait sa politique d’implantation. De la Cisjordanie, elle irait vers le Néguev. Mais, une fois de plus, c’est au détriment des populations locales (Bédouins). Israël, par ailleurs, relâche une poignée de prisonniers, en signe de bonne volonté. Ce qui n’est pas suffisant pour les Palestiniens, pour qui les prisons israéliennes ont quelque-chose d’un rite de passage (« 750.000 Palestiniens sont passés par les prisons israéliennes (depuis 1967) » « 5071 Palestiniens seraient derrière les barreaux, pour des actes de violence ou de subversion à motivation politique. »). Pour sa part, l’Amérique, est le premier incarcérateur mondial, loin devant la Chine. « Un Américain sur 107 était derrière les barreaux, en 2011 – le taux le plus élevé au monde – et un sur 34 était sous « surveillance correctionnelle » (soit sous les verrous, soit sous probation, soit en liberté conditionnelle). Un noir a 3,6 fois plus de chances d’aller en prison en Amérique qu’en Afrique du Sud, en 1993, juste avant la fin de l’Apartheid. » Mais le pays a décidé de se réformer. « Le coût élevé de la prison a attiré l’attention à la fois de la gauche et de la droite. » La vertueuse Suède pourrait passer à gauche. Le parti au gouvernement est pris entre une montée du chômage (8%) et un mouvement anti immigration.

L’industrie des médias commencerait à profiter d’Internet. Les revenus passeraient de « produits physiques » au numérique, téléchargement et streaming, de la vente à la location. (Remarque : aux USA, les livres électroniques représenteraient 30% des ventes totales.) Aussi, l’industrie sortirait de ses activités traditionnelles. « Les journaux entrent dans de nouveaux métiers tels que le marketing et les conférences. » Quant aux fonds activistes ils en ont après les entreprises de haute technologie, comme Apple. Pourquoi ? Parce qu’elles sont remplies d’un argent qu’elles ne savent pas utiliser. Et qu’elles ont du mal à changer assez rapidement (cf. Microsoft). Qui a tué par le glaive… ? L’Europe cherche à développer le fret ferroviaire. Pour cela, il s’agit d’aménager des « corridors » aux travers de l’Europe. Mais cela coûte cher, demande des collaborations entre Etats, et, de toute manière, le rail est moins flexible que la route. En tout cas, il semblerait que ce marché doive-t-être dominé par les chemins de fer allemands. Pour sa part, un entrepreneur américain envisagerait de construire des trains sous vides.

Et les groupes d’oiseaux n’entreraient pas en collision en se posant, parce que, grâce à leur capacité à repérer le champ magnétique, ils adoptent tous le même angle d’atterrissage. 

samedi 23 mars 2013

Barack Obama, meilleur ami d’Israël ?

Barack Obama surprend encore. Beaucoup auraient aimé qu’il force Israël à s’entendre avec les Palestiniens. D’autres pensaient qu’il allait se venger des coups pendables de Netanyahou. Il n’a fait ni l’un ni l’autre. Il a dit aux Israëliens qu’il comprenait leurs inquiétudes, et que l’Amérique ne les lâcherait jamais.

Peut-être a-t-il pensé qu’il ne pourrait rien faire avec Israël, s’il n’adoptait pas le point de vue des Israéliens ? Obama, homme intelligent ? Décidément ?