Les USA, Israël et l'Arabie Saoudite s'unissent pour combattre l'Iran. La seule issue que l'on puisse voir à ce conflit est la guerre. Voilà ce que disait un universitaire interrogé par Soft Power de France Culture.
On oublie souvent que les USA sont un Etat religieux. Est-on parti pour une nouvelle guerre d'Irak, contre l'axe du mal ? Mais, leurs intérêts économiques ne sont jamais loin de leurs préoccupations. Quels sont-ils, dans ce cas ?
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mardi 22 mai 2018
mardi 21 novembre 2017
Même combat
M.Trump est le meilleur ami du réformateur de l'Arabie saoudite. Ce faisant, il parachève le travail de printemps arabe encouragé par les démocrates.
M.Trump et Mme Clinton seraient-ils des frères ennemis ? Comme au temps des rois, où l'on s'entretuait entre père et fils ou entre frères, le conflit entre tenants d'un système n'est-il pas une condition de sa durée ?
M.Trump et Mme Clinton seraient-ils des frères ennemis ? Comme au temps des rois, où l'on s'entretuait entre père et fils ou entre frères, le conflit entre tenants d'un système n'est-il pas une condition de sa durée ?
lundi 20 novembre 2017
Glasnost
Partout dans le monde, la génération Macron prend le pouvoir ? Un jeune prince s'est emparé de l'Arabie Saoudite. Comme Xi Jinping, il a déclenché une campagne anti corruption (une pratique culturelle), pour se débarrasser des gêneurs. C'est surtout, peut-être bien, le dernier avatar du printemps arabe. Et aussi celui d'un changement plus fondamental, qui consiste à transformer le monde en un marché.
Les USA ont attaqué le royaume par son point faible : le pétrole. S'il veut survivre, il doit entrer dans le moule mondial de l'économie de marché. Comme il ne sait pas faire grand chose, il se raccroche aux modes du moment : il parle de transformation numérique et de développement durable. Et aussi, il doit s'acclimater aux moeurs occidentales, qui vont avec. Glasnost.
Comment cela se terminera-t-il ?
Les USA ont attaqué le royaume par son point faible : le pétrole. S'il veut survivre, il doit entrer dans le moule mondial de l'économie de marché. Comme il ne sait pas faire grand chose, il se raccroche aux modes du moment : il parle de transformation numérique et de développement durable. Et aussi, il doit s'acclimater aux moeurs occidentales, qui vont avec. Glasnost.
Comment cela se terminera-t-il ?
mercredi 9 mars 2016
Légion saoudienne
M.Hollande décore de la légion d'honneur le prince héritier saoudien : "PARIS (AP) — The Legion of Honor award wasn't on the official agenda,
but President Francois Hollande reportedly awarded France's highest
honor to Saudi Arabia's crown prince for fighting terrorism." (Article.)
Je me suis demandé ce que signifiait la légion d'honneur. Wikipédia répond : "L’ordre national de la Légion d’honneur est l'institution qui, sous l'égide du grand chancelier et du grand maître, est chargée de décerner la plus haute décoration honorifique française. Elle a été instituée le 19 mai 1802 par Napoléon Bonaparte. Elle récompense depuis ses origines les « mérites éminents » militaires ou civils rendus à la Nation."
dimanche 19 avril 2015
Le capitalisme futur sera familial ?
Les théories économiques sont fausses, dit The Economist. L’avenir est au capitalisme familial.
Son poids est énorme. Et ce sera encore mieux demain : les pays émergents
ne sont que capitalisme familial. Et si le journal avait trouvé l’avantage
décisif du modèle ? La transmission. La famille ne cherche pas à optimiser
la valeur actionnaire, elle veut transmettre une belle entreprise à ses petits
enfants. Et, surtout, elle transmet une « culture », tout un
savoir-faire accumulé au cours des ans (mais aussi tout un réseau relationnel !).
Les inégalités ont de beaux jours devant elles.
Effectivement le capitalisme actionnarial semble s'autodétruire. Les grandes entreprises sont devenues des
organismes financiers. Leur métier officiel n’est qu’une façade. Ce qui
compte pour elles est de faire fructifier leur argent sur les marchés.
D’où cercle vicieux. Le mécanisme d’investissement productif est désamorcé, les
entreprises font grimper la valeur de leurs actions en les achetant et en
fusionnant entre elles. Quant au risque financier, on est parvenu à en protéger
les banques. Le financement de l’économie est maintenant entre les mains d’acteurs
que l’Etat n’aura pas à protéger. Mais il est bien plus grave qu'avant. La croissance de la Chine faiblit
dangereusement. Va-t-on vers un crash ? On parle de construction et d’immobilier,
de risque de bulle. On entre dans l’abstraction économique. Apparemment, la
croissance chinoise n’a plus un fondement très sain. Il y a beaucoup de raisons
d’inquiétude, mais aussi de signes que l’atterrissage est maîtrisé. La popularité de M.Poutine atteint 90%.
Le Russe se sent menacé par le reste du monde. Et M.Poutine joue sur sa peur.
Mais ne peut-elle pas se retourner contre lui ? Car, ce dont il accuse les
Occidentaux n’est rien d’autre que ses propres tactiques… On nous dit beaucoup
de mal de l’Europe du Sud, et pourtant la Finlande est en aussi mauvaise santé qu’eux. Et, en
plus, elle est un pionnier en termes de vieillissement de la population. Et si
elle se transformait en laboratoire de recherche sur la question ? « A
mesure que d’autre grands pays vieillissent, ils pourront apprendre de la
Finlande – et peut-être acheter quelques-uns des produits et services qu’elle
fabrique. » Et justement. Pour cause de vieillissement accéléré ?, l’Allemagne
reçoit deux cent mille demandeurs d’asile par an. Ses ressortissants en ont
ras la casquette. Au Moyen-Orient, la
paix des USA avec l’Iran semble être liée à la chute des prix du pétrole.
L’Arabie saoudite fait baisser les cours du pétrole, ce qui affecte la Russie
et l’Iran. Mais la Russie arme l’Iran, dont l’influence contre-balance celle
des Saoudiens et des milices sunnites. Et les USA, dont les producteurs de gaz
de schiste résistent mieux que prévu aux baisses des prix, jouent les arbitres.
(Neutralisation de « l’axe du mal » ?)
GE ferme son activité
financière. Elle était énorme. Mais elle était devenue un handicap. Ce qui reste
est un portefeuille de participations, remanié sans cesse, et sans grande
cohérence. L’Europe attaque Google.
Mais, le problème de l’Europe en termes de numérique, n’est pas Google. C'est l’absence
d’un marché commun. C’est pour cela qu’aucun Google ne peut se développer. Nokia achète Alcatel. Mais s’ils sont
aussi mal tous les deux, c’est du fait d’acquisitions ratées…
Le cloud computing remplace une activité
rentable par une autre qui ne l’est pas ! « En termes météorologiques, les gros utilisateurs d’IT peuvent espérer
des ciels bleus (…) les fournisseurs de capacité de calcul en ligne, un ciel
couvert, de faible rentabilité (…) et les fabricants traditionnels de logiciel
et de matériel, des conditions orageuses ». Les écoles privées
anglaises (Eton and co) sont un modèle à suivre. Elles se sont positionnées
avec succès sur le marché de l’ultrariche. Elles facturent 30.000£ par élève et
par an.
Les politiciens
manipulent l’économie pour lui donner une apparence de santé, et se faire
réélire. Mais, le phénomène est plus que compensé par l’inquiétude que fait naître
l’élection, qui paralyse l’économie. Solution ? Transparence. L’économie n’oscillera
pas stupidement si on lui dit la vérité.
dimanche 29 mars 2015
Enseignement supérieur : la fabrique du crétin ?
Le modèle américain d’enseignement
supérieur, et de massification de celui-ci, a gagné le monde, dit The
Economist. Mais, aux USA, il ne
fabrique plus de connaissance, mais de la discrimination. C’est le diplôme qui
compte. Parce qu’il est l’unique critère d’embauche utilisé par les
entreprises. Ce qui provoque un effondrement de la qualité de l’enseignement et
une explosion de son coût. Donc une sélection par l’argent d’une élite très peu
éclairée. Quant aux autres, l’éducation qu’ils reçoivent n’est plus digne de ce
nom. (La fabrique, massifiée, du crétin ?)
Ailleurs dans le monde, l’Arabie Saoudite et l’Iran se
livrent une guerre par pauvres interposés. Au fond, ce qui compte, c’est que l’autre
ne prenne pas l’avantage. Résultat : au Moyen-orient et en Afrique, c’est
le chaos. (Ce qui arrange tout le monde ?) En France, les partis de
gouvernement se réjouissent, mais Mme Le
Pen a gagné. L’Ukraine est gouvernée par des oligarques. C’est eux son
problème. Pour le moment, ils semblent se disputer. (La Russie a été
dans la même situation, mais M.Poutine les a remis à leur place.) Mme Merkel dirige l’Europe. Son plan :
une apparence de France forte, pour qu’on n’ait pas l’impression que l’Allemagne
est sans contre-poids ; et « une
Europe unie, gouvernée par des règles fiscales strictes, en paix avec ses
voisins. » (Une Europe triste, mais digne ?) En
Angleterre, rien ne va plus ? M.Cameron pourrait être éliminé par son
parti, s’il est réélu. Mais, le plus probable est que l’élection de mai
produise un gouvernement minoritaire de gauche, incapable de gouverner. Ce n’est
pas ce qu’il faut à la fragile économie anglaise. M.Netanyahou doit se battre contre les Palestiniens et M.Obama. Deux
ans à attendre. Traités commerciaux des USA avec
l’Asie et l’Europe. L’Amérique veut imposer ses normes au monde, surtout à
la Chine. Pour le moment l’affaire tournerait à l’avantage de cette dernière. « Présenter (le traité avec l’Asie) comme une
façon de contrer la Chine risque d’ajouter une (humiliation) inutile :
cela pourrait faire ressembler (la défaite de la diplomatie américaine à) une
victoire chinoise. »
L’industrie d’extraction
de charbon connaît un mauvais moment. Il pollue (et pas que par le CO2 :
mercure, sulfure, oxydes nitriques), et la Chine réduit sa consommation. Seul
espoir : l’Inde. Mais elle veut exploiter ses propres ressources. Le vrai
danger : que les milieux financiers n’y croient plus, et privent de
financements les entreprises du secteur. Wall
Street a produit des entreprises zombies qu’une nouvelle génération de fonds
cherche à restructurer. Exemple : Kraft « a fait l’objet de 7 fusions ou cessions depuis 1980 ». Du coup
l’entreprise a perdu le nord. C’est « le
résultat de l’hyper activité des hommes d’affaire de Wall street ».
Monde numérique. La
guerre du moment, c’est l’application de messagerie. Il s’agit, par le biais de "plates-formes", de mettre la main sur les flux de données des particuliers et des entreprises. Et d’asservir ses concurrents. Finalement, le capitalisme asiatique s’ouvre aux
pratiques occidentales. Ils n'ont pas pu faire autrement. C'est la loi de la globalisation. Transparence
et simplification, entrée d’administrateurs étrangers aux familles dirigeantes,
et de quelques activistes.
« La capacité de
digérer le lait pourrait expliquer comment l’Europe est devenue riche. »
Pour permettre au drone d’éviter l’imprévu,
on cherche à lui faire imiter les insectes. (Le plus surprenant est qu’on y
parviendrait.)
dimanche 1 février 2015
Le monde se tient par la barbichette, et ça pourrait faire boom ?
Cette semaine, monde en équilibre instable entre jeux de
forces particulièrement dangereux. La Grèce,
pour commencer. Le premier ministre grec est pris entre et des marchés et une
BCE qui ne lui laissent quasiment aucune marge de manœuvre, Mme Merkel qui ne
veut pas lui faire de concessions pour ne pas faire de cadeau à la France et à
l’Italie, et une coalition d’idéologues extraordinairement peu expérimentée,
qui va exploser s’il revient sur ses promesses. Il reste l’Europe qui aimerait
bien trouver une autre voie que la rigueur… En tout cas, ce qui semble se jouer
c’est une attaque contre les partis de gouvernement traditionnels. The
Economist pense que cette offensive va discréditer les assaillants. Mais qu’il
faudrait tout de même que les dits partis traditionnels se remettent en cause. Ce
qu’ils ne semblent pas prêts à faire… Plus dangereuse, peut-être est la
situation russe. En Ukraine, M. Poutine
s’est mis dans un guêpier, que ne fait qu’aggraver la baisse des prix du
pétrole, dont il tente de se tirer par une course en avant insensée. « Tout ceci rend la situation même plus
périlleuse que durant la guerre froide. » « La probabilité de conséquences imprévues, y compris l’usage des armes
nucléaires devient de plus en plus possible. »
La monarchie
saoudienne est en équilibre précaire. Une partie de la population
occidentalisée, voulant une plus grande liberté, une autre, fondamentaliste
bornée, des revenus pétroliers en baisse et une politique d’achat de la paix
sociale non durable. (Curieusement, le pays est géré comme une entreprise familiale à la Antoine Roullier.)
Politique d’aide à l’accession
à la propriété, mal du capitalisme ? Elle pousserait l’argent des
banques vers les particuliers, créant ainsi des risques de crises systémiques,
et en priverait les entreprises en développement, plombant l’économie.
Les entreprises du numérique ne touchent plus terre. Elles
veulent changer le monde. Les entreprises traditionnelles, elles, dépriment. La révolution technologique crée le chômage
et détruit la société, pensent-elles. « L’agilité a remplacé la puissance comme
qualité la plus prisée. » Du coup, elles n’investissent plus. L’économie
n’a plus de moteur.
La politique de la
BCE est-elle bonne pour l’économie européenne ? Plutôt non (et même
plutôt mauvaise ?). Elle stimule les exportations, mais les
multinationales sont installées partout et n’en profitent pas. Et la demande
mondiale est faible. Les entreprises cherchent plutôt à se refaire qu’à
investir. Idem pour les banques européennes. Elles sont plus affectées par la
baisse des taux à long terme que par la perspective de nouvelles affaires.
Aux USA, on se
suicide de plus en plus. En cause, la crise, les armes et les guerres (les
anciens combattants ont du mal à revenir à une vie normale). Clint Eastwood
fait un film à la gloire d’un tueur d’élite. Un vrai Américain. La politique
américaine est le terrain d’une corruption exemplaire. Le FMI a besoin de plus
d’argent, mais les USA ne veulent pas le lui donner, et ne veulent pas non plus
être dilués. Pendant ce temps, les émergents fondent un FMI Bis. Le Canada, qui
se croyait un émirat arabe, revient de son amour du pétrole. En Europe, la France
ayant renoncé à défendre ses banques, la possibilité d’une taxe financière
refait surface.
On a cru que la fonte des glaces ferait de l’Arctique un Eldorado. C’est raté, il
demeure difficile d’y naviguer, ou de l’exploiter. Nouvelle victime de la
baisse du prix du pétrole.
Apple ne sait plus
quoi faire de son argent (178md$ d’économies). Il vend de plus en plus d’iPhone,
ses nouveaux gadgets devraient faire un malheur, ainsi que le logiciel et les
services qui viennent s’ajouter à son offre. Quand à McDo, il passerait un
mauvais moment. Un Américain, qui avait fait fortune en Russie, et qui s’en est
fait sortir, s’est attaqué seul à l’Etat russe. Jusqu’ici, il a eu le dessus.
Comme dans les films. Etonnants Américains.
jeudi 7 juin 2012
Comment aider la Syrie ?
Ce qui se passe en Syrie est d’autant plus préoccupant que l’on
voit mal comment cela peut se terminer.
Le mécanisme semble le suivant : Bachar el Assad (ou ses proches) se serait lancé dans une vague de répressions qui aurait pour but de provoquer une réaction de son opposition, et une guerre civile entre communautés syriennes, qui justifierait a posteriori son action et son rôle.
Le mécanisme semble le suivant : Bachar el Assad (ou ses proches) se serait lancé dans une vague de répressions qui aurait pour but de provoquer une réaction de son opposition, et une guerre civile entre communautés syriennes, qui justifierait a posteriori son action et son rôle.
Cela n’aurait pas réussi. Son pouvoir pourrait se fragiliser du fait du mécontentement de composants de la société qui lui sont utiles (par exemple les commerçants).
Mais peut-il être remplacé par un régime stable ? Le
fait que les communautés syriennes ne s’entredéchirent pas est un signe positif.
Cependant l’opposition politique est divisée et paraît incapable de gouverner.
En outre, la Syrie est une pièce de l’équilibre local entre Sunnites (poussés
par les Saoudiens) et Shiites (poussés par les Iraniens).
Comment manœuvrer dans ces conditions et déboucher sur un
édifice viable ? Ce qui ne semble pas avoir été très bien réussi, dans des cas
bien plus favorables, à la fois en Égypte, en Tunisie et surtout en Lybie (dont
on ne parle plus !?).
Compléments :
jeudi 26 janvier 2012
Reflux de la culture occidentale ?
Le printemps arabe fut-il celui de la démocratie ?
Si l’on regarde l’histoire du Moyen-Orient sous l’angle culturel, on observe :
Une vague colonisatrice, supposée apporter les Lumières à des peuples attardés. Une contre vague, qui, au nom de ses valeurs, refuse le joug de l’Occident. Elle aboutit à l’installation de gouvernements dictatoriaux et « progressistes » (à notre sens). L’Iraq, la Syrie, et l’Égypte furent, il y a quelques décennies, des dictatures éclairées.
La nouvelle vague semble un retour aux valeurs culturelles traditionnelles. En particulier, l’Arabie Saoudite et l’Iran tiennent le haut du pavé.
La nouvelle vague semble un retour aux valeurs culturelles traditionnelles. En particulier, l’Arabie Saoudite et l’Iran tiennent le haut du pavé.
mercredi 25 janvier 2012
Mongolie, nouvel Eldorado ?
On promet le plus brillant des avenirs à la Mongolie (Mine, all mine). Elle regorge des ressources minérales dont a besoin la Chine. Sa culture nomade est en passe d’être transformée en mine à ciel ouvert par les compagnies occidentales. (Et en désastre écologique ?)
Nouvelle Arabie Saoudite ? Je n’en suis pas convaincu. L’exploitation pétrolière n’est-elle pas plus sûre que l’activité minière, surtout quand celle-ci a pour client la Chine ? L’Arabie Saoudite a su s’approprier la rente pétrolière, en sera-t-il de même de la Mongolie ?
dimanche 8 janvier 2012
Iran USA : situation explosive ?
J’entendais La rumeur du Monde de France culture dire, hier, que l’Amérique et l’Iran ont intérêt à la confrontation.L’argument me semblait celui-ci :
Le Qatar et l’Arabie saoudite financeraient les partis sunnites, qui sont sortis vainqueurs du Printemps arabe. La Syrie vacillant, l’Iran commence à se trouver isolée, et aimerait se refaire en Iraq.
Or, de même que les élections présidentielles poussent les partis politiques locaux à l’irresponsabilité, l’affrontement entre le président et le premier ministre iraniens leur fait désirer, eux aussi, quelque grand acte d'éclat, extérieur.
samedi 5 novembre 2011
Total menacé ?
Les bénéfices colossaux des grands pétroliers seraient des trompe-l’œil.
Ces groupes seraient pris en sandwich entre de monstrueuses compagnies d’État (Iran, Arabie Saoudite…), et des sociétés spécialisées plus petites et plus agiles.
Leur avantage concurrentiel ? Leur technologie. Leurs bénéfices honteux ne sont soutenables qu’à condition que le pétrole demeure coûteux et difficile à extraire. (Big Oil’s bigger brothers)
mercredi 21 septembre 2011
Moyen-Orient turc ?
La Turquie semble un modèle vraisemblable pour l’avenir des révolutions arabes. (Révolutions qui pourraient gagner tout le Moyen-Orient.) Pourquoi ? Islam modéré relativement bien organisé et bien adapté aux attentes d’une grande partie de la population. Et la Turquie est un pays puissant qui a un intérêt à faire que ses voisins suivent son exemple.
Voilà ce que je retiens (à tort ?) des bribes d’un débat entendues samedi dernier sur France Culture.
En tout cas, l'équilibre de la région, longtemps défini par l'alliance USA, Israël, Egypte, Turquie et Arabie Saoudite, pourrait changer. L'Amérique va-t-elle demeurer le seul soutien d'Israël, contre le reste de la région, pour le plus grand profit de la Turquie ?
Compléments :
- Lexington: A problem with club Med | The Economist
- Turkey Predicts Partnership With Egypt as Regional Anchors - NYTimes.com
- Les Libyens diraient : « Nous ne voulons pas des Islamistes. Nous ne voulons pas des Libéraux. » (Patience, please)
jeudi 9 juin 2011
Conduite du changement en Arabie Saoudite
L’Arabie saoudite a acheté son printemps arabe, 130md$. Le pays est calme.
L’histoire de l’Arabie saoudite est celle d’une famille régnante qui maintient son pouvoir grâce à sa fortune, et, un peu ?, la religion.
Mais, au fond, l’Arabie Saoudite est-elle aussi inhumaine et rétrograde qu’on le dit ?
- Quelle est la revendication des foules arabes ? La démocratie ou un sort meilleur ?
- Quand elle se sent menacée, elle paie les pauvres. Chez nous les crises infligent la rigueur à la population.
La démocratie serait-elle l’opium du peuple ?
2001 Odyssée de l’espace expliqué
Et si la force de l’homme n’était pas la vivacité de son intellect, mais de penser comme tout le monde ? Et si c’était cela, plutôt qu’un monolithe, qui transforme l’homme de 2001 Odyssée de l’Espace ?
C’est l’idée qui m’a traversé l’esprit en lisant l’histoire de l’Arabie Saoudite. Un Islam antique est donné à une tribu famélique et voilà qu’elle se met à conquérir un espace gigantesque. N’en est-il pas de même de la France révolutionnaire ? Entraînée par un même idéal, elle écrase l’Europe ?
Quant au libéralisme, en détruisant le lien social, il donne un avantage décisif au petit groupe dont l’intérêt commun permet d'acquérir un monopole. La religion moderne serait l’intérêt, et il produit des grumeaux sociaux ?
Compléments
- D’ailleurs, ne sélectionnons-nous pas notre élite pour sa vitesse d’escalade de la montagne qu’on lui désigne, plutôt que pour sa capacité à discerner si c’est la bonne ?
dimanche 5 juin 2011
Yemen après Saleh
Le président Saleh quitte le Yemen. Bonne nouvelle ?
Pas forcément. Si le soulèvement semble avoir démarré en imitation de ce qui se passe dans la région, ce serait maintenant une affaire de clans. Celui du président Saleh, dos au mur, n’aurait pas dit son dernier mot. À cela, il faut ajouter l’Arabie saoudite qui craint le chaos de son voisin, et les USA qui se méfient d’une renaissance d’un foyer de prosélytisme pour Al-Qaïda…
Compléments :
- Ce que dit le Washington Post, et The Economist (avant le départ).
mercredi 25 mai 2011
Arabie saoudite et soulèvements démocratiques
Face aux révolutions démocratiques du Moyen Orient, l’Arabie Saoudite cherche à renforcer la solidité des monarchies de la région, en créant le contre révolutionnaire Gulf Co-operation Council. (A club fit for kings)
Ce qui semble confirmer Histoire de l'Arabie Saoudite : le souci premier des Saoudiens est la préservation de leur monarchie.
samedi 7 mai 2011
Histoire de l’Arabie Saoudite
Première expansion
Au début, il y a des tribus bédouines dans un désert. Le Bédouin ne mange pas à sa faim. Le désert n’intéresse aucune grande puissance. Seuls les Ottomans prétendent défendre les lieux de culte, Médine et la Mecque.
Arrive alors un événement étrange. Un peu comme le monolithe de 2001 Odyssée de l’espace, le Wahhabisme est donné à la tribu des Al Saud, et transforme l’histoire arabe. (Le Wahhabisme est un Islam intolérant qui nie toutes les évolutions de cette religion depuis le 9ème siècle – avant le 18ème siècle, les religions bédouines n’étaient pas islamiques.)
Les razzias s’appellent dorénavant Jihad. Et ce Jihad fédère les tribus, qui peuvent s’enrichir grâce à lui pour une noble cause. Elles s’agglomèrent autour des Al Saud.
Mais la géographie et les dommages commerciaux de l’intolérance religieuse mettent un terme à l’expansion continue que demandait leur enrichissement, la coalition se dissout. L’Égypte, qui est alors dans une période faste, envahit la péninsule.
Seconde expansion
La puissance égyptienne connaît un déclin. Les Al Saud reprennent de la vigueur. Poussés par une résurgence islamiste (Ikhwan), encouragés par le protectorat britannique, ils s’emparent, après de multiples rebondissements dont une seconde dissolution de leur émirat, de la quasi-totalité de la péninsule arabique. Le terme de leur conquête, c’est la Mecque.
Le pétrole
Des champs pétrolifères sont découverts à la veille de la guerre de 40 par les Américains. La production pétrolière ne devient significative qu’après guerre. La part que les Saoudiens reçoivent des bénéfices réalisés est initialement faible, elle croîtra ensuite. Cette soudaine richesse cause chez eux une folie du luxe, qui noie le royaume sous les dettes. Mais, une fois l’argent du pétrole réparti à son avantage, la prospérité s’installe.
La Guerre froide fait de l’Arabie Saoudite un allié dont l’Amérique prend soin. D’autant plus que contrairement à ce que voulait (le sage ?) Eisenhower, les USA deviennent dépendants du pétrole saoudien. Ce qu’ils paient très cher en 1973, lors de la guerre du Kippour. En revanche, l’Arabie Saoudite fera tout ce qui est en son pouvoir pour amener les alliés des Soviétiques dans le camp occidental.
Aujourd’hui : un équilibre de contradictions
Le régime saoudien est un étrange tissu de contradictions. Il est dominé par la famille royale, très étendue (2 à 5000 membres mâles), qui possède la fortune nationale et a un pouvoir absolu. Ce pouvoir repose sur deux piliers antinomiques :
- l’allié américain,
- un islam féodal qui n’a pas évolué depuis les origines, et qui prône le dénuement et exècre l’Occident.
La contradiction est partout. L’Arabie Saoudite se veut le champion de l’Islamisme et du monde arabe, et donc l’ennemie d’Israël. Mais elle craint plus que tout ses frères arabes ou islamistes, soit qu’ils aient adopté des valeurs laïques comme l’Égypte de Nasser ou l’Iraq de Saddam Hussein, soit qu’ils prônent un Islam non corrompu par l’argent, comme l’Iran, soit encore qu’ils appartiennent à la famille royale ennemie des Hachémite, qui a régné à la Mecque, en Iraq, et qui gouverne la Jordanie. Et que dire du danger que représentent les sectes fondamentalistes saoudiennes pour le luxe royal, ou l’élite intellectuelle éduquée en Occident, pour ses valeurs féodales ?
Mais les avantages compensent les inconvénients, et cet écosystème de contraires trouve son intérêt (essentiellement économique en ce qui concerne les citoyens saoudiens) dans l’équilibre.
Commentaires :
Le principe du régime saoudien semble être le maintien d'une famille royale riche. Pour cela elle joue de sa formidable fortune. Qu'elle demeure aussi durablement au pouvoir prouve qu'elle a su apprendre de son histoire, et, peut-être, aussi, que ce que peut l'argent est immense... Finalement, faut-il y voir un appui à ma théorie sur la RSE et l'écosystème : la famille royale saoudienne est particulièrement habile à satisfaire ses parties prenantes ?
lundi 28 mars 2011
Moyen-Orient et démocratie
En fait, je me demande si au Moyen-Orient les régimes autoritaires ne se donnent pas la main.
Par exemple, il y existe une grande quantité de pays où des Sunnites dominent des Chiites (cf. Arabie Saoudite). Ce qui permet à l’Iran d’être le Robin des bois de ces derniers.
L’installation de la démocratie peut donc avoir un effet domino : elle élimine la légitimité des autoritaires qui servaient de contrepoids aux opprimés.
Quelque chose de ce type pourrait se jouer en Palestine. Le Hamas serait menacé par un mouvement démocratique. Du coup, il a bombardé Israël, qui a immédiatement répliqué. Les protestataires se sont rangés du côté de la patrie en danger… (Not immune)
dimanche 13 mars 2011
Changement en Arabie Saoudite
L’Arabie Saoudite serait le principal barrage à la démocratisation du Moyen Orient. S’il craque, les régimes environnants seront emportés par les forces démocratiques, en premier lieu l’Iran et la Palestine. Et l’Amérique n’aura plus de raison d’avoir une politique pour la région.
Qu’est-ce qui empêche une transformation du pays en une monarchie constitutionnelle ? L’anxiété d’apprentissage des 7000 princes qui vivent à ses dépens. (Article.)
Deux réflexions :
- L’Arabie Saoudite paraît avoir la mission d’étendre ses valeurs au monde (billet précédent). Sa résistance au changement pourrait être très supérieure à ce qu’envisage l’auteur de l’article.
- Dominos de George Bush ? La démocratie gagne le monde. S’il avait, peut-être, vu juste, il a mal joué. Ses initiatives ont freiné le mouvement, et les USA sont à tel point enlisés qu’ils ne peuvent plus mettre leur armée au service de quelque cause que ce soit.
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