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samedi 30 octobre 2021

Est-ce le nom qui fait le produit ?

Est-ce important de s'appeler Meta ? 

La question de la marque est rebattue. La conclusion des "experts" du marketing est évidente : ce n'est pas le nom qui fait le produit, mais l'inverse. Petit à petit, les mots "Mercedes" ou "Peugeot" sont associés à un certain nombre d'expériences, qui feront que nous penserons que les produits qui portent ces noms ont des caractéristiques propres. En particulier, dans ce cas, il nous paraîtra "normal" de payer beaucoup plus pour l'un que pour l'autre. Question de prestige et de fiabilité, entre autres. 

Un danger est que la marque soit immédiatement ridiculisée, avant même d'avoir pu établir sa réalité. La communication joue donc un rôle massif. Un substitut à l'expérience. 

Le fin du fin est Apple (ou aurait pu être Apple) : aligner ce que désire le fondateur de l'entreprise et ce que perçoit le consommateur. 

jeudi 4 février 2021

Opel, marque allemande

Y a-t-il encore des Opel ? Jadis, on disait qu'Opel était une marque allemande. Or, elle appartenait à General Motors. C'est d'ailleurs ce qui l'a coulée. GM lui a appliqué son degré 0 du marketing, la cantonner à une niche (le marché européen). Si bien qu'elle n'a pas conquis le globe, avec l'automobile germanique. Si Opel sait encore fabriquer des voitures allemandes, elle a une grande valeur ? 

Ce qui montre bien les illusions de la globalisation "libérale". Beaucoup ont cru devoir leur fortune à leur génie, et que leur nations n'étaient que des boulets. Les Japonais ont échoué lorsqu'ils ont voulu concurrencer les voitures allemandes. Ce qui est bon pour l'Amérique est bon pour GM ! L'Oréal n'est rien sans la coiffure française, et LVMH n'est que le résultat, bien pâlot, d'un millénaire de luxe français. Le génie de l'entrepreneur (comme de l'artiste) est de réaliser le potentiel de sa culture ?

dimanche 12 janvier 2020

Hummer ou la culture de l'Amérique

La marque Hummer, les gros camions militaires devenus véhicules civils, a disparu il y a dix ans. Que s'est-il passé ? C'était une marque de GM. GM avait besoin de faire des économies. Hummer avait passé de mode. GM a supprimé une marque... Aussi simple que cela.

L'histoire de Hummer avait commencé de la même façon. les Américains avaient vu ce véhicule durant la guerre du golf. Schwarzenegger a voulu en acquérir un. GM a pensé qu'il y avait une bonne affaire à réaliser : le transformer en un véhicule civil...

Ce qui est bon pour l'Amérique est bon pour GM.  Et inversement. Bienvenus en Amérique.

mardi 3 septembre 2019

La fin d'Apple ?

J'ai été un fan d'Apple. J'assimilais Apple à une marque de luxe. Mais, progressivement, j'ai compris que ce n'était pas le cas.

Apple a d'abord remplacé une application de géolocalisation qui marchait, par une autre, qui ne marche pas. Plus tard, la météo s'est arrêtée de faire des prévisions. Une à une les applications n'ont plus fonctionné. Maintenant, le calendrier du téléphone ne se coordonne plus avec celui de mon MacBook... J'ai débranché tout ce que j'ai pu de fonctions sophistiquées, pour conserver de la performance.

Des pratiques de mafieux ? Est-ce durable ?
(En regardant l'offre de téléphones, j'ai constaté que celle d'Apple avait un aspect ringard, par ailleurs. Or, selon moi, c'est l'esthétique qui a fait Apple.)

samedi 12 janvier 2019

Violence jaune, marque France

Y a-t-il un fond de violence, d'anarchie, dans le caractère français ? La seule aspiration de ce qu'il reste de Gilets jaunes semble le défi à l'ordre, gratuit.

Les exemples d'incivilité ne leur sont pas propres. Toute grève, tout mouvement syndical, est accompagné de violences. Violences tolérées, d'ailleurs, comme si elles étaient légitimes. En outre, toute contestation suscite de l'opportunisme : plusieurs corporations (transporteurs routiers, enseignants, policiers...) ont profité de la contestation des Gilets jaunes pour faire entendre leurs revendications. (C'est judicieux : le gouvernement divise pour régner.)

La France a-t-elle le monopole de la violence ? Il y a aussi des manifestations furieuses à l'étranger, par exemple des banlieues qui brûlent aux USA. Le populisme semble même bien plus fort ailleurs que chez-nous. Cependant, nous admirons les USA ou l'Allemagne, et dénigrons la France. Tout le monde fait d'ailleurs comme nous.

Comment expliquer ce paradoxe ?
  • La théorie de la marque, qu'étudie le marketing. A la Révolution, la France a déposé la marque "Terreur". Elle l'a complétée d'un dispositif de communication ultra efficace, en France et à l'étranger, pour en faire la promotion. 

lundi 4 septembre 2017

Soda

Que veut dire "soda" ? me suis-je demandé. Soda, c'est "soude" en anglais. Parce que l'on mettait du bicarbonate de soude dans les boissons sucrées pour les rendre gazeuses.

Pas très ragoutant ? Et pourtant, c'est la drogue qui nous transforme en obèses.

Cela illustre peut-être une des constations des hommes de marketing : la signification d'une "marque" correspond à l'expérience qui lui est associée...

vendredi 16 septembre 2016

Marques malveillantes

Une enquête sur la "bienveillance" des marques. (Décidément "bienveillance" est à la mode.) Les 10 marques les plus "malveillantes" : Quick, HSBC, McDonald's, KFC, Burger King, Facebook, Twitter, Coca-Cola, Volkswagen et Pepsi. 

Ce sont des marques dont on parle beaucoup, et qui font beaucoup de publicité, et dont on consomme beaucoup les produits. Et pourtant on ne les aime pas. C'est aussi les étendards, nouveaux ou anciens, du capitalisme américain. Rejet d'entreprises ou d'une culture ? 

(L'exception est Volkswagen, mais la marque pâtit d'avoir trompé son monde.)

lundi 12 octobre 2015

e réputation : est-ce bien sérieux ?

Scandale de VW : impact sur son e réputation ? Terrible. Tapez VW et Google vous répond "scandale". Voilà un malheur dont VW aura du mal à se relever dit un article

Je suis dubitatif. Si ce que Google dit change si vite dans un sens, cela peut changer dans l'autre ! Car ce que reflète Google ne correspond qu'à ce qui intéresse les gens à un moment donné. Dès que VW sera associé à une autre nouvelle, elle effacera la précédente. Ce qui compte est ce que l'acheteur de voiture a dans la tête. Je ne suis pas certain qu'il se la remplisse en faisant des requêtes sur Google. D'ailleurs, il n'y trouve que ce qu'il y cherche. 

Je me demande si cette histoire d'e réputation est bien sérieuse. En fait, elle marche pour les peu connus. (Par exemple, mon blog semble être une source de renseignements sur Serge Delwasse, un spécialiste du redressement d'entreprise.) Pour le reste, Internet n'est probablement qu'une des multiples caisses de résonance qu'utilise la société. 

samedi 19 septembre 2015

Qu'est-ce que La Marque

Il y a peu je lisais un article qui parlait de "La Marque". C'est un terme que j'ai découvert à une époque où je travaillais avec des agences de communication. On ne le prononçait qu'avec stupeur et tremblement. "La Marque", d'ailleurs, semblait avoir une vie, une opinion. On lui rendait un culte. 

C'est probablement un sujet pour anthropologue. Le monde de la publicité semble s'être coupé du reste de la société. Par exemple, il se décerne des prix, sans se préoccuper de l'opinion du public ou du marché. (Je me souviens d'une publicité pour un assureur, je crois, qui avait reçu de grandes distinctions alors que le téléspectateur n'était pas capable de dire à qui elle était associée.) Et il a ses divinités, La Marque. Serait-ce pour cela qu'il est menacé "d'ubérisation" ? 

mercredi 18 septembre 2013

L’entreprise résiliente

Le « modèle du marché » nous menace d’Armageddon, disait un précédent billet. Y a-t-il un antidote ?

Curieusement, c’est un modèle à la philosophie aussi simple que celui du marché. Je l’appelle, faute de mieux, « l’entreprise résiliente ». Je donne à la résilience une définition particulière. « Ce qui ne tue pas renforce ». Résilience = capacité à profiter du changement (aléa) pour « devenir mieux ». Autrement dit résilience = durabilité.

Comment devient-on résilient ? Deux mots clés : organe et écosystème.
  1. Ce qui rend un organe (cœur) résilient c’est son « écosystème ». Il partage le « choc » du changement. Il guide l’organe. Il en est de même pour l’écosystème naturel ou pour l’entreprise. L’art de la résilience est donc celui de la construction d’un écosystème. Un tissu de sous-traitants mais aussi de clients, et peut-être de concurrents. Mais cette résilience est aussi interne à l’entreprise. C’est la capacité à « apprendre », à acquérir des compétences qui se révéleront décisives un jour. Cet écosystème a deux ingrédients : diversité et confiance. Plus l’écosystème est divers plus il est créatif. Plus on s’y fait confiance, plus on est réactif face à l’aléa.
  2. Etre un organe social a surtout un sens très particulier. Il s’agit d’occuper une fonction unique. C’est l’envers du modèle du marché, basé sur la concurrence et l’hostilité. De même qu’il n’y a qu’un cœur, l’entreprise organe est la seule à savoir fabriquer quelque chose qui est essentiel à la société.
Ce modèle d’entreprise a des bénéfices inattendus.
  • Paradoxalement, le modèle de l’organe est beaucoup plus rentable que le modèle du marché. L’organe est en « monopole ». Il peut donc prélever ce que les économistes appellent une « rente ». Bien entendu, il n’a pas intérêt à s’endormir sur ses lauriers, sans quoi il sera la victime du prochain changement qui va secouer son environnement. Plus proche du brevet que du monopole, cet avantage. Autre bénéfice : le capital de marque. Les universitaires disent que ce capital est la rémunération de la confiance que le consommateur a appris à faire à l’entreprise. Construire une entreprise sur la confiance est donc un moyen de lui donner de la valeur !
  • Et le modèle de l’organe règle la question de la stratégie. Aujourd’hui les entreprises se plaignent que le monde est imprévisible. Elles sont incapables de quelque stratégie que ce soit. Or, l'imprévisibilité est la raison de notre liberté ! Et elle n'empêche pas la stratégie. Car un « organe » sait toujours ce qu’il a à faire. Sa mission.
  • Et que fait-il ? Il peut utiliser son écosystème de relations pour faire pencher l’avenir dans une direction favorable ; renforcer ses capacités d’adaptation, utiles au passage du prochain changement ; apprendre, acquérir de nouvelles compétences, qui lui permettront de tirer encore mieux parti du dit changement. Son travail consiste à « changer pour ne pas changer ». Il se prépare au prochain coup de Trafalgar. Afin de ne pas y perdre son identité. Et, au contraire, de l'enrichir. 
Modèle théorique ? idéaliste ? Il existe partout. On reconnaît l’entreprise allemande, ou japonaise. Ou même le tissu industriel italien (aujourd’hui en capilotade, malheureusement). Mais, voilà, il a pris un coup dans l’aile. Le tissu économique a perdu en résilience.  

mercredi 13 juin 2012

Le magazine gagne la bataille d’Internet

Internet ne détruirait pas la presse, il la transformerait.

La presse quotidienne est mal en point, certes : tout le monde a accès à son information. Sauf en ce qui concerne un contenu spécialisé, protégé par des souscriptions.

Le magazine, lui, triomphe. Profitant d’un lectorat qui « s’identifie étroitement » au thème qu’il porte, Internet, en particulier, lui permet d’en déduire de multiples produits dérivés. (Non-news is good news)

D’où un cercle vertueux de développement de la marque ?

dimanche 19 février 2012

Après Merkel, Allègre : cabale contre Sarkozy ?

Le marketing, et la psychologie, affirment que l’on acquiert un peu de l’image de marque de celui avec qui l’on s’associe.

L’appui de Mme Merkel, puis de M.Allègre ne pourrait-il pas être embarrassant pour M.Sarkozy ?

N’y a-t-il plus que les gens en difficulté qui parient sur notre président ? « high risk, high reward », comme disent les Anglo-saxons ?

Compléments :

samedi 18 février 2012

L’entreprise suisse nettoie l’espace

Une société suisse a pour raison sociale le nettoyage des débris de satellites. (Short Sharp Science: Swiss 'janitor' satellite to sweep up space junk)

Nouvelle manifestation des avantages économiques que procurent les caractéristiques culturelles d’une nation ?

Au moins indirectement. Que j’aie écrit ce billet montre que jouer sur des stéréotypes permet d’amplifier, à faible coût, un message. 

jeudi 24 novembre 2011

Google stoppe Wave

Un mail m’annonce que Google Wave a fait flop.

Pragmatisme à l’américaine : on tente, et on liquide si ça n’a pas marché. Cela ressemble au comportement de notre gouvernement.

Il est curieux que ni Google ni notre gouvernement n’aient lu les travaux des spécialistes de la marque. Ils disent que la marque est associée à l’expérience que l’on en a.

Ils disent aussi que la marque est une garantie contre le risque. Ce que l’on (sur)paie en achetant ses produits, c’est une forme d’assurance de sécurité.

(Que serait Mercedes si elle avait procédé de même que Google ?)

Compléments :
  • Une référence concernant les travaux universitaires sur les marques.

mercredi 26 octobre 2011

Science et manipulation

L’entreprise étudie ce que trahissent les mouvements de notre regard pour savoir quoi nous vendre, et comment nous le vendre.

Elle arrive aussi à mesurer nos changements de battements de cœur à ceux de la couleur de notre peau. (The all-telling eye)

Bref, notre subconscient est le champ de bataille des « marques ». 

mardi 27 septembre 2011

Science et entreprise

« les habitudes acquises pendant l’enfance peuvent durer toute la vie. Donc, les entreprises bombardent, dès leur naissance, les enfants de publicités. L’enfant américain de 3 ans peut reconnaître en moyenne 100 marques. » (Hidden Persuaders II)

De l’usage de la science entre les mains de l’entreprise ? Pourquoi n'existe-t-il pas une science qui évite à l'entreprise d'avoir la tentation de nous manipuler ?

samedi 9 avril 2011

C’est la marque qui fait l’homme

Il semblerait que l’on juge l’homme en fonction du logo de la marque de ses vêtements. En fait le logo serait un signe des qualités de l’individu qui le porte. À tel point que l’on ferait, spontanément, plus volontiers confiance à une personne avec marque qu’à une personne sans marque (avec des habits identiques).

J’avais remarqué un phénomène similaire, à l’époque où je faisais des études de marché. L’homme associe des qualités à une marque qui peuvent aller très au-delà de ce qu’elle produit.

Par contre, je ne savais pas que les qualités de la marque pouvaient s’étendre à l’homme qui les porte.

En tout cas, c’est une nouvelle démonstration de notre susceptibilité à l’influence, et du peu de rôle que joue la raison dans nos choix.

Compléments :
  • Question : est-ce que le phénomène peut jouer à l’envers ? Une personne qui a une mauvaise image peut-elle nuire à la marque qu’elle porte ? Quid de la popularité de M.Sarkozy et de celle de Rolex ?
  • Ce que dit J.N.Kapferer de la marque : un billet.
  • CIALDINI, Robert B., Influence: Science and Practice, Allyn and Bacon, 4ème édition, 2000.

mardi 22 mars 2011

Industrie cinématographique : rien ne va plus

Rien n’irait plus dans l’industrie cinématographique. La vente de DVD et autres supports du même genre, la majorité de ses revenus, serait attaquée par la location.

Résultat ? Qui a dit que l’innovation faisait le bonheur du marché ? Les studios produisent moins que par le passé et ce qui résiste le mieux à l’érosion. Ce n’est pas le meilleur.

Solution ? Relation directe avec le consommateur, communication ciblée, politique de marque (studios spécialisés, acteurs…).

Mauvaise nouvelle pour la distribution et l’industrie de la publicité et des médias ?

mercredi 8 décembre 2010

Langage d’entreprise

BORDEAU, Jeanne, Entreprises et marques, les nouveaux langages d’entreprise. Eyrolles, 2010.

Il y a « perte de sens » dans l’entreprise. Avec, corrélativement, « perte de confiance généralisée ».

Redonner du sens c’est apprendre à « argumenter », c'est-à-dire « organiser sa pensée pour amener quelqu’un où l’on veut l’amener ». C’est nécessairement donner des preuves et des garanties. C’est l’art de la rhétorique d’Aristote. 

Cette idée se décline à chaque niveau de l’entreprise. En premier dans la nécessaire « vision » à long terme du dirigeant. Elle permet à « chacun de se situer» et d'orienter son comportement. Comment concevoir cette vision ? Il y a un « lien étroit entre stratégie et identité » ; « la créativité revient lorsque l’on essaie de repenser le geste premier qui était à l’origine de la création de l’entreprise ».

Le point critique de l’affaire est la « cohérence ». Il faut que ceux qui communiquent le fassent de manière homogène. Pour ce faire, il faut une « planification stratégique en langage ». Un audit de la communication de l’entreprise donne une charte sémantique (« les idées, mots, structures d’argumentation et images qui forment le code de comportement linguistique de l’entreprise »). D’où « socle commun » à partir duquel chacun construit sa communication. 

Dans l’argumentation le storytelling joue un rôle clé. (Là aussi Aristote est un guide.) C’est le meilleur outil pour transmettre l’émotion, composante fondamentale du langage : « comme si l’émotion libérait l’intelligence », « en suivant les étapes d’une métaphore on réussit à évoluer sans traumatisme ». (Curieuse idée qui m’est aussi venue en travaillant avec Decommedia : la raison aurait-elle besoin d’émotion pour avancer ? Et si c’était l’art le meilleur véhicule de cette émotion nécessaire à la raison ?)

Attention, la communication doit tenir compte de celui à qui elle est destinée. Le client : « s’appuyer sur le fil conducteur d’arguments rationnels (…) fiables », « choisir dans le lexique que possède la marque les mots qui seront les mieux perçus par le client ». Le journaliste « saturé d’informations », à qui l’on envoie trop souvent une information marketing, qui n’est pas son besoin : « donner une vision, pour composer un regard sur les étapes fondatrices de l’entreprise ». Les employés, « qui doutent », « redoutent la langue de bois », « demandent à être convaincus par des faits, des preuves concrètes, des mesures utiles mais équitables » : les dirigeants doivent « réapprendre à partager leur stratégie avec leurs cadres ». Les protagonistes d’une crise qui affecte l’entreprise : « matrice argumentaire pour lister vos arguments et faire face aux arguments des opposants », « codes sémantiques par thème de crise ». 

vendredi 26 novembre 2010

Qu’est-ce que la valeur ?

Pour L.Habib, les dernières décennies ont vu une destruction massive de « valeur ». Mais qu’est-ce que cette mystérieuse valeur ?

Le cas de la marque. Selon JN Kapferer, « Marque » est à prendre au sens premier de l’expression : il s’agit d’un repère. A ce repère est associé par le marché des expériences, qui le conduisent à lui donner une signification. La marque matérialise la réputation d’une société, d’un produit. Le risque que l’on court en la fréquentant / l’utilisant. La valeur de la marque, c’est le « capital de marque ». Progressivement la société décide de payer les produits de l’entreprise plus qu’ils ne semblent valoir. Et elle s’en porte bien. Cette « valeur » est impalpable et pourtant elle existe.

le phénomène peut aussi s'appréhender à l’envers. Lorsque la valeur de la fonction présidentielle est détruite, par exemple, le président, qui transcendait la nation, perd non seulement son prestige, mais est brutalement traité avec infiniment moins de respect qu’un autre homme. De sur-homme à sous-homme.

Compléments :
  • Destruction idéologique ? Le fondement de l’économie moderne, et de la culture anglo-saxonne, est l’homme rationnel, c'est-à-dire qui optimise son intérêt (ou utilité) en temps réel. Un calculateur permanent et parfait. Or, la valeur semble un phénomène social, « qui a des raisons que la raison ne comprend pas ». En appliquant l’idéologie anglo-saxonne nous avons démontré qu’elle détruisait ce qui faisait le prix de la vie ?