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mercredi 18 mai 2022

Liquidons le salariat ?

Certains des pères fondateurs de notre République ont vu le salariat comme un esclavage. Il était incompatible avec l'esprit de la Révolution. (La France radicale.)

Il semble, à nouveau, qu'il ne soit pas en odeur de sainteté. D'abord, apparemment beaucoup de gens n'aiment pas le statut de salarié. Ensuite, on reproche au salarié d'être inefficace, car non "engagé" (voire carrément en lutte des classes). 

De ce fait apparaissent des réseaux plus ou moins lâches de "free lances". (Exemple.) Jusqu'à quel point de telles organisations peuvent-elles être efficaces ? Cela mériterait d'être étudié sérieusement. 

Toujours est-il que cela rappelle les travaux de Henri Mintzberg. Ce type d'organisation est une variante (qu'il n'avait pas prévue) de ce qu'il appelle une "adhocratie", une organisation du travail qu'impose une société en changement rapide, rendant nécessaire des reconfigurations "ad hoc", qui ne peuvent être pilotées par un dirigeant visionnaire. 

samedi 16 janvier 2016

Et si l'on supprimait le salariat ?

Si l'on ne risquait pas de se faire taxer de fasciste, ne s'étonnerait-on pas qu'il y ait autant de maçons et de cuisiniers immigrés, à une époque de grand chômage ? Et si cela venait de la massification de l'enseignement supérieur ? Il est indigne pour le Français de travailler de ses mains ? (Voir : Le creuset français.)

Il y a pourtant en France une tradition d'intellos d'en bas. Proudhon, Vallès, Camus ont été de ce type. Ils ont remporté tous les prix d'excellence durant leur scolarité sans pour autant avoir prétendu à vivre dans un palais. 

Quand cette tradition s'est penchée sur l'entreprise, elle a fait du travailleur un entrepreneur. (Voir Hyacinthe Dubreuil.) Mais un entrepreneur d'équipe, peut-être en s'inscrivant à la suite de l'artisanat français, pour lequel le patron est un maître. Par ailleurs, le radicalisme, longtemps dominant, voit le salariat comme un asservissement contraire à l'esprit de la Révolution.

Alors, et si des diplômés doués devenaient, en équipe, artisans ? A partir du moment où il n'y a plus de patron et d'employé, il n'y a plus de bas salaire : on se répartit ce que gagne l'entreprise. Et on est entrepreneur, pas exécutant. Et on a un métier qui a du sens. 

dimanche 7 septembre 2014

Libanisation de l’Ukraine ?

Ukraine. Les tanks russes passent à l’offensive et font reculer l’armée ukrainienne. Situation compliquée. Armée faible, de plus en plus constituée de seigneurs de guerre qui veulent jouer un rôle politique. L’Ouest use de la sanction. Mais les sanctions ne marchent pas si bien qu’on le dit. Y compris en Iran. Cependant, M.Poutine a un point faible. Son opinion n’aime pas que ses soldats se fassent tuer. Ce qui est le cas. L’idéal, pour lui, serait une Ukraine anarchique.

En Allemagne, un équivalent du Tea Party s'impose, à l'extrême droite. Après die Linke, à l'extrême gauche. Politique devenant chaotique, et Mme Merkel contrainte à la rigueur. En France, la tendance Rocard aurait pris le pouvoir avec M.Valls. Europe. La crise a renforcé le rôle des nations, au détriment de celui de l’UE. Angleterre. M.Cameron va bien mal. Subitement, les indépendantistes écossais gagnent des points ; l’aile droite de son parti se révolte ; et surtout, le niveau de vie de l’Anglais n’est pas brillant.

« A mesure que la guerre divise l’Iraq et la Syrie selon des lignes sectaires, toute action américaine contre l’Etat Islamique risque, sans le faire exprès, d’aider l’Iran et les Shiites, de ce fait renforçant le sentiment des Sunnites d’être des victimes, dont se nourrit l’Etat Islamique. » Israël est, lui aussi « en face d’un choix déplaisant ». S’allier ou non avec Assad. En attendant, il étend ses colonies.

Au Brésil, Marina Silva pourrait être le prochain président. Mais le système politique est chaotique. Pourra-t-elle gouverner ? Au Japon, M.Abe remanie son gouvernement. Acte désespéré ? Au Pakistan, l’armée joue toujours un rôle décisif, mais il n’est plus question qu’elle prenne le pouvoir. En Inde, M.Modi semble beaucoup plus populiste que réformateur.

Aux USA et en Angleterre, les stages sont généralement non payés. Cela favorise l’accès à l’emploi des gosses de riches. Les salaires des pays riches baissent. « Une reprise, saine et durable, dans les pays riches, demeurera illusoire aussi longtemps que durera la pression sur les salaires. »

L’Allemagne se ligue contre Google. L’industrie allemande a peur que l’économie numérique ne lui vole sa valeur. Matières premières. Les banques se séparent de leurs activités dans ce domaine. Les négociants spécialisés s’intègrent verticalement en récupérant, en particulier, les installations dont se débarrassent les producteurs, qui cherchent à améliorer leur rentabilité… 

mardi 4 février 2014

Payer cher ses employés est bon pour l'entreprise

Inattendu. Un article explique que l'augmentation du salaire minimum est bonne pour les affaires de l'entreprise. Raison : plus une ressource est chère, plus on cherche à bien l'utiliser ! L'augmentation des salaires rend l'entreprise intelligente.

(C'est un argument que l'on retrouve en ce qui concerne l'immigration. Une main d'oeuvre mal payée encourage l'entreprise à ne pas chercher à s'améliorer. C'est mauvais pour l'innovation et la productivité.)

dimanche 3 novembre 2013

Longue marche vers le capitalisme ?

Longue marche vers le capitalisme. La Chine va-t-elle privatiser la terre ? Ce qui retirerait beaucoup de son pouvoir au parti. Pourtant le capitalisme ne paraît guère séduisant ces temps-ci... Salarié = perdant ? Alors que la part des salaires dans la richesse mondiale semblait une constante, elle a beaucoup chuté. Et, en plus, les hauts revenus comptent pour de plus en plus dans le total. Raison ? Le commerce (avec les émergents), la technologie (dont les prix baisse et qui remplace l’homme), la libéralisation (qui a liquidé les protections du travailleur). Les bénéfices des entreprises américaines sont toujours plus hauts. Part des salaires, dollar et surtout investissement en baisse. Ça pourrait ne pas durer. En tout cas, le climat des affaires n’est pas sain. Les entreprises ont maintenant recours à de douteuses obligations « hybrides ». Avatar des subprimes ? La justice américaine rançonne les banques. Pas besoin de procès pour cela. Elle les menace de leur retirer leur licence. USA, pays de l’arbitraire ?

Barak Obama ne maîtrise ni ses services secrets, ni les développements informatiques nécessaires à son système de santé. Mauvais manager, dit The Economist. Je pense plutôt qu’il s’en fiche. Etre premier ministre en Italie ressemble à un rodéo. L’éducation suédoise va mal. Visiblement le système éducatif est mal aimé. Enseignants mal payés et bizarre mélange public privé qui ne semble ni très sain, ni très contrôlé. La Grèce fait preuve d’esprit entrepreneurial. Energie du désespoir ? Le coût de l’administration européenne n’arrête pas de croître. The Economist aimerait que l’Allemagne sorte de sa culture de surplus. Et qu’elle relance la croissance européenne en libéralisant le marché des services.
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Il faut éduquer les filles disent les économistes. C’est bon pour le développement. Mais la fille est trop importante pour la famille pour qu’elle aille à l’école. C’est une assurance contre les aléas de la vie. Alors, assurons les familles et les filles étudieront !

PSA sort le nez de l’eau. Il a fait le travail qu’il aurait du faire il y a une décennie. Ce qui le remet en course, sans lui donner l’avantage. Fiat fait fabriquer en voiture en Serbie. La main d’œuvre n’est pas chère. Et le gouvernement n’est pas avar de subventions. Et l’entrée en bourse de Twitter ? Excellente occasion de spéculer à court terme. Mais mauvais investissement à long terme. En Angleterre, le crowdfounding s’étend aux start up.  Vu le taux de déchets, l’investisseur doit avoir le cœur bien accroché. Aux USA, les OGM auraient perdu la bataille de l’étiquetage.

Science. On n’arrive pas à détecter la présence de matière noire. On en a besoin pour expliquer le mouvement des galaxies. Pourquoi les espèces se divisent-elles en sous-espèces ? Apparemment cela tiendrait à la capacité de leurs membres à faire évoluer leurs caractéristiques pour se ressembler. 

vendredi 7 juin 2013

Salaires du footballeur et du patron

Discussion familiale, et sujet de toutes les discussions familiales. Qui, du grand patron ou du footballeur, mérite le mieux son salaire.

Le footballeur a le dessous, initialement. Il sait à peine s'exprimer. Mais il y a pire : l'artiste ou le journaliste qui n'est employé que parce qu'il porte un nom connu, d'un parent. Argument décisif : le grand patron a de grosses responsabilité. Ce qui amène un contre. Car, encore faudrait-il qu'il les assume. Or, il peut couler une entreprise sans jamais être inquiété. Et il s'en tirera avec une retraite énorme.

Au fond, cette discussion pose une question. Quels sont les critères de jugement à employer ? Dans une société individualiste et de libre échange, qui clame que l'homme exceptionnel est un créateur de valeur, on peut penser que l'on va chercher à évaluer l'apport de la personne au groupe. Dans ce cas, le people dont le nom déplace des foules ou le footballeur qui marque ont un avantage déterminant sur le grand patron interchangeable.

lundi 9 avril 2012

La rémunération chez Hyacinthe Dubreuil, révolutionnaire oublié

Hyacinthe Dubreuil, dans toute sa démarche vis-à-vis du travail cherche la satisfaction des trois bases de la vie, l’économique, l’intellectuelle et la morale.

La réponse qu’il propose est le travail en équipe autonome.

La question de la rémunération doit donc être inscrite dans cette proposition. En conséquence, la rémunération sera collective.

Il reste néanmoins à définir la base de la rémunération : sur quoi doit-elle être assise ? sur quels principes ?

Nous avons repris les argumentations de Hyacinthe Dubreuil en les classant dans l’ordre suivant : le fondement du calcul habituel du salaire, les conséquences qui en résultent, les propositions qui s’ensuivent.

Quel sens prend le salaire pour l’ouvrier compte tenu du fondement de son calcul ? Tout d’abord, c’est la subordination de la personne de l’ouvrier. Par ailleurs, le salaire représente seulement du temps vendu. Ensuite, le salaire est pour l’ouvrier essentiellement une ressource économique. Enfin, certaines formes de salaire peuvent nuire à la solidarité ouvrière.

Et Hyacinthe Dubreuil en tire une conséquence : la pratique actuelle entraîne la subordination et ne peut donc pas motiver. Hyacinthe Dubreuil construit alors sa proposition :

Le salaire doit rémunèrer le service rendu et non le temps passé. Cette rémunération sera collective dans le cadre du contrat d’équipe. Mais allons encore plus loin ! Hyacinthe Dubreuil élargit la question de la rémunération à celle plus vaste d’un nouveau contrat de travail, son autre grande idée, d’une portée considérable. Innovation si considérable qu’elle n’a séduit que très peu de dirigeants.

mardi 6 mars 2012

Qu’est-ce que la liberté ?

Les radicaux semblaient avoir le salariat en horreur. Un peu ridicule, non ?

Peut-être pas. Être salarié c’est avant tout appliquer les règles d’un autre. C’est donc ne pas être libre. Une situation que refuse le libéral, et qui est difficile à supporter pour tout homme.

Cela explique probablement pourquoi le salarié cherche à réduire son temps de travail. Et pourquoi le patron tend à faire le contraire : il est beaucoup plus libre dans son entreprise que chez lui.

Qu’est-ce que la liberté, alors ? Peut-être suivre les règles que l’on s’est données.

C’est pour cela que les radicaux aimaient les coopératives, peuplées d’égaux, et que l’économie de marché est populaire chez certains : les commerçants n’ont de comptes à rendre à personne.

Mais la bureaucratie aussi peut être un territoire de liberté : Michel Crozier ne dit-il pas que chacun y a une sphère personnelle qu’il administre selon son « bon plaisir » ?

Alors, la liberté peut trouver son bonheur partout, à condition que les règles du jeu soient acceptées par tous, et non imposées par la force ?

Compléments :

mardi 15 novembre 2011

Salaire et relations

Le salaire du dirigeant serait fonction de la taille de son réseau de contacts, mais surtout de sa façon d’entretenir tout le bien que ses membres pensent de lui.

Curieusement, les femmes seraient moins douées que les hommes pour cela. (Networking and pay: Contact sports | The Economist)

vendredi 12 février 2010

Salaires des patrons (suite)

J’ai l'intuition que les grands patrons ont considérablement augmenté leurs salaires ces dernières décennies. Juste ? En tout cas, probablement vrai pour les USA :

Entre 1936 et 1939, la rémunération moyenne des 150 dirigeants les mieux payés des 50 plus grandes entreprises américaines représentait 82 fois le salaire moyen. Entre 1960 et 1969, ce ratio était tombé à 39. Mais, après l'élection de Ronald Reagan, en 1980, ce ratio est remonté en flèche, pour atteindre 187 durant la décennie 1990 et culminer à 367 au début des années 2000 ! Cette envolée est liée en particulier au développement d'un mécanisme de rémunération qui n'existait quasiment pas avant les années 1950, mais qui concerne aujourd'hui 90 % des patrons américains : les stock-options.

Pour les patrons français, je n’ai pu rien trouver d’équivalent, mais la tendance est au moins similaire :

En 1989, la révélation du salaire du président de Peugeot - 36 fois le smic - avait créée une onde de choc à travers la France. Vingt ans et une crise financière plus tard, les 50 principaux dirigeants du CAC 40 touchent en moyenne 240 fois le smic, révèle jeudi une étude du cabinet d’analyse financière PrimeView pour le magazine économique "Capital".

Ces augmentations ne seraient dues à rien d’autre qu’à un rapport de forces favorable aux grands dirigeants (et à certains de leurs salariés, comme les traders) :

Les managers (ont fait) alliance avec les investisseurs institutionnels, acceptant notamment, via les stock-options, de lier leur sort à celui du cours des actions.

Sort lié à l’action ? Il semblerait surtout qu'il y ait corrélation négative. Une analyse d’un échantillon de 90 sociétés :

Les 9 actions qui ont le plus progressé depuis 2001 (+ 640 % d'appréciation moyenne) sont celles des 9 patrons les moins bien payés (203.000 euros en 2008) Et les 9 actions suivantes, pour leur gain au cours de la même période (+ 160 %) correspondent au deuxième groupe des patrons les moins bien rémunérés (236.000 euros en 2008). A l'autre extrême : les 9 actions les moins performantes (76 % de dépréciation moyenne depuis 2001) sont celles des 9 patrons les mieux payés en 2008, avec 675.000 euros en moyenne. Et le deuxième groupe des actions les moins performantes (-54 %), rassemble le deuxième groupe des patrons les mieux payés (438.000 euros ).

Pour s'enrichir significativement, le patron doit dépecer sa société ?

Compléments :

  • Ce qui a suscité la réflexion : Salaire des patrons, Sarkozy et les salaires. Au passage j’apprends que les arguments de MM Sarkozy et Obama sont de bien vieilles ficelles. Pour que le supérieurement honnête et intelligent Obama utilise de tels sophismes grossiers, c’est qu’il doit désespérer de l'intelligence humaine…

L'un des arguments les plus utilisés pour justifier les niveaux de rémunération très élevés des PDG consiste à considérer qu'ils jouent désormais dans la même catégorie que les acteurs, les chanteurs ou les sportifs. Ce raisonnement ne tient guère la route. Tout d'abord, à de rares exceptions près, les PDG les mieux payés, gagnent nettement plus que les people les mieux rémunérés. Mais surtout, si les stars gagnent beaucoup d'argent, c'est en fonction de leur capacité à engendrer des flux de revenus colossaux sur leur seule activité, sous forme de billets de cinéma, de spectacle ou encore en associant leur image à des publicités. Rien à voir, même s'il y a aussi toujours des "petites mains" derrière le succès des stars, avec le succès d'une entreprise fondée sur le travail, la créativité, l'engagement et l'efficacité de dizaines de milliers de personnes.

mardi 26 janvier 2010

Sarkozy et les salaires

Un extrait, entendu sur France Culture, des propos qu’a tenus N.Sarkozy hier soir. Si je comprends bien il justifie le salaire de H.Proglio par le fait que, comme Bill Gates, il crée des emplois. L’alternative est « l’Union soviétique ». Par contre, il trouve honteux le salaire des joueurs de football. Intéressante question théorique :

  • M.Sarkozy s’arrête-il aux footballers, aux sportifs, aux artistes... ? Quid des héritiers ? Et de sa belle famille ?
  • Confusions. Bill Gates est un entrepreneur, il a créé son entreprise ; Henri Proglio est un manager professionnel, un gestionnaire. De même la France de De Gaulle n’était pas l’Union soviétique et pourtant elle ne rémunérait pas autant que la nôtre ses P-DG.
  • Si la création d’emplois fixe la rémunération du dirigeant, comment expliquer que depuis que nous payons cher nos dirigeants l’emploi ne progresse pas en France, au contraire ? D’ailleurs, un footballer ne crée-t-il pas des emplois ? Le B A BA du marketing c’est le leader d’opinion : le bon sportif qui porte les couleurs d’une entreprise fait vendre. Et, contrairement au P-DG, il ne restera pas longtemps en place s’il n’est pas en permanence au sommet de sa forme, ou même de la morale, comme l’a démontré le malheur récent de Tiger Woods.

Compléments :

  • La théorie économique classique justifie le revenu de l’entrepreneur (plutôt que du manager) par le fait qu’il joue le rôle d’assurance pour son entreprise.
  • L’inflation récente du salaire de la classe financière (manager, banquier…) semble expliquée par la théorie de la « capture » : une partie de la population à utilisé sa position sociale pour servir ses intérêts personnels (cf. les oligarques).

mardi 7 avril 2009

Salaire et mérite

De la lutte des classes au sein du patronat français, par Philippe Trouvé

tandis que le salaire moyen annuel des dirigeants des plus grandes entreprises cotées en Bourse atteignait en 2008, bonus et stock-options compris, entre 5 et 7 millions d'euros, selon les sources (notamment Proxinvest, société de conseil indépendante au service des investisseurs, ou le cabinet de conseil en gestion des ressources humaines Hay Group), une enquête de l'Insee pour le compte de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) situait, pour la même période, à 52 700 euros par an la rémunération nette moyenne des dirigeants salariés de PME (moins de 250 salariés), soit environ trois fois le salaire moyen d'un ouvrier.

Les salaires des hauts dirigeants reflètent-ils un mérite exceptionnel ou une défaillance du marché de l’emploi du grand patron ?