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mardi 21 juin 2022

Open source

L'open source. On me dit : rien de neuf. Microsoft, c'est très bien. L'open source souffre de ses interfaces et de ses fonctionnalités. On a essayé, ça n'a pas marché. 

En fait, il semble y avoir un basculement brutal. La fonction publique serait tentée de passer à l'open source. D'ailleurs, elle en fait déjà un très gros usage. Raison ? Un moyen d'échapper au GAFAM, et à son comportement monopolistique ? Le coup d'envoi aurait été le confinement : il y avait besoin de proposer une solution rigoureuse à la question du télétravail. 

Fonctionnalités et interfaces ne seraient plus ce que l'on dit. Les applications de visioconférence, par exemple, seraient plus faciles à prendre en main, pour un utilisateur ordinaire, que les autres. 

D'ailleurs tout est confus. Microsoft serait un des plus gros contributeurs à la production de code en open source. Et Microsoft utilise de l'open source. Par exemple. Et le système d'exploitation d'Apple repose sur de l'Open source. Il n'y a plus de frontière entre public et privé, dans ce domaine. C'est cela la grande nouvelle. 

Quant au coût, il n'est pas, non plus, ce que l'on dit. L'open source est gratuit, mais le client est tenté de demander des évolutions qui amènent son prix au niveau de celui des logiciels américains. Seulement on paie un ingénieur français plutôt qu'un actionnaire étranger... 

On entend aussi parler de cybersécurité. Encore une fois, on dit n'importe quoi. Si l'on respecte des règles de bonne conduite, l'Open source est aussi sûr que tout autre logiciel. 

Les choses changent vite. Méfions-nous des idées reçues ?

lundi 15 juin 2020

Faut-il avoir peur du grand Microsoft ?

Le coronavirus a montré que le numérique était vital et que nous étions totalement dépendants des USA.

C'est particulièrement le cas des entreprises. Microsoft installe son monopole sur le "cloud" d'entreprise. Or le cloud est maintenant essentiel. Ce qui pose un problème qui est moins la localisation des données (potentiellement à la disposition de concurrents américains) que la stratégie d'obsolescence programmée de Microsoft. C'est un mécanisme parasitaire.

Une solution serait une relance du mouvement open source, dans une logique Internet frugal - anti obsolescence programmée ?

mercredi 11 mars 2020

Intelligence artificielle : la revanche des Indiens ?

India über alles ? Alphabet (Google), Microsoft,  IBM et Adobe sont dirigés par des Indiens. (Ce ne sont pas les seuls.) Qu'est-ce que ça signifie ?

La force des Indiens est leur formation d'ingénieur. Curieusement, alors que l'on nous dit que l'avenir sera aux techniciens, les classes dominantes occidentales suivent des formations non techniques (cf. l'ENA).

La précédente dirigeante d'IBM avait pour caractéristiques son salaire, inversement corrélé à la performance d'IBM, son passé commercial, et Watson, l'IA d'IBM, sa stratégie. Un flop retentissant. C'est peut être là que se joue le véritable changement. L'industrie informatique retombe sur terre ? Finies les bulles spéculatives, le "hype" et les modes, le nom de la bataille s'appelle cloud, et ses applications d'entreprise ? On a besoin d'ingénieurs purs et durs ?

mercredi 5 février 2020

Microsoft Network

On a oublié, je crois, ce moment de l'histoire de Microsoft. La stratégie de Microsoft était de construire des monopoles, en en utilisant un pour édifier un autre. (Cela se voit moins, mais ça continue. Microsoft a un monopole sur les systèmes d'exploitation, la bureautique, et bientôt les applications "cloud" pour l'entreprise.)

Lorsqu'Internet est arrivé, Microsoft a créé MSN, Microsoft Network.

Cela n'a pas marché. Or, ce qui est curieux est que MSN est Facebook avant la lettre. Ce qui est plus curieux encore est que Facebook n'est presque rien, puisque c'est un site sur lequel on affiche des photos. Si, au lieu de concurrencer Internet, Microsoft avait proposé cette simple application, il serait peut-être aujourd'hui un monopole des réseaux sociaux.

Comme quoi, qui vaut le plus ne vaut pas toujours le moins.

vendredi 20 décembre 2019

Microsoft : le retour

L'ultra ringard Microsoft devait être "disrupté" par les licornes du "digital".

Au moment où les dites licornes boivent un bouillon, qui refait surface ? Microsoft.

La force de Microsoft : l'humilité ?
(Contrairement à Steve Jobs et à l'immense majorité des dirigeants, Bill Gates aurait-il réussi sa succession ?)

dimanche 27 octobre 2019

Microsoft gagne la guerre des nuages

Microsoft vient de gagner un appel d'offres de 10md$, face à Amazon. Une offre "cloud" pour le ministère de la défense américain.

Cela peut aller dans le sens d'une de mes prévisions : Microsoft va occuper une position de monopole dans le domaine du "cloud" d'entreprise, donc, puisque tout est cloud, de l'informatique d'entreprise. Une fois que la poussière va retomber, c'est Microsoft qui va apparaître.

Quant à Amazon, société déjà peu rentable, la nouvelle n'est pas rassurante. Sa vache à lait, le cloud, vient de prendre un coup dans les gencives.

FT : "Microsoft has beaten Amazon to win a highly sensitive $10bn US defence contract, following several rounds of bidding, a legal challenge and a last-minute intervention by Donald Trump."

mardi 2 juillet 2019

Microsoft : l'IBM du Cloud ?

La stratégie du nouveau PDG de Microsoft semble redoutable. L'informatique des plus grandes entreprises passe en quasi intégralité sur le Cloud. La stratégie de Microsoft est de proposer tout ce dont ces entreprises ont besoin.

Microsoft a un avantage concurrentiel terrible. D'abord, par rapport aux leaders du marché, Amazon et Google, dont la culture n'est pas l'entreprise. Ensuite, par rapport aux entreprises de matériel, telles qu'IBM, dont la culture n'est pas le logiciel (quoi qu'elles en disent). Finalement parce que les entreprises sont massivement équipées Microsoft.

Et si un nouveau monopole se préparait ? Comme IBM, et ses mainframes, hier, et peut être avec encore plus de puissance, Microsoft s'empare de l'informatique des entreprises mondiales ?

(Un exposé, pas très compréhensible, de la dite stratégie.)

mercredi 24 octobre 2018

Start up : Manuel du nouvel employé

Paul Allen. Un inconnu qui est devenu un des hommes les plus riches du monde, en fondant Microsoft. Hervé Kabla remarquait que chaque grand succès compte souvent une personne qui lui ressemble.

Une partie de ma vie professionnelle est consacrée aux start up. La start up conduit à une transformation accélérée du tissu humain. Les compétences exigées changent avec le temps, mais très vite. Si bien que tout le monde ne peut, ou, probablement plus souvent, ne veut, suivre. Ceux qui le font doivent se "réinventer". Et il n'y a rien de plus douloureux dans la vie. Et cela commence par le fondateur. Pauvre homme.

Bill Gates était un tyranneau totalitaire, qui allait jusqu'à réécrire la nuit ce qu'avaient programmé ses employés le jour. Mais, fait rare, d'autant qu'il était extrêmement jeune et n'avait aucune expérience de management, il a compris qu'il était le goulot d'étranglement de son entreprise. Alors, il s'est déchargé de la direction de Microsoft et s'est consacré à ce pour quoi il se pensait le meilleur.

L'étape la plus critique de ce changement ne concerne pas les hommes, cependant. C'est le moment où les joueurs deviennent une équipe. Tant que le lien social n'est pas construit, l'entreprise est inefficace et fragile. Elle est le terrain de la lutte de l'homme contre l'homme. Peut-être parce que l'individu ne peut vivre en état d'anomie, rapidement viennent des tentatives de socialisation partielles. Des alliances se nouent. Danger paradoxal. En effet, des individus qui s'affrontent s'annihilent. Mais un groupe organisé est fort. Il défend ses intérêts contre ceux du "tout". Parfois, façon Révoltés du Bounty.

Voilà à quoi a échappé Paul Allen.


vendredi 3 juin 2016

Les comptes de Microsoft

Je cherchais à savoir combien Office rapportait à Microsoft. Je n'arrive pas à le comprendre à partir des comptes de Microsoft. Je ne suis pas le seul. Depuis que ses résultats se dégradent, Microsoft a pris une décision courageuse : rendre impossible de mesurer l'étendue des dégâts. Apparemment, ses auditeurs trouvent cela très bien. 

Les bons comptes font les bons amis
Un rapport annuel doit-il être illisible ? Pourquoi n'y aurait-il pas d'organisme, une ONG par exemple, qui évaluerait, avec des critères simples, la lisibilité d'un rapport ? Un rapport illisible indiquerait un danger : privé de la saine stimulation du marché, l'entreprise est à risques de différer trop longtemps un changement nécessaire.

jeudi 8 octobre 2015

Microsoft : le retour ?

Nouveaux produits de Microsoft : revues excellentes. (Exemple.) Tout ce qui ne marchait pas semble maintenant aller : système d'exploitation, mobile, PC. Faudrait-il à nouveau se méfier de Microsoft ? 

Si c'est le cas, cela pourrait venir d'une qualité que l'on prête peu à Bill Gates : l'humilité. 

dimanche 5 avril 2015

Libérez les villes !

En dépit du progrès technique, la créativité est une affaire de troupeau. Plus du monde peut vivre dans une ville, plus cela profite à l’économie. Mais la réglementation a nombre d’effets pervers, notamment spéculatifs, qui empêchent les villes de se développer. Comme d’habitude, les pauvres en sont les premières victimes. « La part croissante du revenu national qui va vers les possesseurs de capital, plutôt que vers les travailleurs, est largement due à une augmentation des paiements aux  propriétaires de logements. » Les « zones économiques spéciales » sont à la mode. Malheureusement, elles donnent rarement les résultats attendus. Alors, on innove. Elles vont bientôt pouvoir faire leurs lois. (« Dumping social » : on n’a encore rien vu ?)

Les Hollandais ont le blues en dépit d’une économie, relativement florissante. Car, comme dans beaucoup d’autres pays, elle profite à peu de gens. Toute petite Bretagne ? Malgré une comptabilité créative, le budget de l’armée anglaise rétrécit rapidement, avec l’influence internationale du pays. Et curieusement, alors que « l’Europe s’est transformée en 40 ans, d’un club français protectionniste et illibéral, en un groupe favorable à la liberté des marchés et des échanges, plus anglo-saxon », grâce à l’action de l’Angleterre, M.Cameron veut la quitter. Le Nigéria élit un nouveau président, dans le calme. Mais, il va devoir compter avec une économie en mauvais état. Elle dépend d’un pétrole dont le prix baisse. Tout le reste est importé… Et si l’Iran devenait notre ami ? Sa production de pétrole a peu de chances de repartir rapidement, mais il a des gisements de gaz qui pourraient être utiles à des Européens en délicatesse avec M.Poutine. Plus inattendu. M.Assad est devenu fort dépendant des Iraniens, et de leurs alliés. Et ceux-ci veulent arrêter les frais. « « Nous allons nous débarrasser de M.Assad à un moment ou un autre », dit un dirigeant du Hezbollah, « je pense que l’Iran attend le bon moment ». » Le sud des USA est resté marqué par son passé confédéré. Par ailleurs, plus les armes tuent, plus les lobbys font voter aux élus des lois favorables aux armes. « L’Iowa envisage une loi qui permettrait aux enfants de moins de 14 ans d’utiliser des révolvers. » Contrairement à sa réputation, le Japon compte beaucoup de pauvres. (Seulement 5 pays de l’OCDE en ont une plus grande proportion.) Comme partout ailleurs, c’est une question de chômage et « d’emplois de mauvaise qualité ». En Grèce, le problème, ce sont les retraites. 17,5% du PIB. On arrête tôt le travail et on est très généreusement payé.

Microsoft a été le pionnier du cloud et du mobile. Mais a échoué pour avoir voulu protéger son monopole Windows. Il a appris de ses erreurs. Maintenant se pose une question : le monde dans lequel il entre est infiniment moins rentable que celui dont il vient... La production d’acier chinoise, qui avait atteint des sommets, entame un déclin. Des moments difficiles se préparent pour une industrie particulièrement peu efficace, qui va devoir se rationaliser ? Baisse des profits des entreprises américaines. Mauvaise nouvelle pour l’économie mondiale, dont les moteurs, Chine et USA, sont également en ralentissement ? L’art est un investissement. Mais il est hautement spéculatif. Alors, autant aimer ce que l’on achète. Car on risque d’avoir du mal à le vendre.

Une grossesse qui se déroule dans de mauvaises conditions (« infection, malnutrition, stress, pollution de l’air ») produit des hommes diminués. « Une théorie dit que l’adversité durant la grossesse met en marche des gènes qui prédisposent l’enfant à des maladies chroniques. » Aux USA, un organisme privé installe un système sophistiqué de surveillance des fonds marins. Mais sans avoir consulté les scientifiques et les pêcheurs. Cela aurait ralenti le projet. Maintenant on espère qu’il sera utile. 

dimanche 27 juillet 2014

Ukraine : la série de l'été en Russie

Ukraine. Les séparatistes abattent par erreur un avion civil. En Russie, la popularité de M.Poutine est exceptionnelle (83%). « Les Russes voient la guerre en Ukraine comme un drame télévisuel captivant ». Toutefois, « M.Poutine se soucie de son image internationale ». La Pologne s'arme pour pouvoir faire la guerre à la Russie. Mais l'industrie de la France n'aura pas de contrats, puisqu'elle fournit la Russie.

En Italie, M.Berlusconi est lavé d’une partie des charges qui pesaient sur lui. La justice, de gauche, a obéi à M.Renzi, qui a besoin de l’appui de M.Berlusconi pour réformer le sénat. La Croatie est dans de sales draps. Et son élite, corrompue, ne fait rien pour l’en tirer. La Grèce est sous tutelle de ses créditeurs internationaux. Elle aimerait s’en dégager. Ce ne sera probablement pas possible. L’Allemagne est la seule puissance européenne qui compte. Mais elle n’agit pas en leader. (Ou en Führer ?) Israël / Palestine. Les deux camps semblent commencer à penser qu’il faudrait peut-être trouver une solution pacifique à leur éternel conflit. Les islamistes chassent les chrétiens d’Irak. L’anarchie règne dans les pays qui bordent le lac Tchad. Les sectes islamistes y prospèrent. La Malaisie élit un nouveau président. L’opposition, mauvaise perdante, ne devrait pas pouvoir paralyser le pays.

Aux USA, le choix des parents influe considérablement sur le succès des enfants. Les parents riches s’occupent de plus en plus de leurs enfants. Ils les couvent, et leur parlent beaucoup (ça développe l'intellect). Les pauvres pas du tout (l’année dernière, 61% des femmes n’ayant pas le bac qui ont accouché étaient célibataires). Tout se joue dans les premières années de la vie.

Le marché (l’Occident ?) n’aime pas certains pays. Ce qui leur coûte gros. En réduisant massivement la valeur de leurs sociétés (le « price earning ratio » des entreprises russes est de 5,2, contre plus de 25 pour les entreprises américaines), et en leur faisant payer cher leurs emprunts (9,8% à l’Argentine, contre quasiment zéro en Occident). Siemens change de dirigeant. Entreprise pas assez rentable. Il faut faire un élégant redécoupage d'activités pour plaire aux marchés financiers. De manière plus préoccupante, l’entreprise semble avoir développé une culture de la défiance fort peu allemande, et sa conséquence : « une mauvaise capacité à la réalisation de projets ». Microsoft rationalise son portefeuille d’activités. Le pragmatisme est au pouvoir.

Le coût des énergies propres est bien supérieur à ce que l’on pensait jusque-là. « Les gouvernements devraient attaquer les réductions d’émissions plutôt que s’entêter à promouvoir certaines formes d’énergies renouvelables. »

On essaie d’expliquer la schizophrénie par la génétique. Ce qui pourrait avoir un peu plus de succès que les travaux de ce type menés pour d’autres maladies.

Justice. « Pour toutes les culture, présentes ou passées, l’intention du criminel compte plus que le mal qu’il a fait. » « On peut donc faire l’hypothèse que l’impartialité résulte de l’évolution, qui a voulu que (la raison l’emporte sur la passion). »

dimanche 1 septembre 2013

Calme avant la tempête syrienne ?

Nouvelles du monde. The Economist est favorable à une frappe de représailles en Syrie. Il remarque que, curieusement ?, les armes chimiques sont les seules à être uniformément bannies. Même Hitler n’a pas voulu les utiliser. Aux USA, les deux camps politiques semblent se satisfaire d’une guérilla fratricide. « M.Poutine a rempli le vide idéologique russe de nationalisme et d’anti-américanisme. » Et il essaie de se rapprocher de la Chine. Le Portugal croît, mais n’est pas tiré d’affaires. En Norvège, tout va bien, mais le pays est las de son gouvernement, de gauche. En France, M.Hollande travaille pendant les vacances. Fâcheux précédent ? Les banques chinoises sont gigantesques. Ce sont des bras armés de l’Etat. Mais, sous la pression des événements, concurrence et prêts douteux, elles devraient se transformer en banques normales. The Economist encourage, comme d’habitude, l’Europe à, enfin, se réformer, et à ne pas céder à ses vieux démons (particulièrement français). La politique monétaire américaine déstabilise les monnaies des pays émergents. Un peu de contrôle des capitaux ne peut pas faire de mal. Enfin, comment contrer la montée du fondamentalisme ? En encourageant un Islam équilibré.

L’entreprise en changement. Le traitement du cancer serait la prochaine vache à lait de l’industrie pharmaceutique. Les grands groupes achètent les petits laboratoires, chez qui se fait la recherche. Les entreprises qui ont fait leur fortune sur le PC ont raté le coche du mobile. Microsoft aurait peut-être réussi à prendre celui du cloud computing. Mais trop tard pour sauver son dirigeant. La France affronte Mercedes et l’Allemagne dans une guerre du liquide de refroidissement. L’Allemagne, militante écologiste par ailleurs, cherche à affaiblir les normes environnementales, qui sont défavorables à ses constructeurs. La France ne veut pas se laisser faire. Enfin, on redécouvre les vertus de l’Etat comme innovateur en première instance. Les accidents informatiques boursiers se multiplient. Les régulateurs américains cherchent à faire dévoiler par les banques les incidents qu’ont connus leurs systèmes d’information.

La Science. On a réussi à créer une forme de cerveau à partir de cellules souches. A l’usage de la recherche. Et la rareté (d’argent, de temps…) rendrait idiot. 

lundi 1 juillet 2013

Après le chaos, la démocratie ?

« Les crises économiques, plus que la prospérité, annoncent la démocratie. »The Economist s’interroge sur la vague de révoltes qui secouent le monde. Et s’en réjouit, finalement. D’ailleurs, les affrontements sectaires, Shiites contre Sunnites, n’ont pas pour vocation de dégénérer. Une forme d’équilibre a toujours été de rigueur. « Ni le poids des allégeances religieuses ni la forme des alliances politiques n’ont été constants au Moyen-Orient. Savoir que cela peut changer agit comme un frein contre un affrontement sectaire à outrance. » Pour le reste, ça bouge partout. En Turquie, le gouvernement a été apparemment ferme face à ses opposants, mais flexible, en réalité. Les négociations avec l’Europe et les Kurdes n’ont pas été suspendues. Au Brésil, la crise semble calmée. Mais n’a-t-on pas promis l’impossible ? (Le problème majeur est la corruption et le dysfonctionnement de l’Etat, si je comprends bien, i.e. de ce qui devrait mener les réformes !) Qui va tirer parti de ces troubles ? L’ex président Lula ? Mais n’est-il pas à l’origine de ce dont souffre le pays ? (Demain le chaos ?) Le retour de fortune brésilien a fait une victime : son homme le plus riche. Les investisseurs étrangers ne croyant plus au pays ne lui prêtent plus. Et ses affaires n’étaient apparemment que des bulles spéculatives. En Egypte, le pays est paralysé par l’affrontement entre gouvernement et opposition. Ce qui pourrait ramener l’armée au pouvoir. L’équilibre politique italien est suspendu aux démêlés judiciaires de M.Berlusconi. En Russie, Gazprom, outil de pouvoir et d’influence internationale de M.Poutine est menacé par le gaz de schiste. Il fait choir les prix, émerger une concurrence interne, et apporte de nouveaux fournisseurs à ses clients. En France « les implications politiques (de l’affaire Tapie) sont explosives ». Les Portugais veulent rester dans l’euro, mais ils souffrent. Qu’ils supportent cette souffrance est capital. « L’UE (…) a désespérément besoin d’un succès. Si le Portugal ne peut pas se remettre sur pieds en dépit d’un gouvernement de centre droit qui adopté le libre échange avec zèle, les critiques diront que le problème est dans le traitement, pas dans son application ». C’est la faiblesse de la France qui a fait de l’Allemagne un leader. Mais elle est extraordinairement mal à l’aise dans ce rôle. Elle sait surtout ce qui n’est pas bien. Non où aller. Barack Obama tente de faire passer quelques mesures de lutte contre le réchauffement climatique. Mais il est paralysé par une opposition qui utilise toutes ses initiatives pour lui nuire. (Dans ces conditions, ne devrait-il pas chercher à encourager le réchauffement climatique ?) L’Affaire Snowden, en dévoilant l’hypocrisie massive des USA, provoque « le malaise de l’Amérique et la joie de ses ennemis ». Annonce de la prochaine crise économique ? La banque fédérale américaine parle de ralentir sa politique de soutien de l’économie. Partout les marchés sont sans dessus dessous. Et les banques tremblent.  « C’est une douce ironie que les titans de la gestion de fonds, qui se considèrent comme des champions robustes du système du libre échange, soient si dépendants des subventions des autorités monétaires. » Quant à Internet, il facilite les révolutions, mais pourrait bientôt être la meilleure arme pour les éviter, ou les réprimer.

Dans le monde de l’entreprise. Le marché monte à l’assaut de l’école. Dorénavant, on va apprendre par ordinateur. Certes ce n’est pas la première fois que l’on cherche à appliquer une innovation à l’école. Mais cette fois-ci, c’est sûr, c’est plus efficace que la méthode traditionnelle. Mais n’est-ce pas un moyen de licencier de l’enseignant ? D’accroître les inégalités ? En tout cas les lourdeurs administratives pourraient freiner ce changement, bénéfique selon The Economist. Alors, les entreprises cherchent à rendre les familles accro à leurs produits, afin qu’elles fassent pression sur l’Etat. (Au fait : quid de la socialisation dans l’apprentissage ?) Pour le reste, cela bouge presqu’autant que dans la société civile. Les télécoms européennes sont « dans le trou ». En particulier, les spécialistes du mobile. La faute apparemment à trop de concurrence, et trop de déréglementation ! Du coup, ils n’ont pas les moyens d’investir dans le 4G. Les Américains tournent autour des sociétés européennes, exangues. Le cloud donne l’avantage à IBM et Amazon (« Amazon pourrait rouleau compresser tout le monde »). Cela force Salesforce, Oracle et Microsoft à s’unir, pour tenter de sauver leur peau. 

lundi 13 mai 2013

Nouvelle semaine de crise

The Economist s’intéresse aux banques d’investissement. Les belles années de la profession semblent derrière elle. Quelques banques américaines sont sorties victorieuses de la crise. (Ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour le contribuable américain qui devra sauver ces monstres de la faillite.) Comme d’habitude, les européennes ont pris un bouillon. (Y aurait-il quelque-chose que l’Europe n’a pas compris dans les règles du jeu de l’économie mondiale ?) En particulier les banques françaises semblent sous-valorisées. Toujours est-il que les class actions gagnent l’Europe.

La productivité mondiale devrait baisser avec le vieillissement de sa population. A court terme, l’Europe va particulièrement mal, mais toutes les économies sont plutôt en recul. Cela pourrait s’améliorer un peu l’année prochaine. (Parce que ça ne peut pas être pire ?) Mais pas à long terme. D’après l’économiste en chef de HSBC, les gouvernements ont compensé le manque de croissance par des expédients. Situation malsaine, difficile à réformer sans susciter nationalisme ou révoltes populaires. (Question : les systèmes sociaux qu’apparemment l’on ne peut plus se payer, n’ont-ils pas été utilisés pour masquer aux pauvres qu’ils vivaient à crédit alors que les riches s’enrichissaient ? Les dits pauvres ne seraient-ils pas quelque-peu les dindons de la farce ?) Pas d'avenir pour l’OMC ? La mode serait maintenant à des négociations bloc à bloc.

Les Indiens ne paraissent pas beaucoup se préoccuper de l’emploi des masses de jeunes qui vont arriver sur le marché du travail. L’Inde est un pays difficile à faire évoluer.

Barack Obama a une majorité du pays pour lui, mais pas ses élus. Le découpage électoral les protège de l’opinion publique nationale. M.Obama se demande comment utiliser ses techniques de campagne pour les ébranler. Par ailleurs, on se demande quel va être l’impact de ses lois sur la santé, sur une industrie qui emploiera en 2020 « un travailleur américain sur 7, sans compter les entreprises auxiliaires, telles que les sociétés informatiques ou les cabinets de conseil spécialisés ». L’Amérique veut se concilier les économies asiatiques. Mais sa politique militaire semble hésitante et contreproductive. « La Chine est inquiète, mais les alliés de l’Amérique ne sont pas rassurés. » En tout cas, les relations américano-coréennes sont excellentes.

Le président du parlement européen désirerait que ce parlement élise le président de l’Europe. Ce pourrait être lui. Ou cela pourrait servir sa carrière en Allemagne, si je comprends bien. Allemagne où les manœuvres politiques sont toujours aussi compliquées à suivre (dernier épisode : les Verts sont en faveur d’une redistribution vigoureuse) et l’issue des prochaines élections, incertaine.

En Lybie, les milices semblent gouverner le pays.

Les revenus des 3 grands cabinets de conseil en stratégie ont cru fortement l’an dernier (17,3% pour Bain). Leur métier a évolué. « Ils tirent maintenant la plus grande part de leurs revenus de la mise en œuvre d’idées, de l’amélioration des processus internes de leurs clients, et d’autres missions non considérées traditionnellement comme du conseil en stratégie ». Si bien que les 4 grands cabinets d’audits essaient de les concurrencer, en achetant d’autres cabinets de conseil en stratégie. Windows 8 va mal. Décidément Microsoft semble incapable de sortir du marché du PC. Une start up lance un appareil qui photographie tout ce que vous voyez. Et il existe des systèmes d’évaluation des navires marchands. Apparemment, les fonds d’investissements s’intéresseraient au marché de l’occase navale.

Le dioxyde de carbone n’arrête pas de s’accumuler dans l’atmosphère. Personne ne s’en préoccupe. 

jeudi 10 mai 2012

Microsoft et les losers

Article sur le dernier accord de Microsoft.

Barnes & Noble (victime d’Amazon), après Nokia (victime d’Apple) et Yahoo ! (victime de Google).

Microsoft serait-il devenu la voiture balai des perdants ? 

lundi 5 mars 2012

Windows 8, ou le PC devient tablette ?

Windows 8 semblerait chercher à fusionner l’univers du PC et des smart phones (ou des tablettes). (Windows 8: Microsoft Gambles on a Tablet-centric Future - Technology Review)

Retour à la stratégie qui a fait le bonheur de Microsoft : utiliser son monopole pour l’étendre ailleurs ? (Ici imposer son système d’exploitation smartphone aux utilisateurs de PC, et de là revenir en vainqueur vers le marché smart phone / tablette.) Et si c’était le contraire qui se passait ?

Je me demande si Microsoft n’a pas un terrible handicap : ses produits ont le look de Bill Gates. 

vendredi 13 janvier 2012

BBVA : Outlook au clou, vive Gmail !

La banque espagnole BBVA a annoncé qu'elle déploierait (uniquement en interne) les applications Google (http://www.bbc.co.uk/news/business-16486796). Le coût n'est visiblement pas la motivation. BBVA espère accroître la productivité mais surtout accomplir une "mutation culturelle", notamment mieux faire collaborer les employés (élaboration de documents, vidéo conférences, etc.).

BBVA a opté pour une approche en "big bang" : les employés auront accès à leurs courriels Outlook s'ils l'estiment nécessaire mais ils passeront du jour au lendemain aux nouveaux outils. Commentaire de la directrice de l'Innovation de BBVA : "Nous ne voulons pas maintenir les anciens comportements.  Pour aller vers l'avenir, il faut mettre le passé de côté." Et pan ! (ou bang ?) ;-)

Cette adoption emblématique est la conséquence de deux tendances :
  1. Les employés, ne seraient-ce qu'à titre individuel, travaillent de plus en plus à partir de leurs smartphones, voire de tablettes. Comment collaborer si les applications ne permettent pas de travailler à partir des terminaux mobiles ?
  2. Les Microsoft et autres essaient bien de se mettre au Cloud. Mais les clients penchent d'abord pour ceux -dont Google- qui ont le nuage "dans le sang".
Ma réflexion :
  • Les smartphones jouent le rôle de cheval de Troie d'une nouvelle informatique fondée sur le nuage.
  • Les PC apparaissent comme des dinosaures, mais aussi tout leur écosystème avec. Muter ne semble pas suffisant. La menace est celle d'une extinction pure et simple.
  • Il est très difficile d'être le leader dans une ère et de le rester dans la nouvelle.

lundi 9 janvier 2012

Le changement vu par Bill GATES ou comment Microsoft micro sauve la planète!

Après avoir proposé la révolution informatique, grâce à son système d’exploitation, et fait fortune, il semble que Bill GATES cherche à sauver le monde grâce à sa fondation, créée en 2000 (l’année du supposé grand bug !) (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Bill-et-Melinda-Gates). Le projet est terriblement séduisant :
Apporter à la population mondiale des innovations en matière de santé et d’acquisition des connaissances
Bill GATES aurait doté sa fondation de 95 % de sa fortune personnelle (environ 35 milliards de dollars). Ses dons annuels seraient supérieurs aux dépenses de l’OMS ! Bigre !

Consacrer sa fortune pour éduquer et soigner est sans aucun doute, la plus noble et la plus louable des missions. Cependant, en janvier 2007, le Los Angeles Times, dans un article sévère, écorne sérieusement cette belle image.

Le quotidien s’interroge alors sur les investissements du fond de la fondation, confiés à des financiers sans instruction autre que la diversification et la rémunération. L’efficacité semble irréprochable car la fondation aurait distribué plus de 10 milliards de dollars.

L’enquête du Los Angeles Times relayée dernièrement par un documentaire sur France 2, pose la question de la nature de ces investissements qui paraissent bien incompatibles, voir en contradiction avec le but des actions menées. Ainsi les effets d’une campagne de vaccination dans le delta du NIGER ne sont-ils pas balayés par les agissements des compagnies pétrolières présentes, dont la fondation est actionnaire, qui dégraderaient quotidiennement l’écosystème des populations autochtones ?

L’amalgame entre un soutien des OGM par la fondation et ses partenariats et investissements dans une entreprise sulfureuse comme MONSANTO, n’est-il pas insoutenable ?

Pourquoi la fondation n’utilise-t-elle pas sa puissance financière pour faire évoluer le comportement des sociétés dans lesquelles elle investit ?

A quoi bon vacciner des bambins contre la polyo s’ils doivent être ensuite victimes de la détérioration de leur écosystème ?

Le projet de ladite fondation, qui paraissait si louable à première vue, finit par provoquer un certain malaise. L’objectif de la fondation ne serait-il pas finalement diabolique ? Rendre la population dépendante des monstres de l’agroalimentaire tout en les « microsoftant » ?

Le projet paraîtrait ainsi bien huilé car aucune autorité ne serait en mesure, en capacité ou en droit de réguler les choix et les actions de la fondation.

Que confirme-t il ?

Les Etats ont bien renoncé à leur rôle de protecteur et de garant de la justice sociale, englués dans le remboursement de leur célèbre dette, ils laissent libres les plus riches de la planète, tout puissants, de s’approprier la solidarité et décider, seuls et pour tout le monde, comment l’organiser, bien à l’abri dans leur belle fondation.