Affichage des articles dont le libellé est cloud computing. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cloud computing. Afficher tous les articles

vendredi 3 juin 2022

Sanctions américaines

Et si les USA sanctionnaient la France ? Toute l'informatique française est "USA inside"... 

L'Europe a cru résoudre ce problème avec GAIA-X, projet de "cloud souverain". Mais les petits calculs mesquins en ont eu raison. D'ailleurs, il est noyauté par l'infâme GAFAM. Car le GAFAM n'est pas sans vertus : ses personnels sont les seuls à désirer consacrer du temps à GAIA-X ! (Article.)

Spectacle navrant. Pas étonnant que les pouvoirs autoritaires se rient de nous. 

mardi 2 juillet 2019

Microsoft : l'IBM du Cloud ?

La stratégie du nouveau PDG de Microsoft semble redoutable. L'informatique des plus grandes entreprises passe en quasi intégralité sur le Cloud. La stratégie de Microsoft est de proposer tout ce dont ces entreprises ont besoin.

Microsoft a un avantage concurrentiel terrible. D'abord, par rapport aux leaders du marché, Amazon et Google, dont la culture n'est pas l'entreprise. Ensuite, par rapport aux entreprises de matériel, telles qu'IBM, dont la culture n'est pas le logiciel (quoi qu'elles en disent). Finalement parce que les entreprises sont massivement équipées Microsoft.

Et si un nouveau monopole se préparait ? Comme IBM, et ses mainframes, hier, et peut être avec encore plus de puissance, Microsoft s'empare de l'informatique des entreprises mondiales ?

(Un exposé, pas très compréhensible, de la dite stratégie.)

vendredi 3 juin 2016

Le sans papier : un danger ?

Mon premier employeur doit en grand partie sa fortune au sans papier. Un de ses premiers clients, Boeing, avait parié sur le tout informatique. Plus de plans. Aujourd'hui, le cloud nous invite à brûler les livres. C'est écologique, nous dit-on : plus de forêts détruites. 

Est-ce vraiment le cas ? Le cloud consomme des masses d'énergie, et s'il s'éteint, nous n'avons plus de mémoire. Et je ne parle pas des changements de logiciel qui menacent d'illisibilité ce qui est enregistré. Le papier dure des siècles, sans énergie. 

Le développement durable va-t-il imposer des limites à la croissance du cloud ?

dimanche 19 avril 2015

Le capitalisme futur sera familial ?

Les théories économiques sont fausses, dit The Economist. L’avenir est au capitalisme familial. Son poids est énorme. Et ce sera encore mieux demain : les pays émergents ne sont que capitalisme familial. Et si le journal avait trouvé l’avantage décisif du modèle ? La transmission. La famille ne cherche pas à optimiser la valeur actionnaire, elle veut transmettre une belle entreprise à ses petits enfants. Et, surtout, elle transmet une « culture », tout un savoir-faire accumulé au cours des ans (mais aussi tout un réseau relationnel !). Les inégalités ont de beaux jours devant elles.

Effectivement le capitalisme actionnarial semble s'autodétruire. Les grandes entreprises sont devenues des organismes financiers. Leur métier officiel n’est qu’une façade. Ce qui compte pour elles est de faire fructifier leur argent sur les marchés. D’où cercle vicieux. Le mécanisme d’investissement productif est désamorcé, les entreprises font grimper la valeur de leurs actions en les achetant et en fusionnant entre elles. Quant au risque financier, on est parvenu à en protéger les banques. Le financement de l’économie est maintenant entre les mains d’acteurs que l’Etat n’aura pas à protéger. Mais il est bien plus grave qu'avant. La croissance de la Chine faiblit dangereusement. Va-t-on vers un crash ? On parle de construction et d’immobilier, de risque de bulle. On entre dans l’abstraction économique. Apparemment, la croissance chinoise n’a plus un fondement très sain. Il y a beaucoup de raisons d’inquiétude, mais aussi de signes que l’atterrissage est maîtrisé. La popularité de M.Poutine atteint 90%. Le Russe se sent menacé par le reste du monde. Et M.Poutine joue sur sa peur. Mais ne peut-elle pas se retourner contre lui ? Car, ce dont il accuse les Occidentaux n’est rien d’autre que ses propres tactiques… On nous dit beaucoup de mal de l’Europe du Sud, et pourtant la Finlande est en aussi mauvaise santé qu’eux. Et, en plus, elle est un pionnier en termes de vieillissement de la population. Et si elle se transformait en laboratoire de recherche sur la question ? « A mesure que d’autre grands pays vieillissent, ils pourront apprendre de la Finlande – et peut-être acheter quelques-uns des produits et services qu’elle fabrique. » Et justement. Pour cause de vieillissement accéléré ?, l’Allemagne reçoit deux cent mille demandeurs d’asile par an. Ses ressortissants en ont ras la casquette. Au Moyen-Orient, la paix des USA avec l’Iran semble être liée à la chute des prix du pétrole. L’Arabie saoudite fait baisser les cours du pétrole, ce qui affecte la Russie et l’Iran. Mais la Russie arme l’Iran, dont l’influence contre-balance celle des Saoudiens et des milices sunnites. Et les USA, dont les producteurs de gaz de schiste résistent mieux que prévu aux baisses des prix, jouent les arbitres. (Neutralisation de « l’axe du mal » ?)

GE ferme son activité financière. Elle était énorme. Mais elle était devenue un handicap. Ce qui reste est un portefeuille de participations, remanié sans cesse, et sans grande cohérence. L’Europe attaque Google. Mais, le problème de l’Europe en termes de numérique, n’est pas Google. C'est l’absence d’un marché commun. C’est pour cela qu’aucun Google ne peut se développer. Nokia achète Alcatel. Mais s’ils sont aussi mal tous les deux, c’est du fait d’acquisitions ratées… Le cloud computing remplace une activité rentable par une autre qui ne l’est pas ! « En termes météorologiques, les gros utilisateurs d’IT peuvent espérer des ciels bleus (…) les fournisseurs de capacité de calcul en ligne, un ciel couvert, de faible rentabilité (…) et les fabricants traditionnels de logiciel et de matériel, des conditions orageuses ». Les écoles privées anglaises (Eton and co) sont un modèle à suivre. Elles se sont positionnées avec succès sur le marché de l’ultrariche. Elles facturent 30.000£ par élève et par an.

Les politiciens manipulent l’économie pour lui donner une apparence de santé, et se faire réélire. Mais, le phénomène est plus que compensé par l’inquiétude que fait naître l’élection, qui paralyse l’économie. Solution ? Transparence. L’économie n’oscillera pas stupidement si on lui dit la vérité.  

dimanche 31 août 2014

La zone euro au bord de l’explosion

The Economist estime que les risques de fracture politique de la zone euro sont extrêmement élevés. La situation n’est plus soutenable par les populations. Il faut réformer, mais, avant tout, il faut relancer. Même si The Economist approuve le nouveau gouvernement français, c’est surtout parce qu’en donnant de la crédibilité à la France, cela rend vraisemblable qu'on l'autorisera à de nouvelles entorses à la rigueur. Au fond il est d’accord avec M.Montebourg. Et est d’ailleurs bien plus méchant que lui vis-à-vis de l’Allemagne. Les réformes dont elle est si fière n’ont été qu’une forme de « dévaluation interne » dont il faudrait amoindrir les effets aujourd’hui.

La guerre en Ukraine paralyse une zone économique essentielle au pays. Il est devenu dysfonctionnel. (Inquiétante zone de non droit aux portes de l’Europe ?)

La justice américaine rançonne l’entreprise ! Elle multiplie les lois – se maintenir en conformité coûterait 40m$/an à la grande entreprise. Mais surtout, la justice se rémunère avec les pénalités qu’elle impose ! Et il n’y a plus de procès, donc plus de justice au sens premier du terme. En effet, il semble préférable à l’entreprise de chercher un arrangement. Sans compter les juges s’immiscent dans la gestion de l’entreprise. Bref, la justice, qui est le principe de la démocratie américaine, semble avoir sombré dans l’arbitraire ! La justice parasité par l'intérêt personnel ? En revanche, de grandes entreprises semblent s’engager dans une vision de leur responsabilité sociétale qui est à long terme. Problème : à court terme, cela fait augmenter leurs coûts.

En Chine, rien ne résiste au pouvoir central. On pensait les entreprises d’Etat trop fortes pour craindre quoi que ce soit. Mais elles sont mises au pas. Purges sauvages et privatisations, au moins partielles, de ce qui n’est pas stratégique, ou manque d’efficacité.

Israël : l’économie, qui dépend à 40% des exportations, est touchée par la hausse de la devise.

Le cloud computing a le vent en poupe ? Une concurrence féroce fait s’effondrer les prix. Les données sont de mieux en mieux protégées de l’espionnage de la NSA. A moyen terme, une version « hybride » gagne du terrain : seule une partie des données part sur le cloud. Mais, à terme, le marché devrait se développer. 

Amazon achète Twitch une plate-forme de streaming de vidéos de jeux vidéo. La stratégie d’entreprise comme course après l'illusoire ?

Flexibilité de l’emploi. En Europe et au Japon, il y a l’emploi à vie, ce qui force une partie de la population à la précarité à vie. Le travail aux USA devient, lui aussi, de moins en moins flexible. Les classes défavorisées ne trouvent plus à se placer. 

dimanche 23 mars 2014

Ukraine et liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes

Ukraine. L’Ukraine va-t-elle devenir un chaos sous contrôle russe ? Beaucoup de forces centrifuges. Mais volonté populaire d’indépendance. Sanctions contre la Russie ? Ciblées sur quelques oligarques ? Trop d’intérêts en jeu. Ne serait-ce que parce que les ploutocrates de tous les pays font vivre l’Angleterre. D’autant que l’Allemagne, qui dirige l’Europe, a choisi une politique de sanctions incrémentales, qui surtout ne coupe pas les ponts avec la Russie (leçon de 14). En tout cas, il faudrait veiller à rendre l’Europe plus indépendante de l’arme russe : le gaz. En fait, c’est la Syrie qui pourrait faire les frais de l’affaire. Pour ennuyer les Russes, M.Obama aurait été convaincu de se montrer ferme avec M.Assad.

Italie. Course en avant de M.Renzi. Vers où ? En France, Mme Le Pen utilise les élections municipales pour former ses futurs candidats aux législatives. Aux USA, les policiers ont emprunté l’armement et les méthodes des commandos. Effet de la « guerre contre la terreur », et de la mode, encouragé par des conséquences imprévues de la législation, qui permet à la police de se payer sur ses victimes. Les politiciens américains font du « storytelling ». Ils ont découvert qu’une histoire fausse valait mieux que des faits justes. L’Indonésie est en feu. Histoire de faire de la place à la production d’huile de palme.

L’industrie de la musique voit son salut dans le streaming. De même que l’industrie du logiciel voit le sien dans le cloud. Cela transforme la vente en location éternelle. Les équivalents chinois de Google, Facebook, Twitter et autres, viennent lever des fonds aux USA. Peuvent-ils le faire sans perdre l’avantage que leur donne la protection qui est à leur origine ?

Les sièges d’entreprise sont devenus obèses. Résultat de la globalisation, d’Internet et de Sarbanes Oxley. Grandes manœuvres de réduction de frais généraux, et des couches de management. (Va-t-on redécouvrir les vertus du travailleur ?)

Financement de la construction d’infrastructures. Les Etats et les banques ne peuvent plus prêter. Les fonds de pension et les assurances doivent prendre leur place. Ce qui est encore loin d’être le cas. Le prix des actions est artificiel. En cause, la politique de taux bas des banques centrales et ses conséquences. La politique de la FED devient confuse, ce qui n’est pas judicieux. Les « emprunts verts » sont à la mode. La situation économique du Portugal s’améliore. Mais il est exsangue. Manque de compétences, endettement généralisé, banques fragiles…

Mettez un coucou dans votre nid (un parasite, en général ?). Un couple d’oiseaux qui abrite un coucou conserve en moyenne plus de rejetons que celui qui n’en a pas.  

dimanche 1 septembre 2013

Calme avant la tempête syrienne ?

Nouvelles du monde. The Economist est favorable à une frappe de représailles en Syrie. Il remarque que, curieusement ?, les armes chimiques sont les seules à être uniformément bannies. Même Hitler n’a pas voulu les utiliser. Aux USA, les deux camps politiques semblent se satisfaire d’une guérilla fratricide. « M.Poutine a rempli le vide idéologique russe de nationalisme et d’anti-américanisme. » Et il essaie de se rapprocher de la Chine. Le Portugal croît, mais n’est pas tiré d’affaires. En Norvège, tout va bien, mais le pays est las de son gouvernement, de gauche. En France, M.Hollande travaille pendant les vacances. Fâcheux précédent ? Les banques chinoises sont gigantesques. Ce sont des bras armés de l’Etat. Mais, sous la pression des événements, concurrence et prêts douteux, elles devraient se transformer en banques normales. The Economist encourage, comme d’habitude, l’Europe à, enfin, se réformer, et à ne pas céder à ses vieux démons (particulièrement français). La politique monétaire américaine déstabilise les monnaies des pays émergents. Un peu de contrôle des capitaux ne peut pas faire de mal. Enfin, comment contrer la montée du fondamentalisme ? En encourageant un Islam équilibré.

L’entreprise en changement. Le traitement du cancer serait la prochaine vache à lait de l’industrie pharmaceutique. Les grands groupes achètent les petits laboratoires, chez qui se fait la recherche. Les entreprises qui ont fait leur fortune sur le PC ont raté le coche du mobile. Microsoft aurait peut-être réussi à prendre celui du cloud computing. Mais trop tard pour sauver son dirigeant. La France affronte Mercedes et l’Allemagne dans une guerre du liquide de refroidissement. L’Allemagne, militante écologiste par ailleurs, cherche à affaiblir les normes environnementales, qui sont défavorables à ses constructeurs. La France ne veut pas se laisser faire. Enfin, on redécouvre les vertus de l’Etat comme innovateur en première instance. Les accidents informatiques boursiers se multiplient. Les régulateurs américains cherchent à faire dévoiler par les banques les incidents qu’ont connus leurs systèmes d’information.

La Science. On a réussi à créer une forme de cerveau à partir de cellules souches. A l’usage de la recherche. Et la rareté (d’argent, de temps…) rendrait idiot. 

vendredi 26 juillet 2013

Crime en régression et retour du politique ?

« La vague criminelle des années 50 aux années 80 paraît de plus en plus comme une anomalie historique. » Pays développés : pourquoi le crime faiblit-il en temps de crise ? Curieuse question que se pose The Economist. Beaucoup de phénomènes seraient à l’œuvre. Quelques-uns technologiques : la société est mieux armée pour détecter le criminel et pour défendre des biens qui deviennent aussi moins tentants (les voitures ne sont plus des raretés). D’autres sociétaux : épidémie de drogue en recul, repopulation des centres-villes. (Pour ma part, je me demande s’il ne faut pas aussi chercher du côté de la protection sociale. Et interrogation : pourquoi nous parle-t-on autant d’insécurité ?) Preuve de ce phénomène ? Aux USA, un jeune noir est abattu sans que cela suscite de révolte violente.

Autre tendance sociétale : l’emploi deviendrait favorable aux vieux. Les gouvernements ne croient plus qu’ils doivent laisser la place au jeune. Et ils sont mieux formés et en meilleure santé que jadis.

L’Europe légifère sur Internet. Essaierait-elle de défendre les intérêts de ses industries numériques contre ceux des Américains en cherchant à protéger les données individuelles ? Phrase de Jean-Louis Bruguière : « Pour les Américains, la protection des données est une question de droit de la consommation, pour les Européens, c’est un droit fondamental. » Peut-être aussi essait-elle de corriger un biais du marché européen, extrêmement concurrentiel, qui comprime les revenus et empêche les investissements (l’Europe serait-elle allé un peu loin dans l’idéologie de la liberté des marchés ?). Toujours est-il que les banques devraient se débarrasser de leurs services informatiques et passer au cloud computing. Pour raison d’économie. Les petites y sont déjà, les grosses y vont lentement. Ce n’est pas sans risques.

Tendance à la réforme politique, plutôt qu’économique (libérale) ? Enrico Letta voudrait s’en prendre à un système d’équilibre Sénat / chambre des députés qui conduit à une instabilité permanente. La victoire électorale de M.Abé pourrait préfigurer une modification de la constitution japonaise. Quant à la Grèce et au Portugal, ils paraissent, toujours, victimes du cercle vicieux de la rigueur. Scandale en Espagne. Apparemment lié au fait que la crise y est due à une spéculation immobilière dans laquelle baignait le politique. Une intéressante remarque sur Mme Merkel : ses origines orientales font qu’elle se sent plus proche de la Pologne que de la France.

Chine. Elle ferait payer aux étrangers sa lutte contre la corruption (Glaxo SmithKline). Et la bourse ferait payer aux entreprises un trop fort engagement en Chine. L’économie chinoise freinerait, ses exportations pénalisées par le prix de sa monnaie. Elle se redéploierait, vers le service et la consommation interne. Sainement ? Elle semblerait surtout tirée par les investissements et l'emprunt. 

MOOCS. Comme souvent avec Internet, on est incapable de savoir si cela sera bon, ou aura des effets pervers. Ou encore ce que l’on doit en faire (former les enfants ou les adultes ?). Une fois de plus cela secoue les acteurs en place. Car les barbares (par exemple les éditeurs de presse) voient là un bon moyen d’étendre leur territoire.

Banques américaines. Bons résultats trimestriels, mais ambiance maussade. La réglementation a le haut du pavé. Elles font le gros dos.

Energie renouvelable. Ça n’arrête pas d’aller mal. L’Espagne doit revenir sur un programme d’aide à l’énergie solaire, qui a été ruineux (les subventions auraient atteint 8,1md€ en 2012). (Cela ne va-t-il pas aggraver la crise économique ? « les prêts à l’énergie renouvelable sont estimés valoir 30md€ ».) Et le climat ne serait pas favorable. La hausse de température liée à l’émission de CO2 serait moindre que prévu.

L’homme a-t-il la guerre dans le sang ? Une relecture de statistiques semble dire que non. La guerre serait une cause minoritaire de décès de la main de l’homme chez les chasseurs cueilleurs. Pourquoi l’athlète se drogue-t-il ? Parce que les régulateurs sont sous la pression du marché. Et le marché ne veut pas qu’une application trop stricte de la loi tue le sport. 

lundi 1 juillet 2013

Après le chaos, la démocratie ?

« Les crises économiques, plus que la prospérité, annoncent la démocratie. »The Economist s’interroge sur la vague de révoltes qui secouent le monde. Et s’en réjouit, finalement. D’ailleurs, les affrontements sectaires, Shiites contre Sunnites, n’ont pas pour vocation de dégénérer. Une forme d’équilibre a toujours été de rigueur. « Ni le poids des allégeances religieuses ni la forme des alliances politiques n’ont été constants au Moyen-Orient. Savoir que cela peut changer agit comme un frein contre un affrontement sectaire à outrance. » Pour le reste, ça bouge partout. En Turquie, le gouvernement a été apparemment ferme face à ses opposants, mais flexible, en réalité. Les négociations avec l’Europe et les Kurdes n’ont pas été suspendues. Au Brésil, la crise semble calmée. Mais n’a-t-on pas promis l’impossible ? (Le problème majeur est la corruption et le dysfonctionnement de l’Etat, si je comprends bien, i.e. de ce qui devrait mener les réformes !) Qui va tirer parti de ces troubles ? L’ex président Lula ? Mais n’est-il pas à l’origine de ce dont souffre le pays ? (Demain le chaos ?) Le retour de fortune brésilien a fait une victime : son homme le plus riche. Les investisseurs étrangers ne croyant plus au pays ne lui prêtent plus. Et ses affaires n’étaient apparemment que des bulles spéculatives. En Egypte, le pays est paralysé par l’affrontement entre gouvernement et opposition. Ce qui pourrait ramener l’armée au pouvoir. L’équilibre politique italien est suspendu aux démêlés judiciaires de M.Berlusconi. En Russie, Gazprom, outil de pouvoir et d’influence internationale de M.Poutine est menacé par le gaz de schiste. Il fait choir les prix, émerger une concurrence interne, et apporte de nouveaux fournisseurs à ses clients. En France « les implications politiques (de l’affaire Tapie) sont explosives ». Les Portugais veulent rester dans l’euro, mais ils souffrent. Qu’ils supportent cette souffrance est capital. « L’UE (…) a désespérément besoin d’un succès. Si le Portugal ne peut pas se remettre sur pieds en dépit d’un gouvernement de centre droit qui adopté le libre échange avec zèle, les critiques diront que le problème est dans le traitement, pas dans son application ». C’est la faiblesse de la France qui a fait de l’Allemagne un leader. Mais elle est extraordinairement mal à l’aise dans ce rôle. Elle sait surtout ce qui n’est pas bien. Non où aller. Barack Obama tente de faire passer quelques mesures de lutte contre le réchauffement climatique. Mais il est paralysé par une opposition qui utilise toutes ses initiatives pour lui nuire. (Dans ces conditions, ne devrait-il pas chercher à encourager le réchauffement climatique ?) L’Affaire Snowden, en dévoilant l’hypocrisie massive des USA, provoque « le malaise de l’Amérique et la joie de ses ennemis ». Annonce de la prochaine crise économique ? La banque fédérale américaine parle de ralentir sa politique de soutien de l’économie. Partout les marchés sont sans dessus dessous. Et les banques tremblent.  « C’est une douce ironie que les titans de la gestion de fonds, qui se considèrent comme des champions robustes du système du libre échange, soient si dépendants des subventions des autorités monétaires. » Quant à Internet, il facilite les révolutions, mais pourrait bientôt être la meilleure arme pour les éviter, ou les réprimer.

Dans le monde de l’entreprise. Le marché monte à l’assaut de l’école. Dorénavant, on va apprendre par ordinateur. Certes ce n’est pas la première fois que l’on cherche à appliquer une innovation à l’école. Mais cette fois-ci, c’est sûr, c’est plus efficace que la méthode traditionnelle. Mais n’est-ce pas un moyen de licencier de l’enseignant ? D’accroître les inégalités ? En tout cas les lourdeurs administratives pourraient freiner ce changement, bénéfique selon The Economist. Alors, les entreprises cherchent à rendre les familles accro à leurs produits, afin qu’elles fassent pression sur l’Etat. (Au fait : quid de la socialisation dans l’apprentissage ?) Pour le reste, cela bouge presqu’autant que dans la société civile. Les télécoms européennes sont « dans le trou ». En particulier, les spécialistes du mobile. La faute apparemment à trop de concurrence, et trop de déréglementation ! Du coup, ils n’ont pas les moyens d’investir dans le 4G. Les Américains tournent autour des sociétés européennes, exangues. Le cloud donne l’avantage à IBM et Amazon (« Amazon pourrait rouleau compresser tout le monde »). Cela force Salesforce, Oracle et Microsoft à s’unir, pour tenter de sauver leur peau. 

vendredi 13 janvier 2012

BBVA : Outlook au clou, vive Gmail !

La banque espagnole BBVA a annoncé qu'elle déploierait (uniquement en interne) les applications Google (http://www.bbc.co.uk/news/business-16486796). Le coût n'est visiblement pas la motivation. BBVA espère accroître la productivité mais surtout accomplir une "mutation culturelle", notamment mieux faire collaborer les employés (élaboration de documents, vidéo conférences, etc.).

BBVA a opté pour une approche en "big bang" : les employés auront accès à leurs courriels Outlook s'ils l'estiment nécessaire mais ils passeront du jour au lendemain aux nouveaux outils. Commentaire de la directrice de l'Innovation de BBVA : "Nous ne voulons pas maintenir les anciens comportements.  Pour aller vers l'avenir, il faut mettre le passé de côté." Et pan ! (ou bang ?) ;-)

Cette adoption emblématique est la conséquence de deux tendances :
  1. Les employés, ne seraient-ce qu'à titre individuel, travaillent de plus en plus à partir de leurs smartphones, voire de tablettes. Comment collaborer si les applications ne permettent pas de travailler à partir des terminaux mobiles ?
  2. Les Microsoft et autres essaient bien de se mettre au Cloud. Mais les clients penchent d'abord pour ceux -dont Google- qui ont le nuage "dans le sang".
Ma réflexion :
  • Les smartphones jouent le rôle de cheval de Troie d'une nouvelle informatique fondée sur le nuage.
  • Les PC apparaissent comme des dinosaures, mais aussi tout leur écosystème avec. Muter ne semble pas suffisant. La menace est celle d'une extinction pure et simple.
  • Il est très difficile d'être le leader dans une ère et de le rester dans la nouvelle.

mercredi 7 décembre 2011

Dropbox (2)

De l’usage de Dropbox après quelques temps de pratique.

En fait, cela synchronise les contenus de plusieurs PC, smart phone… L’intérêt, pour moi, est que mes fichiers sont accessibles hors Internet. En fait, ils sont présents à la fois sur les PC et sur les serveurs de Dropbox (pas uniquement sur ces derniers, comme on aurait pu le croire). Dropbox est avant tout un système de synchronisation de contenus.

Un fichier est modifié « physiquement » sur un terminal et transféré, lorsqu’ils sont connectés, aux autres terminaux  de l’utilisateur. Les fichiers peuvent aussi être modifiés sur le site web de Dropbox.

Autre intérêt : sauvegarde des données. 

mardi 11 octobre 2011

Dropbox

Dropbox offre un emplacement de stockage de ses fichiers indépendant de son ordinateur. Du coup, on peut y avoir accès de partout. Les deux premiers gigaoctets sont gratuits.

Intérêt supplémentaire : gestion de versions, qui évite de garder les étapes successives d'un document.

Inconvénient : dépendance du débit de sa ligne Internet (il faut un temps fou pour télécharger un dossier), ou d’un accès au réseau de son opérateur mobile, et lenteur d’ouverture des gros documents (cf. les présentations).

Danger : c’est une start up, risque de faillite ?

mercredi 16 mars 2011

Dell, HP, et les changements du secteur des technologies de l’information

Le PC est attaqué par les terminaux portables et le cloud computing. Les entreprises du secteur des technologies de l’information se « verticalisent », elles multiplient les métiers. Logiciel, matériel, services… (Rebooting their systems)

On achète et on vend. Mais crée-t-on ? 

jeudi 24 février 2011

Cloud spot

Ouverture d’une bourse de la capacité informatique à louer. (A market for computing power.)

La durabilité de la ressource (puissance de traitement informatique libre) n’étant pas garantie, cette bourse serait utile à des usages sans lendemain (tests…). 

mardi 14 décembre 2010

Diaspora contre Facebook ?

Des universitaires construiraient un anti-Facebook (en termes d'esprit).

Si je comprends bien, il n’appartiendrait à personne – logiciel libre, permettrait de stocker ses données chez soi (non sur le « cloud »), de communiquer aussi facilement que possible avec les applications qui comptent sur Internet (par exemple Facebook). Notamment.

Demander une invitation (en français !).

dimanche 25 octobre 2009

Cloud computing (suite)

Un article s’intéresse aux applications grand public du cloud. S’y affronte, Google, Microsoft et Apple. Qui va gagner ? Pas clair. D’ailleurs il ne semble pas que le cloud se prête à des cercles vertueux ou vicieux. C’est une question de data centres et de gamme de terminaux, de logiciels et de services. Tous ont tout. Plus ou moins fiables, chers ou beaux.

Je découvre au passage la bonne santé d’Apple qui vaut 170md$, plus qu’IBM ou Google, mais un peu moins que Microsoft (230 md). C’est étrange comme cette société est revenue d’entre les morts. Sa compétence clé est toujours son mix matériel logiciel génial, comme à l’époque du Mac. La nouveauté c’est que le nouvel Apple se renouvelle rapidement, trouve vite de nouveaux domaines / segments où appliquer ses talents, avant que ses concurrents bas de gamme et de masse n’arrivent à les tirer vers le bas.

Apple préparerait une nouvelle innovation : une tablette-ordinateur sur laquelle il serait possible d’écrire. J’imagine que ça pourrait faire beaucoup de mal à beaucoup d’entreprises (notamment le Kindle d’Amazon, et le marché du PC).

Compléments :

vendredi 23 octobre 2009

Google out (2)

Une nouvelle fois Blogspot ne fonctionnait pas ce matin.

Ce n’est qu’un blog, rien d’important, me direz-vous. Pas tout à fait. Google prétend être un champion du « cloud computing » : voudriez-vous confier les données importantes de votre société à une entreprise qui a un tel sens de la qualité de service ?

D’ailleurs, peut-on confier quoi que ce soit d’important à une organisation qui a pour seul intérêt le bénéfice de l’actionnaire ? Je me posais cette question il y a peu lorsque je me suis rendu compte que les liens que j’avais faits avec des articles du Monde ne fonctionnaient plus. Normal, après tout, c’était du contenu gratuit. Oui, mais peut-on établir la moindre relation de confiance avec une entreprise qui donne et qui reprend sans crier gare ?

Serait-il temps de réfléchir à ce qui peut être confié au marché, et à ce qui ne doit absolument pas l’être ?

Compléments :

  • En fait, ce sont les avocats du libéralisme économique qui sont les plus efficaces fossoyeurs de la confiance que l'on peut lui faire : ne disent-ils pas que son fonctionnement naturel est la destruction créatrice ? L'entreprise pouvant disparaître du jour au lendemain, on ne peut se reposer sur elle pour rien de réellement important.

mardi 22 septembre 2009

Cloud Computing

Ce matin, je recevais Christophe Boulangé, Executive IT Architect d'IBM, pour le compte du Club Télécom de l’Insead. C’est un spécialiste du cloud computing. Voilà ce que j’en ai retenu, en attendant les notes de Bruno Dumont et Fabien Astic, mes coorganisateurs :

  • Les chiffres en jeu sont énormes, on parle de l’ordre de 30md$ pour 2009 (mais je ne sais pas trop ce que l’on compte là dedans). En fait il s’agit plus de déplacement de valeur que de création de quelque chose de nouveau. Les cartes seraient-elles en passe d’être rebattues entre monstres de l’informatique ?
  • Pour le moment, en tout cas, « rien ne va plus », on ne sait pas trop ce que tout ceci va donner. Surtout, il me semble qu’il va falloir trouver des applications au cloud, sachant que celles que l’on a en tête ne sont probablement pas pour tout de suite. En particulier qui voudra que ses données sensibles transitent par les USA et soient consultables par la CIA ? Pas les Suisses (ni les Français d’ailleurs). Et il semble y avoir un réel enjeu de qualité de service, Amazon ayant connu un grave problème ces derniers temps, dont certains de ses clients ne se seraient pas relevés.
  • Parmi les applications marquantes : IBM a créé un « cloud » pour ses 3500 chercheurs, retour sur investissement : 76 jours (jusque là ils commandaient de nouveaux équipements informatiques à chaque projet) ; un opérateur mobile indien a mis à disposition de son « écosystème » de développeurs d’applications, un cloud, qui leur donne accès à des ressources informatiques qu’ils ne pourraient pas se payer.

Le problème du cloud computing serait-il la confiance ? le cloud ne doit-il être utilisé qu’au sein d’une entreprise ou par un nuage d’alliés proches ?